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"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 06:09

Cela faisait longtemps que je n’étais pas passé sur ce blog faire un coucou aux fidèles qui m’ont subi avec une patience angélique.

J’observe d’ailleurs que, depuis mon départ à la retraite, s’étiolent peu à peu les courriels, textos et autres appels téléphoniques que plusieurs d’entre vous me passaient assez régulièrement.

Dommage, mais logique. Vous avez d’autres préoccupations, et moi également.

Et comme nous ne nous voyons plus, ou si peu, nous nous connaissons moins.

Allez ; au diable la nostalgie !

 

J’imagine que plusieurs doivent penser que si je viens ici, c’est pour hurler contre la réforme de l’orthographe avec des exclamations à répétition de #Jesuiscirconflexe.

 

A vrai dire, non, pas vraiment, mais sur cette question, je pense simplement que lorsque l’on voit ceci…

Rappel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

Rappel - Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

… qui est la version 2016 de ce que j’avais déjà observé au cours de l’hiver 2014 (rien n’a été changé depuis donc, probablement, tout le monde se tape royalement de cette exhibition publique de fautes un peu lourdingues) http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/01/le%C3%A7on-d%E2%80%99orthographe-%C3%A0-l%E2%80%99alpe-d%E2%80%99huez.html , il y a vraiment un malaise avec l’orthographe dans notre pays et qu’il va bien falloir se décider à faire quelque chose.

 

Solution 1 : L’orthographe n’a plus aucune importance et chacun écrit au gré de son inspiration du moment, comme sur le texte de la photo ci-dessus et, pire encore, sur certains forums / fora et autres blogs (autres beaux exemples dans la référence donnée ci-dessous dans l'ajout du 19 février). Après tout, cette anarchie ne serait pas historiquement nouvelle, et vive Voltaire ainsi que la réponse qu’il fit à l’un de ses éditeurs « vous vous moquez de me consultez sur la ponctuation et l’orthographe ; vous êtes le maître absolu de ces petits peuples-là » (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-aaaaaaah-117945447.htm l).

Autrement dit, en lisant son correspondant, chacun imaginerait l’orthographe qui lui convient et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes orthographique.

 

Solution 2 : Les enfants apprennent l’orthographe telle qu’elle était enseignée il y a au moins 60 ans, c’est-à-dire que nous revenons à ce que ma génération a connu : dissertation avec plus de 15 fautes d’orthographe = zéro, la tête à Toto ! Et comme, outre des fautes de distractions, il m’arrive, comme tant d’autres du même âge que moi, de faire malgré tout des fautes d’orthographe authentiques (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-aaaaaaah-117945447.html , http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-et-le-francais-aaaaaaah-2-120221548.html ), ce dont je suis désolé, je me demande s’il ne faudrait pas remonter à l’enseignement que reçut ma grand-mère paternelle dont, je l’ai dit ailleurs dans ce blog, je tiens un volumineux cahier de cuisine. Jamais je ne l’ai véritablement prêté, mais j’ai plusieurs fois accepté que des proches y lisent une recette, moi tenant fermement le cahier pour éviter toute disparition (Oh ! Je ne suis pas spécialement méfiant, mais je connais trop bien, grâce aux trous qui ‘emplissent’ ma bibliothèque, ces livres que l’on a prêtés à de très bons copains qui avaient pourtant affirmé promis-je-te-les-rends-la-semaine-prochaine !) : jamais personne n’a relevé la moindre erreur tant orthographique que grammaticale, et ma mère-grand, pour m’exprimer comme Le Petit Chaperon Rouge, avait pour tout diplôme son Certificat d’étude.

 

Solution 3 : Nous nous décidons à réformer notre orthographe, mais nous ne le faisons pas dans l’improvisation et l’illogisme le plus complet, j’entends en simplifiant les mots sur lesquels buttent paraît-il le plus de francophones.

Ça, c’est de la réformette  digne de Monsieur Bricolage !

 

Je n’ai strictement rien contre l’écriture de nénufar à la place de nénuphar. Toutefois, en ancien potache bien casse-pieds, je m’entends lancer à la maîtresse M’dame pourquoi nénufar s’écrit-il avec un « f » alors que ‘orthographe’ et ‘pharmacie’ s’écrivent avec ‘ph’ pour rendre le son « f » ?

