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Pensée...


"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 13:27

L’utilisation d’un joker ne vous suffit pas… (voir le P.S. au bas de la p. http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-25963285.html  L). Allons-y donc pour quelques idées rapidement lancées sur le clavier.

Bien franchement, je considère que ce n’est pas à moi de vous dire s’il faut ou non suivre les mouvements de grève annoncés pour la rentrée de janvier.

C’est à chacun de vous qu'il appartient de prendre ses responsabilités.

Et ne parlez pas de « refaire un mai 68 ». Mai 68 était une crise de croissance, là il s’agirait d’une crise de récession (oh ! le vilain mot ! ll l’est tellement que nos politiques ne veulent pas le prononcer) provenant de la mondialisation. Je ne sais pas si, dans un tel contexte, il est opportun d’accroître les difficultés économiques par des troubles en tout genre.

En 1789, 1830, 1848, 1871… les révolutionnaires pouvaient atteindre l’une des causes de leur malheur : les responsables de la mauvaise répartition du PIB (expression totalement anachronique, mais qu’importe) étaient identifiables. En mai 1968, « le grand capital », pour reprendre à présent une expression chère au leader communiste de l'époque, Georges Marchais, l’était toujours. Aujourd’hui, ceux qui se gavent au détriment des autres sont devenus des ombres, des courants d’air. 

Sam Gibara, homme d'affaires, ex-PDG de la multinationale Goodyear, expliquait :

 « Les entreprises sont mondiales. De ce fait, les gouvernements ont perdu le contrôle qu’ils avaient sur elles. Qu’elles soient dignes de confiance ou non, les gouvernements n’ont plus sur les entreprises le pouvoir qu’ils avaient il y a 50 ou 60 ans. C’est un changement radical. Les gouvernements sont devenus impuissants par rapport à ce qu’ils étaient. Le capitalisme, aujourd’hui, commande les hautes sphères et a supplanté les politiciens en tant que grands prêtres et oligarques qui dominent notre système. Le capitalisme avec ses principaux protagonistes et acteurs, les PDG des entreprises ont obtenu un pouvoir et des droits inouïs. Je ne nie pas l’importance des gouvernements, mais ce sont eux les nouveaux grands prêtres » *.

Révolte contre le pouvoir politique en place, qu’il soit entre les mains de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royale, d’Olivier Besancenot ou encore de notre Arlette Laguiller nationale (elle, au moins, n'a jamais trahi ses idées ; c'est beau J) : mais que voulez-vous que fassent les uns ou les autres dans le contexte de la mondialisation !? Locke et Montesquieu, en identifiant les composantes du pouvoir, en ont oublié une de taille, ou alors l’économie et la finance ont pris une ampleur jadis inimaginable**

Ce ne sont plus les politiques les Grands-sachems des tribus de Pieds-plats-bon-à-trimer-que-nous-sommes,  mais les capitaux qui flottent à travers le monde et qui deviennent totalement insaisissables, comme ceux auxquels ils appartiennent… système dont nous faisons partie intégrante dès que nous rêvons de pouvoir déposer 100 € en banque en imaginant que d’ici 5 ou 10 ans, ils auront fait plein de bébés « 0 » à ajouter derrière le 1.

La mondialisation, dans son état d’avancement actuel, tend à transvaser les richesses des pays nantis aux pays nommés pudiquement PVD et émergeants. Elle répond ainsi en partie  au malaise profond de tous ceux pour qui égalité entre les hommes n’est pas une vaine expression en transformant la charité, forme profonde d’hypocrisie institutionnalisée pour se donner bonne conscience, en partage véritable entre les habitants de cette planète. Il est désormais vrai qu’il y a des pays en voie de développement et des pays émergeants dans lesquels le PNB n’est plus systématiquement accaparé par une minorité de privilégiés.

Quant au souhait de voir chaque être humain disposer d’un niveau de vie comparable à celui que nous connaissons encore dans la Triade, il faut l’abandonner. La terre ne comporte pas assez de richesses pour produire en suffisance. On avance souvent le chiffre de 8 planètes comme la nôtre pour que l'on dispose des matières premières nécessaires à la réalisation de l’objectif. La terre est un gâteau qui n’est ni immense, ni extensible. Tant qu’il y aura des nantis comme nous (je laisse volontairement de côté les super-nantis), il y aura des pauvres ; les uns ont une bonne part du gâteau, les autres n’ont que les miettes. Et si nous voulons que les autres aient une part raisonnable du festin, il faut nous restreindre ; il n’y a pas à sortir de là.

