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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 16:19

Le confinement ?

Moi, je suis pour.

 

En avril 2020, cela fera 20 ans que je le pratique quotidiennement (c'est vrai, ce n'est pas du ''char'', je vais avoir 20 ans !!). Et regardez la pêche que je me paie... J'ai le poil toujours soyeux, j'ai toutes mes dents et persiste à jouer comme un jeune chaton.

 

Alors faites comme moi pendant les 2 semaines annoncés (à mon avis, il y aura des prolongations jusqu'à 5) et profitez-en pour buller sans rouspéter. Cela vous reposera.

Le télétravail ?.... Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii  wink

 

Allez ! Bon courage. Pensez de respecter les règles d'hygiène prescrites tant pour les autres que pour vous-même.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 08:47

 

Ouiiiii ! Super la photo, bravo !! cheeky

 

Ceux qui auraient zappé la super information permettant de comprendre les bulles qui suivent se reporteront par exemple à  https://www.francetvinfo.fr/societe/guerre-de-14-18/11-novembre-quand-la-cadillac-de-donald-trump-enfume-le-couple-macron-dans-la-cour-de-l-elysee_3027775.html#xtor=AL-54-[article]

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

.. Et, bien sûr, un grand merci à Ludovic Marin pour l'emprunt non autorisé que j'ai fait de l'une de ses photographies (mêmes références que ci-dessus).

S'il devait croiser ce post et en être fâché, comme d'habitude, je m'engage à retirer l'illustration litigieuse sur simple demande avec toutes mes excuses anticipées.

 

Bon dimanche, avec une pensée respectueuse et reconnaissante à tous les "Poilus"

 

Hommage : https://www.youtube.com/watch?v=iwyHvxHvkfU 

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 08:00

 

Si besoin est, cliquez sur l'image ci-dessous pour l'agrandir. Le texte écrit en bas sera beaucoup plus lisible.

 

Petit délire sur la couleur de peau…

Vous vous en doutez, je suppose, j'ai ''taxé'' (*) l'illustration et la citation ci-dessus à un reportage qui a été diffusé sur France 5 le 20 août dernier, et dont les références sont indiquées dans le commentaire de la photo.

 

Comme je vous sais aussi paresseux que moi, voici un lien sur lequel il vous suffira de cliquer J  (à partir de l'illustration, il aurait fallu le recopier, c'est épuisant L) pour y avoir accès : https://www.programme-tv.com/television/483004585/des-bushmen-en-europe.html.

Le documentaire est également en replay sur http://www.tv-replay.fr/des-bushmen-en-europe/ ainsi que, très probablement, quelques autres sites. Il m’a paru inutile de chercher à dresser une liste exhaustive.

 

Ce reportage conte une lamentable histoire.

 

Par décision du gouvernement namibien, depuis 1989, les Bushmen du nord du Kalahari, les Ju' hoansi, n'ont plus le droit de chasser sur ''leurs'' terres ancestrales et sont donc contraints de s'adapter comme ils le peuvent, car les aident ne pleuvent pas, on s’en doute, au monde stéréotypé dominant.

 

Ils survivent notamment grâce au tourisme.

 

Le passage des ‘’toutous’’ chez ces Bushmen est désormais au programme au même titre que promener les ''pimpins'' dans les réserves animalières.

 

Les ''toutous-pimpins'' en question les photographient (avec semble-t-il respect et une certaine bienveillance à en juger par le reportage) et leur achètent des bricoles supposées procéder de l'artisanat traditionnel J.

 

L’une de plus vieilles civilisations du monde dont l’ADN se rapproche étrangement de ce que l’on peut supposer de l’Eve primitive (**) perd sa dignité et est réduite à la misère… C’est lamentable.

 

Le reportage montre essentiellement les réactions d’un groupe de ces bushmen qui a été invité quelques jours en Europe. Les critiques qu’ils adressent à notre mode de vie n’a rien de très original, mais cela ne fait néanmoins pas de mal de les ramasser en pleine figure sur le mode boule de neige qui éclate et dégouline sur les ''fantômes''

 

Et puis, dans leur village, l’un d’entre eux, « n!ani » raconte l’expérience du clan lors des premiers contacts avec l’homme blanc : « La première fois qu’on a vu un blanc, on a cru que c’était un fantôme ! Ces hommes blancs, on les a pris pour des fantômes... Alors on s’est enfui en courant dans le bush. Ils étaient blancs comme des fantômes ».

 

Alors ‘’sœurs et frères fantômes’’, quelles impressions, quels sentiments face à cette identification nous concernant avec des spectres ?

 

Personnellement cela me fait sourire, et même franchement rire. Cerise sur le gâteau du chou à la crème fraiche que je suis, j’observe en passant que chez les Bushmen, les fantômes sont blancs, comme chez nous… Serait-ce la preuve de leur existence puisqu’ils ont la même couleur de par le monde ? J

 

Et cela me rappelle une anecdote qui eut pour cadre Avanos, un village cappadocien, il y a plus de 30 ans (… lorsque je vous dis que je suis en phase de papy-isation !).

 

Un ami potier vivant dans ce village recevait une copine de son épouse européenne, laquelle était venue avec son mari, black de chez Black

 

Nous partîmes nous promener dans les rues et, très vite, des gamins nous suivirent, visiblement interloqués.

 

Les plus hardis s’approchèrent de notre camarade noir et lui touchèrent la main.

 

Comme il était habitué aux voyages, il réalisa très vite la situation.

 

Il s’arrêta, s’accroupit, adressa un large sourire aux enfants ce qui les arrêta net. Ils nous expliqueront un moment plus tard qu’ils avaient été sidérés par la blancheur des dents éclatant sur un visage sombre.

 

Puis notre ami entreprit de discuter avec eux, via les pseudo-interprètes qui ne manquaient pas dans notre groupe.

 

Nous apprîmes que c’était la première fois qu’ils voyaient un noir dans le village. Bien sûr qu’il en avaient vus à la TV, mais jamais dans la réalité. Puis, très vite, sans doute encouragés par la bonhommie du sujet de leur curiosité, les plus intrépides demandèrent s’ils pouvaient faire quelque chose.

 

Et que voulaient-ils faire ?

 

… Ils souhaitaient toucher la peau de notre camarade pour vérifier que ce n’était pas du cirage ou une peinture quelconque… ! J

 

J’entends encore le rire de notre compagnon résonner sur la place d’Avanos… et je vois encore les enfants passer un doigt sur son visage, le retourner, le regarder médusés : il n'y avait rien, pas la moindre trace J !

 

Tu es blanc… tu ressembles à un fantôme !

 

Tu es noir, as-tu du cirage sur la peau ?

 

Et alors, où est le problème… et plus angoissant, où serait le mal ?

 

Nous sommes différents, pourquoi vouloir masquer ces différences qui ne sont en aucun cas des tares mais qui, bien au contraire, sont enrichissantes pour tout le monde, à condition de dire les choses sans arrière pensée pour éviter les malentendus débouchant sur des sous-entendus nauséabonds…

 

A ce sujet, j’aimerais bien savoir à quoi pensait la téléspectatrice qui a écrit à une présentatrice belge qu’elle était "trop noire, qu’on ne voyait rien à l’écran, qu’on ne voyait que ses habits et qu’elle ne passait pas bien à la télé parce que elle était trop noire, et qu’il fallait le lui dire" (https://www.linfo.re/monde/europe/video-racisme-contre-une-presentatrice-tele-trop-noire-on-ne-voyait-rien-a-l-ecran)... Si elle portait une robe rouge sur un fond vert, comme le montre la photo proposée en illustration de l’article, il y a franchement un malaise.

 

… Il existe une expression française passablement stupide au terme de laquelle on s’écrie, lorsque l’on ne voit rien faute de lumière c’est comme un combat de noirs dans un tunnel ! (***)

 

Est-ce raciste ?

 

Le fantôme que je suis pense que tout dépend comment la phrase est utilisée. Si c’est au premier degré (sans sous-entendus), au simple niveau chromatique, elle ne peut-être raciste car elle est une évidence !!!... En conséquence,  j’invite les blacks à transcrire l’expression. Ainsi, lorsqu’il y a trop de lumière, il serait possible de lancer en une ânerie correspondante, genre c’est comme un troupeau de blancs qui se balade sur un champ de neige.

 

Bien d’autres formulations sont envisageables…

 

______________________

(*) Merci aux titulaires des droits J , et si l'un d'eux est fâché, comme d'habitude sur ce blog, un simple courriel et je supprimerai les emprunts

 

(**) Voir par ex https://en.wikipedia.org/wiki/San_people , http://www.slateafrique.com/767/nos-ancetres-bushmen , etc.

(***) … Il y en a une  autre signifiant la même chose. Comme elle est toutefois beaucoup plus triviale, je m’abstiens.

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 07:50

Choqué…

Je suis choqué !...

… Mal à l’aise, perturbé, outré…

 

Un viaduc s’effondre à Gènes …

…. Un malheur se produit-il chez le voisin ?

 

Instantanément se pose la question de savoir s’il pourrait se produire chez 'nous'…
 

Et ce ne sont pas les réactions de la presse qui freineront cette réaction probablement issue de l’égoïsme individuel le plus profond dans l’humain transmis à la collectivité ; psychologie, sociologie du 'Moi First', même combat ! 
 

Et c’est emplie d’angoisses que la France s’interroge alors sur le point de savoir si les 12 000 ponts (ponts ? viaducs ? les deux ensemble ?) qui ''supportent'' le pays pourraient s’effondrer tous ensemble, les uns après les autres, deux ou trois par trois, bref comme des quilles au bowling… 

 

Des articles de ce type, il y en a plein les médias.

 

 

Un peu de pudeur ; non ?

 

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Ajout du 19 août

Ce type de réactions peut s’expliquer, au moins en partie, par le fait qu’un effondrement spectaculaire comme celui de ce viaduc "remet en cause notre illusion de toute puissance et renvoie à notre fragilité d'être humain", comme le propose le psychiatre Christian Navarre https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/effondrement-d-un-pont-a-genes/genes-l-effondrement-du-viaduc-remet-en-cause-notre-illusion-de-toute-puissance-et-renvoie-a-notre-fragilite-d-etre-humain_2901063.html#xtor=AL-54-[article].

