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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:25

 

 

Vous êtes assez nombreux, j’imagine, à connaître l’album de Dylan, Free Wheelin’ Bob Dylan (1963) et, nombreux plus encore à visualiser la photographie légendaire qui illustre sa pochette. En cas de trou de mémoire, voir au bas de la page de ce post ou encore http://gothamist.com/attachments/arts_jen/2006_04_arts_freewheelin.jpg et mieux peut-être pour rendre hommage à qui de droit http://www.bobdylan.com/us/music/freewheelin-bob-dylan (1).

 

Par contre, savez-vous que, selon Weztex qui, sans jeu de mot aucun, semble connaître la musique :) et les images qui vont avec http://rateyourmusic.com/list/Weztex/les_100_meilleures_pochettes_dalbums /, cette photographie mériterait d’être classée 68ème (sur 100) meilleure photo des pochettes d’album ?

 

Pose curiosité : celle de Nirvana, Nevermind (1991), avec le bébé qui joue au poisson et est sur le point de gober le billet de US$ 1 (radins !) et l’hameçon qu’il cache (c'est horrible, mais quel symbole !) est 37ème, le n°1 étant… ??? Non ce ne sont pas les Beatles traversant le zebra cross d’Abbey Road  (c’est le n°2), mais les Beatles, encore eux, avec Sgt. Lonely Hearts Club Band (1967)…

Pour les autres (il y a plusieurs pochettes des Pink Floyd et des Rolling Stones), allez faire un tour sur son site, il est sympa ; en tout cas, j'M bien :)

 

Weztex justifie ainsi son choix (je cite et je pompe, merci Weztex pour cet emprunt :) : « Je nomine cette pochette au titre de ''plus charmante jamais réalisé''. L'image du célèbre chanteur et de sa copine est également l'une des plus parodiée du rock. À noter que Dylan porte une copie du manteau du légendaire James Dean dans 'Rebel Without a Cause' ».

 

Stop ! J’ai un problème avec cette ‘copie du manteau de James Dean’.

 

 

Version non ‘rebelle’ :) du problème.

 

 

Coïncidence que ce manteau (veste me semblerait un terme plus approprié) ou volonté délibérée de Dylan que de jouer les James Dean ?

Il est bien difficile de le savoir.

Sauf erreur de ma part, Dylan lui-même ne livre pas le moindre souvenir de cette séance photographique dans ses Chroniques (Volume I –on attend toujours le 2 et la suite depuis 2004, date de parution aux US-, Fayard, 2005 pour l’édition française). Mais celle qui était « the most erotic thing I’d ever seen », selon Dylan (p. 280-281 de la version française précitée), autrement dit Suze Rotolo, la jeune femme  qui est accrochée à son bras (non, non ! ce n’est pas Joan Baez comme beaucoup semblent le croire), est  l’auteur(e) de Le temps des possibles, Greenwich Village, les années 1960 (Ed. Naïve, 2009) dont la page de couverture est, devinez !... une reprise de la photo figurant sur la pochette de Free Wheelin’ (voir par ex. http://www.poin-poin.com/littture-mainmenu-89/835-suze-rotolo-le-temps-des-possibles-greenwich-village-les-annees-60-edition-naive-2009 ) et dans lequel  elle a entrouvert sa mémoire sur cette séance (pp. 206 sq.).

 

Elle nous apprend qu’à l’époque, Dylan et elle étaient raides comme des passe-lacets. Ainsi, leur appartement était minuscule, très mal chauffé –même observation dans les Chroniques de Dylan, p. 293-, avec pour mobilier essentiel « un gros fauteuil doré, élimé, trouvé dans la rue », etc.

 

Elle nous apprend encore  que le jour de la séance photo, au cours de l’hiver de 1963, « Bob choisit soigneusement une tenue froissée », il aimait ce style –son surnom de l’époque n’était-il pas scruffy ?-  et que la séance commença dans leur appartement (Suze Rotolo  livre quelques spécimens de ces images p. 208).

 

Puis, lorsqu’il fut question d’aller dans un Greenwich enneigé faire des allers-retours  dans Jone Street, entre West 4th Street (où se trouvait leur appartement, au n° 161) et Bleecker Street (2) sous la conduite de Don Hunstein, le photographe, aidé des « sourires encourageants » de Billy James, attaché de presse de Columbia,  « Bob enfila une veste en daim  (3). C’était un choix plus esthétique que pratique, car la veste n’était pas du tout adaptée au temps qu’il faisait [...] Bob allait être frigorifié en sortant avec ça », ce qui explique que tantôt ce fut lui qui, mains dans les poches de son jean, se blottissait contre elle, tantôt elle qui se serrait contre lui.