Les étudiants de la Cité qui a vu naître la démocratie se révoltent. Le symbole est fort. Mais la génération « 400 euros » a-t-elle vu chaque aspect du problème ? La jeunesse du monde doit-elle répondre à l’appel à l’internationalisation du mouvement qu’ils lancent ?

Je ne sais pas… Je ne sais plus ; c’est à vous qu’il appartient de décider.

Mais réalisez bien en tout cas que ce n’est pas en défilant au son de « Sarko du boulot » que Nicolas Sarkozy POURRA (et non voudra bien) vous entendre. Il n'est pas un grand prêtre. Et ce n’est pas un problème de droite ou de gauche. Le même défilé rythmé par « Ségo / Besancenot du boulot » serait également voué à l’échec. A l’heure où Nicolas Sarkozy et ses ministres sortent à la hâte quelques vieilles recettes "Roosvelto-keynésiennes" de temps de crises, je n’entends guère les partis d’opposition venir exprimer non pas ce qu’il ne faut pas faire… mais ce qu’il faut faire ! J’en conclus qu’ils n’en ont aucune idée, et de nous endormir par des crêpages de chignons pour le poste de Secrétaire du PS, Nicolas Sarkozy préférant, lui, nous faire chanter des berceuses par la douce Carla sur les différentes chaînes TV (avez-vous remarqué que, depuis quelques temps, on ne voit plus qu’elle ; J ou L ?) 

Il ne faut en tout cas pas mélanger le mouvement lancé par les fils de Solon / Clisthène et de la belle Lysistrata avec celui des lycéens qui en ont après Xavier Darcos et ses réformes. L’un porte sur un choix de société et est, à mon sens, irréaliste, utopique car tout à la fois caduque ou prématuré et peut, de surcroît, pousser à de nouvelles délocalisations propices aux profits, transférant le travail là où les Pieds-plats fraichement embauchés acceptent, avec un sourire joyeux, d'être corvéables à merci ; l’autre est ponctuel et ciblé sur un ministre.

Mon opinion sur la réforme de Xavier Darcos à l'origine de la grogne ? L

Je pense qu’elle est clairement sous-entendue page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-25503663.html  L

Puis-je ajouter que, malgré toute ma bonne volonté et mon irrespectueux respect de provocateur systématique  envers toute institution établie, je ne puis accorder  la moindre crédibilité  à un homme cultivé, surtout s’il est ministre de l’Education Nationale, qui se plante  face au problème suivant :

Sachant que 4 stylos valent 2.42 €, combien coûteront 14 stylos ?

Et ce n’est pas une plaisanterie ! Si seulement c’était….

  

Pour les sceptiques et les gens mal informés voir par ex. :

http://www.dailymotion.com/video/x5918i_la-regle-de-trois-monsieur-darcos_news

Vous observerez la débilité de la première réponse proposée par la présentatrice  qui applique
la règle pédagogique : vos enfants sont trop sous-développés du cerveau, n’utilisons donc
pas une réflexion, mais créons de simples mécanismes
.
La pauvre doit pomper sur ses notes
pour ne pas se planter.
Elle applique alors ce que l’on enseigne aujourd’hui :
le « produit en croix ». Comme s’il était désormais devenu impossible de procéder
à un raisonnement de la vie quotidienne 
du type de celui qu’elle finit par proposer,
en commentant qu’il y a encore plus simple (bravo et merci !) :

 

si 4 stylos valent 2.42 €, 1 stylo coutera 4 fois moins et 14 stylos, 14 fois plus…!!


Chez les lettrés, il n'y a que le Ministre de l'Education Nationale pour ne pas trouver !

Franchement, comment le prendre au sérieux J (non : L, car c’est lamentable !)

 

Et je passe sur l’ignorance dont témoigne le même Xavier Darcos a l’égard du passé antérieur

qu’il veut pourtant imposer à de pauvres bambins qui ne lui ont rien fait :

http://www.chauffeurdebuzz.com/xavier+darcos+ne+sait +pas+faire+une+regle+de
+trois+et+conjuguer+au+passe+anterieur-3445

 


Je conçois que la France soit au bord de la faillite et qu’il faille impérativement faire des économies. Je conçois donc également que soit une priorité absolue la réduction de l’ubuesquissime budget de l’Education Nationale. La question  est à présent : quelles sont les bonnes mesures pour y parvenir ?

