Pensée...


"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

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  • : Le Défouloir d'un prof
  • : Le Canard du Bosse Fort (Bosphore, tas d'ignares sans humour) a traumatisé des générations d'étudiants... dont j'ai fait partie ! Ce blog, c'est son défouloir, là où il vous fait partager ce qu'il ne peut pas dire en cours au nom du stupide politiquement correct... Quant à moi je suis une de ses ex-étudiantes, complètement maso qui après avoir l'avoir subi, lui et ses plaisanteries horriblement machistes (entre autres), ai la bonté (extrême !) de m'occuper de son blog.... Allez, bonne visite !
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Vendredi 10 juillet 2009

 

Vrai : Girl next door, autopsie d’un montage (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-14471517.html) comporte un lien (http://myfreefilehosting.com/f/6b5ba69a52_0.27MB) conduisant à un site hébergeur ; ce lien est devenu inactif.

Cela signifie que le dossier sous Word d’une trentaine de pages qui y avait été déposé pour votre plus grande attention L est devenu inaccessible,  situation tout à fait intolérable d’autant qu’elle ne peut conduire qu’à de futurs « M’sieur j’n’ai pô pu avoir accès alors je n’ai pas pu terminer mon travail ». Oh ! Je l’ai fait avant vous, bandes de fumistes ! 

Il me paraît aujourd’hui  inutile de mettre une nouvelle fois en ligne l’intégralité du texte. Par contre, il me semble bon de faire un copier / coller de la partie qui tentait de définir la notion de mythe.

Je rappelle que le texte proposé ci-dessous date de 2007, que certains des exemples utilisés ont un peu vieilli… et, surtout, je rappelle qu’il est une partie de l’introduction d’une "autopsie" portant sur un teen movie à succès : Girf of newt door, film de Luke Greenfield (sortie 29 décembre 2004)[i]1 avec Emile Hirsh (Matthew, le héros) & Elisha Cuthbert (Danielle, l’héroïne). Ne vous étonnez donc pas que, plusieurs fois, références soient faites à ces deux personnages.

Et puis, souvenez-vous que si, dans le langage courant, mythe et légende peuvent être utilisés comme deux synonymes, il en va tout autrement en Sciences humaines. Le mythe est alors la valeur sociale qui est supportée par des récits qui ont assez souvent un fond de réalité mais qui ont été amplifiés tant par l'imagination d'auteurs, qu'ils s'expriment par écrit ou oralement (bardes), que par l'imaginaire collectif ; autrement dit il a été amplifié par des légendes.

 

Extraits de l’autopsie de Girl of next door :

 

Rappel avec un soupçon de « provo » ici ou là en guise d’introduction : qu’est un mythe [ii]2

 

Qu’est un mythe 1 ?

Un mythe est un récit qui véhicule des valeurs si puissantes qu’il « permet à un groupe, une collectivité de s’identifier »[iii]3

Les valeurs en cause ont presque toujours une finalité morale, au sens le plus général du terme ; morale et mythes vont très souvent main dans la main pour se fondre ensemble.

Les valeurs véhiculées sont intemporelles. C’est à ce point que J.P. Vernant n’hésite pas à écrire que tout se passe comme si le mythe était « déjà là avant qu’un quelconque conteur en entame la narration. En ce sens, le récit mythique ne relève pas de l’invention individuelle ni de la fantaisie créatrice [… mais du besoin social][iv]4 ».

Ces valeurs sont également universelles. Retour à J.P. Vernant. « Les mythes […], que Platon nomme des fables de nourrice […] sont un mot grec lié à l’histoire de cette civilisation. Faut-il en conclure qu’en dehors d’elle ils ne sont pas pertinents et que le mythe, la mythologie n’existent que sous la forme et au sens grec ? C’est le contraire qui est vrai. Les légendes hellènes, pour être elles-mêmes comprises, exigent la comparaison avec les récits traditionnels d’autres peuples, appartenant à des cultures et à des époques très diverses, qu’il s’agisse de la Chine, de l’Inde, du Proche-Orient ancien, de l’Amérique précolombienne ou de l’Afrique. Si la comparaison s’est imposée, c’est que ces traditions narratives, si différentes qu’elles soient, présentent entre elles et par rapport au cas grec assez de points communs pour les apparenter les unes aux autres »[v]5

Les collectivités évoluant, mais les valeurs fondamentales restant, le mythe, intemporel, a besoin de l’oralité[vi]6 pour s’adapter, se transformer harmonieusement[vii]7. S’il est figé dans un écrit, il peut être nécessaire de faire des « relectures » provoquant de véritables cassures qui semblent parfois brutales et être de ce fait considérées comme une trahison vis-à-vis de l’auteur.

En 1999, dans un article que je n’ose citer in extenso du fait de l’usage imbécile qui est faite de la propriété littéraire et artistique[viii]8, François Forestier, journaliste critique au Nouvel Observateur[ix]9, présentait la relecture qui avait été faite de Notre-Dame de Paris pour les besoins de la comédie musicale qui venait d’être créée. Il observait comment il avait été possible de plonger chez Hugo pour y puiser des « héros d’aujourd‘hui, parce qu’ils sont de tous les temps », belle référence à l’intemporalité des mythes. Et d’expliquer comment Esméralda devient une sans-papiers, Cosette un enfant de SDF, Gavroche un rappeur, etc. Mais ces identifications n’ont pas été spontanées dans l’évolution du récit ; la non oralité du roman d’Hugo a nécessité un processus d’analyse, de déconstruction et de reconstruction et j’ai vu des collègues littéraires être choqués par ces transformations. Et pourtant…

A noter en passant que, dans son propos, F. Forestier surenchérit sur l’universalité du mythe. « De Paris à New York, des Londres à Bruxelles, on joue Hugo, on danse Hugo, on chante Hugo ». Est-ce le résultat de la musique, de la mise en scène, de la qualité des artistes… ? Sans doute (« perso », je n’ai pas aimé), mais a également contribué au succès la reconnaissance, l’identification de valeurs communes par les spectateurs.

Ce processus d’appropriation identitaire des valeurs et mythes par le spectateur, le lecteur ou l’auditeur est bien connu ; c’est lui qui, en grande partie, fait que l’on « entre » dans une œuvre ou que, au contraire, on la rejette. Car, en amont, son créateur doit avoir su user avec adresse et harmonie des valeurs utilisées, étant entendu que chacun réagira avec sa propre personnalité pour conduire à un « j’aime » ou « je n’aime pas » et que, jusqu’alors, ledit créateur élaborait son œuvre de manière spontanée ou presque. L’Iliade… l’un des plus « grands succès de librairie » (et de récitation devant un public) de tous les temps, cela sur plusieurs siècles, doit sa fortune à une expression versifiée simple et efficace tant au niveau du sens que du rythme et, plus encore, au fait que les valeurs qui sont y véhiculées sont les modèles sociaux du temps ; l’auditoire puis, plus tard, le lecteur pouvaient se projeter dans le récit, au milieu des héros, agir à leur côté… s’identifier[x]10. Ce n’est pas sans raison qu’elle devint une sorte de Bible de l’Antiquité et que les valeurs qu’elle véhicule continuèrent d’assurer son succès dans les siècles qui suivirent.[xi]11

Mais revenons au Nouvel Observateur car, dans le même numéro que celui qui a été évoqué, Jean-Gabriel Fredet proposait une autre analyse sur le même thème : « Quand Disney réinvente Quasimodo ».

