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(G. Brassens)

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 15:49

Monsieur Ixe draguait ouvertement Mademoiselle Igrecque l’autre jour en cours.

Comme Mademoiselle Igrecque avait le sourire pâmé de celle qui va dire oui en répondant je ne sais quoi (et je préfère ne pas le savoir) à Monsieur Ixe et que leurs papotages commençaient franchement à me K C les pieds, au lieu de hurler un silence "défoulatoire" dans le micro, j’ai préféré susurrer dans ledit micro à l’adresse de Mademoiselle Igrecque qu’elle pouvait  accorder ses faveurs à son voisin si cela lui plaisait, mais pas devant tout le monde au beau milieu de l’amphithéâtre L.

Bien que Mademoiselle Igrecque soit devenue rouge de confusion, elle m’a demandé, probablement pour se donner une contenance, si j'avais une idée de l'origine de l’expression.

Il m’a donc fallu répondre à cette demoiselle qu’il se raconte qu’elle aurait pour origine les faveurs,  au sens de petits rubans, que les femmes se mettaient aux poils pubiens. En effet, à la suite de la fermeture des étuves médiévales, sorte de hammams à l’occidental, lesquels étaient une reprise des thermes gréco-romains, les femmes cessèrent de se faire épiler par le barbier et elles parfumèrent les susdits poils, les peignirent, les frisèrent … et les décorèrent de faveurs ; d’où, dit-on, l’expression au sens sans équivoque d’accorder ses faveurs à un homme.


Rire général dans l’amphithéâtre. Gêne totale de Mademoiselle Igrecque de Cramoisi L.

« Monsieur vous plaisantez !? »
  (hé oui ! Ils finissent pas me connaître et se méfient !) 

Pas du tout… mais je ne garantis absolument pas la véracité de l’affaire. J’ai commencé mes explications par il se raconte ce qui signifie que j’ai lu cette explication je ne sais plus trop où, mais je n’ai jamais enquêté pour la vérifier.

Réaction classique : lorsque je fais mes cours, rares sont ceux qui me demandent des références bibliographiques, je suis cru à 100% ; lorsque je dis des âneries, histoire de se détendre quelques instants, c’est le déchaînement : Monsieur, où avez-vous pris cela ; nous exigeons Jles sources de cette histoire.

 
Enquête bibliographique rapide.

Vous trouverez un écho de cette affaire dans un ouvrage qui m’était un jour tombé sous la main chez un bouquiniste et auquel je n’avais pu résister : Fanny Beaupré et Roger-Henri Guerrand, Le confident des dames ; le bidet du XVIIIème au XXème siècle : histoire d’une intimité. Editions La Découverte, Paris 1997, page 54.

Il faudrait au moins vérifier s’il y a un mot sur la question dans Le Robert, Dictionnaire historique de la langue française, ouvrage dirigé par Alain Rey. Promis, dès que je pourrai accéder à cet ouvrage,  je vérifie ; désolé, je suis en travaux et j’ai 3 tonnes de cartons devant la bibliothèque où il se trouve rangé…  Est-il consultable sur l’Internet ?...
Recherche rapide. Je le vois en vente, mais pas en consultation.

Par contre :

Le TLF semble muet sur la question :
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?31;s=3977391825;r=2;nat=;sol=4;
Même situation chez Emile Littré http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais

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commentaires

Mr Canard 20/06/2013 05:33

Ma Charloooooooooootte ! Depuis presque 5 ans, je n'avais pas fait attention à ton commentaire ! Bien sûr que je l'avais vu puisque je l'avais publié. Mais probablement m'étais-je promis de venir
te répondre et puis j'ai zappé. Je passe sur cette page de mon blog en ce 20 juin 2013 car, en 48h, Overblog m’indique elle a reçu quelque 40 visites ce qui est tout à fait inhabituel. Je me
souvenais vaguement de ce que j'avais raconté, mais j'en raconte tellement que j'avais néanmoins besoin de venir me rafraichir la mémoire.
Charlotte ? C'est l'une de mes anciennes étudiantes qui depuis est devenue une collègue enseignante... enfin ex-collègue, car elle est en activité alors que moi... cool la retraite !
Son témoignage montrera au Niortaignais que son hypothèse 'canular monstre du prof' est aussi niaise que lui :-) ; en 2008, l'une de mes étudiantes ne doutait pas un instant de l'authenticité de
l'anecdote probablement parce qu'elle en entendait bien d'autres :-) !

Charlotte 02/10/2008 18:09

Aaaaaaaaaaaa Capo Canard, je vous reconnais bien là !!!!
Vos cours me manquent tout de même et lorsque je lis ça, je repense aux rares bon moments que j'ai eus là où vous enseignez !

Le Niortaignais 28/09/2008 12:13

Excellent ! Pov' Mademoiselle Igrecque ! Fait avéré ou canular monstre du prof, c'est comme cela que naissent les légendes urbaines, avec un petit coup de pouce du bouche à oreille estudiantin. En tout cas, on dirait que l'esprit critique a un peu déserté les amphis !