 

Bref, jusqu’à preuve du contraire, hors de question, semble-t-il, de penser que Dylan avait couru les boutiques pour trouver cette veste afin de se la jouer James Dean Le Rebelle en furie (au fait, tout un chacun a-t-il imprimé que 'Rebel Without a Cause' a été traduit en français par La fureur de vivre ?). Il n’en avait pas les moyens financiers… et je ne pense pas que cette imitation était dans ses soucis car Suze Rotolo, qui n’est pas toujours tendre avec son « ex », loin s’en faut (4), n’aurait probablement pas manqué de lancer une pique si son chéri de l’époque avait voulu jouer La Fureur de vivre, Le Retour (il est vrai qu'elle-même semble -p. 205- reconnaître un rôle à James Dean dans le mouvement contestataire de l'époque..)

 

Il reste qu’il aurait pu récupérer cette veste ici ou là, puisque Suze Rotolo écrit ailleurs qu’elle faisait les boutiques d’occasion ; cette veste aurait pu amuser Dylan car, justement, elle lui rappelait James Dean qu’il appréciait. Jérome Pintoux (Bob Dylan, Dictionnaire, Camion Blanc, 2013, p. 44) observe par le biais de François Bon, l’un des meilleurs biographes de Dylan, dit-on (à ma grand honte :), je reconnais n’avoir jamais lu cette biographie, ni une autre d’ailleurs !), que Dylan, alors âgé de 14 ans, avait vu 5 fois Rebel without a cause.

 

Version rebelle :) du problème avec la ‘copie du manteau de James Dean’.

 

 

Cela dit, j’ai un doute : la ‘veste en daim’ que porte Dylan est-elle bien le même type de vêtement que celui de James Dean dans La Fureur de vivre lequel, dans mes souvenirs, est vêtu ni d’un manteau, ni d’une veste, mais d’un blouson, le fameux blouson rouge qu’il porte au cours de La Course des Dégonflés http://www.youtube.com/watch?v=ksVbeKIj5yU ; http://www.cinechronicle.com/2012/02/le-blouson-rouge-de-james-dean-dans-la-fureur-de-vivre-chez-mcgregor-49214/ … Il est ici le vêtement légendaire ; non ?

Si je demande à mon bon copain Mister Google de me trouver la veste / le blouson en daim / en cuir de James Dean, j’obtiens notamment http://www.puretrend.com/media/james-dean-en-1955-porte-un-blouson_m205126 qui ne correspond absolument pas à la veste de Dylan, pas plus que ne sont conformes les ‘vestes en cuir vintage : intemporels’ proposées  http://www.la-canadienne.com/cuir/veste-cuir-vintage.html , même s’il y est fait référence à James Dean. Ce bon Mister Google m’apprend encore (pardonnez-moi, l’info a plus de 3 ans, mais sur ce genre de nouvelles je ne suis qu’exceptionnellement dans le coup) que Jennifer Anitson a offert à son chéri le/la véritable manteau / blouson / veste de James Dean pour la bagatelle de US$ 12 000 http://www.melty.fr/jennifer-aniston-veste-de-james-dean-l-incroyable-actu69186.html avec illustration http://www.melty.fr/jennifer-aniston-veste-de-james-dean-l-incroyable-galerie-134913-528772.html, je ne vois toujours pas la veste en daim de Dylan.

 

 

Je me sens néanmoins gêné d’être en désaccord avec Weztex  beaucoup plus compétent que moi sur ces questions.

Il va falloir que je me rafraichisse la mémoire et visionne une nouvelle fois La Fureur de vivre ; sans doute / probablement ai-je loupé un épisode…

 

 

Bref, passons à la suite et venons-en à présent à l’essentiel de ce billet.

 

 

« L'image du célèbre chanteur et de sa copine est également l'une des plus parodiée du rock », écrit encore Weztex. Dommage qu’il n’en donne pas d’exemples.

Heureusement, il y a désormais l’internet pour combler une mémoire défaillante… la mienne, bien sûr.