Ici encore, suis navré de ne pouvoir inclure l’intégralité de ce texte d’autant que, comme le précédent, il est très court et d’une efficacité redoutable.

 

Qu’est un mythe 2 ?  Suite, mais passage graveleux : je ne sais pas si, dans Girl next door des « ados » se « tripotent » et que c’est honteux, mais il y des adultes qui, eux, se masturbent… pardon, soyons corrects et réservés, pratiquent un onanisme éhonté de  leurs méninges pour mieux séduire les spectateurs petits et grands dans le but des les sodomiser sans aucune gêne et, très franchement, cela me semble encore plus détestable et moralement condamnable !

J.G. Fradet entreprend en effet d’expliquer comment les studios Disney opèrent… (c’est moi, bien sûr, qui vais surligner les passages intéressants pour mon propos)

« La force de nos films, c'est de raconter des histoires enracinées dans un mythe ou une légende populaire". Peter Schneider, patron du département cinéma Disney, le reconnaît : [il y a au niveau de l’élaboration des scénarii une] quête permanente d'archétypes capables d'inspirer au grand public un sentiment d'identification… »

Le but sera alors de faire un « remake » du mythe (ou de l’histoire populaire, ou des valeurs fondamentales) à deux niveaux : un pour les enfants, public déclaré, un autre pour les parents, public accompagnateur, qui, seuls, verront (enfin, on l’espère !) par exemple que le Frollo du Bossu de Notre-Dame (tiens ! encore Hugo !) version Disney ressemble à Pie XII ou qu’Esméralda symbolise la Shoah.

La démarche est intéressante. La lecture d’œuvre à plusieurs niveaux est une prouesse intellectuellement périlleuse et elle mérite le respect.

L’ennui est que tout ce « tripotage » cérébrale, ne se fait pas pour la plus grande gloire de l’Humanité et de cet Esprit qui, dit-on, explique le quelque 1% de différence génétique que nous avons avec nos cousins les grands singes (salut les bonobos et bono-bêtes[xii]12 !).

Non ! Le but est de séduire progéniture et possesseurs du portefeuille familial pour qu’après les billets d’entrée au cinéma, lesdits possesseurs craquent sur les produits dérivés.

J.G. Fredet poursuit, citant lui-même un de ses confrères américain (hé ! hé ! gaffe aux droits d’auteurs !). Pour faire du Bossu de Notre-Dame « un divertissement de masse, Disney a retravaillé son Quasimodo. "Laideur, difformité, personnages prisonniers d'une architecture mystérieuse et inquiétante ne pouvaient donner des produits dérivés très vendeurs", écrivait Paul Goldberg, critique du New York Times ».

Hé oui ! Chez Disney l’œuvre cinématographique est devenue un produit de grande consommation. Dans les étals des magasins, nous savions qu’il fallait veiller à ne pas se faire avoir par le « packaging » et autres artifices innombrables destinés à nous faire consommer, mais dans ma candeur indécrottable, j’avais longtemps pensé que les Studios Disney respectaient le monde de l’innocence enfantine[xiii]13.

Le « fric » est désormais partout, et les personnages disneyens sont aujourd’hui pensés, réfléchis, élaborés pour séduire tant sur les écrans que dans les bacs contenant les produits dérivés.

Et J.G. Fradet de conclure que la version du Bossu de Notre-Dame « aura rapporté aux studios Disney plus de 300 millions de dollars... Du bon usage des mythes ! »[xiv]14

Alors… finalement… quel « tripotage » est-il le plus choquant entre celui, sexuel, des « ados » de Girl next door et celui, intellectuel, de manipulateurs de sentiments humains ?

 

Qu’est un mythe 3 (Suite et fin) ?

Du bon usage des mythes

Ils sont partout sans que l’on y prenne garde, ces diables là, et il paraissait important de le rappeler. « Notre vie quotidienne se nourrit de mythe », constatait Roland Barthes. Puis, il poursuivait : le mythe est un système de communication, c’est un message […], une parole qui peut être bien autre chose qu’orale ; elle peut être formée d’écriture ou de représentations […] la photographie, le cinéma, le reportage, le sport, les spectacles, la publicité[xv]15, tout cela peut servir de support à la parole mythique »[xvi]16.

 

Finalement, car c’est à mon sens moins vicieux, roublard et pervers que les manipulations mercantiles des Studios Disney, je préfère l’usage qui a été fait des mythes dans Girl next door même si la « valeur number one » repose sur une évidence éculée (mais néanmoins toujours agréable) : celui de la beauté et de la grâce féminines matérialisées par la plastique avantageuse, les gestes, les regards et les expressions d’Elisha Cuthbert, autant d’éléments procédant du « système de communication » observé par Barthes et qui en illustrent et complètent les exemples qu’il donne[xvii]17.

Ne soyez pas jalouses Mesdemoiselles (aparté destiné à mes élèves). Je n’ai guère de compétences pour juger mais, si j’étais femme, il me semble que je trouverais plutôt « craquant » le héros, Emile Hirsch. Bien que le film soit peut-être plus destiné à un public masculin, les réalisateurs ont pensé à vous ; pas de frustration… même si les mythes en contiennent souvent des références. De toute manière, ce film s’adresse directement à vous pour vous faire « vivre par procuration »[xviii]18  l’aventure amoureuse de Danielle ; c’est sans doute du niveau intellectuel du roman-feuilleton de l’époque de vos mères ou grands-mères, mais pour combien de films pourrait-on faire la même constatation !

Il reste à rappeler que les relectures de valeurs et de mythes (… ou des légendes qui les portent !!) sont d’une banalité évidente dans le monde des arts[xix]19.

En littérature ce sont Camus, qui adapte le mythe de Sisyphe pour montrer l’absurdité de la condition humaine, ou Shelley, qui, lui, utilise le mythe de Prométhée repris par les poètes romantiques, pour décrire la souffrance de l’homme.

En peinture, c’est Manet qui, par Le Déjeuner sur l’Herbe, « relit » Le Concert Champêtre du Titien[xx]20 dans lequel s’observent l’omniprésence divine et quelques fantasmes masculins et qui est une possible reprise du traditionnel mythe du Jugement de Pâris, Jugement qui, de toute manière, inspirera Raphaël quelques années plus tard. Avant Manet, Le Concert Champêtre avait été repris par Watteau. Puis ce seront Monnet, Picasso, Alain Jacquet (inspiré par Warhol et Lichtenstein) et Vladimir Dubosarsky & Alexander Vinogradov qui en proposeront à leur tour de nouvelles lectures très probablement à partir de la transposition de Manet.