 

Réponse de la maîtresse ? Il était une fois une langue, la nôtre, qui était essentiellement issue du latin et du grec. Les Grecs, pour rendre le son « f », utilisaient une lettre, le « phi », que les latins ont rendu par « ph » et nous avons suivi cette habitude jusqu’au jour où des gens bien intentionnés, sous prétexte de simplifications, ont mis une belle pagaille en décidant que désormais certains mots en « ph » s’écriraient avec un « f ». Nénufar, parents des Nymphéas de Monet (au fait, va-t-il falloir écrire « nymféa » et « nymfe », voire « ninfe », car après tout, pourquoi conserver ce stupide « y », ainsi que le « m » ?), fait partie de ces simplifications supposées, mais ni pharmacie et orthographe n’entrent dans ce cadre. As-tu compris Canard du Bossefort ?

 

Pas trop, M’dame, mais en tout cas, je ne vois pas où est la simplification puisqu’elle crée des exceptions à une règle étymologique qui était pourtant assez simple en elle-même.

 

Bref, mon opinion personnelle est que la réforme en cours (provisoirement ?) ne va rien simplifier du tout mais, bien au contraire, accroître la jolie pagaille déjà existante ; il n’y aura plus aucun repère étymologique (pour les tordus qui ont encore quelques notions de grecs et de latin qui se demanderont si ce « f » est ou non un ancien « ph ») mais une simple question de mémoire.

 

Le vrai problème de l’orthographe en France est que jamais nous n’avons été capables de nous décider entre une orthographe réfléchie et « savante », car étymologique, et une orthographe simple, car phonétique.

 

Du coup, jugement de Salomon, les premières grandes réformes orthographiques ont coupé en deux les décisions délicates à prendre et l’on obtient, ici ou là, de sublimes incohérences du style bien connu de mon amour éternel et de mes amours éternelles, car les grands auteurs de la langue française que l’on utilisait également pour fixer l’orthographe que l’on allait enseigner aux bambins avaient utilisé le mot tantôt au masculin, tantôt au féminin. Comme personne n’eut suffisamment de cran et d’autorité pour trancher, on déboucha sur cette solution bâtarde, masculin au singulier, féminin au pluriel, qui, finalement, fait rire car elle procède d’un tempérament bien français.

Percer l’orthographe des Français, et vous percevrez une bonne partie de leur caractère :) !

 

Mais tout cela, d’Autres l’ont conté beaucoup mieux que je ne saurais le faire et, une fois encore dans ce bloc, je renvoie à Jean Duché, Mémoires de Madame la Langue Française, Olivier Orban, 1985…

 

… Oui, oui ! L’ouvrage a 31 ans, et n’a –sauf erreur- jamais été réédité.

Direction les bouquinistes avec une mention spéciale pour les curieux : pour € 13.50 + 2.99 de frais de port, il est disponible ici en date du 15 février http://www.amazon.fr/Memoires-madame-langue-fran%C3%A7aise-Duche/dp/285565291X/ref=sr_1_fkmr1_3?ie=UTF8&qid=1455526349&sr=8-3-fkmr1&keywords=jean+duch%C3%A9+m%C3%A9moire+de+madame+la+langue+fran%C3%A7aise .

 

Malgré son âge, l’ouvrage n’a guère pris de rides et, bien qu’il soit parfois peut-être un peu pédant, il est très facile à lire et assez souvent amusant en balançant quelques vérités premières sur l’histoire étonnante de notre orthographe.

 

Il faut, me semble-t-il, ajouter toutefois que, désormais, le problème de l’orthographe est devenu politique. Seule la bourgeoisie traditionnelle continuant à imposer à ses enfants le grec et le latin, l’orthographe étymologique c’est, pouah ! caca ! une orthographe de privilégiés vivant dans un monde intellectuellement caduque et débile…

Alor alon zi, passon a une ortografe fonétik mai zalon jusko bou !

 

Et tant pis pour la poésie et le côté amusant que cache parfois, souvent l’étymologie des mots…

… Et tant pis si cette orthographe d’incultes rappelle étrangement celle qu’avait utilisée E.P. Jacob pour illustrer Le Piège diabolique et marquer la décadence de notre civilisation…

 

De toute manière, je ne serai probablement plus là pour le voir ; alors après moi le déluge, comme disait le paternel de Noé ;-) !

 

Voila ètes-vou contens ?

 

Je vous ai en tout cas donné mon opinion sur la querelle orthographique qui s’engage et risque de faire pas mal de vagues.