Voici un lien qui met dans l’ambiance http://www.amiright.com/album-covers/freewheelin-bob-dylan-parodies/ ou encore (appréciez le making-off :)http://espn.go.com/espn/photos/gallery/_/id/8915030/image/1/jimmie-johnson-nascar-driver-jimmie-johnson-re-creates-bob-dylan-iconic-album-cover-espn-magazine-music-issue

Pour le fun vous pouvez également faire un tour sur http://www.amiright.com/photoshops/b/bob-dylan-freewheelin-bob-dylan-reis-1294617816.shtml ;

Il y en a très probablement d’autres.

 

 

A cela s’ajoute des reprises publicitaires.

Ainsi, en 2012 / 2013, pendant des mois et des mois, nous avons croisé sur les pages web une pub pour « 15 questions clés pour un hiver style» qui reprenait la pochette.

Jugez vous-même :

 

Pochette de Free Wheelin’ Bob Dylan et sa relecture dans Vanilla Sky. Jeu : cherchez les erreurs :-)

Ne me demandez pas de quoi il s’agissait. Curieux comme une pie, j’avais bien évidemment cliqué pour voir de quoi il était question ; c’était tellement passionnant que j’ai totalement oublié.

Mais… ne remarquez-vous rien sur l’image de la pub (cliquez dessus pour l’agrandir un peu) ?

Ce n’est pas la Vraie photo de la pochette !

Dylan et Suze Rotolo ne sont pas à leur place ‘habituelle’ et… provocation suprême (?!!?) en ces temps de lutte anti clopes : les publicitaires ont sélectionné une photo sur laquelle Dylan a une cigarette au bec ! L’image se trouve en plus grande taille par exemple sur http://www.yellowkorner.com/photos/891/the-freewheelin.aspx  avec possibilité d’achat, et ce n’est pas cadeau :( !

C’est que, on s’en doutait un peu, le jour de la séance photographique, de nombreux clichés furent réalisés… « Hunstein n’arrêtait pas d’appuyer sur le déclencheur », observe Suze Rotolo (loc.cit.), déclencheur qui appartenait probablement à un Hasselblad, ce dont on se doutait un peu également, mais que Suze Rotolo, sans doute impressionné précise néanmoins avec raison, tout en laissant planer un doute sur la marque des autres boîtiers (5)…

Si un aperçu de l’ensemble des photos qui furent faites ce jour d’hiver de 1963 vous intéresse, vous pouvez donner un coup d’œil sur http://www.tumblr.com/tagged/suze-rotolo .

Et pourquoi parler de cette pochette début novembre 2014 ?

Parce que papy à la retraite prend le temps de vivre et, que sur ce coup-là, il a pris le temps de regarder Vanilla Sky, de Cameron Crowe (2002), avec Tom Cruise, Pénélope Cruz et Cameron Diaz, film qui est une relecture de Ouvre les yeux d’Alejandro Amenábar (1997). Je ne l’avais jamais vu bien que, de l’avis de certains, il fasse désormais partie des classiques du cinéma (oui… Nous n’allons pas disserter sur cette question).

Or, au mois d’octobre 2014, il y a donc quelques jours, Paramount Channel l’a télédiffusé.

Dans ce film qui mélange à loisir réalité et fiction à tel point qu’un moment d’inattention peut faire que l’on perd le fil conducteur et que l’on peut ne plus rien comprendre au film, il y a un super clin d’œil à la ‘fameuse’ pochette ; un de plus !

Comme le 16 / 10 / 2014, jour de diffusion de Vanilla Sky, le film était programmé entre 00h10 02h20 et qu’à ces heures indues un papy, ça fait dodo (en réalité, j’étais chez des potes :), je l’ai programmé en enregistrement sur ma Freebox Player. J’ai pu récupérer le film sur mon PC et ai ainsi pu faire les captures d’écran jointes plus bas… Encore un mystère de l’informatique que cette box ! Les films programmés à l'enregistrement se stockent sur son disque dur mais il y a ceux qui seront lisibles sur téléviseur et PC, et il y a les autres, ceux qui se perdent dans l'inconnu d'une partition cachée du disque dur et qui ne seront visibles que sur un téléviseur.

Enfin bref...

Tom Cruise et Pénélope Cruz se promènent dans une rue enneigée aux environs de h/mn/sec. : 1.38.32.

