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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:07

 

Dawson versus OTH Les frères Scott 2 :

 Joey-Lucas, Pacey-Peyton et Dawson-Brooke.


Je disais donc, voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-dawson-versus-oth-les-freres-scott---1-38511523.html § 5.

Joey = Lucas, Pacey = Peyton, Dawson = Brooke…

Observez le féminisme de la situation dans Dawson, pas dans OTH ; tas de machos J !

 

Joey-Lucas Y Pacey-Peyton, les évincés du triangle amoureux Dawson-Brooke étant projetés dans l’euphorie d’une réussite professionnelle conforme à leurs rêves d’enfant : Dawson se fait connaître par sa série autobiographique The Creek et va enfin approcher Spielberg, ce qui laisse supposer un brillant avenir hollywoodien ; Brooke, elle, a passé la phase de l’espérance puisqu’elle est devenue créatrice de lignes de vêtements et femme d’affaire accomplie (n’en déplaise à sa mère).

 

« Fin » pour Dawson, mais OTH permet d’imaginer une suite. Dawson, comme Brooke (OTH 505 en particulier) prendra conscience de sa solitude affective. Se noyer dans le travail n’est pas une solution définitive même si, on le sait au moins depuis Voltaire, cultiver son jardin est un procédé pour s’étourdir, s’abrutir et oublier toute sorte de problèmes.

 

Brooke s'addressant à un Lucas décomposé par le pseudo-non de Peyton : « Tu te souviens quand j’ai commencé Clothes Over Bro’s ? C’était après notre rupture et j’essayais de guérir mon cœur brisé en m’étourdissant de travail. Il faut que tu fasses pareil à présent…. Il faut que tu deviennes le meilleur écrivain possible…» (505, 33.40 et s.) *.  A noter en passant que Lindsey s'étourdira de travail lorsque, à son tour, elle sera inconsciemment repoussée.

 

Il demeure que (OTH 505, 35.36) Brooke rentre chez elle après la super soirée passée avec son « ex » (vrai que dans la réalité, elle serait super à vivre cette soirée J) et doit affronter sa mère.

Brooke lui dit de se calmer, que la scène qu’elle a surpris de Lucas à ses genoux une bague de fiançailles en mains était une plaisanterie. « Dieu merci, lance Victoria, tu aurais bien trop à perdre ! ». Et Brooke les yeux perdus dans un songe nostalgique murmure : « et Lucas Scott est le seul pour qui j’aurais aimé tout perdre » (« and Lucas Scott was the one boy I might have lost it for »)… Sa mère n’a pas entendu, ce qui ne l’empêche pas de poursuivre : « tu dois te concentrer sur l’entreprise et non sur les garçons avec des bagues ». Brooke réagit quand même : « et l’amour, maman ? ». Réponse : « Le nom de ta ligne ne signifie-t-il pas les vêtements avant les mecs ? ».

Brooke se soumet à la fatalité et va de nouveau se noyer dans le travail. Elle informe sa mère qu’elle est d’accord pour les projets d’avenir qu’elle a élaborés : la ligne haut de gamme, le magazine… Ce débordement d’activités l’étourdira.

 

Compte-tenu de son passé avec Joey, et de la nostalgie qu’il garde au fond de lui, il y a fort à parier que l’on peut transférer les pensées de Brooke sur Dawson, et cela quel que soit son avenir.

 

Joey Y Pacey et inversement ? Oui, certes… mais pour combien de temps ?

 

Le temps qu’ils se découvrent l’un l’autre… Car dans leur histoire, il semble manifeste que si finalement Joey choisit Pacey c’est que tous deux se connaissent bien, mais pas au point de Dawson / Joey qui savent lire dans leurs pensées respectives. Or, l’amour sans mystère, sans imprévu se noie dans la banalité du quotidien ; c’est l’ennui assuré.

 

Joey a donné 5 ans à Pacey pour qu’il la connaisse aussi bien que Dawson lorsqu’elle doit faire remplir un document destiné à ses inscriptions universitaires : demander à quelqu’un qui vous connaît bien de vous décrire. Il lui fait une scène car elle ne voit que Dawson pour réaliser cette dissertation passablement délicate (407, 35.47)

 

Voilà, c’est fait ; imaginons que les 5 années se soient écoulées... et que Joey ait eu raison ( J je connais des gens qui ont vécu des années ensemble et qui ne se sont jamais véritablement connus L)

 

Désormais, ils se connaissent donc bien. Que vont-ils commencer à voir l’un chez l’autre ?