Il demeure qu’à l’heure de l’internet et de la surinformation H 24, nous sommes envahis de nouvelles plus catastrophiques les unes que les autres, qu’à la longue… on ne peut que s’y habituer, et que le comportement égoïste / égocentrique évoqué me rappelle celui de l’oncle Picsou (oui ! oui ! étant un grand admirateur de Carl Barks et de Keno don Rosa, je me réfère bien à Picsou, l’oncle de Donald, et je vous convie par cette référence à partager l'une de mes dernières lectures ou, plutôt, relectures J) qui, face à une menace de destruction de la terre, n’a qu’un souci : savoir si la 'grosse boule noire' qui risque de s’affaler sur la planète va ou non tomber sur son célèbre coffre-fort (voir MisTHORieux Valhalla,  publié notamment dans Les Trésors de Picsou, automne 2014, n° 28, p. 8) !

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J’avoue également être choqué par la réaction qui consiste à se demander, face à chaque catastrophe, si dans les victimes, il y avait des Français.

J’en conclus que c’est à tort que j’avais toujours considéré qu’au moins dans la mort, nous étions tous les mêmes, sans AUCUNE distinction… y compris de nationalité.

 

S’ils passaient par ce post, que les étudiants qui m’avaient offert, il y a à présent bien des années, une carte postale évoquant le souvenir de Socrate sachent qu’elle doit ‘’dormir’’, oubliée en marque-page dans un ouvrage rangé dans ma bibliothèque.

Mais je l’avais scannée et, très régulièrement,  je la mets en fond d’écran sur mon PC. Cette fois-ci, je la soumet en illustration de ces propos.

Merci à vous d’avoir compris à mi-mots l’un des non-dits que véhiculaient mes cours.

 

Avec toute ma sympathie à l’égard des familles de victimes de catastrophes ; que vos proches disparus dans l’horreur trouvent la paix.

Cette illustration sera bien sûr retirée sur simple demande d'un ayant droit...

Cette illustration sera bien sûr retirée sur simple demande d'un ayant droit...

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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 17:02

Je mets en ligne ce post le 8 août  mais il concerne essentiellement le mardi 7, jour de grosse canicule où j’avais commencé à ''vider mon fiel'' J

J’aimerais ajouter à certains 'journaleux bavasseux' qui sévissent sur les chaînes TV que ce n’est pas parce que Paris n’est plus sous la canicule que la France entière ne l’est plus. Un peu de condescendance (… à défaut de considération J) pour les pauvres bougres de provinciaux que nous sommes lorsqu’en ce 8 août certains sont toujours sous de grosses chaleurs -> https://www.cnews.fr/france/2018-08-08/9-departements-en-vigilance-orange-canicule-790274  et qu'ils entendent ces rigolos qui s'ignorent chanter à longueur de journée que tout va mieux sur la France car nous avons perdu 10° c. !

 

70 balais et les pouces, des problèmes respiratoires et d’arythmie cardiaque, pneumologues et cardiologues consultés m’ont vivement recommandé de ne plus jouer au c*** (ils me l’ont dit plus poliment, mais leurs propos étaient sans équivoque aucune) en n’allant plus m’exposer à de fortes températures, celles-ci ayant fait partie de ma vie habituelle pendant des décennies du fait de mes déplacements au plein cœur de l’été au Proche-Orient.

Pour ceux qui ne réaliseraient pas de quoi je parle côté températures, voici ce que Wikipedia écrit au sujet d’une ville, Ahwaz, que je connais assez bien pour y avoir séjourné plusieurs fois  en juillet / août à la suite de mon voyage de noces (1) . Elle se situe au S.O. de l’Iran, à proximité de l’Irak (ainsi que du Koweit), peu loin du Golfe Persique. « Ahwaz [au S.O. de l’Iran) a des étés longs, extrêmement chauds et secs, et des hivers courts, doux et relativement secs. Les températures moyennes maximales en été avoisinent 47 degrés Celsius, ce qui en fait la ville la plus extrême au monde avec Koweit City » https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahvaz.

J’aurais saisi de mes jolis petits doigts un texte exprimant la même idée, j’en connais plus d’un qui auraient pensé, le voilà reparti dans l’exagération qu’il aime tant utiliser pour accrocher l’attention de ses auditeurs / lecteurs et les faire stresser ou  sourire… J

Et je passe sur les suées que j’ai pu prendre en Afghanistan (pays splendide peuplé de gens adorables, je ne plaisante pas car j'écarte Talibans et assimilables), à Lahore, au Pakistan, où, pour trouver un peu de fraîcheur, je changeais US$ 10 par US$ 10 dans les banques munies d’une clim’…  Et je passe encore sur la moins lointaine Antalya, en Turquie, lorsqu’en plein mois d’août les bus qui  descendent des plateaux d’Anatolie arrivent à destination. La douce quiétude de la climatisation cède la place à un véritable mur de chaleur humide. Il frappe littéralement le corps des voyageurs puisqu’en quelques secondes tout un chacun se trouve trempé, liquéfié de la tête aux pieds, comme si le corps avait une perte totale d'étanchéité J dès que le chauffeur ouvre les portes de son véhicule ! (1)

Vrai que les chaleurs que nous connaissons depuis quelques temps en France, sans atteindre celles évoquées ci-dessus, ont désormais la fâcheuse tendance à perturber respiration et rythme cardiaque chez les personnes sensibles, moyennant quoi ma compagne et moi avons cassé notre cagnotte.

Après avoir équipé notre logement de double vitrage et de volets thermiques que, bien évidemment, nous ouvrons la nuit et fermons hermétiquement les jours de grosse chaleur (pourquoi les chaînes TV rabâchent-elle des évidences ?... les Français sont-ils désormais dépourvus de tout bon sens élémentaire ?), nous avons craqué pour un climatiseur, un système fixe et non pas mobile comme nous avions auparavant, système moyennement efficace qui fait un bruit d’enfer et qui  nécessite à chaque mise en place une installation d’équilibriste d’abord du volet, puis de coussins, couettes et autres oreillers pour tenter de combler les espaces donnant dans la rue,  puisqu’il faut laisser fenêtre et volet entr’ouverts pour y passer la buse du tuyau d’évacuation d’air chaud.

Notre clim’ fixe a été installé par un professionnel qui ne nous a pas refilé du matériel au rabais, celui qui n’est pas cher mais qui consomme beaucoup d’énergie pour des résultats discutables, mais qui, bien au contraire, nous a fourni un modèle récent d’un fabricant connu.

L’unité centrale, hyper silencieuse, est installée sur le balcon. Elle conduit à 2 blocs, un dans le séjour, un second dans le couloir pour desservir les chambres.

Aujourd’hui mardi 7 août où les températures sont assez élevées  (voir ci-dessous pour plus de précision), il y a entre 25 et 27° dans l’appartement, je viens de faire des relevés par curiosité, et les clim' sont loin d’être au maximum

Et voici que, à peine sommes nous équipés, météorologues, climatologues et ‘anti-énergiephages’ de tout poil font haro sur la clim’ et ses utilisateurs, expliquant que ce sont des pollueurs, qu’ils dévorent inutilement de l’énergie et qu’en prime, ils contribuent au réchauffement de la planète avec l’expulsion de l’air chaud qui sort de leur(s) appartement(s) !... Ceux qui ne sont pas au courant pourraient croire que c'est une blague ; tel n'est pas le cas, donnez un coup d'œil à la note  (2)

Avant d’en arriver à la conclusion que puisque désormais il m’est « déconseillé » (et l’on connait le sens de ce verbe dans la bouche des médecins) de m’exposer à la chaleur, il ne me reste plus qu’à me faire euthanasié, il m’a semblé opportun de procéder à quelques vérifications.

Mardi 7 août vers 11h30 du côté de La Part-Dieu à Lyon, je me suis armé d’un thermomètre et ai fait les relevés suivants sur mon balcon exposé à l'Est :

  • Température extérieure au soleil  42° c
  • Température extérieure à l’ombre 37° c
  • Température en sortie immédiate d’évacuation d’air chaud, thermomètre à l’ombre : 44°
  • Température à 2m de la sortie d’air chaud, thermomètre à l’ombre : 41.5°

 

Désolé, je laisse là ma prose. Un gros orage se manifeste et il semble prudent au papy que je suis de débrancher sa connexion à l'internet...

A plus tard

Le lendemain.

Finalement, beaucoup de bruit sur une très courte durée pour pas grand chose. Une espèce pipi d'ange qui a eu pour conséquence de ne pas faire baisser la chaleur mais qui a accru l'hygrométrie ; air chaud et moite, désagréable au possible. Alors pendant que certains montent et baissent le son, moi qui avais coupé la clim' plein d'espoir... je l'ai remise.

Par contre, ce matin 9 août vers 8h30, noues avons ciel gris, pluie et légère brise. Ça y est ! Nous sommes français J  J, nous avons à notre tour perdu 10°c... et même bien plus.

Reprenons ce que je 'racontais' avant cet épisode perturbateur J, en commençant par la mise en ligne d'illustrations rapidement faites. Je n'allais pas décorer mon balcon ; lorsque j'ai fait les photos qui suivent, c'était un peu le bazar, et il faisait bien trop chaud pour que je songe à ranger quoi que ce soit !

Climatiseur et Cie : marre de culpabiliser !
Climatiseur et Cie : marre de culpabiliser !

Désolé J … Je ne dispose pas de caméra thermique pour les mesures mais le système D, à défaut de rigueur scientifique, permet de se faire une idée. Une balayette à tiges de paille ramenée avec amour de Cappadoce posée sur le bloc extérieur du climatiseur pour assurer longueur et équilibre avec, à l’extrémité de son manche, attaché par une méchante ficelle de manière à arriver au centre du ventilateur du bloc clim’, un vieux thermomètre récupéré sur un cumulus / chauffe-eau… C'est du costaud que cet 'engin', il accuse bien des chutes et il fonctionne toujours J.

Eh oui, oui ! Je l'ai vérifié avec l’ « appli » thermomètre d’un Smartphone : ses indications sont fiables. Mieux même, si est vrai ce qui est conté sur https://www.mobiquite.fr/thermometre-application-mobile-ios-iphone-ipad-android.html  il est même étonnement précis.