Le spectateur ‘averti’ (= qui connait la pochette) s’interroge : ne serait-ce qu’un hasard ?

… Cadre général similaire : une rue enneigée (avec combi-VW garé à gauche, s’il vous plaît, et, derrière lui, une camionnette assez semblable à l’original si ce n’est qu’il y a des écritures en dessous du toit)...

… Tom Cruise en jean, ‘veste en daim’ marron claire avec col de chemise débordant sur celui de ladite veste, mains dans les poches du jean, comme Dylan...

… Pénélope Cruze engoncée dans un manteau sombre (un imperméable eut été mieux (6)-) , pantalon également sombre, bottes aux pieds, accrochée au bras gauche de Tom Cruise, comme Suzan Rotolo...

La question d’une coïncidence ou non serait restée à jamais – insoutenable angoisse :) !- sans réponse (un indice éloquent toutefois : au cours de la séquence, il y a en fond musical Fourth time around... de Bob Dylan) si, aux environs de h / mn / sec . 1.52.05, le réalisateur n’avait pas eu la gentillesse extrême vis à vis des curieux de revenir sur la scène et d’offrir un fondu enchainé allant du couple Tom Cruise / Pénélope Cruz à la pochette où figurent Bob Dylan et Suzan Rotolo.

Place aux images à partir desquelles je vous propose une partie du ‘jeu des 7 erreurs’ ou, si vous préférez, une partie de ‘cherchez les erreurs’, car j’ignore totalement s’il y en a 7… ou plus, ou moins. Je n’ai pas compté car à chaque fois que j’entreprends de les dénombrer, mon attention est distraite par mon étonnement devant la mise en scène qui a été –pardon !- ‘chiadée’ au maximum. C’est à se demander si les différences (notamment la voiture noire et non grise à droite, Tom Cruise et Pénélope Cruz à dessein ‘sous-ex’ pour aider à la confusion, etc.) n’ont pas été savamment étudiées afin de s’amuser en faisant un nouveau clin d’œil aux spectateurs… leur laissant la possibilité de trouver les différences… Et c’est bien ce jeu que je vous propose ci-dessous :).

Ouiiiiii :) ! Comme dans Le Journal de Mickey : " notre dessinateur a commis 'x' (assez souvent 7) erreurs en recopiant Picsou en train de prendre un bain dans ses pièces d'or, trouvez-les" :)

Pochette de Free Wheelin’ Bob Dylan et sa relecture dans Vanilla Sky. Jeu : cherchez les erreurs :-)

Au temps déjà indiqué de 1.52.00 (valeur approximative, bien sûr), se trouve un splendide fondu enchaîné qui conduit de l’image de gauche à celle de droite… Et non, je n’ose pas (question de droit d’auteur) joindre une nouvelle capture d’écran montrant la séquence au moment où la superposition est la plus lisible et est remarquablement réalisée.

Bravo au(x) monteur(s)  :) !!

A propos du Copyright : dans ce post, comme dans tous ceux où j’ai emprunté une illustration, je m’engage bien sûr à la retirer sur simple demande, même si ledit post y perdra une grande partie de sa signification.

Puis-je néanmoins faire observer que je ne fais de tort à personne et que tous les dépositaires possibles du (des) copyright ont été mentionnés me semble-t-il : Bob Dylan, le photographe Don Hunstein, l’éditeur de disque Columbia, Paramount...

Je n’ai fait que mettre sous les yeux des visiteurs de ce blog le jeu des erreurs qui m’a semblé être criant d'ironie dans le film et voulu par le réalisateur.

Tout le ‘mal’ que peut faire cet emprunt est de pousser mes visiteurs à acheter le CD de Bob Dylan et, plus encore peut-être, le DVD de Vanilla Sky afin d’aller constater de visu ce que je raconte. Et c’est bien pour cela qu’au lieu de mettre deux captures d’écran correspondant aux scènes concernées, l’une sous l’autre, en format très lisible, je les ai mises côte à côte : c’est tout petit :), il faut deviner… (oui ; en cliquant dessus, c'est un peu plus visible)

Merci donc par avance d’accepter mon emprunt, et s’il faut supprimer cette illustration, je le répète, j’obtempérerai à réception du courriel me le demandant, bien entendu

Persistent 2 questions :

- est-il vrai qu’il y a d’autres films qui ont repris cette pochette ? Je l’ai lu dans un forum, mais je ne parviens pas à retrouver le site dont, comme l’âne que je suis, j’ai oublié de noter l’adresse URL !