On aurait souhaité, qu’avec franchise et confiance, soit avant tout exposée la réalité financière de notre pays ; l’école n’est-elle pas supposée former des citoyens responsables, c'est-à-dire aptes à comprendre des problèmes assez simples puisqu'ils peuvent être appréhendés par quelqu'un qui ne sait plus faire une règle de trois sans sa calculatrice (regardez une nouvelle fois le clip : c'est l'excuse qu' "IL" donne, et je veux bien le croire... réalise-t-on où nous en sommes des automatismes dépourvus de tout acte d'intelligence !) ? A en tout cas un côté fort désagréable l'attitude qui consiste à vouloir faire passer en force une réforme, comme si seuls Monsieur Darcos et ses conseillers disposaient de la Vérité, les autres n'étant que d'innommables crottes inaptes à comprendre, négation de l'Ecole Républicaine qu'ils entendent réformer... sans doute pour produire de nouvelle crottes mieux dressées à peu travailler / avoir des revenus en conséquence / beaucoup consommer et, surtout... ne pas réfléchir ! 

Ensuite, il aurait pu être opportun d’envisager le contenu des programmes et la manière de les enseigner avec, en toile de fond, la confiance, encore elle. Cette confiance aurait pu entrainer la liberté totale de l’enseignant sur ses choix pédagogiques. Cette situation changerait de cette défiance systématique exprimée via les inspecteurs qui ont en charge de vérifier si l’enseignant a bien respecté la directive pédagodiptérosomique N° G./D/Kone 2.000.056b : il faut chercher une « entrée » par problématique***… entrée à laquelle les élèves ne comprennent rien du tout attendant, tout comme leurs parents, un cours pseudo-magistral qui débouchera sur des notes claires et rigoureuses de ce qui doit être retenu, apprentissage de savoirs qui permettra ensuite de mobiliser des connaissances pour passer à des exercices de réflexion.

Pourquoi ne pas fixer un programme quantitativement raisonnable avec pour seul objectif : les écoliers, collégiens et lycéens doivent savoir et comprendre les thèmes suivants -> liste précise => économie possible d'heures => baisse de la masse salariale... le tout en respectant les "anciens" qui, peu à peu, partent à la retraite, et les jeunes qui passent les concours et entendent bien les remplacer .

Monsieur Darcos, j’espère que vous êtes plus compétent en histoire qu’en grammaire française et en mathématiques élémentaires J pour suivre mes exemples. Est-il normal 

·         qu’après l’avoir étudiée au CE, au collège et au lycée, plus de 50% des étudiants (j’ai fait un sondage il y a une quinzaine de jours pour satisfaire la curiosité d’un étudiant qui, lui, connaissait la réponse et refusait de croire l’anecdote qui suit) soient toujours convaincus que la Révolution (de 1789… puisque j’ai utilisé un « R ») avait pour but de renverser la monarchie pour instaurer une république ?

Monarchie constitutionnelle ?... Connais pas ; c’est quoi cette bête ?

 

·         que la grande majorité des Français considère que Louis XVI est le dernier roi de France ?

(Autres exemples sur simple demande… Possibilité de se faire une idée en s’offrant une    promenade  sur la page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-14625472.html )

Il y a un malaise dans l’éducation. Il est évident que de l’argent est gâché…

… mais en aucun cas je ne crois en l’efficacité de vos réformes.

Nonobstant l'application des idées qui précèdent, des économies pourraient encore être faites dans l'adaptation de l’enseignement à l’âge du public qui le reçoit. En histoire (je prêche pour ma paroisse, étant un farouche partisan du chacun chez soi et les cochons seront bien gardés), il serait possible de raconter des histoires et non de faire des cours d’Histoire aux plus petits (au moins jusqu’en 6ème), tout en tentant d’éveiller peu à peu leur esprit à la politique au sens grec du terme, à savoir : quelles solutions peut-on imaginer pour que les être humains soient le plus heureux possible ? Il faudrait encore adapter les programmes à la vie quotidienne (les voyages mettent nos jeunes en contact avec des civilisations dont ils n’ont jamais / peu entendu parler), etc, etc…

Et l'on pourrait, cerise sur le gâteau, laisser vivre les enseignants en cessant de les considérer comme des fumistes de haut vol  http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-24368500.html qui, en prime, sont tous des gauchistes !

Il faut… Il faudrait… Il faudrait essayer…

... Une idée lumineuse. Et si nous demandions véritablement (et non par l’intermédiaire d’une participation bidon via l’Internet, si chacun voit bien ce à quoi je fais allusion) aux collègues leurs opinions ?

Ah oui ! C’est vrai, j’oubliais. Non seulement les enseignants sont des fumistes paresseux et des gauchistes, mais ils sont encore atteints d’immobilisme. Et si le supposé immobilisme du corps enseignant n’était rien d’autre qu’une réponse du genre : marre de vos réformes débiles menées depuis 1968 qui ont conduit des bacheliers à pouvoir écrire sans rougir de honte (j'anticipe très légèrement non pour la non-otrhographe -ou dysorthographie, si cela vous semble préférable-, mais pour l'usage de l’écriture texto) : « j’Y les montagnent qui domines la station où je V aller faire du ski et corrigés mes copient sur les télésiègent ; ô mais zut G oublié de les emporters ».