Climatiseur et Cie : marre de culpabiliser !
Climatiseur et Cie : marre de culpabiliser !

Nouveau bricolage avec la même balayette pour connaître la température de l’air chaud à 2m du bloc moteur, thermomètre à l’ombre.

Vous ne manquerez pas d'apprécier la délicatesse et la beauté des fleurs en tissus. Pas d'inquiétude, elles ne sont là que de passage J.

Climatiseur et Cie : marre de culpabiliser !Climatiseur et Cie : marre de culpabiliser !

Sur le balcon, température au soleil (à G. oui, je sais, il y a de la peinture à faire… You welcome :-) et à l’ombre (à Dr.)

Sur l'image de Dr., très légère différence de mesure entre le thermomètre rond récupéré sur un chauffe-eau et celui longiligne dans lequel les amateurs reconnaitrons un thermomètre de labo pour développement de photos argentiques, alors réputé de bonne précision J.

Non je n’ai pas utilisé ‘’l’appli thermomètre’’ du Smartphone. Je n’allais pas me prendre la tête sous la chaleur pour solutionner les problèmes que posaient les reflets de l’écran du Smartphone en question !!!... L !

Côté consommation, je me suis armé de mon ‘copain’ le Contrôleur de consommation électrique acheté pour quelques €uros dans un magasin de bricolage et j’ai pris une nouvelle fois la mesure… C’est finalement plus pratique que de devoir forcer avec un tournevis le placard technique situé sur palier de l’appartement afin de tenter d’avoir la mesure sur le compteur Linky qui m’a été installé sans que l’on me demande mon avis… comme beaucoup de monde (cela dit, je n'ai pas constaté d'anomalie).

Pourquoi ai-je écris que je prends une nouvelle fois la mesure ? Parce que quiconque à un appareil de ce genre ne manque pas de l’utiliser pour vérifier la consommation de la clim’ qu’il vient de faire installer, puisque ces appareils ont la réputation d’être énergivore, mais j’avoue ne pas me souvenir des résultats alors obtenus… indice probable qu’ils ne m’avaient pas fait hurler d’horreur, de même que je n’ai pas bondi face au facture d’électricité depuis que nous avons une climatisation.

 

Entre 12h28 et 13h28 (chronomètre en main SVP, nous ne sommes pas là pour rigoler J), soit aux heures en principe les plus chaudes de la journée (38° à l’ombre, 42,5 au soleil), l’appareil a indiqué une consommation de 1 .51Kw. Le réglage du climatiseur étant sur automatique, j’imagine que sa consommation doit être moindre selon les heures et donc les variations de température.

 

Désormais, vous connaissez tout de mon crime contre la France, la planète et les générations qui suivront…

 

J’ajoute quand même que, concernant mon / notre ‘sac en tout genre de pollution / agression contre l'environnement personnel’  ma compagne et moi-même faisons en moyenne 3 000 km/an (retraite fait loi !) avec un véhicule à essence de 5 CV, que, en hiver, nous avons tendance à couper les radiateurs de notre domicile (chauffage collectif) car passé 21°, il y en a toujours un qui commence à râler qu’il fait trop chaud, que je ne réchauffe ni ne pollue avec du tabac depuis que je ne fume plus (ma compagne persiste a en ‘griller’ 3 ou 4 / jour) et que nous ne polluons ni ne réchauffons l’atmosphère avec un barbecue !...  Eh ! La chaleur des barbecues doit bien être égale à celle d’une clim’ pendant 1 heure, et je ne parle pas des émissions de gaz du charbon de bois, pour les barbecues traditionnels ! Ai-je oublié quelque chose ? J Voilà en tout cas qui doit contribuer à faire baisser le niveau de nos méfaits environnementaux et, concernant l’ automobile et la liste sans fin des maux qu’elle engendre J et re J, il faudra songer à calculer sa contribution au réchauffement car, si je me basse sur le fait qu’un pot d’échappement est brûlant, je suppose que les gaz pollueurs émis par ces satanés engins ne doivent pas être neutres au niveau de la chaleur ; bien pire qu’un climatiseur si l’on fait le calcul sur les kilomètres de la route des vacances… l’A7 traversant joyeusement Lyon par Ecully, Vaise, Perrache, La Mulatière, etc. !  No comment...

 

A présent, si vous pensez que je contribue trop largement à dévorer les richesses de la planète au détriment de ceux qui me suivront, je ne vois qu’une solution, venez m’euthanasier car j’en ai par-dessus la tête de culpabiliser lorsque je tente de mettre en place un milieu dans lequel je peux respirer.

 

…Et merci Mme Agnès Buzyn de prendre soin des mamys et papys en laissant entendre sans ambigüité aucune que des espaces climatisés peuvent être une nécessité  pour eux https://www.rtl.fr/actu/politique/canicule-les-services-sont-tres-organises-assure-agnes-buzyn-sur-rtl-7794220482

… Et oui Madame la / le (as U like J) Ministre des Solidarité et de la Santé, la porte donnant accès à ma salle de séjour climatisé est ouverte à mes voisins, en tout cas ceux qui me sont sympathiques… étant bien entendu que si l’un de ceux qui ne me l’est pas était en difficulté, il serait bien sûr le bienvenu.

Et je ne vois pas là un geste de « solidarité collective », selon votre mot, mais plus simplement un acte d’humanité élémentaire.

 

 

  1. J’ai déjà conté quelques gags vécus dans ces régions. Voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/2013/12/num%C3%A9riser-des-diapositives-5-5-reprise.html . Dérouler la page jusqu’à ce qu’apparaisse une photo 99% destroy. Remonter de quelques lignes jusqu’à « Le cadre : Iran / Irak été de 1973, voyage de noces studieux… ». J'en tiens des dizaines d'autres à votre disposition du style d'une chaussure en plastique dans un coffre et placée contre le passage de roue de la camionnette qui nous véhiculait, le talon de la chaussure a fondu et a pris la forme dudit passage de roue... Bouteilles d'eau en plastique dans les coffres évoqués à l'instant : plastique fondu et nous n'avons jamais constaté la moindre trace d'humidité dans le véhicule... Une dernière, mais là, il faudrait le témoignage de ma compagne car qui va me croire ? Qu'importe : j'ai bu jusqu'à 32 L d'eau / jour pour une miction plus qu'insignifiante... Quand je parlais en souriant de la perte d'étanchéité de son propre corps, j'avais du vécu derrière moi pour la plaisanterie  ! J
  2.  Lisez donc http://portail.free.fr/actualites/france/7815975_20180807_canicule-lyon-en-premiere-ligne-s39attaque-aux-ilots-de-chaleur.html et dites-moi si, utilisateurs de clim’, vous ne culpabilisez pas ? Il fait chaud ? Fonds, cela te fera maigrir ! Etouffe, cela te rappellera que jamais tu n’aurais dû toucher la moindre cigarette ! Laisse ton cœur battre la chamade et ferme ta g*** ! Tu ne seras plus énergivore et la chaleur que tu rejettes ne contribuera pas à accroître la chaleur de la ville…
    …  « Or, remarque Alain Brisson, la climatisation rejette de l'air chaud qui fait augmenter d'un degré, au moins, la température extérieure ». Ces propos me semblent être une simplification de journalistes qui doivent rédiger leur article en un nombre milités de caractères. Le réchauffement des villes par rejets d’air chaud des climatiseurs est plus sérieusement traité ici https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/pourquoi-la-climatisation-nest-pas-si-bonne-que-ca/105974/ . Voir encore https://lactualite.com/sante-et-science/2018/06/29/de-la-climatisation-a-lethique-version-google/ ;  etc. sans oublier https://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/canicule-la-face-cachee-de-la-climatisation_2886435.html#xtor=AL-54-[video] où Amandine Crambe, ingénieur urbaniste, note 30° de différence entre une fenêtre où se trouve un ventilateur expulsant de l’air chaud et une fenêtre sans aucun appareil…  Wahouuuu ! Il y a peut-être des climatiseurs qu’il faudrait réformer ; non ? Oui, je sais ; de l’argent nécessaire, encore et toujours lui !…
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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 09:54

La route tue, ce n’est pas là une fatalité, entend-on à tout bout de champ depuis quelques mois pour justifier le passage à 80 km/h sur quelque 400 000 kilomètres de routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français  http://www.rtl.fr/actu/politique/routes-a-80-km-h-le-decret-publie-au-jo-apres-des-mois-de-controverse-7793785555

 

Ah bon !

Si ‘vous’ dites que ce n’est pas une fatalité, impact de la majorité répétitive sur mes idées non formatées à la pensée unique, je veux bien tenter de vous croire (je laisse à chacun le soin de se reconnaître dans le ‘vous’).

Il me semblait pourtant évident que, du fait de la vitesse, j’avais beaucoup plus de risques / probabilités de croiser Mme Fatalité en compagnie Mmes Blessures et La Faucheuse en marchant, en courant, en me déplaçant avec un vélo, une trottinette… l’automobile de M. Tout-le-Monde ou de M. Formule-1 qu’en restant les fesses collées derrière mon PC ; non ?

Ceux qui, comme moi, se sentent seuls face cette déclaration de non-fatalité à la fois évidente, mais néanmoins bidon au final, pourront constater que nos cousins québécois semblent beaucoup plus réalistes sur la relation entre la vitesse et l’hôpital et le cimetière https://saaq.gouv.qc.ca/securite-routiere/comportements/vitesse/lois-physique/  (vous pouvez y jeter un œil, on s’y instruit grâce à des exemples peut-être simplistes… mais significatifs)

Je disais (pardon, j'écrivais) donc que la route tue, que ce n’est pas là une fatalité preuve en étant que si l’on abaisse la vitesse de 10 km/h on évite 300 à 400 morts par an…

Voilà lancée la Grande Vérité reposant sur le modèle dit de  "Nilsson et Elvik".

C’est lui qui a cours auprès des autorités qui gèrent les routes et leurs utilisateurs (voir par ex. https://actu.fr/normandie/caen_14118/reduire-sa-vitesse-de-1kmh-cest-4-de-tues-en-moins_2655554.html).