 

Par ailleurs, j’aimerais rappeler combien, vous, mes étudiants, sembliez intéressés lorsque, dans la mesure de mes capacités, je vous donnais des indications étymologiques pour le fun… ou pour éviter des pièges orthographiques.

Je me souviens encore de vos visages ébahis le jour où je vous ai lancé, persuadé que vous le saviez tous, que « orthographe » était du grec qui signifie écrire droit au sens de correctement ou que « mardi » était du latin signifiant le jour du dieu Mars.

 

Si vous avez été intéressés - et pour avoir ce sentiment, je me base sur vos incessantes et pertinentes questions -, pourquoi d’autres ne le seraient-il pas ? A défaut de revenir à l’apprentissage quasi obligatoire du grec et du latin, pourquoi ne pas songer à des cours et des ateliers étymologiques pour tenter d'éveiller la curiosité sur le sens des mots et de régler certains problèmes orthographiques ?

Cela éviterait de jouer les démolisseurs des origines de notre orthographe, les destructeurs d’une partie de notre patrimoine historique et culturel, les iconoclastes de nos racines lexicales !

 

Notez que le marrant de l’aventure est que l’Académie Française nie avoir été consultée sur cette réforme orthographique (heuuu ! alors à quoi sert-elle si elle n’est pas impliquée dans des réformes de ce type ?), et Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire Perpétuelle la Vénérable Institution « d’enfoncer le clou, insistant sur le fait que l’Académie française n’avait eu « aucune part » dans cette réforme, « à l’inverse de ce que l’on a voulu faire croire » http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/02/13/l-academie-francaise-contre-toute-reforme-de-l-orthographe_4864931_3224.html

 

Autre situation « amusante ».

Lorsque l’on jette un regard sur des articles comme « Les 77 fautes d'orthographe les plus courantes dans les CV et les lettres de motivation ! » http://www.questionsdemploi.fr/2013/06/liste-77-fautes-orthographe-accord-grammaire-les-plus-courantes-dans-les-cv-et-les-lettres-de-motivation-candidature.html , on réalise pleinement que bien des demandes d’emploi farcies aux fautes d’orthographes passent directement à la corbeille.

Si vous en doutez, donnez par exemple un coup d’œil sur http://www.economiematin.fr/news-orthographe-relation-client-ecrit-business , bien que je me demande finalement si ce texte ne serait pas une pub pour le Certificat Voltaire :).

Et l’on veut modifier l’orthographe ?

... Et que va-t-il se passer si le lecteur-recruteur de la demande d’emploi n’est pas au courant de certaines réformes puisque, nous sommes bien d’accord, pour que ne s’élèvent pas de barricades dans les rues, nous allons pouvoir utiliser l’ancienne et la nouvelle orthographe…

…Et si le recruteur trouve ces réformes débiles ?

…Et si au contraire le lecteur ne supporte pas l’ancienne orthographe ?

Bref, outre assister à la mise en place de clans et clivages, nouvelle reprise de la querelles des anciens et des modernes, nous aurons au moins la consolation de créer un peu d’emploi à l’ANPE pour l’animation d’ateliers sur l’orthographe à utiliser lorsque l’on est demandeur d’emploi… et je me demande bien ce que l’on y dira si ce n’est que cette réforme (et probablement celles qui suivront, car si celle-ci est appliquée, il y en aura probablement d’autres du même acabit) a semé le souk dans une situation qui n’était déjà pas simple.

 

De toute manière, à quoi bon vouloir modifier l’orthographe ?

D’ici quelques années, tous les bambins apprendront à écrire sur des PC ou tablettes. Or, pour le langage courant, les correcteurs d’orthographe ne sont-ils pas satisfaisants (si toutefois l’utilisateur accepte de faire le suprême effort de tenir compte de la correction qui lui est proposée… et que, parfois, il soit capable de répondre aux options proposées) ?

Nous deviendrons encore plus dépendant de la machine que nous ne le sommes déjà, mais c’est là un tout autre débat pour lequel, soit dit en passant, je ne vois guère de solution.

 

 

Ajout du même jour (16 février 2016), peu après la mise en ligne de ce texte.

Voilà ! La partie de ping-pong sur la réforme orthographique semble engagée pour de bon.

Réponse de notre ministre de l’Education nationale à  Hélène Carrère d’Encausse.