A présent, stop !

Je suis enseignant avec un salaire basé sur 10 et non 12 mois par an (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-24368500.html ).

Je suis le fumiste peigne girafe gauchiste immobiliste de service en vacances depuis hier.

Donc je ne fais rien ! Mais RIEN-de-RIEN !!  Si, ma tête de cochon... J

Que chacun assume ses responsabilités, y compris les ex-grands prêtres déchus qui, de dépit, se défoulent sur les pauvres clampins que nous sommes et, pire, que sont nos enfants, en proposant des réformes dans lesquelles prime l'économique au détriment du pédagogique.
Navré, Monsieur le Ministre, il vous faut revoir votre copie pendant
mes J vacances afin de tenter de concilier les deux intérêts en cause.

Vacances !... Qui a dit : vacances ? J

Réflexe conditionné : où sont mes cours ; où sont mes piles de copies ?

Ô Petit Papa Noël, peux-tu les corriger pour le fumiste gauchiste immobiliste que je suis ?
Cela serait de gigas chouettes étrennes
J.

Et puis, sois sympa, refais s'il te plaît l'exercice de Monsieur le Ministre sur un thème qui le hante : la réforme du lycée. Si tu t'en mêlais, nul doute que tout un chacun hurlerait bravo et ce serait bienvenu pour tous les Français… L’unité de la France sur l’éducation nationale ! 
C'est Noël  ; je revendique le droit au   !!!



Joyeuses fêtes à chacun, y compris à Xavier Darcos J


_____________________________ 

* Canal+, Zapping du 28 / 05 / 06 ; je en pense pas que C+ me tiendra rigueur de dire que j’ai le clip dans mes archives (déjà à l’époque, il m’avait paru intéressant), et que je le mets bien volontiers à disposition de celui qui voudrait le mettre sur Youtube ou Dailymotion(il est en «.mpg » et pèse  32,9Mo)

** Législatif, exécutif, juridictionnel, économico-financier ; n’en manque-t-il pas au moins un 5ème ? Songeons à toutes les décisions qui ont été prises par un politique amoureux dans le but de satisfaire l’aimé(e). Un 6ème ? Le pouvoir des médias. Il est vrai toutefois que seuls les trois premiers sont institutionnalisés par les constitutions... quoi que, dès juin 1776, les insurgés virginiens avaient jugé opportun de préciser dans la Déclaration de leurs droits : « Que la liberté de la presse est l'un des plus puissants bastions de la liberté et ne peut jamais être restreinte que par des gouvernements despotiques » (art. 12). Mais, sauf erreur, ce droit ne peut être considéré comme étant très généralement constitutionnel dans les démocraties contemporaines (tout juriste de passage voudra bien me laisser un commentaire sur la question – merci – et, de mon côté, il faut que je pense –ce sera là le plus difficile, avec ma mémoire passoire J- de poser la question à l’un d’eux).

***
Aaaah ! La problématique !
Voilà bien une débilité profonde qui, sauf erreur, a véritablement éclos en apothéose avec Claude Allègre, alors qu’il était Ministre de l’Education Nationale et qu’il croyait faire rire la France entière au détriment des enseignants en parlant du référent bondissant (= ballon). Il y a bien longtemps que les profs d’EPS (ex-profs de gym.) avaient relevé cette perle qui avait pour origine les référentiels… c'est-à-dire les documents officiels que le Ministère de l’Education National fait parvenir aux enseignants pour imposer programme ET pédagogie sous prétexte fallacieux de préciser les objectifs. Qui était le plus ridicule dans l’affaire ; ceux qui appliquaient la directive ou ceux qui avaient laissé formuler de semblables âneries ? Que l’on se rassure ; en matière de pédagogie la source des âneries est intarissable et il en circule de nouvelles. La problématique en est une de choix. La notion est relativement complexe à maîtriser et justifie des publications pour la cerner (voir par ex. Guy Frécon, Formuler une problématique, Dunod, 2006)… ce qui explique pourquoi la majorité considère que problème et problématique sont synonymes.  Notre Jojo national va devoir revoir sa copie (encore un !) pour nous hurler dans les oreilles 
                          yyy J'ai une problématiqueuuuuu, yyy Je crois bien k'je la kiffeuuuuuuuuuuu...
 yyy
 

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