Songeons encore à Faust, objet de relectures littéraires depuis l'Antiquité[xxi]21, et qui sera encore relu pour être transposé en « récit musical » par Berlioz, Schumann, Liszt, Gounod, Mahler et d’autres.[xxii]22

Bref : la relecture de mythes n’est pas une originalité[xxiii]23, et l’on souhaitera que l’aient pleinement compris ceux qui, en voyant le thème des présents propos, n’en croyaient pas leurs yeux et vociféraient quelque chose du genre : des mythes et des valeurs authentiques dans ce navet de Girl next door, c’est vraiment du n’importe quoi !

A présent, si les mêmes considèrent que les exemples donnés « volent » intellectuellement trop haut pour le film considéré, il faudra les engager à ouvrir les yeux devant certaines publicités… ou admettre que sont bien des relectures de Faust tant La Beauté du Diable de A. Salacrou et R. Clair (1950) –voilà pour la référence « intello »- que cet autre « navet » (pardon Josiane !) qu’est Ma vie est un enfer, comédie de Josiane Balasko (1991) revue avec un certain humour, ou encore ce « navet authentique » que sont Mes démêlées avec le diable, téléfilm de Thom Eberberth (2001), avec Robert Townsnd. Humour, encore, pour Roman Polanski qui « revisite » le mythe de Dracula.

Concernant la musique, proposons en illustration de relecture la version du mythe de la peur que fit Allan Parsons, lorsqu’il reprit musicalement quelques-uns des contes d’Edgar Poe : The Allan Parson projects, Tales of mystery and imagination Egdar Allan Poe, (20th century records, 1976 pour l’édition originale).

Girl of next door, comme toute création intellectuelle, repose donc sur des valeurs, des symboles, des mythes relus et adaptés à l’histoire.

Voici quelques-uns de ceux qui paraissent essentiels…

 

[… suite du texte ? Me le demander si vous le voulez…]



[i]1 Je « pompe » sans vergogne les infos de http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48397.html … Merci ! Par ailleurs, pour se référer aux séquences du film j’ai, bien sûr, utilisé l’horloge d’un lecteur de DVD. Pour les blondes de passage dans ces lignes (coucou ! ça va ? Attendez, ce n’est que le début ! :-), cela signifie que la mention du style « 59.06 » signifie qu’il faut faire avancer le film jusqu’à la 56ème minutes + 6 secondes pour retrouver la séquence à laquelle il est fait allusion. Le DVD de Girl next door utilisé est une version originale, c’est-à-dire sans coupures –il existe des versions tronquées de quelques passages jugés trop « osés »; Réf. Du DVD : diffusion Foxfrance ; http://shop.foxfrance.com/fr/produit_1_dvdnews_22498.php

[i]2 Moses I. Finley, Le monde d’Ulysse, Ed. de la Découverte, 1986.

[i]3 Moses I. Finley, Le monde d’Ulysse, Ed. de la Découverte, 1986.

[i]4 L’univers, les dieux, les hommes, Seuil, 1999

[i]5 ibidem. Il demeure malgré tout qu’il peut y avoir des évolutions fondamentales dans la valeur que transmet le mythe. Ainsi, la valeur de la « femme fatale » à laquelle il va être fait référence n’avait probablement pas le même sens lorsque Madame Cro-Magnon séduisit Monsieur Cro-Magnon. La relation d’amour entre nos deux ancêtres ne devait pas avoir le même sens qu’aujourd’hui. Ainsi encore, nous verrons plus loin que, dans la Rome antique traditionnelle, celle de la « virtus », le sentiment amoureux était condamné par la morale. La valeur « amour » persiste, mais son contenu évolue.

[i]6 Entendre, bien sur, une transmission orale par des bardes, des troubadours, des aèdes… ou, en tout cas, non figée ; l’usage de l’image comme véhicule du mythe ne met pas les valeurs transmises dans un carcan.

[i]7 Et c’est bien un peu le même phénomène qui se produit en linguistique où les mots sont réutilisés, adaptés ; en principe, la forme évolue mais la signification, le signe sémiologique, persiste.

[i]8 Qui aura un jour le bon sens élémentaire de considérer que la protection des droits d’auteur (et cela quel que soit le domaine de création) ne doit intervenir qu’à partir du moment ou l’ « emprunteur » n’en est pas un… car, justement, il entend faire commerce, déclaré ou non, des documents utilisés. Il est tout de même étonnant que je puisse, sans crainte, faire une longue citation d’un universitaire,  J.P. Vernant, et que je n’ose reproduire ici la quinzaine de lignes, bien senties, d’un article de presse totalement oublié puisque sa date de parution est déjà lointaine ! Pour ma part, lorsque je lis de longs emprunts faits aux publications que j’ai pu commettre, cela me fait sourire et penser que, finalement, je ne suis pas aussi idiot que j’en ai l’air puisque je suis lu et cité ; salut mon « ego » !

[i]9 L’article de F. Forestier a été publié dans le Nouvel Observateur du 25 février 1999 sous le titre « Comment l’auteur de Notre-Dame de Paris est devenu, un siècle après sa mort, le champion du hit-parade ; Victor Hugo Superstar ».

[i]10 J’ai pris l’Iliade en exemple pour montrer que le phénomène n’est pas nouveau, mais une analyse similaire pourra être faite avec le roman  (ou le film, ou la pièce de théâtre, ou le tableau…) à succès qui sortira demain

[i]11 Faut-il rappeler qu’à la fin du XIIIe s. des autorités religieuses et civiles du sud de l’Italie incitèrent Guido de Columna à mener à bien le projet qu’il avait de rédiger une gigantesque compilation sur l’ensemble des légendes du cycle troyen. Il en résulta l’Historia Destructionis Troja (Histoire de Troie la Grande), souvent appelée Historia Troja (Histoire de Troie) qui fut traduite dans toutes les langues d’Europe car elle devint « la source à laquelle recourraient […] chroniqueurs et historiographes soucieux d’attribuer aux rois de France une ascendance troyenne pour ne pas laisser à la seule Italie cette insigne privilège » (Marcel Thomas, dans son introduction à l’Histoire de la Destruction de Troie la Grant, Draeger, Paris 1973, p. 8)… Car dans les cours d’Occident, on se battit longtemps l’insigne privilège d’avoir une parentèle avec un héros homérique.

[i]12 La bulle est destinée à mes étudiants et étudiantes qui m’ont plusieurs fois décerné le diplôme envié de « Plus grand des bonobos » (c’est vrai ! j’adore ces cousins qui, semble-t-il, ont su véritablement mettre en pratique ce dicton pacifiste « faites l’amour, pas la guerre »… et qui, peut-être, ne se font pas la guerre car ils perdent leur agressivité latente en faisant l’amour)… « Bono-bêtes » est, bien sûr, le féminin de bonobo J.