Leurs défauts… d’autant qu’il ne faut pas oublier que Joey évolue dans un milieu intellectuel au top compte-tenu de ses activités professionnelles. Souvenons-nous alors  que ce brave Pacey est parfois / souvent passablement lourd, et qu’il ne semble pas particulièrement enclin à changer.

Episode 409, 26.35. Du fait de ses réussites scolaires, Joey est conviée à une soirée intello-mondaine. La discussion part sur l’architecture. Joey se plante en situant le Musée Guggenheim à Ney York, et Pacey réussit à botter en touche le mal-à-l’aise qui s’en suit en comparant la construction à un artichaut (409, 27.06). Cette construction, il la connaît pour l’avoir vue dans un magazine que reçoit régulièrement son frère et, coup de chance (et non savoir par goût), il en a enregistré l’image… Si les scénaristes ont entendu nous faire comprendre par cette scène que Pacey est capable de s’intéresser aux arts, d’avoir des activités véritablement intellectuelles, il est nécessaire qu’ils revoient leur copie.

Pacey ? C’est le bourru, le grognon un peu solitaire, le révolté contre les conventions qui déborde d’énergie et fait contraste avec Dawson ; Pacey agit et, éventuellement, s’il ne peut faire autrement, réfléchit après… au contraire de Dawson qui, à force de trop penser, a souvent du mal à passer à l’action ; s’il en était autrement, je gage d’ailleurs que, dans une non-fiction, Joey serait restée avec lui !

Il demeure que dans l’une de ces ennuyeuses soirées intello-mondaines, un p’tit jeunot qui ose comparer les formes imaginée par Frank Gehry soi-même pour la fondation Guggenheim à un artichaut (pas vrai, on dirait un pétrolier J) ne peut que faire figure d’iconoclaste et être rejeté, lui et sa compagne. Dans la série, il a la chance d’amuser celui qui fait office de grand-prêtre pour cette soirée, moyennant quoi ceux qui avaient été choqués, que dis-je, outrés (retournez voir le visage des acteurs tous ont ou bien la bouche en cul de poule ou sont bouche ouverte pour marquer leur stupeur !) se croient obligés de suivre le rire du maître de cérémonie.

Bien vu. Chez les snobinards bien conditionnés de ces soirées qui collent des allergies aux quidams qui, un jour ont, déclaré qu'ils se passeraient désormais de ces pitreries grotesques, l’originalité (la vraie, celle qui est l’anticonformisme de leur monde) peut séduire, et la provo amuser. Elle peut même créer une réputation et une admission dans le cercle des initiés dans la mesure où tout bobo standard ne peut être qu’en suivant comme un mouton ceux qui font office de bergers, de référents à l’Intelligence Suprême Révélée. Mais, à dire vrai, sauf si son auteur est véritablement de l’espèce des seigneurs de l’intelligence, cette provocation ne peut faire illusion que pour un temps. Pacey est loin d’être un imbécile, mais n’a rien de l’un des seigneurs évoqués. En conséquence everything must pass, c’est affirmé plusieurs fois dans la série (on l’a même chanté ailleurs)... Après l’illusion, que va-t-il se passer ? 

Même si, un peu plus tard dans le même épisode 409 (26.35 et s.), il est rendu hommage à son humour (en est-ce bien d’ailleurs véritablement, ou est-ce une maladresse, une gaffe, même, qui a eu l’heure de séduire, d’amuser temporairement ?) tant et si bien qu’il lui est présenté le Doyen d’une université prestigieuse et (34.45)qu’il lui est demandé pourquoi il ne s’y inscrit pas, même s’il étonne en louant les mérites de Joey qui l’a transformé et même si ladite Joey le remercie en lui déclarant qu’elle décerne à sa mère une médaille pour avoir élevé un garçon si parfait (39.46), Pacey n’appartient pas au monde professionnel dans lequel pénétrera, évoluera Joey.

Bref, disons-le sans détour, je verrai bien Dawson le retour dans lequel Pacey serait l’évincé et où Joey partirait avec Dawson (J ou L ?). 

Bien gentil le Pacey, mais ce n’est pas une flèche… et c’est pour cette raison que j’avais fini par jouer Dawson contre Pacey concernant le choix de Joey dans le final…

Ma foi… A chacun son point de vue. Personnellement, c'est ainsi que je le sens.


Certains passages de ce qui précède laissent-ils entendre que je doute de la longévité du couple Leyton ; Peyton et Lucas, comme Joey et Dawson, ne se connaissent-ils pas trop bien ?