- Et puis, bien sûr, qu’est-ce qui fait que cette photo est devenue une véritable légende ?

Pour la première question, me faire suivre les réponses si vous en avez ; sympa - Merci.

Concernant la seconde, à chacun d’apprécier.

Ce post n’a pas pour but d’analyser l’image elle-même, mais ceux qui m’ont eu en histoire de l’art observeront rapidement les lignes de fuite et la perspective en général, la composition triangulaire, etc., etc.

Et puis, et puis… est remarquable (même s'il peut ne procèder que d'un 'coup de bol') le contraste saisissant entre l’atmosphère glaciale de la rue et la chaude et tendre intimité des deux tourtereaux. Comme l’a noté avant moi Laurent David Samama, ils sont transis de froid et d’amour http://laregledujeu.org/samama/2011/04/01/185/adieu-ma-suze/ , le second tremblement étant supposé réchauffer le premier. Et c'est bien là l'un des aspects les plus originaux de cette photographie.

N’ayant qu’une connaissance réduite des pochettes de disque, je me juge incompétent pour confirmer que celle-ci est « la plus charmante jamais réalisée », comme l’écrit Weztex.

Je me contenterai d’observer que cette photographie paraît toute simple, tout bête, voire toute 'gnangnan'…

… Mais essayez donc d’en faire une relecture, et passez moi vos oeuvres, rien que pour me faire rigoler, ce qui ne sera pas un luxe en ces temps de surenchère à une violence inouïe au XXIe S., et je passe sur la toute récente publication du 5ème rapport du GIEC avec ses perspectives alarmantes sur le changement climatique !

Oui (= oui très, très dubitatif !)... Joyeuse préparation de Noël à chacun de vous malgré tout.

P.S.1 : Curiosité.

Alors que je cherchais des précisions sur la ‘veste en daim’ supposée de James Dean, je trouve une photo de l’acteur qui évoque un peu celle de ‘nos’ deux amoureux dans Jone Street -> http://modissimo.fr/bestof-le-style-de-james-dean.html  (dérouler vaillamment la page jusqu’à ‘Hot pants’).

P.S.2 : Curiosité-bis.

Je suis étonné que, sur Google Earth / Street & Co., jamais personne n’ai placé dans Jones Street la fameuse photo (problème de copyright ? éviter que les touristes ne viennent s’y photographier comme dans le passage pour piétons d’Abbey Road http://www.20minutes.fr/culture/1426943-20140809-45-ans-apres-beatles-abbey-road-pose-problemes-securite ?).

Si en tout cas vous souhaitez tenter de situer le cadre de Jone Street cuvée de 1963 et cuvée d’aujourd’hui, d’autres l’ont fait pour vous. Vous en avez un essai ici http://www.lumieresdelaville.net/2014/04/09/diaporama-quand-la-ville-inspire-les-albums-mythiques-de-pop-music-avec-google-street-view/, mais l’un des montages les mieux réussi me semble être la superposition Aujourd’hui / Hier proposée par http://www.gentside.com/musique/voici-les-veritables-lieux-des-pochettes-d-039-albums-emblematiques_art42821.html

Allez y faire un tour, cela mérite un coup d'oeil. Vous y trouverez en prime d'autres photograhies de pochettes d'album (dont 3 de Bob Dylan + une photograhie qui, sauf erreur, provient du reportage de Scorsese) replacées dans leur cadre d'origine :)

Mise à jour du 4 novembre.

Non, je n'avais pas véritablement oublié les notes. Je n'avais pas fini de les rédiger lorsque, hier, j'ai mis en ligne le texte ci-dessus et ne pensais pas que quiconque le remarquerait... C'est que j'ignorais que quelques-uns d'entre vous étaient aussi rapides à venir voir mes nouvelles 'pontes' et, qu'en prime, vous me passeriez un courriel de protestation : bande de râleurs :) !