[i]13 J’ose croire que Walt Disney, l’artiste, le vrai… travaillait, y compris à la fin de sa vie, sans une batterie de psychologues et sociologues à ses côtés. Si d’aventure un lecteur pouvait établir le contraire, bien vouloir me le faire savoir avec ménagement. Merci au nom des quelques illusions qui me restent sur l’espèce humaine.

[i]14 L’article de Jean-Gabriel Fredet, « Quand Disney réinvente Quasimodo » a été publié par Le Nouvel Observateur, 25/02/1999.

[i]15 Qui me fait un exposé sur l’usage intempestif des mythes dans la « pub » ?

[i]16 Roland Barthes, Mythologies, Points, Seuil, 1957. Je fais grâce au lecteur de la chaîne sémiologique décrite par Barthes (dans le langage : signifiant -> signifié -> signe ; en terme de transmission par voie de mythe : le signe du langage devient signifiant -> signifié -> signe), mais mes élèves sont priés de l’assimiler ou je vous colle une "interro" surprise ! Aaaaaaaaah ! Les "interros" surprises ; que de coliques ne m’ont-elles pas provoquées !

[i]17 Je vais être bon prince et illustrer la chaîne sémiologique évoquée ci-dessus puisque sa compréhension pose souvent des difficultés du fait que R. Barthes n’est pas toujours très simple à lire par de jeunes potaches.

Imaginez, Messieurs, que Danielle, la jeune femme qu’incarne Elisha Cuthbert, veuille vous faire une déclaration  (ces demoiselles restent libres d’inverser la scène et si Emile Hirsh ne les séduit pas, qu’elles transcrivent à leur goût).

Si Danielle utilise le langage : le « signifiant » sera la parole, c.à.d. un  « je t’aime » susurré à l’oreille, lequel « je t’aime » sera le « signifié » que vous recevrez dans ladite oreille et que vous « entendrez ». Quant au « signe », il sera constitué par le fait que la jeune femme s’est approchée de votre oreille, éventuellement avec une caresse et des yeux craquants.

Si à présent Danielle entend vous faire la même déclaration en utilisant le langage codé du mythe, tout va reposer sur des référents culturels. Les gestes de tendresse qui étaient précédemment le « signe »  vont devenir le « signifiant » c.à.d. les porteurs du message de déclaration. Le « signifié », le contenu du message, le « je t’aime » non formulé oralement, sera instantanément compris grâce au « signe », c’est-à-dire les références culturelles qui font que chacun sait qu’une femme ne vient pas se coller à l’oreille d’un homme en lui caressant la joue pour lui dire qu’elle va se « repoudrer le nez » (… quoi que !?). Bref, le « métalangage » (Barthes, lequel écrit d’ailleurs méta-langage) peut conduire à une « conversation » au cours de laquelle pas un mot n’a été prononcé, mais qui a été parfaitement comprise.

Sommes-nous d’accord ? Passons donc à un exercice pratique. Communiquer à vos voisins l’idée que le « prof » vous rase un maximum aujourd’hui  en langage articulé puis en métalangage…

[i]18  Cette expression non dépourvue d’humour est de Moses Finley, Le monde d’Ulysse, déjà cité.

[i]19 Il n’y a d’ailleurs pas que le monde des arts qui soit concerné. « Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent. On ne fait que glaner après les anciens et les habiles d’entre les modernes », se « désespérait » déjà La Bruyère en commençant la rédaction des Caractères. Outre le fait que je me sois souvent demandé s’il y avait une raison particulière pour que La Bruyère date l’humanité de 7 000 ans, la pensée qu’il livre débouche directement sur la question des textes premiers et textes seconds, laquelle déborde largement le domaine de la littérature pour envahir l’espace de l’idée première et de l’idée seconde. Ainsi, même ce « bon » fil à couper le beurre, symbole proverbial d’une imagination peu dynamique, est lui-même une relecture (et c’est peut-être là l’origine de sa réputation) du crin à couper les œufs durs connus depuis la haute antiquité ; Platon (Le Banquet, 190c) et Plutarque (Dialogue de l’amour, 24) en témoignent en le prenant de surcroît comme l’exemple type d’une invention peu glorieuse. C’est la satisfactions des besoins par la création de biens et services (au sens économique de chacun de ces termes) qui régit la dynamique humaine, et tout que nous imaginons n’est qu’une relecture de l’invention à finalité identique qui précédait, ces relectures étant orchestrées par l’évolution des sciences et techniques ; la conservation permanente du feu récupéré à la suite d’un incendie naturel fut remplacée par le bâton d’ébonite et le silex, long usage de ce dernier… puis vinrent allumettes, briquets et autres système à piézoélectricité. Concernant la pensée et les arts, la même situation se retrouve. Réaliser que l’on ne fait qu’une relecture en tout et pour tout est un acte d’humilité et de respect envers ceux qui nous ont précédés, l’ensemble permettant de réaliser que nous avons des attaches qui nous font appartenir à cet ensemble que l’on nomme humanité. C’est là une prise de conscience à laquelle devraient procéder les générations de l’Internet, elles qui, grâce à d’harmonieux copier / coller, font  tout ou partie d’exposés, dossiers (…maîtrises et thèses !) en s’attribuant sans vergogne ce qu’elles ont joyeusement pillé sur des sites web. Exposés et dossiers n’ont d’autres buts que de donner à un élève un travail d’analyse, de compilation, de synthèse sur une question précise traitée par d’autres que lui car, à la limite, peu importe ses idées personnelles. Maîtrises et thèses procèdent de la même démarche étant entendu qu’il faudra alors être capable de critiquer pour reconstruire et déboucher ainsi sur des idées nouvelles, du moins en apparence…

[i]20 Semblent de plus en plus rares ceux qui, aujourd’hui, soutiennent encore que cette œuvre serait de Giorgione.