Je laisse à ceux qui ne connaitraient pas ce ‘modèle’ subtile le soin d’aller se faire bourrer le crane sur le site Web de La ligue contre la violence routière http://violenceroutiere5962.org/w/2015/05/05/modele-de-nilsson-elvik/puis d’avoir un sursaut d’esprit critique pour se demander quels sont au juste les fondements dudit modèle. C’est alors, direction la Toile où les critiques pullulent, par ex. http://www.autoclubavocat.fr/1-km-h-en-moins-4-de-morts-en-moins,b28.html ou encore https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/01/09/pourquoi-abaisser-la-vitesse-a-80-km-h-sur-les-routes_5239333_4355770.html.

Pour ma part, je préfère ce que j’ai plusieurs fois entendu exposer par Maître Eric Caumont, avocat spécialisé en droit automobile et Président de l'Association des Avocats de l'Automobile. Si la théorie de Nilsson et Elvik était exacte, en se basant sur la baisse de 10km/h existant entre 90 et 80 km/h –sortez votre calculette, ce que soit dit entre nous je n’ai jamais fait, signe de ma confiance envers ce juriste pourfendeur de radars trop pointilleux !-, il faudrait alors faire rouler tous les automobilistes à 67.5 km/h, car il n’y aurait alors plus aucun mort sur nos routes (1) !

C.Q.F.D.

Allons-y, n’hésitons pas : tous à 67.5 km/h !!

 

Le comble dans cette affaire de 80 km/h est que ce n’est peut-être pas la vitesse qui est en cause… Enfin si ! Mais ce ne serait pas alors l’excès, mais l’insuffisance de vitesse qui serait la grande responsable des accidents sur les routes secondaires à double sens.

Je ne suis pas spécialiste de ces questions et n’ai aucune donnée statistique en main. Mais, d’après ce que j’ai lu, vu et entendu, j’ai cru comprendre que les accidents avaient le plus souvent lieu lors de dépassements.

Allons-y donc pour une tournée de truisme… enfin, disons de ce qui me semble être truisme.

Je roule à 90km/h. Je souhaite dépasser un camion qui, lui, avance à 80 km/h et mesure quelque 15m. Quelle distance me faut-il pour le dépasser ou, pour être plus rigoureux dans le questionnement, quelle distance doit-il y avoir entre le véhicule qui arrive en face et moi pour que le dépassement soit sans danger (2) ?

Réponse 1 : si je tête les pneus du camion qui me précède et que je me rabats devant lui en mode queue-de-poisson-va-te-faire-voir-la-route-est-à-moi (pensées similaires, bien sûr, pour le véhicule qui vient en face), je considérerai qu’il me faut environ 30 ou 40m pour le dépassement, et quelque 300m me sont alors nécessaires.

Réponse 2 : ces 30 ou 40m me semblant totalement débiles d’insuffisance, considérons à présent qu’il vaut mieux prévoir au moins 100m. Et là, quelque 1 000 m deviennent nécessaires pour assurer le dépassement.

Connaissez-vous beaucoup de routes où il y a une vue dégagée sur une distance de l'ordre 1 000m ? Oui... il y en a parfois... rarement... exceptionnellement...

A votre avis, combien d’automobilistes sont-ils capables d’évaluer les 1 000m en question ? Pas évident, n'est-ce pas !...

C’est bien pour cela que, me semble-t-il, si l’on admettait une bonne fois pour toute que la vitesse maximale pouvait-être oubliée le temps d’assurer un dépassement, il y aurait sans doute moins d’accidents…

Qui, roulant à 120 km / h sur autoroute n’a pas été doublé par une véhicule allant à 130 et qui, en constatant le temps incroyablement long mis par le véhicule doubleur qui grignote centimètre par centimètre n’a pas eu envie de baisser sa fenêtre pour proposer courtoisement aux voisins ‘dépasseurs’ de taper le carton, de faire un 421 "celui qui perd paie un K-Wa à la prochaine aire de parking avec station service" ?

Mais si cette situation finalement assez cocasse ne présente aucun danger sur autoroute (quoi que…), elle devient véritablement criminelle sur une route à 2 voies surtout si, lors du dépassement, les chauffeurs des deux véhicules roulant face à face ne savent que crier « maman au secours ! » s’il devait s’avèrer qu’ils se rapprochent dangereusement l’un de l’autre.

Alors ; faut-il autoriser le dépassement du 90 km/h (bientôt 80) ?

Avant de donner ma réponse, il me semble opportun de préciser que je suis septuagénaire ayant encore bon pied bon œil pour la conduite bien que j'ai significativement lever le pied conscient de ne plus avoir mes réflexes d'autrefois, que, outre circuler en France et les pays riverains, j’ai promené les pneumatiques de mes automobiles successives plusieurs fois entre la France et le Népal, entre la même France et le Croissant fertile et que, pour changer un peu de destination, je suis allé du côté du cercle polaire arctique… Que j’ai eu une douzaine d’automobiles, plus celles de prêt ou de location, avec lesquelles j’ai largement dépassé les 1.5 million de km (pardon Environnement, je n’avais jamais trop pensé à toi)… Que j’ai roulé joyeusement jusqu’à 200 km/h 'bien tassés' sur les routes, y compris celles à 2 voies, avant que la vitesse ne soit de plus en plus limitée… Que je n’ai jamais eu le moindre accident, si ce n’est 2 fois de la tôle froissée en ville (vite, je touche du bois... c'est tellement vite fait !) et que je ne pense pas en avoir provoqué, même lorsque je roulais vite et que j’avais tendance à considérer la route comme un gigantesque slalom, le summum ayant probablement été atteint lorsque je suis allé rejoindre ma compagne qui, alors qu'elle était chez ses parents dans le midi, avait donné naissance à notre fille.  Il était urgent que j'embrasse mon bébé... Et la mère ? Oui, certes, mais après :D (ne te sens pas frustré, Laurent, toi tu es né comme cela avait été prévu).

 

Bref, je fais partie de ces milliers d’automobilistes qui, à défaut de se prendre pour le meilleur pilote du monde, pensent savoir conduire à peu près correctement et qui, en principe, savent garder le contrôle de leur véhicule.

Eh bien, lorsque je constate l’évolution depuis quelque 15 ans et que je vois comment désormais conduisent bon nombre de mes contemporains, je pense que le 80 km/h est une mesure de salubrité publique !

Mieux, les jours les plus chargés des mois de juillet / août, il conviendrait me semble-t-il d’imposer ledit 80km/h sur les routes ET les autoroutes. Outre les rigolos permanents de la route, il y a tous ceux qui ne conduisent véritablement que lors des vacances... Sans commentaire superflu si ce n'est que je me souviens d'une élève pour laquelle conduire était un droit alors que je lui soutenais que c'était avant tout un savoir, une aptitude.

Oui ! Comme d’hab, les braves pingouins que nous sommes paient pour les manches et les fadas, mais voyez-vous une autre solution ?

Eh oui, oui !... Je sais. A 80 km/h pour automobiles et camions, nous sommes condamnés à rouler derrière les gros bahuts qui non seulement bouchent le paysage et masquent les indications routières, mais encore empoisonnent nos poumons que, pourtant, les pouvoirs publics s'ingénient à protéger avec des campagnes anti-tabac... pour fumeurs actifs et passifs (petite rangaine nostalgique d'un ex-fumeur... pour la seconde fois).

 

De son balcon, tonton Georges regardait passer les c+++.

Moi, mon chat dans les bras pour lui laisser entrevoir le vaste monde, je regarde circuler et, plus encore, se garer les véhicules en bas de chez moi.  Lorsque je constate la quantité de boulets qui loupent non pas un créneau… cela peut arriver à tout le monde… mais qui mettent 5mn pour ranger leur véhicule là où il serait possible de garer trois autobus, je m’écris régulièrement un truc du genre mais quelle seraient les réactions de ces fleurs de nave si elles avaient le moindre pépin sur autoroute à 130 km/h ?... Freiner comme un malade, là où il conviendrait au contraire d’accélérer ?... Lâcher le volant en hurlant, maman, que faut-il faire ?... Quoi d’autre ?!!

Je ne vais pas dresser le catalogue des débilités que l’on voit sur les routes mais j’ose croire que ceux qui passent sur ce blog savent tous…

  • Que pour ralentir un véhicule, il n’y a pas que le frein. Il est possible tout simplement de lâcher l’accélérateur et, si besoin, de rétrograder… Voilà une observation qui me vient à l'esprit en songeant aux files de véhicules qui ralentissent avec tous ces chauffeurs qui considèrent que le pied droit doit impérativement être ou bien sur l’accélérateur, ou bien sur le frein tant et si bien qu’au lieu d’avoir un ralentissement en douceur, il se fait par saccades tant et si bien que cela se termine par des « coups de patins » et des véhicules qui se font Fanny les uns les autres… avec parfois / souvent ( ?... je répète que je n’ai pas de statistique) des blessés.
     
  • Que lorsque l’on rentre sur une autoroute et qu’un véhicule (Ô intelligence suprême !!!!) a l’idée de se mettre sur la file de gauche pour que vous puissiez prendre votre place sur celle de droite, sauf si vous êtes au volant d’une Maserati et que vous pouvez passez de 40km/h à 130 en quelques secondes, le meilleur moyen de dire merci à celui qui vous a ainsi dégagé la chaussée n’est pas de faire la course avec lui ! Mais non… Laissez-le passer puis se rabattre devant vous. Ensuite, et seulement ensuite, vous vivrez votre vie comme vous l’entendez…
     
  • Que…
     
  • Que…

 

Liste non exhaustive, loin s’en faut, libre à chacun de la compléter.

Au lieu de vérifier si l’aspirant chauffeur a bien les mains sur son volant à 10h10, je pense qu’il y aurait bien d’autres points à contrôler, n’est-ce pas Mmes. MM. monitrices/teurs d’auto-écoles et  examinatrices/teurs le jour de l’examen ! Je prends cet exemple, car ma fille s’est autrefois fait étendre au permis car elle était plus proche de 9h13. Oh !!! que c’est gravissime !

 

Allez, bonnes vacances à chacun et tentons de nous souvenir qu’outre le Code de la Route (parfois discutable, bien sûr) et ces s+++ de limitations de vitesse + radars (souvent hyper gonflants !), il n’est pas interdit de réfléchir vite et bien tout en conduisant… et en parlant avec ses passagers, car la vitesse tue, mais j’en reste convaincu, la c+++ plus encore. Mais n'oublions pas que nous sommes tous à la merci d'une distraction et que celle-là peut conduire à la grosse, à la magistrale c+++ !