 

1.Les curieux qui s’y rendront, ne manqueront pas un détour par la page ‘Merchandise’. Outre les produits sans guère d’intérêt qui y sont présentés, cliquez sur ‘Harmonicas’ et observez le « 7 Harp Signature Set - Signed and Played Harmonicas » à € 25.000 !! Il y va fort, papy ; non ? Je sais qu’avoir un orthographe de Dylan relève des coulisses de l’exploit, et inutile de dire où s’en faire refiler de plus faux les uns que les autres. Au fait. Question : à ce prix le client a-t-il seulement droit à une signature manuscrite ? Autrement, pour les harmonicas, si vous souhaitez obtenir le vrai son Dylan, observez qu’il utilise des Hohner modèle Marine Band http://us.playhohner.com/instruments/harmonica/diatonic-harmonicas/marine-band-series/marine-band-1896-classic/. Ce type d’harmonicas coute une quarantaine d’€ pièce, soit € 280 pour avoir la gamme de A à G. Dylan s’en fait-il monter spécialement pour lui, et est-ce ceux-ci qui sont proposés à la vente sur son site, d’où le prix ? Possible, mais n’est pas Bob Dylan qui veut, et chacun fait comme il le sent en matière d’harmonica… comme du reste :).

 

2.N’étant pas un habitué de New York, je ne vais pas entrer dans un débat qui me dépasserait très vite. Mais ceux qui veulent situer les allers-retours du couple pourront préférer le plan proposé par http://www.stay.com/new-york/place/221393/bob-dylan-the-freewheelin/# avec suite sur http://www.stay.com/new-york/place/221393/bob-dylan-the-freewheelin/#guide-search (ou encore http://www.feelnumb.com/2009/11/23/the-freewheelin-bob-dylan-photo-location/) ; il me semble plus rigoureux que celui de Google, et Bleecker St. y est plus facile à localiser.

 

3.Veste en daim ? A l’origine, ces vestes étaient bien faites avec du cuir de daims… pauvres bêtes. Puis, avec la vulgarisation de ce type de vêtements, les fabricants passèrent à de la peau de veau / de la vachette retournée (… toujours pauvres bêtes) mais, pendant longtemps, persista l’appellation ‘veste en daim’, et je crois que certains l’utilisent toujours.

 

4. Illustration ? Page 210, un tantinet mesquine, et à mots couverts, elle reproche à Dylan et son équipe de n’avoir jamais touché un sous pour cette photographie… Vrai que, depuis qu’elle est publiée et re-publiée, elle a dû rapporter pas mal d’argent. Mais la critique reste étrange pour une jeune femme qui se voulait un peu / beaucoup bohême tendance gauchisante et désintéressée par l’argent. Pour le reste, bien que livrant les souvenirs d’un amour indiscutable, elle taille ici ou là un super complet veston à son « ex » : menteur, manipulateur, combinard, infidèle, égoïste, mytho… Faites un tour dans son Temps des possibles, il y bien d’autres qualificatifs peu élogieux ou bien formulés, ou bien en filigrane. Et je vous recommande les pp. 270 - 271 où elle lance (et même balance) : " Ce n'est pas parce qu'ils sont extraordinaires dans leur domaine de prédilection que les artistes que l'on admire sont forcément des êtres exemplaires. Ce qui appartient au public, c'est leur art, et rien d'autre"... Et vlan ! Prends cette flèche pleine de fiel dans ton coeur d'infidèle, car cette pique a pour cadre le récit (très pudique) de sa rupture avec Dylan, un passage qui fait un peu office de réponse à Don't think twice it's all right, ma chanson d'amour préférée... bien que je ne sache plus si elle l'est toujours depuis que j'ai lu Suze Rotolo :(.

 

5.Tandis que le photographe s’installe dans l’appartement du couple, Billy James, l’attaché de presse de Columbia, « me montra l’un des appareils photo de Don, un magnifique Hasselblad… » (S. Rotolo, loc.cit.). Quels étaient les autres boîtiers ? Le ‘Blad’ alla-t-il se promener dans Jone St. enneigée par « l’une de ces journées d’hiver dans New York, où l’humidité vous glace les os » (ibid.) ? Qui sait…

 

6. Suze Rotolo (loc.cit., p. 207 et s.) explique qu’elle enfila pulls de laine sur pulls de laine qu’elle emprunta à Bob, qu’elle compléta son ‘équipement’ anti-froid avec le Loden vert (sic) qu’elle avait acheté au cours de son séjour en Italie, puis qu’elle en serra la ceinture « pour mieux conserver la chaleur » tant et si bien, conclut-elle, qu’elle se faisait penser à une « saucisse italienne » (sic toujours) :-).

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