Voir  Mme Vallaud-Belkacem fait part de son « étonnement » à l’Académie française http://www.lemonde.fr/education/article/2016/02/16/orthographe-mme-vallaud-belkacem-fait-part-de-son-etonnement-a-l-academie-francaise_4865910_1473685.html

 

Nouvel ajout, toujours le 16 février, en fin d'après-midi

Je ne vais pas tenir le journal de cette 'affaire' mais, à en croire http://www.francetvinfo.fr/politique/ps/najat-vallaud-belkacem/reforme-de-l-orthographe-la-querelle-entre-najat-vallaud-belkacem-et-l-academie-francaise-en-quatre-actes_1317303.html#xtor=AL-54-[article], ladite 'affaire' serait légérement différente de ce que j'avais cru comprendre, peut-être à tort.

Pour la suite, suivez-vous même les informations... :)

 

19 février : encore et toujours un ajout car l'actualité l'impose ;)

Parlant d'orthographe ainsi que de ses problèmes et conséquences sur la vie quotidienne, il est difficile de passer sous silence le récent reportage d'Envoyé spécial http://www.francetvinfo.fr/france/video-envoye-special-le-prix-des-fautes_1321885.html#xtor=AL-54-[video

Cela dit, stop : je cesse de mettre à jour ce topic... :)

 

 

 

A part ça, je suis toujours dans la rénovation de l’appartement que j’occupe avec ma compagne. En mars, cela fera un an que nous aurons commencé et je ne pense pas qu’elle sera achevée avant la fin de l’été de 2016, ne serait-ce que parce que j’ai quelques travaux de peinture à faire qui nécessitent un maximum de ventilation et que j’attends que la chaleur extérieure soit suffisante pour pouvoir laisser ouvert l’ensemble des fenêtres.

 

Mais de ces travaux de rénovation, nous parlerons une autre fois. Je sais que certains attendent des précisions.

 

 

A dire vrai, j’étais venu venu sur ce blog non pour parler orthographe ou travaux d’appartement, mais pour vous raconter mes aventures et mésaventures ;-) au cours du séjour à la montagne que j’ai effectué, bien évidemment, avant les vacances scolaires pour éviter l’affluence aux remontées mécaniques.

 

Innovation : je porte un casque… moi qui m’étais juré de ne plus jamais en remettre un le jour où j’ai abandonné toute velléité de compétition. Motifs ? Si ces s*** de casques donnaient un air de champions en champignons (la forme de certains casques de l’époque –milieu des années de 1960- impose cette remarque un peu idiote) et pouvaient grandement favoriser la drague, ils étaient trop inconfortables (sur ce plan il y a eu de très, très gros progrès) et étaient une entrave totale au parfum de liberté que procure le ski. Car quoi de plus sympa que le petit sifflement que fait le vent dans les oreilles, le crissement des carres sur la neige ou encore le bruit feutré des skis dans la poudreuse ? Avec un casque on n’entendait rien et, là, les progrès ne sont franchement pas terribles.

 

Cela étant, il y a des années que tout ce qui touche le ski et sa sécurité engage les glisseurs de tout poil à mettre un casque. J’ajoute, avec grande tristesse, que si ma mère en avait porté un, n’aurait pas eu de si graves conséquences sur sa santé physique et psychique le coup de spatule qu’elle reçut un jour sur une tempe.

 

En début de saison, ma vénérable fille m’a rapporté la conversation qu’elle avait eue avec la propriétaire d’un restaurant d’altitude, l’un de nos bistros favoris où nous allons non pour manger (prendre un vrai repas lors d’une journée de ski nous coupe les pattes ; chacun fait comme il le sent) mais nous désaltérer (et nous réhydrater en abondance… attention à la quantité d’eau que l’on perd sur les pistes !). C’est une ancienne monitrice et, devant les monstruosités d’incivilité et, pire encore, de conneries que l’on voit sur les pistes, il ne lui vient plus à l’idée de skier sans casque.

Même son de cloche un peu partout dans les milieu des sports d'hiver, avec lourde insistance de ma fille (qui n‘en porte un que très rarement !).

 

Vieillerie oblige, je skie désormais beaucoup moins vite qu’autrefois en multipliant, le plus souvent en bord de piste, les virages courts pour me ralentir ainsi que les arrêts 'bicoze' je n'ai plus de jambes :), et les skieurs plus rapides qui me doublent avec raison le font parfois / souvent (j’ai écrit parfois, souvent… donc tous ne sont heureusement pas concernés, inutile de se sentir visé ! :) avec une inexpérience qui fait peur, soit qu’ils vont plus vite que ce que leur permet réellement leur savoir-faire en la matière, soit qu’ils sont un peu, beaucoup, totalement bourrés ! Oui, oui ! Bourrés, et comme des coings prime !