Un dernier mot.

Parler avec ses passagers, cela me fait penser….

Lorsque l’on parle en conduisant, pas plus que l’on ne lit un texto, JAMAIS on ne regarde ses interlocuteurs !

Les yeux RESTENT FIXES SUR LA ROUTE (+ le compteur de vitesse car vitesse maxi dépassée = emm+++ quasi assurés) et je collerais bien une « prime » et sept points en moins à tous ces réalisateurs de cinéma qui laissent un/e acteur/trice au volant papoter en regardant ostensiblement le/la minet-tte qui est assis/e à côté de lui (mais quelle c+++ cette écriture inclusive !).

Et il y a des spécialistes !

 Je me souviens d’une série pas trop, trop QQ, bien qu’assez souvent répétitive (il pouvait être utile d’avoir un bon bouquin à portée de main) : « Bones ». Le héros, Seeley Booth, est l’un des « pro » du je-ne-regarde-pas-la-route-lorsque-je-parle-au-passager-assis-à-côté- de-moi…

 

Pour ceux qui n’ont jamais constaté la chose, voici la capture d’écran que j’ai pu faire en quelques minutes.

J’ai saisi « Bones » sur un moteur de recherche (non, non ! Je ne n'utilise plus sur cette 'balance espionneuse' de Google, en ce moment je teste « Duckduckgo » d’autant que ce moteur de recherche est compatible avec Firefox). Dans les différents sites qui se sont affichés, j’ai choisi http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=35226.html. Un coup d’œil au Teaser proposé et « bingo » ! Regardez...

La vitesse tue assurément, mais la c+++ plus encore !

Seeley Booth dans ses œuvres de chauffard -  Bones saison 12 - épisode 6  Sources : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19568459&cserie=452.html

N.B. Seeley Booth n'est pas le seul (loin s'en faut !) à adopter ce type de conduite. Nombreux sont les actrices et acteurs qui, en conduisant dans leurs films, parlent en regardant le passager assis à côté d'eux.

 

 (1) Voir Eric Caumont par ex. sur France 5, C dans l’air du 22 juin 2018 à 1h 00mn 40sec ; outre le Replay sur la 5, l’émission est disponible sur https://www.youtube.com/watch?v=m94lfkXZMxo. Fragment d'émission sur https://www.youtube.com/watch?v=MoF1IECbgcA mn. 3.35

(2) Voilà une question qui me turlupine et pour laquelle je ne dispose que de suppositions. J’ai admis 2 distances de façon assez fantaisiste et laisse au lecteur qui disposerait de données exactes le soin d’apporter les corrections nécessaires ; je l’en remercie par avance.

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 17:10

 

Pour une raison qui m’échappe totalement, le post intitulé

‘’ Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat’’

peut apparaître sous la rubrique ‘’ Il faut toujours s’informer avant de parler ou d’écrire à défaut on s’expose au risque de raconter de gigantesques âneries ‘’ qui correspond en réalité à une phase d’introduction de ‘’Jour de délire’’.

Si vous vous êtes perdu en cherchant ''Jour de délire'', le texte est ici http://le-bosse-fort.over-blog.com/2018/04/il-faut-toujours-s-informer-avant-de-parler-ou-d-ecrire-faute-de-quoi-on-s-expose-au-risque-de-raconter-de-gigantesques-aneries-et-j   

Sans doute une nouvelle manifestation des mystères de l’informatique :D

A++

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 05:24

Il faut toujours s’informer avant de parler ou d’écrire à défaut on s’expose au risque de raconter de gigantesques âneries, et je reste poli  :D. L’ennui est qu’il faut du temps et toujours et encore du temps pour s’informer, et que l’impatience aidant, la tendance générale, à commencer par la mienne, bien entendu,  est de parler ou d’écrire toujours trop tôt. Heureusement d’ailleurs, car on n’exprimerait jamais la moindre idée…  Honnêtement, une vie entière suffit-elle à  « s’informer » ? :D

Quoi qu’il en soit, j’ai décidé aujourd’hui de venir faire un tour sur ce blog pour satisfaire deux de mes connaissances ; deux fidèles de ces pages. Je les ai croisés il y a quelques jours alors  que je tenais sous le bras le Volume 3 du Mattéo de Jean-Pierre Gibrat que je venais de dénicher en édition originale ; oui ! je suis en retard… il me reste encore à me procurer et à lire le Vol. 4. Mes deux lascars m’ont interpellé en me demandant si j’étais un fervent de cet auteur dessinateur.

Oui, oui ! Je le suis. En voici l’une des raisons… et tant pis si j’écris trop tôt et sombre dans les âneries, ce qui finalement me fera plutôt bien rigoler  :D !

… Stoooooop ! Avant de me lancer, encore faut-il que je proclame bien haut que je suis désolé, mais la rédaction de ce post nécessite que je ne me soucie pas trop du respect des droits d’auteurs ou de reproduction afin d’argumenter.

Comme à mon habitude dans les pages de ce blog, je demande donc aux titulaires de ces droits de m’accorder toute leur indulgence, étant entendu qu’à la moindre demande de leur part, je supprimerai les illustrations litigieuses... et même l'intégralité du post si besoin.

Merci  à toutes et à tous.

 

 Vers 1875, se produit l’une des principales ruptures avec la peinture dite académique qui, on s’en doute compte tenu de son nom, est le plus souvent stéréotypée notamment dans sa composition et l’attitude « bon chic bon genre » des personnages représentés.

Combien de fois ai-je dit à mes étudiant(e)s si vous voulez sortir de ces schémas, regardez la représentation des enfers ; là les artistes se sont enfin laissés aller…

C’est alors l’avènement des Impressionnistes.

 

Une coutume bien affirmée observe que les membres de ce mouvement étaient amis des photographes, ces adeptes d’une nouvelle expression artistique.

Nicéphore Niepce avait réussi la toute première expérience de fixation permanente d'une image de la nature en 1826 et des progrès importants avaient été réalisés lorsqu’apparut ledit mouvement (l’Impressionnisme, c’est globalement la décennie de 1875 à 1885), l’un des photographes les plus en vogue étant Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar, celui-là même qui mettra à disposition ses studios pour la toute première exposition impressionniste.

 

Si cette amitié Impressionnistes / photographes est vraie, et s’il est également vrai qu’Edgar Degas fut un Impressionniste (là, vous en discutez sans moi, la question me soule ! :D), c’est probablement chez lui que se ressent le plus l’instinct du ‘photographe’, j’entends saisir la vie sur le vif.

 

Regardez cette chanteuse.

D’aucuns avant lui, et bien sûr encore après, l’auraient fait poser bien figée sur son 31, sourire hyper coincé aux lèvres...

 

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

Edgar Degas La Chanteuse au gant (1878), Fogg Art Museum, Cambridge.

Illustration emprunté à  https://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Degas#/media/File:Degas_-_Cafekonzert_S%C3%A4ngerin_mit_Handschuh.jpg

 

 

Degas, lui, tel le photographe, l’a saisie en pleine action de son chant, de son art ; bras expressif levé, bouche grande ouverte...

… On entend sa voix.

 

Mais on pourrait également compter ses dents, distinguer celles qui sont gâtées ou non et même voir ses amygdales...

 

Oui !...

Peut-être...

Surement...

Mais c’est la vie...

Et la vie ne montre que très rarement des images bien rangées, bien ordonnées, bien 'proprettes'…

 

Bien sûr que dans la vie il y a des instants qui sont calmes et même figés, mais il n’en demeure pas moins vrai que la vie répond à une activité quelconque. Dormir en est une. Essayez donc de photographier un dormeur. Si vous avez un minimum de sens critique vis à vis de vos clichés, vous réaliserez combien saisir cet instant de vie au repos est hyper difficile !....

 

Degas est un peintre des villes.

Il y cherche des ambiances.

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

Ici, dans la réalisation de L’Absinthe, est totalement novatrice la représentation d’un café ; non, d’un bistro (je choisi sans « t », mais si vous préférez qu’il y en ait un, mettez-le :D), ce mot familier me paraît plus intimiste. On y voit la dangereuse absinthe, la vie ou, plutôt, l’apparente absence de vie dans les visages et les attitudes, mais cette ‘non-vie’ paraît alors obsessionnelle.

 

Degas a construit son tableau comme s’il était installé à la table située en bas, légèrement à gauche, au premier plan. En réalité, il a reconstitué la scène. On sait qu’il a utilisé des amis pour tenir le rôle des consommateurs et a peint dans son atelier, indice assez probable que pour rendre cette pseudo absence de vie il avait besoin de la concentration que permet assez souvent la sérénité de lieux  familiers.

 

L’homme paraît perdu dans des pensées assez vraisemblablement éthyliques. Chapeau légèrement en arrière, son bras gauche et sa pipe sont coupés. C’est là un coup de génie ! Avec le vide qu’il y a dans la partie gauche du tableau, le tout étant souligné par l’ombre des têtes, on obtient une image désaxée, une construction asymétrie. Au final, cela donne du mouvement, ne serait-ce que celui qui provient du regard de l’observateur qui, pour voir les personnages, doit déplacer son regard sur la toile de la partie « vide » à celle qui est « pleine ».

 

La femme, elle, semble totalement prostrée avec son regard absent. Sa position avachie est accentuée par la dimension donnée à la partie qui va de la ceinture à l’extrémité de sa haute coiffe. Degas a très certainement voulu laisser percevoir qu’elle porte tout le malheur du monde sur ses frêles épaules. Mais, comme l’écrit Gibrat (Mattéo I, p. 12), elle ‘n’est plus assez vivante pour souffrir de la misère des autres‘. La buveuse d’absinthe de Degas est affaissée sur elle même, totalement hermétique au monde extérieur. Pour conserver son équilibre, elle a été obligée d’écarter les jambes... probablement un problème élémentaire  de polygone de sustentation à régler pour éviter de s‘écrouler… 

 

Contemporain de Degas, mais moins connu (et doué ??) que lui -vrai qu’en prime il a parfois sombré dans un style quelque peu pompier-, Henri Gervex (1852  - 1929 ).