Pas d’inquiétude : on peut croire en la pérennité de leur couple.
Ils appartiennent à la même sphère intellectuelle, et même s’ils se connaissent bien et plus encore,  ils n’en sont pas à bloquer les échanges entre eux au motif que l’autre a lu dans ses pensées ; jamais ils ne se plaignent d'une telle situation.
Et puis, il y a entre eux une complicité mêlée en permanence d’imprévus, de nouveautés, de jeux, d’humour ; voir la bataille de boules de neige à coup de pâte à cookies trop... salée J, voir le coup de la ligne de démarcation dans l’appartement, voir les grands yeux de Peyton découvrant que Lucas lui a réparé SA Comet , symbole de leur amour…


Plus important encore, ils ont en commun des souvenirs autres que ceux de jouer à Little Nemo** : passer des soirées et des soirées pendant des années et encore des années allongés sur un lit à regarder des films puis entreprendre de les disséquer pour les commenter, c’est quand même un peu limité à la longue ; non ?

Mesdemoiselles (Mesdames ?) qui me lisez, qu’en pensez-vous ?

Personnellement, je conçois que Joey ait préféré celui qui se moque d’elle, celui qui la fait rire de manière directe, franche et simple, celui qui a su la faire rêver notamment en l’embarquant sur un True Love retapé avec patience et amour par un Pacey un peu lourd… Quitte à redescendre plus tard du petit nuage et à retrouver la complicité intellectuelle avec Dawson…

Je pense séparation ? Je pense divorce ?

Oui-oui !... Et j’aimerais bien que vous y pensiez également sans culpabiliser lorsque vous songez à l’éventuelle séparation de vos parents.

On se rencontre un jour, on s’aime…
Quelques années plus tard, il est possible que l’on regarde l’autre en se demandant ce que l’on fait avec lui.
La vie change.
La vie se charge de changer les complices d’hier.
Mais comme dans nos sociétés imbéciles toujours baignées par la morale judéo-chrétienne il reste honteux de divorcer, les anciens amants prennent leurs enfants en otages pensant déculpabiliser s’ils arrivent à leur faire dire que maman est insupportable ou papa un crétin.
Ah ! Tu vois tu le dis toi-même et tu vois donc que j'ai raison de vouloir divorcer...
 

Ne vous laissez pas faire.

Si papa vous remonte contre maman, si maman vous remonte contre papa, vous les appelez tous les deux, vous leur dites que vous les aimez autant l’un que l’autre et qu’ils aient la gentillesse de régler leurs problèmes sans vous mettre au milieu comme une balle en mousse bien tendre qui amortirait les coups. Et dites leur également qu’au lieu de se déchirer, ils feraient mieux d'essayer d’user de leurs bons souvenirs pour se séparer le plus… amicalement possible.

Ne m’en voulez pas de revenir sur la question du divorce. J’ai ‘’ramassé ’’ dans les couloirs l’une de vos camarades en pleurs, totalement anéantie par l’attitude de ses parents en plein divorce… Et comme c’est loin d’être la première fois, je craque ! 

Cela dit, pour en revenir à OTH, si Mark Schawhn arrive à faire revenir Peyton et Lucas dans la série et qu’il les fait divorcer*** je lui tords le cou et le passe à la broche pour faire un barbecue avec tous les traumatisés par le divorce de leur parents…

... Je crains malheureusement qu’il n’y ait pas grand-chose à manger L  !

________________

 

* J’espère que vous avez tous observé qu’il y a dans cet épisode une débilité monumentale mais aussi nécessaire que le tiers emmerdeur pour la poursuite de la série…  Brooke est en effet l’Amie tant de Peyton que de Lucas. Comment se fait-il qu’elle ne décroche pas son téléphone pour demander à Peyton de lui donner sa version sur son étrange non ?

Réponse : parce que cela conduirait à lever le quiproquo entre Peyton et Lucas, or ce quiproquo est ce sur quoi repose toute la saison 5 J.

 

** Pour les incultes. Little Nemo in Slumberland est une bédé du début du siècle dernier dans laquelle le héros vit en rêve et toujours dans son lit des aventures fantastiques… Coucou Dawson, ce personnage ne te rappelle-t-il personne ?

 

*** L’usure du couple ? Oui… éventuellement, mais alors le scénariste se projette 10 ou 15 ans après !

Copies conformes dans les situations finales des personnages : 

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commentaires

Cyrielle 31/10/2009 22:54


alalala c'est tellement beau ce que vous aez écrit à propos de la vie, du temps qui passe, des complicités, de l'amour... un vrai philosophe! jadore!


Mr Canard 01/11/2009 15:00


Hé ouais ; on ne se refait pas...