Car comme toutes les grandes stations, celle que je pratique le plus souvent, Huez, a hérité de ces injures à la Dame Blanche que sont ces « boîtes de nuit... et de jour », les plus connues ayant pour nom Folie Douce. Pour Huez, en ce 15 février 2016, c’est par ex. ici http://www.lafoliedouce.com/fr/les-folie-douce/alpe-d-huez.html  (cliquer sur la 3ème icône montrant un disque).

Lorsqu’il est noté « après-ski », il est à observer que dans ces établissements, l’après-ski commence à 14h (et dans les faits, même bien avant !).

 

C’est ainsi qu’aux environs de 2 300m d’altitude, là où il y a peu encore se trouvait un restaurant d’altitude où, passées les heures de pointe, régnait silence, calme, petits et un peu plus gros zozios (dont mes copains les chocards à bec jaune :) ... et l'on évite de leur donner du gluten http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-apn-hybride-vs-reflex-olympus-iii-prise-en-main-suite-99885920.html merci pour eux :) qui venaient, sans guère de timidité, vous demander de partager un peu votre nourriture se trouve désormais un machin qui balance des décibels pseudo musicaux à qui mieux-mieux avec des gugusses et des gugussettes qui dansent (avec des chaussures de ski, ça, je reconnais, c'est plutôt amusant :) et qui boivent, boivent, boivent… et sûrement pas de l’eau ou des jus de fruits, puis qui entreprennent de s'armer de skis ou snowboard pour redescendre à la station : un possible jeu de massacre pour eux... et les autres.

Dans le 1er cas, c’est leur problème (et celui des assurances en tout genre lorsqu’ils se blessent) ; dans le 2d, sauf votre respect, ils font ch*** (nonobstant, toujours et encore, des problèmes d’assurances mais, cette fois-ci, avec, en prime, les assurances de la victime qu’ils ont percutée) !

 

A bien y réfléchir, une partie de notre jeunesse n’a pas que des problèmes avec les accents circonflexes et le « ph » pour donner le son « f » ! Sa descente d’alcool est de plus en plus phénoménale, et il n’y a pas que l’alcool…

On ne cherche pas à se mettre dans un état second sans de sérieux problèmes psychologiques.

 

Si vous deviez avoir le moindre doute sur ce que je raconte, vous pouvez faire une petite enquête.

Consultez par exemple http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/02/25/01016-20140225ARTFIG00219-la-consommation-d-alcool-sur-les-pistes-un-phenomene-dangereux.php . Si tant est que les statistiques indiquées soient fiables, vous y apprendrez, comme moi, qu’en Autriche «un skieur sur cinq descendrait les pistes après avoir descendu au moins un verre d'alcool. Et toujours en Autriche, 29% de ceux qui étaient impliqués dans un accident avaient un taux d'alcoolémie supérieur au niveau légalement autorisé au volant d'un véhicule ».

Et je ne pense pas que la France soit mieux lotie que l'Autriche après avoir jeté un coup d’œil sur http://www.leparisien.fr/societe/video-sports-d-hiver-sur-les-pistes-aussi-l-alcool-fait-des-degats-15-02-2014-3593505.php .

Ajout du 19 février : s'impose également un coup d'oeil sur "Les rois du ski à petits prix" récemment diffusé sur D8 et actuellement visible sur http://www.d8.tv/d8-docs-mags/pid5198-d8-en-quete-d-actualite.html?vid=1214975. Aux environs de mn. 31, reportage sur La folie douce. Aux environs de mn. 48 les risques du ski. Ne pas manquer le policier qui enquête sur un skieur qui en a blessé un autre et a poursuivi son chemin. Il explique que les pistes de ski deviennent comparables en incivilité et en c*** (cela, c'est moi qui l'ajoute !) aux routes ; bien vu !

 

Vrai qu’il n’y a pas que des abrutis et/ou des poivrots sur les pistes, et c’est encore heureux !

Mais il y en a, de plus en plus me semble-t-il, et ils font peur… aux autres, et probablement parfois à eux-mêmes, tant qu’ils ont encore une vague lucidité.