[i]21 Doivent relire leur copie tous ceux qui persisteraient à considérer que le thème de Faust est né ex nihilo quelque part en Allemagne aux alentours de 1500 et que, sous la poussée luthérienne, il évoluera jusqu’à la publication, en 1587, du Volksbuch (Le Livre populaire) avant d’être repris en Angleterre par Christopher Marlowe pour connaître bien des relectures avant que, vers 1770, Johann Wolfgang von Goethe s’en empare à son tour pour en faire le chef d’œuvre que l’on sait. Les « pré-Faust » sont nombreux et variés. Micéa Eliade (Histoire des croyances et des idées religieuses II, Payot 1988, pp. 357 sq.) en a trouvé la trace de Faut à Rome, et le thème faustien peut être lu dans bien des mythes notamment ceux de d’Osiris ou de Prométhée. Il se retrouve, christianisé, dans l’Orient Byzantin avec les mésaventures de Théophile d’Adana (cf. par ex. Emile Mâle, déjà cité dans L’Art religieux du XIIIè s. en France, rééd. Le livre de poche, n°4076, p. 469), dont Rutebeuf fera une relecture aux environ de 1260 / 1270, semble-t-il. En Occident, la légende de Théophile s’était répandue, et poursuivait son développement, essentiellement par une relecture iconographique dans les sculptures des églises qui illustrait les aspects protecteur, maternel et miséricordieux de Marie ; il est vrai qu’était éloquente son intervention pour reprendre à Satan le document signé par Théophile. « On ne trouve représenté qu’un seul miracle de la Vierge, toujours le même : le miracle de Théophile », écrit Emile Mâle (loc.cit., p. 469) pour souligner le fait que la légende de Théophile devint LE thème marial par excellence… Ce qui pourrait expliquer les relectures qui se firent en pays germanique sous la poussée luthérienne.

[i]22 Référence est bien sûr faite à La huitième symphonie.

[i]23 Une note pour répondre aux questions qui me sont posées de vive voix dans les couloirs… et qui devrait donc être utile aux lecteurs.

Je suis étonné de l’engouement, de l’étonnement que provoque cette notion de relecture dont la variante la plus banale est aujourd’hui exprimée en franglais sous le terme de « remake ». On « remake », avec plus ou moins de bonheur, tous les jours notamment dans les arts cinématographiques et dans la chanson. Oui, Innocents de Bertolucci (Venise 2003) avec Eva Green, Michael Pitt et Louis Garrel est une relecture qui, personnellement, me semble plus proche des Enfants terribles de Cocteau (et de bien d’autres films d’ailleurs, puisque les jeunes gens entendent souvent vivre dans le réel des situations connues dans les scenarii de films, qu’ils s’y réfèrent et que des extraits des films en cause s’enchaînent dans le film) que de poèmes d’Apollinaire, comme on a pu l’écrire. Oui également, ce même Innocents se présente comme un parcours initiatique où pullulent les symboles et, par certains aspects, pourrait être rapproché de Girl next door. Je ne vais pas disserter ici sur les lignes de la relecture. J’ai cité plus haut La Bruyère, j’aimerais y ajouter cette Pensée de Pascal : « Qu’on ne dise pas que je n’ai rien dit de nouveau : la disposition des matières est nouvelle. Quand on joue à la paume, c’est une même balle dont on joue l’un et l’autre, mais l’un la place mieux. J’aimerais autant qu’on me dît que je me suis servi des mots anciens. Et comme si les mêmes pensées ne formaient pas un autre corps de discours par une position différente, aussi bien que les mêmes mots forment d’autres pensées par leur différente position ».

 

Par Mr Canard
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Mercredi 1 juillet 2009

Puisque vous m’en donnez l’occasion, je m’inscris au nombre de ceux qui rendent hommage à la créativité musicale et artistique de Michael Jackson ainsi qu’à plusieurs des symboles dont il restera le porteur et, en particulier, celui qui fait de lui le Black qui a su imposer le-noir-de-peau sur toutes les chaînes de TV américaines.

 

Pourquoi ces propos ?
Parce que quelques-uns d’entre vous me proposent, pour la rentrée prochaine, de réfléchir sur un mythe, je cite, « qui est en train de naître sous nos yeux » : Michael Jackson.

Réponse catégorique : oui, bien sûr, excellent sujet.


Mais ce mythe n’est pas véritablement en train de naître.
En effet, l’actualité concernant le chanteur disparu prématurément ne fait que concrétiser sur lui la reprise de mythes, de valeurs déjà existants.
La mort de Michael Jackson conduit, ici encore, à des relectures de mythes. Et ce sont ces valeurs qu’il va falloir dégager, identifier pour y faire entrer les images, les thèmes qui se superposent à la vie réelle… ou imaginaire du chanteur. Car n’oubliez pas comment la mémoire collective, éventuellement aidée, dirigée, orientée par des intérêts financiers (ou politique, je songe par exemple à Vercingétorix ou Jeanne d'Arc), conduit à déformer la réalité.

Je vous ai donné ailleurs l'exemple de la mort de James Dean qui a été plus ou moins consciemment idéalisée pour entrer dans le cadre de cette fureur de vivre qui lui collait à la peau depuis le film du même nom.

Voir : http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-23415580.html § Pourquoi Quentin est-il mort ?

 

J’aimerais bien également que vous ouvriez les yeux, que vous les connectiez avec votre esprit critique et que vous analysiez le clip qui a été enregistré lors de l'un de ses concerts (Munich, 1997).
Il est accessible par exemple sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=R9DDTiPzJCk

Par Mr Canard
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Samedi 18 octobre 2008

Ceux qui ont choisi de travailler sur le film bien connu de Guillermo del Toro, Le Labyrinthe de Pan (2006), dont la version DVD est actuellement en promo sur CDiscount à 9,99 + port , soit 11,98€ rendu chez vous, voir http://www.cdiscount.com/search/le+labirynthe+de+pan/dvd/dvdtheque/dvd-le-labyrinthe-de-pan/f-1040402-5410504222399.html?search=le+labirynthe+de+pan (et… dois-je vous le commander, vous l’emballer et vous l’offrir avec des truffes au chocolat J L) ont un certain toupet de venir crier « au scandale ! », car j’aide les OTH-iens, les Atlantes J et plusieurs autres sur ce blog, dans les couloirs, à la cafétéria ou dans l’un des cafés du coin entre deux cours... mais pas eux !

Jeunes gens, trouver des relectures de valeurs et de mythes en tout genre est un exercice beaucoup plus périlleux dans des films que je qualifierai de tout venant comme OTH ou Girl of next door que dans des chef d’œuvres qui, en prime, annoncent clairement qu’ils vont se ressourcer et se baigner pendant près de 2h dans des mythes ; souvenez-vous, vous que je n'ai pas aidé, que j'ai laissé dans un abandon total tel le Petit Poucet dans une forêt emplie de bestioles hybrides genre centaures, satyres, silènes et autres... Pan(s), bien sûr, c'est là l'un des éléments que je vous avais expliqué lorsque nous avons passé quelque 45 minutes ensemble (c'est vrai, je vous ai totalement délaissés J !), avant que je ne vous donne des indications bibliographiques. 

A parler (écrire) franc, c'est sans réserve je vous assimile aux casse-pieds auxquels j’ai répondu à la page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-22995991.html !!  Je vous engage vivement à y faire une promenade, laquelle vous conduira à suivre les liens qui y sont donnés.

Soyons sérieux quelques instants ;  concernant les relectures dans Le Labyrinthe de Pan, même Wikipédia donne des informations tant sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Labyrinthe_de_Pan que, plus encore; sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Parcs_de_Labyrinthes

Cherchez un peu sur le Net, vous trouverez sans peine des articles qui vont plus dans les détails.  