Il est assez souvent connu pour un nu qui, à l’époque, fit scandale, pas tellement pour la jeune femme en apparence lascivement étendue sur un lit avec un homme debout à ses pieds, mais à cause des vêtements entassés à droite, au premier plan, qui laissaient entendre que l'on avait à faire à une prostituée(https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Gervex ).

En réalité, Gervex avait voulu illustrer un  poème de Musset dans lequel l‘érotisme flirte avec la mort.  Il s’agit de Rolla (http://agora.qc.ca/thematiques/mort/documents/rolla_la_cavale_savage ), nom que Gervex reprit pour son tableau, mais bien peu de ses contemporains ne l’entendirent...

 

Gervex est également connu pour  une Scène de café à Paris. Il y reprend le thème du bistro de Degas peint environ un an avant,  sans hésiter à aller plus loin.

Nouveau cadrage.

Egalement supposé être attablé en face du groupe qu’il peint, Gervex représente deux consommateurs de dos avec néanmoins, la novation rend parfois hésitant, timide, à esquisser un trois quart arrière ou à opter plus franchement pour un profil : voir respectivement la jeune femme à gauche, et le fumeur au chapeau gris à droite.

 

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

Henri Gervex, Scène de café à Paris (1877), Detroit Institute of Arts.

Illustration empruntée à https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Gervex#/media/File:Henri_Gervex_Cafe_Scene_in_Paris_1877.jpg

 

 

Et puis voici enfin Jean-Pierre Gibrat qui rejoint les démarches originales de ses prédécesseurs.

 

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

‘Jeanne au Bistro’ (ou au Café, as U like :D), d’après une illustration achetée sur eBay (supposée numérotée et signée par Gibrat, mais tout cela me semble être totalement bidon !), illustration qui est issue du portfolio de J.P. Gibrat Eté comme Hiver, Daniel Maghn [DM] 2007

 

 

 Sa Jeanne, l’héroïne du Vol Du Corbeau, réalisée sauf erreur en 2007 (1), est représentée carrément de dos à l’exception de son visage légèrement retournée afin de lancer un sourire à la fois triste (surpris ?) et légèrement coquin tant à nous, simples observateurs de l‘œuvre, qu’à celui qui est en train de la représenter.

Comme chez Degas et Gervex, le créateur de l’œuvre est supposé être dans le café et regarder la jeune femme. Toutefois, il n’est pas attablé, mais installé près du sol. La direction du regard est sans équivoque et accroit l’effet ‘dérangeant’ de contre-plongée choisie par l’artiste pour lequel il a écrit avec humour avoir eu des difficultés à  « forcer son crayon pour qu’il dessine la tête aussi basse par rapport à l’épaule » (in commentaires de la planche 1,  Eté comme Hiver, DM, 2007)

 

Jeanne à un vis à vis masculin dont le visage est légèrement tronqué... Un verre à moitié plein, une bouteille et des teintes qui  ne sont pas sans rappeler les différentes nuances de bruns du bistro de Degas.

 

 

Le schéma d’évolution de Degas à Gibrat que je viens de tracer est-il une simple coïncidence, voire un pur délire de ma part, ou Jean-Pierre Gibrat a-t-il agit en  pleine conscience, ne serait-ce que pour s’amuser un peu  avec ses lecteurs en leur proposant une partie de cache-cache ?

 

Qui peut me répondre ?

 

Par ailleurs, j’aime beaucoup ici le jeu de lumière qui part de la vitre du café, se reflète sur le chemisier de Jeanne avec, comme en filigrane, la façade de l’immeuble d’en face. A noter encore les points lumineux sur le bras gauche ainsi que sur la nuque et la joue  de la jeune femme, cela jusqu’à la mèche de cheveux qui descend vers ses lèvres. Puis la luminosité part en dégradée jusqu’à la ceinture et la jupe.

 

Plus aucun doute, s’il en restait. La bédé est bien sortie de l’âge des « petits miquets », et il y a un certain nombre de créateurs qui savent manier l’image en se rendant maître de l‘espace avec brio...

 

Dans d’autres reproductions de son travail, Gibrat retouchera parfois  le cadrage de Jeanne...

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

Reproduction de la planche 17 de Jeanne & Cécile, Aire Libre - Champaka, 25/11/2011

 

 

Le choix du cadrage ? Un problème épineux en peinture et en photographie…

 

Observons en passant que le dessinateur semble aimer les ambiances de bistro. Il en a en tout cas illustrées plusieurs. En voici quelques exemples.

 

https://www.google.com/search?q=Gibrat+C%C3%A9cile+ex+libris&client=firefox%20b&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwjXsP_O3afaAhXLIMAKHVieCQsQsAQIKg&biw=1280&bih=899#imgrc=I4Ou87DPEyAvnM:

 

https://www.google.com/search?q=Gibrat+C%C3%A9cile+ex+libris&client=firefox%20b&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0ahUKEwjXsP_O3afaAhXLIMAKHVieCQsQsAQIKg&biw=1280&bih=899#imgrc=4LusSgDWuoL3pM:

 

https://www.google.com/search?client=firefox+b&biw=1280&bih=899&tbm=isch&sa=1&ei=jB3XWsDyMcOlkwXE9ZiwCQ&q=gibrat+le+sursis&oq=Gibrat+&gs_l=psy-ab.1.4.0l4j0i67k1j0l2j0i30k1l3.5720.5720.0.12928.1.1.0.0.0.0.100.100.0j1.1.0....0...1c..64.psy-ab..0.1.100....0.ehfgphMeV4Q#imgrc=ktiH0C4vi8Sx4M:

 

https://www.google.com/search?client=firefox+b&biw=1280&bih=899&tbm=isch&sa=1&ei=QB7XWpPOC8e2kwWp5JKQCw&q=Attakus+figurile+de+Gibrat&oq=Attakus+figurile+de+Gibrat&gs_l=psy-ab.3...53456.62580.0.63156.26.22.0.4.4.0.164.2064.15j7.22.0....0...1c.1.64.psy-ab..0.14.960...0j0i67k1j0i30k1j0i5i30k1j0i24k1.0.jOfGzZBMR_c#imgrc=ZXZnd3JxIK9R3M

 

Et il y en a d’autres !!

 

Pour ceux qui penseraient que je suis 100% ‘frappadingue’ d’envisager une possible influence des ‘classiques’ chez Gibrat, je rappelle à toutes fins utiles que le dessinateur n’est visiblement pas un analphabètes (pour ceux qui en douteraient, voir notamment les connaissances historiques que l’on perçoit dans ses bédés), qu’entre 1973 et 1977 il a étudié le graphisme publicitaire et les arts plastiques et enfin qu’une ‘balade’ sur l’internet  permet de réaliser qu’il s’est parfois amusé (est-ce bien lui ?) à des relectures détournées...

Ci-dessous, celle de la bien connue Jeune Fille à la Perle  de  Johannes Vermeer (vers 1665)

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

Autres balades possibles  dans ses albums en ayant en têtes quelques œuvres des dits ‘classiques’.

 

Ainsi, sauf s’il me le disait lui-même (... et encore ! :D), jamais je ne croirai que Gibrat n’avait pas quelque part à l’esprit des œuvres d’Auguste Renoir comme Le Moulin de la Galette ou La Balançoire lorsqu’il a joué avec la lumière filtrée par les feuilles des arbres.

Jour de délire : au ‘bistro’ avec E. Degas, H. Gervaix et J.-P. Gibrat

Pierre-Auguste Renoir, Le Moulin de la Galette, Musée d’Orsay, Paris. Illustration empruntée à https://fr.wikipedia.org/wiki/Bal_du_moulin_de_la_Galette#/media/File:Pierre-Auguste_Renoir,_Le_Moulin_de_la_Galette.jpg

J.-P. Gibrat, Mattéo- Troisième époque (août 1936), Futuropolis, 2013, p. 9

J.-P. Gibrat, Mattéo- Troisième époque (août 1936), Futuropolis, 2013, p. 9

 

Ci-dessus, sur le costume d’Augustin, à gauche, ainsi que sur le chemisier et la jupe d’Amélie, au centre, J.-P. Gibrat a fait figurer la projection de moult petites feuilles des arbres sous lesquels ses héros se sont assis pour profiter de la fraicheur de l‘ombre. Feuilletez l’album en cause (Mattéo, vol. 3), il y a de nombreux autres exemples de ce type.

 

Alors Gibrat ?

Oui…

« j’M » !!

 

... Un regret : n'avoir jamais vu la planche originale de "Jeanne au bistro", et si vous voulez vous cotiser pour me l'offrir, je n'ai rien contre :D...

 

NB. Que les ‘’pro’’ des arts me pardonnent d’avoir pris des raccourcis. C’est la fin de la saison, la neige est lourde et pour avancer, j’ai piqué tout schuss quitte à sombrer dans la caricature. Si j’avais été plus long afin d’être plus rigoureux, je suis certain qu’encore plus de lecteurs qu’il y en a eu auraient décroché…. « une personne sur trois passe moins de 15 secondes à lire un article de blog, et un utilisateur ne consomme en moyenne que 20% du contenu d’une page » https://www.ecrirepourleweb.com/temps-de-lecture-contenus-web/

Si j’avais osé, j’aurais tenté le coup de présenter tout cela dans un temps de lecture ne dépassant pas 20 secondes :D !

 

 (1) Si j’ai bien tout suivi, la planche originale a été exposée à la Galerie Daniel Maghen (Paris) en janvier 2008.

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 09:39

 

 

 

Oui Madame Joëlle Morel, les femmes doivent se "réapproprier l'héritage culturel qu'on [leur] vole : autrices, peintres (1),  photographes, chorégraphes, ont toujours créé mais sont invisibilisées dans l'histoire de l'art" (2)… Bien que concernant « autrice », j’avais cru comprendre qu’il fallait féminiser le terme en « auteure ». Mais je veux bien vous suivre pour « autrice », car je maintiens que la lecture de « auteure » me fait mal aux yeux. Et puis, dans les autres mots que vous citez, on ne sent pas la féminisation. Alors, puisque selon vos propos il est possible d’ « invisibiliser » (3), vive la fantaisie et l’originalité et allons-y pour « peintresse », « photographesse » et « chorégraphesse »… quoi que, il va falloir y réfléchir à deux fois. Tout en sifflotant mine de rien l’air du Pornographe, de vilains gros machos émules de Brassens ne vont-ils pas écrire « phrotografesse » et « choregrafesse »  ?