 

Bref, sans doute en me souvenant plus ou moins consciemment de l’accident de ma mère, nonobstant celui, impensable, je persiste à le penser, de Michael Schumacher (http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/01/le-triste-%E2%80%98exemple-de-michael-schumacher%E2%80%99.html ), je me suis laissé convaincre par les attaques répétées de Miss ma fille.

Après en avoir essayé une bonne vingtaine, j’ai acquis un casque hyper léger avec des aérations un peu partout pour assurer une bonne ventilation et éviter la transpiration ; sur les oreilles un système permettant aux sons extérieurs de parvenir le plus possible jusqu’aux tympans et, enfin, la possibilité de régler le serrage de la tête.

 

Me voici donc casqué de neuf (ah, la trombine que je me paie ! :).

Le lendemain de ce brillant achat, ma fille et moi embarquons sur un télésiège. Nous arrivons au sommet, nous faisons la pose habituelle le temps de terminer le papotage en cours et de remettre les gants ainsi que les dragonnes des bâtons… Et vlan ! Je me retrouve allongé sur la neige passablement groggy.

 

Une c*** de nunuche, même pas mignonnette, venait de me shooter comme une quille de bowling parce que son niveau de ski était tel qu’elle avait été incapable de s’arrêter entre l’arrivée du télésiège et moi !

Elle était avec un garçon qui m’a demandé au moins 20 fois « You OK ? You OK ? », ou bien parce qu’il parlait l’anglais comme moi le javanais, ou bien parce qu’il était British et a jugé que, en bon Français, je ne comprendrais que des phrases simples.

 

« Ok », je ne l’étais pas trop parce que j’étais plutôt KO par les coups reçus, le principal étant sur la colonne vertébrale à hauteur des omoplates, et le temps que je reprenne mes esprits, il n’y avait plus personne, comme par hasard.

 

Je devais avoir bien triste mine car le perchman (un pote de ma fille) est venu me demander si j’avais besoin de secours.

Non merci, c’est gentil de vous inquiéter de mon sort. J’ai simplement été sonné, je sens une vague douleur dans le dos, mais elle est partie en moins de 48h.

 

Mettre un casque pour se protéger des enfoirés qui, de plus en plus, peuplent les pistes ?

 

Allons donc !

 

Sur ce coup, c’est une dorsale qu’il aurait fallu…

 

Puisqu’il n’y a pas moyen de faire comprendre à certains nouveaux skieurs que l’on ne s’aventure pas sur des pistes ne correspondant pas à son niveau personnel (franchement, le télésiège concerné conduit à des pistes pas très difficiles mais qui exigent néanmoins que quiconque l’emprunte soit capable de se laisser glisser, puis de s’arrêter à l’arrivée du télésiège… s’il entend arriver en bas des pistes en cause sans encombre !), je suis preneur d’une armure efficace, mais légère.

 

Si vous en avez une à me proposer, faites-moi signe.

 

En attendant, je me replonge dans la sinistrose de ces temps dans lesquels rien ne va plus.

Nous sommes probablement à la fin d’un monde, d’une civilisation. Chantons donc avec Dylan que The Times They Are A-Changin’, en espérant que le monde futur sera mieux, ce dont je doute quand je vois monter la xénophobie, le radicalisme et les discours agressivement religieux de tout poil…

 

Finalement, je crois que je vais repartir dans « mes » montagnes. Le vent qui y souffle est moins porteur de messages d’angoisse et, souvent également, d'horreur… and blowin’in the wind

 

Si vous me chercher et que je ne réponds pas, recevez par anticipation la photo légendée que j’ai envoyée à plusieurs amis qui se demandaient où j’étais passé lors de mon dernier séjour

 

A++

 

 

 

ortografe é Kaskoski  (orthographe et casque au ski)

N.B. Les illustrations sont de Miss ma fille. Depuis qu'elle a un Smartphone avec je ne sais plus combien de millions de pixels et un objectif pas trop pourri, je prends de moins en moins un appareil photographique pour aller sur les pistes. Je rêve qu'elle ait un jour sur son super engin une application informant de l’approche d’un OGNC (Objet Glissant Non Contrôlé) qui émettrait le son d'une corne de brûme. Cela mettrait de nouveaux sons incongrus dans ces pauvres montagnes et aurait le mérite d'informer les pauvres pingouins dans mon genre qu'il faut chercher un abri...

 

... Dites, les sagouins des pistes, ça ne vous emmerde pas trop d'emmerder les autres ?

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