Concernant la violence de la répression franquiste, il n’y a pas à chercher bien loin puisque l’Encyclopédie Wikipedia (encore elle ; voyez qu’il n’y a pas matière à se creuser pendant des heures au niveau de la bibliographie !) indique « 
Pan est présenté comme le dieu […] de la foule hystérique, en raison de la capacité qui lui était attribuée de faire perdre son humanité à l'individu paniqué, et de déchirer, démembrer, éparpiller son idole. C'est l'origine du mot « panique », manifestation humaine de la colère de Pan »  http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan_(mythologie). Cela dit, n’oubliez quand même pas que Le Labyrinthe de Pan est la traduction de l’espagnol  El Laberinto del Fauno… Pan, Faune ; quelle différence ? Y a-t-il des éléments à exploiter dans la nuance ?...

… Qu’attendez-vous de moi ; que je rédige les réponses aux informations qui vous sont offertes sur un plateau web J ou dans quelques ouvrages de mythologie et de cinéma notamment ?

Je vous rappelle que nous ne travaillons pas dans la finesse de la relecture elle-même mais, uniquement (ou essentiellement J), dans sa simple identification ; nous ne faisons pas dans la dentelle de l’analyse de la relecture,  mais dans la maille du filet de pêcheurs : attrapez les relectures avec rappel du mythe d'origine, c’est tout.

Pour certains, une suite plus affinée sera peut-être  pour plus tard, en 5è année… A voir.

Alors assez de jalousie déplacée, assez de crises de délires paranoïaques ou assimilables, et au travail !

Franchement, pensez-vous que j’irai aider plus que je ne l'ai déjà fait pour vous des groupes qui, dans notre optique, travailleraient sur les relectures dans l’œuvre cinématographique de Jean Cocteau  avec des titres de films tels que La Belle et la Bête, Orphée, Le Testament d’Orphée  supportés par les pages et les pages qui ont pu être écrites, et sont toujours écrites, sur la question au travers de ces oeuvres ?

Pensez-vous que j’irais macher le travail de gens qui réfléchiraient sur les relectures du mythe de Mithra dans l’œuvre de Picasso alors qu’il y a eu une exposition en Suisse (2001) sur la question avec édition d’un catalogue remarquablement commenté ; Sous le soleil de Mithra (ouvrage collectif sous la Direction de Jean Clair, Gianadda Ed., 2001) ? Si cela vous intéressait, sachez que ce catalogue est toujours disponible en librairie et que je l’avais fait entrer en son temps à notre bibliothèque.

Par contre, les relectures dans les bons gros feuilletons qui sont livrés en pâtures pseudo- intellectuelles à l’heure de la sortie des collèges et lycées du style de  Friends, Buffy, Charmed, etc. sont, elles, beaucoup plus délicates à repérer. Par curiosité,  le lourdingue de la TV au quotidien a été retenu. Vous avez choisi d’être plus sélectivement intellectuels, ce qui est tout à fait votre droit, à la condition d'assumer.

Je m’énerve ? Je m’excite ?

Non ; pas spécialement mais, dans ce contexte, venir me jouer une relecture débile du mythe de la jalousie version pov’p’ti’zétudiants abandonnés et mal aimés par leur prof, c’est trop.

Cette page permettra à ceux qui fréquentent ce blog de savoir ce que je pense des pia-pia-pias que certains propagent, et il est probable que je vais me lâcher un peu / beaucoup derrière le micro au prochain cours L.

J’ai aidé les Atlantes… parce qu’ils se noyaient dans la bibliographie et l’internetographie (environ 1 610 000 réponses, annonce Google en retour de la saisie du mot Atlantide !) http://www.google.fr/search?hl=fr&q=atlantide&meta=&aq=f&oq=

Quant à OTH, ça, c’est une autre histoire. C’est le chouchou ! Outre les relectures de mythes, la vraie question en suspens est : comment de grands garçons (1) comme nous deviennent-ils accrocs J (ou attitude avoisinante) de ce qui, objectivement, est un « navet », une nouillerie First Class ? Et le comique de l’affaire est que parmi ceux qui ne connaissaient pas la série et souriaient de notre niaiserie, plusieurs ont voulu s’informer, ont regardé la rediffusion que propose actuellement  TF1… et sont devenus des acharnés !   J

Cela se soigne-t-il soigne, Docteur ?

Help !! Y aurait-il un psy de passage qui pourrait nous apporter quelques lumières J  autre que le découpage souvent astucieux des épisodes, les sourires de Lucas, Nathan ou Skills, etc. pour ces demoiselles ; le sourire, les mimiques de Brooke et les yeux de Peyton, etc. pour ces messieurs… Il y a autre chose.

En tout cas, je le répète une fois encore, les fumistes pleurnichards qui sont supposés travailler sur Le Labyrinthe de Pan auront la bonté de faire l’effort de cliquer sur les liens indiqués ci-dessus et de chercher d’autres références.

J’avoue que je peux que m'étonner que ceux qui ont pris l’initiative du sujet viennent me demander, sans gêne aucune, qui était Pan.... !!

On croit rêver ! Si scandale il y a, c’est bien que vous osiez poser de telles questions ! L


Oui, c'est vrai, je vous ai jeté ! Mais à présent plusieurs de vos camarades connaissent une autre version que la vôtre : le Canard aide tout le monde sauf certains groupes dont nous... chouchoutage, privilège, copinage, injustice, scandale, révolution... On se calme ou je me fâche pour de bon ! 

Montrez que vous avez travaillé votre sujet, posez des questions précises et rigoureuses...

Mais ne me demandez pas qui était Pan ; je vous en prie ! 


(1)
  
Oui les filles !... De grandes filles comme vous, si cela peut vous faire plaisir, mais comme en matière de grammaire française  le masculin l’emporte toujours sur le féminin –ah ! la jolie norme ! L-, vous étiez incluses.

Par Mr Canard
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Dimanche 12 octobre 2008


Savez-vous qu’il n’y a pas que OTH dans la vie de vos travaux estudiantins… Il y a 3 groupes qui travaillent sur l’Atlantide, certains m’ont l’air en panne et appellent à l’aide…

 

1.   La finalité de votre recherche ne consiste en aucun cas à retrouver l’île légendaire !!!

Depuis le temps que des chercheurs de tout poil tentent de la dénicher, ils y seraient bien parvenus avant vous ; non ? Un peu de modestie J.

Amusez-vous, si cela vous tente, à inventorier les espaces qui ont été proposés (voir § 9 ci-après). Ils ne manquent pas mais, s’il vous plaît, un peu d’esprit critique particulièrement en ce qui concerne le Triangle des Bermudes, lieux irrationnels où disparaissent avions, bateaux et mêmes UFO en tout genre…. Mais si ! Mais si ! Chercher un peu sur le Net, il y a un site, dont je regrette de ne pas avoir conservé l’adresse URL, qui réussit à relier Atlantide – UFO/OVNI et affaire de Roswell.