 

Oui…

Certes…

 

Il demeure que pour que Protagoras et Aristote, les tout premiers, aient pu découvrir qu’il existait des genres grammaticaux, à savoir le masculin, le féminin et les objets inanimés (σκέυη qui est passé en grec moderne avec le sens d’ustensiles) à utiliser selon que le sujet ou l’objet (le 'référent', si vous préférez) auxquels ils renvoient possède un sexe, il paraît évident que la Grèce hérita d’un bagage linguistique et culturel dans lequel la distinction existait (4)… Et non d’une pipe ! Quelle est l’origine de ce bagage, de ce « fonds » qui doit se perdre dans la nuit des temps et auquel les Grecs devaient être tellement habitués qu’il fallut attendre les Ve / IVe s. av. J.C. pour que des penseurs se posent des questions pourtant évidentes ?

 

Pourquoi une chaise et un tabouret, un couteau et une fourchette, etc. ?

Cela restera l’un des grands mystères de ma vie.

Et pourquoi le français n’a-t-il pas de neutre comme l’anglais ou, mieux, le latin dont notre langue découle pourtant à quelque 90% ?

Je conçois que dans cet imbroglio, lorsque l’on sortit de l’époque au cours de laquelle il n’y avait pas, pour notre langue, de règles orthographiques précises, il fut décidé que certains mots utilisés au singulier seraient d’un genre et, lorsqu’ils seraient employés au pluriel, de l’autre  (5)

 

Féminin / masculin (ou masculin / féminin, ce sera as U like, personnellement cela m’indiffère) je  n’ai jamais été fichu de trouver une réponse satisfaisante tant auprès de collègues que dans des ouvrages (internet inclus) de linguistique ou de paléo-linguistique. Si vous avez des références utiles à me communiquer, surtout n’hésitez pas (voir toutefois la note 6)…

 

 

Comprenez que, plongé en simple curieux dans ces questions d’origine du masculin et du féminin depuis des années, ma minuscule cervelle ait totalement explosé et sombré dans la déraison et que, de ce fait, l'actuel débat sur la féminisation de notre orthographe me fasse d’autant plus rigoler que j’imagine la tête de mes ex-collègues corrigeant une pile de copies si la réforme de l’ortographe inclusive devait entrer dans les maternelles, les collèges, les lycées, les universités !!! 

MdR ! PTR XXXXXXXL, le Canard !

Les pooooovres ! Yes… Vive la retraite !! Coool !

 

 

C’est donc avant tout au nom de la sauvegarde de la bonne santé mentale de mes ex-collègues qui risqueraient de devenir les reines et les rois (vous observerez en passant que, poli comme ma mère me l’a appris, j’ai fait passer les reines en premier ) de la déprime que je propose l’alternative suivante.

 

 

 

Ou bien nous décidons que chacun écrira comme il en a l’envie, selon son humeur..

Après tout, n’avons nous pas vécu ainsi pendant des siècles ? Nous ignorerions totalement ce que serait une faute de grammaire ou d’orthographe si Messieurs Guizot, puis Ferry et Grévy n’avaient pas eu l’idée de rendre l’école obligatoire.

Mais comme il apparut alors la nécessité d’uniformiser l’enseignement à commencer par celui de la grammaire et de l’orthographe on fixa des règles afin que les enfants de France parlent et écrivent tous la même langue… et oublient les différents parlers que connaissait le Royaume de France défunt depuis peu. De plus, but politique, il était possible de faire partager auxdits enfants des valeurs communes… d’où les « tripatouillages » dans notre histoire pour louer des héros, fabriquer des modèles… exactement –ou presque- comme le fit Homère avec Achille, Patrocle, Agamemnon, Ulysse ; il voulait louer l’esprit agonistique et l'ériger en principe de vie.

Dans cette liberté grammaticale et orthographique retrouvée, les féministes 100% pur jus pourront se défouler et écrire « Monsieur Dupont est alléE ». Yes ! Je féminise TOUT !

De plus, nous serons bien dans l’air du temps, cet air qui voit se développer le nombre d’anti-tout, de ceux qui déclinent la vie sur le mode asocial j’ai-des-droits-mais-aucun-devoir modèle j’em*** le système mais j’en profite au maximum.

Les autres s’amuseront en se souvenant de Voltaire et pourront le plagier par un fi donc (expression marquée et outrancière de gigantissime dédain sur le visage) ! Je vous laisse gérer ces petits peuples-là  comme j’avais conclu un billet précédent http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-aaaaaaah-117945447.html)

 

 

Ou bien nous reconnaissons que la grammaire française est machiste (et je pense qu’elle l’est), que cela remonte particulièrement à la mise en place de l’école, soit environ un siècle et demi et, au nom de la Justice, de l’Égalité, que sais-je encore... Si ! De la "sororité" (féminin se fraternité, bien sûr !)  nous déclarons que pour le siècle et demi à venir, non seulement le féminin l’emportera sur le masculin mais, afin de simplifier les accords qui semblent bien compliqués pour certains / beaucoup, nous les féminiserons tous…

Ainsi, j’écrirai « ma fille est moi sommes allées nous balader, nous avons parlées de l’écriture inclusive et je suis revenue totalement gâteuse »

 

 

La Canarde

 (oui, oui, je me suis féminisée… Nul complexe, aucun problème…)

 

 

  1. Vous allez avoir du travail ! Comment les identitifier puisque pendant des siècles bien des femmes « peintresses » ont signé d’un nom d’emprunt masculin. Monde de machos obligeaient… comme il oblige toujours…
  2. C’est sans vergogne que je taxe cette puissante déclaration de l’élue municipale à https://www.marianne.net/politique/ecriture-inclusive-journees-du-matrimoine-en-plus-de-patrimoine-la-derniere-trouvaille-de
  3. Le vénérable Dictionnaire de l’Académie Française http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/generic/form.exe?50;s=635072910 a fait « oups » lorsque, intrigué, je lui ai demandé ce qu’il pensait du verbe « invisibiliser » :)
  4. Et si dans cette turbulente « affaire » vous entendez faire intervenir la gender theory, vous vous débrouillez sans moi. Moi ? J’irai à la plage avec Mélina Mercouri !! :) Et ceux qui ne comprendraient pas la bulle devront admettre qu’ils ne connaissent pas leurs classiques du cinéma (Jamais le Dimanche, Jules Dassin, 1960 avec en prime la « chanson culte » Les Enfants du Pirée)
  5. Plus sérieusement, sur les raisons de cette curiosité voir par ex. https://rouleaum.wordpress.com/2016/01/04/amours-delices-et-orgues/. Au titre de la curiosité, on peut ajouter qu’à « amour, délice et orgue », se trouve une autre  originalité avec « aigle ». Au singulier comme au pluriel, le mot passe au féminin en héraldique : les majestueux aigles volent au-dessus des cimes mais les majestueuses aigles fichées sur des étendards ont accompagné les légions romaines… une aigle impériale est le symbole de plusieurs royaumes et empires.
  6. Pour les curieux, un coup d’œil à Patricia Violi, http://www.persee.fr/doc/lgge_0458-726x_1987_num_21_85_1526, peut être instructif, mais l’explication me laisse perplexe. « A partir du moment où le genre symbolise la différence dans le langage, l’opposition du masculin et du féminin est structurée selon une polarité qui considère le masculin comme le terme premier et le féminin comme son dérivé, sa limite, son opposé négatif. Identifié avec le non-masculin, dénué de valeur propre, le féminin est situé dans la fonction de non sujet à l’intérieur d’un champ sémantique qui l’identifie avec la Terre, la Mère, la Nature, la Matrice » (p. 33). L’origine des mots masculins ou féminins serait donc fonctionnelle ? En prenant l’explication au premier degré et en l’appliquant à un exemple simple, nous dirions UN meuble car il désigne une catégorie générique principale d’où, parce que ce sont des sous catégories, une table, une chaise, une armoire, une maie, etc. ? Mais alors pourquoi un tabouret, un placard, un confiturier, etc. ?      

 A dire vrai, cette « histoire » de masculin et de féminin me semble lier évolution linguistique et sociétale de l’humanité. Il est quand même étonnant de constater que ce qui nous est parvenu de la statuaire prénéolithique, elle particulièrement, est largement dominée par un monde féminin et qu’avec le néolithique, autrement dit la sédentarisation, elle se masculinise de plus en plus jusqu’à livrer peu à peu non plus des divinités féminines indiscutables, puisque stéatopyges ou callipyges, mais des dieux dont Zeus / Jupiter sera l’aboutissement avec, pour bien marquer son sexe, une iconographie constante lui attribuant une superbe barbe dont le Dieu des chrétiens héritera… A ce propos, l’église évangélique luthérienne suédoise vient de faire preuve d’un bon sens fondamental.  ”Nous savons que Dieu est au-delà de nos déterminations du genre. Dieu n’est pas un être humain”,  explique l’archevêque de la Suède, Antje Jackelén (faut-il rappeler qu’elle est une femme, le prénom de « Antje » étant, dit-on, un dérivé de Anne ?), moyennant quoi Dieu sera désormais désigné par le pronom hen qui est utilisé dans les cas où l’on ne sait pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. Quant à l’ancestrale formule “Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit”, elle sera remplacée par “Au nom de Dieu, le Trinitaire”. https://www.courrierinternational.com/article/en-suede-dieu-nest-plus-un-homme. Tout cela pour exprimer l’intime conviction selon laquelle je reste persuadé que nous sommes passées de sociétés matriarcales à patriarcales et que le langage, et donc la détermination du genre, en ont été impactés.

Il demeure que pour tenter de percer le « mystère » -mais le peut-on ?- il faudrait maîtriser des centaines et des centaines de langues et de dialectes vivants et disparus à commencer, dans la sphère occidentale, par l’indo-européen.