Le besoin d’irrationnel… Voilà une valeur sûre qui a généré bien des mythes !

 

 

2.   Ici, comme pour les autres sujets, la base de votre quête sera d’abord de conter le contenu de la légende. Ce n’est pas un travail de Titans puisque le texte premier, le texte fondateur qui est à l’origine de toute l’affaire se trouve dans cette trilogie de discours entre amis que voulait rédiger Platon et qu’il n’a jamais achevée : le Timée, le Critias, le troisième volet restant une inconnue. 

Certains auteurs ont proposé que La République (en réalité « Politeia », c.à.d. Gouvernement ou Constitution de la cité) aurait pu être la fin de cette trilogie que, finalement, Platon aurait préféré traiter de manière indépendante.

Les textes concernant l’Atlantide se trouvent dans le Timée (17a à 27b) et, surtout, dans le Critias(108d jusqu'à la fin, laquelle est inachevée). Tout le reste n’est que surenchère du texte de Platon étant précisé que cette surenchère, très souvent produite par les amateurs d'ésotérisme et atlantophiles parfois atteints de d'insidieuses crises archéomaniaquerie aiguës , est une spéculation qui ne deviendra à la mode qu’avec la Renaissance.

Les Anciens, qu’ils soient Grecs ou Romains, n’ont jamais été « perturbés » par l’invention de Platon ; ils n’en parlent pas, c’est tout dire. Autant la Troie d’Homère les hanta, autant ils ne se préoccupèrent jamais de l’Atlantide platonicienne.

 

 

3.   A présent, il convient de faire preuve d’esprit critique. 

Lisez les textes de Platon et observez.

Observez, par exemple, qu’il joue à Homère lorsqu’il fait dire à Critias : « Cette guerre, il faut maintenant la raconter d’un bout à l’autre… » (Critias, 108 e).

En réalité, que fait-il (et c’est là où le rapprochement évoqué avec La Républiquen’est pas dénué d’intérêt) ? Il va totalement oublier son sujet, la guerre entre Altlantes et Athéniens, le tout il y a quelques 9 000 ans (qu’était archéologiquement Athènes à cette époque ?), pour se lancer dans la description de l’île, dans l’urbanisme de sa cité principale (1) et dans l'analyse de ses institutions politiques avant de s’en prendre à la perversion, à la dépravation des mœurs des Atlantes responsables de la destruction de l’île par un raz de marée.

Est-ce que, par hasard, cela ne vous rappellerait pas le projet d’un certain Thomas More et de son Utopia (Le lieu, le pays de nulle part... comme celui d'Alice au Pays des Merveilles, et le rapprochement est d'autant plus tentant que Utopia peut également signifier le lieu, le pays du bonheur ) ?... Situer en un lieu imaginaire (et donc inexistant) le pays idéal que l'on souhaite décrire est un procédé littéraire somme toute assez banal.

J.-P. Vernant a dit un jour que l'Atlantide de Platon était un « conte philosophique ».

Je vous engage vivement à lire l’article de Pierre Vidal-Naquet, « Athènes et l’Atlantide, Structure et signification d’un mythe platonicien » (1964), repris dans Le Chasseur noir, Paris, Maspéro 1983 (pp. 335 – 360)

 

(1)   « Cette île […] était alors plus grande que la Libye et l’Asie mises ensemble » (Critias, 109 e). Cette île gigantesque, qui fait songer à un véritable continent, ne peut avoir été sans comporter plusieurs villes…

 

 

4.   Maintenant, intéressez-vous à la fin de la légende.

Zeus constate « à quel point de dépravation en était venue une race excellente, et il voulut leur appliquer un châtiment […] ».

Il réunit tous les dieux (embryon de démocratie ?) « et les ayant rassemblé, il dit… ??? Fin du texte de Platon » ; c’est dommage mais, par des allusions intrusives tant dans le Timée que le Critias, le philosophe-conteur explique que l’Atlantide fut submergée par les flots et que les terres disparurent à jamais sous les mers et les océans, ne laissant qu’un vaste marécage.

  

 

5.   Coïncidence étonnante, étrangeté de l’histoire : le récit de Platon cesse un peu à la manière d’un texte beaucoup plus ancien qui vient de Mésopotamie et dont la rédaction dut être faite vers la fin du IIIème  / début du IIème millénaire (ce qui peut laisser entendre, avant le passage à l’écrit, une tradition orale plus ou moins longue). Il est traditionnel de donner à ce document le nom de son inventeur, la tablette de (Arno) Poebel.

Il s’agit d’un récit sous forme de poème, supporté par une tablette d’argile assez abimée, d’où la mention "[manque]" dans les extraits qui en sont donnés plus loin.

Le « héros » est un certain Zuisudra, dans lequel on reconnaît sans peine l’archétype du personnage biblique de Noé. Parce qu’il est d’une grande piété, comme Noé, il a été averti par une révélation divine que l’humanité va être détruite par un déluge, sauf lui. C’est pour cela qu’il a construit un bateau… une arche. Comme Noé toujours, il va être balloté par les eaux d'une gigantesque tempête provoquée par des trombes d'eau. Il finira par regagner la terre ferme lorsque les flots auront baissé.

 

« Zuisudra, debout à côté [manque -du mur ?-] écouta.

Tiens-toi près du mur, à ma gauche … [manque]…

Près du mur, je te dirai un mot, écoute ma parole ;

Prête l’oreille à mes instructions :

Par notre … [manque -> décision ?-]…, un Déluge va envahir les centre du culte

Pour détruire la semence du genre humain  [manque]…

Telle est la décision de l’assemblée des dieux… » 

 

(Traduction empruntée à Samuel Noah Kramer, L’histoire commence à Sumer, Arthaud 1957, pp. 201 – 207 ; pour une traduction et des commentaires plus récents, cf. Jean Botéro et S.N. Kramer, Lorsque les dieux faisaient les hommes ; Mythologie mésopotamienne, Gallimard NRF 1989, pp. 564 et s. Consulter bien évidemment ces ouvrages pour avoir le début et la suite du récit)

 

Etonnant ; non ?

A croire que Platon connaissait ce texte… ce qui n’est pas impossible si l’on considère l’observation non à la lettre, mais comme signifiant qu’il existait au Proche-Orient tout un fonds de légendes ayant trait à un déluge (à des déluges) dont Platon aurait très bien pu avoir connaissance par transmission orale. Ce fonds est d'autant plus une réalité qu'il est connu en archéologie et en épigraphie. Outre la tablette de Poebel, se trouvent notamment les copies, relativement nombreuses, d'un autre déluge ; celui inclus à l'Epopée de Gilgamesh

 

(L’Epopée de Gilgamesh : Le grand homme qui ne voulait pas mourir, traduit de l’akkadien et présenté par Jean Bottéro, NRF Gallimard, 1992, Coll. L’aube des peuples, le récit du déluge fait par Uta-napishti, autre Noé mésopotamien, commence p. 189, vers 89 de la XIème tablette)

 

Irait tout à fait en ce sens l’ouverture de la partie concernant l’Atlantide dans le Critias. Platon précise en effet « […] si nous nous rappelons la teneur de ce qui fut jadis raconté par des prêtres [égyptiens] et rapporté chez nous par Solon » (Critias, 109 d).