Peut-être l’informatique nous permettra-t-elle de progresser…

      

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:26

 

Bavard comme je suis, je ne peux m’empêcher de proposer quelques remarques personnelles sur « #Merci Brassens », émission à laquelle je me suis référé dans le billet précédent concernant d’éventuels regrets sur la non candidature de M. Hollande aux présidentielles (http://le-bosse-fort.over-blog.com/2017/02/m.hollande-j-en-suis-a-me-demander-si-nous-n-allons-pas-finir-par-vous-regretter.html), l’émission en question étant actuellement en ‘replay’ sur http://pluzz.francetv.fr/videos/merci_brassens_,153664205.html et probablement sur d’autres sites.

 

Il est toujours sympa de réaliser des émissions en hommage à Brassens mais, à mon sens, nombre de chanteurs qui y participent, tant pour cette réalisation que pour d’autres qui l’ont précédée, font tout à la fois dans le super gentil par leur présence (…à risques !) et le giga massacre par leur prestation (d’où le risque lié à leur présence :D) - (1)

 

Nous en avons eu un bel exemple avec La chanson pour l’Auvergnat et Les passantes, totalement saccagées par Slimane qui, pourtant, était là avec une bonne volonté évidente. Peut-être aurait-il mieux fait de gazouiller qu’il n’avait jamais ôté son chapeau devant personne… au moins, il aurait donné une touche d’humour à cette espèce de galurin qu’il se croit obligé de visser sur l’arrière de son crane. Cela dit, c’est ici un avis très personnel puisque Hugues Aufray le félicite pour sa version de La chanson pour l’Auvergnat et lui déclare même que « c’était exactement ce qu’il fallait faire » (mn. 34.20) –(2)… Formule de politesse ?... Ma foi, c’est comme chacun le sent.

 

En tant que simple auditeur j’ai observé maintes fois, du fait de mes oreilles en état de grande souffrance, combien il est difficile de reprendre les chansons d’un autre. Et c’est sans doute particulièrement vrai pour celles de Tonton Georges. Cela provient sans doute en grande partie de la personnalité très particulière de l’auteur-compositeur lequel, sur scène, n’avait d’autre gestuelle que ses sourires complices, voire ses rires, ses yeux amusés, moqueurs ou tristes étant donné que ses bras et l’une de ses jambes, l’autre assurant l’équilibre, étaient occupés par sa guitare. De ce fait, lorsque Serge Lama entreprend des reprises avec force gestes et une diction terriblement accentuée, comme s’il jouait un pièce de théâtre, il donne son interprétation personnelle, ce qui est certes tout à fait son droit, mais à mon sens, il trahit celui auquel il entend rendre hommage. Et je passe sur Catherine Ringer qui bat le rythme avec son corps ou ses mains et donne un peu le sentiment de faire des exercices de gym, mais pas de chanter du Brassens… ou alors, elle en fait également un exercice très personnel et dans ce cas, est-il nécessaire de l’imposer à des milliers de téléspectateurs, car je ne pense pas avoir été le seul à ‘souffrir’ :D ?

 

Heureusement, comme je l’ai dit déjà (voir le billet précédent sur mes possibles regrets exprimés à M. Hollande), j’avais enregistré l’émission et j’ai pu jouer de la touche ‘Avance’ pour mettre fin à ce qui, bien franchement, et désolé pour les chanteurs concernés, attristait mes oreilles et mes yeux, nonobstant l’idée que, en simple et modeste ‘grattouilleur’ de guitare amateur, je peux me faire d’une reprise de Brassens.

 

Par ailleurs, Brassens expliquait lui-même « je fais en sorte que la musique souligne mes paroles mais sans trop prendre le pas sur elles. […] Je m’arrange pour que l’on ait l’impression que la musique n’existe pas. Je fais un peu comme sur une scène de film, il faut que le public l’entende, cette musique, mais qu’il ne soit pas trop tenté de l’écouter ; il faut qu’il la subisse» (h.1.18.30). Il paraît donc évident que pour lui, le verbe primait la mélodie et Amir semble l’avoir tout à fait assimilé avec sa version tout en finesse d’A l’ombre des maris (mn 36.30) ; c’était sobre, efficace et plaisant sans pour autant sombrer dans le simple plagiat de l’original.

 

Malgré cela, j’ai littéralement été scotché par Olivia Ruiz, non avec sa reprise bien modeste de Le vent, mais avec son Putain de toi (mn. 54.05, ne pas manquer, mn. 57.25, lorsqu’elle se déchaîne musicalement :-). Chapeau à celui (est-ce elle ?) qui a fait l’arrangement !... et qui a réussi à harmoniser le texte avec une musique qui le ‘dévore’ presque. Hugues Aufray l’applaudit sincèrement, puis la félicite de vive voix lorsqu’elle vient reprendre place à la table qu’ils occupent tous deux avec quelques autres invités. « C’est une vraie création », la félicite-il (mn. 59) avec raison n’oubliant pas d’applaudir également les musiciens, le tout en dragouillant ostensiblement Olivia Ruiz (c’est vrai qu’elle est mignonne et qu’elle a du charme la ‘Miss’ chocolat !... je n’avais jamais fait attention :D). Faire de l’Olivia Ruiz sur du Brassens avec un résultat agréable pour les oreilles et les yeux de l’auditeur / téléspectateur, chapeau (bis), il fallait le faire !! A noter qu’au niveau gestuel, exceptée une tentative d’envol avortée avec ses bras :D, elle se contente, à raison me semble-t-il, de se promener sur la scène.

 

J’ai souri en entendant Carla Bruni déclarer sans honte aucune après avoir interprété La cane de Jeanne : « j’aime beaucoup cette chanson car je n’y comprends riiiiiiieen ! » (h. 1.17.09). Bravo ! Je me sens moins seul :D. Je me suis toujours demandé s’il convenait ou non de rechercher un sens second à ce poème. N’étant pas un total ignare de 1ère classe en ce qui concerne Brassens (cf. http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-georges-brassens-une-re-decouverte-par-un-gros-nul-119109651.html ), bien sûr que j’avais tenté de trouver la réponse dans les études de Bertrand Redonnet, auteur de Brassens poète érudit (préface de Denis Montebello, Arthemus, 2001 pour la première édition, 2003 pour la seconde, code ISNB 2-913544-23-6), ouvrage absolument introuvable sauf coup de chance chez un bouquiniste. Heureusement, l’auteur a mis en ligne sur son site la publication d’origine en la complétant http://lexildesmots.hautetfort.com/archives/category/brassens-poete-erudit/index-1.html. L’ennui est qu’il n’y a pas un mot sur ce texte.

 

L’essentiel de ce que je n’ai jamais trouvé comme information se niche sur un autre site web : http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=17&%23. La versification est parfaitement décortiquée, mais concernant la question posée, on n'y apprend pas grand-chose si ce n’est qu’il y est affirmé que la propriétaire de la cane serait Jeanne, ‘Hôtesse’ dans La chanson pour l’Auvergnat de l’impasse Florimont et pour laquelle Brassens écrira plus tard Jeanne.

 

On peut donc imaginer que j’étais ‘toutouille’ (ouiii, tout ouï, si vous préférez… et oui, d’accord avec vous, la bulle est stupide :D) sur ce qu’allaient commenter les autres participants à #Merci Brassens. En réalité, il y a comme un silence gêné car, visiblement, personne n’a de précisions à apporter (ou alors, personne ne s’était jamais posé la question), cela jusqu’à ce que Catherine Ringer prenne la parole et affirme, sur un ton péremptoire tout en semblant considérer Carla Bruni comme une extra-terrestre fraîchement débarquée sur terre et qui, à ce titre, pose des questions incongrues, que la chanson est très simple… Bref que c’est l’histoire d’une cane qui a un œuf, qui est morte et que la chanson a été créée pour s’amuser avec les mots, avec les vers.

 

Simple exercice de style de Brassens (pour le saisir, plutôt que d’écouter les propos passablement creux et simplistes de Catherine Ringer, se reporter au site web déjà cité http://www.analysebrassens.com/?page=texte&id=17&%23) ? C’est après tout possible. Mais jusqu’à preuve du contraire, je reste de l’avis de Carla Bruni. Cette chanson «est peut-être une espèce de métaphore, mais elle est mystérieuse […] ».

 

Qui connait le fin mot de ce « mystère » ? Ce serait sympa de le faire suivre :D.

 

Un autre moment à ne pas manquer. La gentillesse avec laquelle Serge Lama et Michel Fugain semblent d’abord hésiter puis, finalement, volent au secours de Joyce Jonathan qui, la pauvre, est en train de se planter lamentablement en interprétant Une jolie fleur (1.45.06)...

 

…Et Michel Fugain d’en profiter pour lui pincer gentiment la joue.

 

Décidément papy Aufray dragouillant Olivia Ruiz fait école.

 

On ne les tient plus les ‘vétérans’ dès qu’il y a un joli minois à proximité… :) !

 

 

(1) Pour un aperçu de reprises des années de 1970 – 1980, voir mn. 26.30. Chacun appréciera… mais, me concernant, l’un(e) des rares qui parvient à se tirer de l’exercice me semble être Françoise Hardy –mn. 25-37-. Voilà qui fera plaisir à Thomas Dutronc qui déclare, en fils aimant sa mère, le tout avec une mimique amusante « c’est la plus belle ma maman » -mn. 29.25- ; c’est meueueueueugnon – merci Mister Gad Elmaleh- ! Dans l’émission, il y a d’autres passages où des artistes… jeunes il y a quelques années :) tentent leur talent, notamment Coluche –mn. 53.34-… Un vrai massacre ! Et dire qu’il explique qu’il a commencé en chantant Brassens... :) Pauvre Brassens, il n'a pas mérité "ça" :D !

 

(2) Bien évidemment, les ‘chronométrages’ que j’indique sont approximatifs.

 

 

Découverte un moment après avoir mis en ligne ce post.

Je découvre tout à fait par hasard qu’Olivia Ruiz n’en était pas à son coup d’essai avec Putain de toi. Voici quelques liens :

https://www.youtube.com/watch?v=TzfqPzp2rlo ;

https://www.youtube.com/watch?v=KGxOtEdiMzk

... Et pour finir la version qu’elle proposa lors de l’émission #Merci Brassens, à mon avis la plus intéressante  https://www.youtube.com/watch?v=4i3eGo6tiTI

P.S. Il y a sur Youtube l’ensemble, ou presque, des reprises proposées par les différents artistes avant participé à #Merci Brassens

 

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