N’est-ce pas à une référence à l’un qui a raconté à l’autre qui l’a rapporté à un troisième, etc… Bref : n’aurait-on pas à faire à un récit transmis oralement comme le furent longtemps l’Iliade, l’Odyssée et moult épopées et récits en tout genre avant et après elles ?

 

 

6.   Maintenant, il paraîtrait opportun de  rebondir sur la constatation : le thème de l’Atlantide n’est jamais qu’une variante d’un Gigantesque thème mythique : celui du déluge qui touche toutes (ou presque) les civilisations.

Le constater avec des références rapides aux autres récits dans différentes parties du monde.

Constater également que nous sommes bien dans le cadre défini du mythe : intemporalité, universalité, etc.

voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-14471517.html

et, mieux, http://myfreefilehosting.com/f/6b5ba69a52_0.27MB, pp. 4 et s.

 

 

7.   Aborder alors la signification du mythe…

Ce n’est pas bien difficile, du moins pour les interprétations les plus probables et les plus évidentes… N’omettez pas l’hybris –ou ubris- si chère aux Grecs, le besoin d’irrationnel évoqué ci-dessus, etc.
Par ailleurs n’oubliez pas que Platon marque une rupture dans la pensée grecque ; pendant un siècle et demi, les philosophes s’étaient appliqués, ce qui est tout à fait remarquable et constitue un trait du génie grec, à aller du mythe à la pensée. Platon, lui, et cela particulièrement sensible dans le Timée, va inverser le processus pour aller de la pensée au mythe et, pour ce faire, n’hésite pas à chambarder, modifier, transformer les recherches de ses prédécesseurs afin que les connaissances humaines puissent prendre place dans son modèle théologique de l’univers.

 

(En cas de difficultés, une lecture simple : Jean-François Revel, Histoire de la philosophie occidentale, Pocket n° 166, Nil Edition 1995, réédité depuis ; voir notamment les pp. 142 et s.)

 

 

8.   Aborder à présent l'origine du mythe : des faits réels peuvent-ils en être à l’origine ?... Pluies exceptionnelles, fleuves sortant de leur lit et provoquant des inondations, tsunami et tectonique des plaques. Cherchez un peu. 

 

 

9.   C’est seulement maintenant que vous pouvez songer à vous mettre en quête d’une possible Atlantide. Listez si vous voulez les hypothèses et retenez celles qui vous intéressent le plus. Un passage obligé toutefois du fait de sa notoriété : la thèse d’une identification avec Théra.

 

 

10. Pour finir, si cela vous amuse, vous pouvez évoquer les étonnantes dérives du mythe atlante.
Ainsi, je me souviens avoir été invité à une conférence, parait-il très sérieuse, sur le pouvoir prophylactique des pierres précieuses et semi-précieuses dans la civilisation atlante 
J J et re- J !!!

Sauf tétra-giga-oubli de ma part J , l’Atlantide n’a jamais été retrouvée et fouillée J. Cela signifie donc que LA Référence en la matière reste et demeure Platon, et lui seul. En conséquence, j’aimerais que les atlantomaniaques aient la gentillesse de me montrer dans quel passage du Timée ou du Critias cet intéressant sujet sur la médecine atlante est traité ! J

Passionnant le mythe atlante car, partant d’un mythe, il a été construit et construit encore des mythes sur le mythe d’origine ; les hommes y ont projeté bien des élucubrations et fantasmes traduisant les angoisses, les peurs, les rêves, etc. de leur nature profonde.

Le mythe atlante est ainsi devenu un vaste fourre-tout duquel me semble malgré tout dominer la peur de la solitude, de l’inconnu ce qui n’interdit pas (bien au contraire ; l’homme aime se faire peur !) le goût du mystère qui incite, par exemple, à croire que, dans un autrefois lointain et impossible à déterminer, ont existé des sociétés idéales, des civilisations dont les connaissances étaient semblables aux nôtres, voire étaient plus avancées..

Le mythe du savoir perdu… C'est bien là l’une des créations essentielles désormais attachée à l’Atlantide. En réalité, ce mythe semble être né lorsque les Renaissants (re)découvrirent que la terre était ronde grâce à la collaboration du Byzantin Manuel Chrysoloras et des Florentins Rossi et Angelo qui publièrent, en 1406, une traduction latine de la Géographie de Ptolémée, Magellan et Elcano en faisant la démonstration concrète en 1522. La rotondité de la terre ? Bien des Anciens en étaient convaincus et l’avaient fait savoir dans leurs écrits -d'où le trouble des Humanistes-. Ainsi en était-il de Ptolémée auquel il vient d'être fait allusion, mais il n'est pas possible d'évoquer cette question sans mentionner qu'à l'Université d’Alexandrie (à la Bibliothèque, si l'on préfère), Eratosthène de Cyrène (IIIè s. av. n.è.) avait calculé le méridien terrestre avec une erreur de l’ordre de la centaine de kilomètre. S’il en était ainsi, qu’est-ce que les Romains et les Grecs (premiers frissons J),  les Egyptiens (super-grands frissons J) les Atlantes (giga-frissons J ) pouvaient bien encore savoir de plus que nous ?

Qu'est le fameux "orichalque" des Atlantes ? Etymologiquement ce n'est jamais que "le cuivre de la montagne" ? Allez ! Soyons sérieux ; c'est obligatoirement plus que ça ! Voyez, par exemple, ce qu'en fait le célèbre auteur de bédés Edgar P. Jacobs dans l'une des aventures de Blake et Mortimer, L'Enigme de l'Atlantide... Et observez comment, par un glissement de valeurs tout à fait remarquable, le mythe atlante devenu celui du savoir oublié finit par rejoindre le mythe de la société idéale, sorte de Paradis terrestre, de Jardins d'Eden... ce Pays de Nulle Part probablement voulu par Platon ; étonnant retour aux sources.
Et si, en dernière analyses, les Atlantes étaient des extra-terrestres 
J ? Hein !?...
La Cathédrale de Chartes serait bien un vaisseau spatial à en croire l’imagination débridée ou le charlatanisme de certains ; alors pourquoi ne serait-ce pas le leur 
J J

 

                   

Constatation : comme d'habitude, je me suis fait avoir...
Ne vous ai-je pas fait votre dossier pour les uns, exposé pour les autres ?!
Comme je m'aime bien, je me mets 18/20 ; que vous reste-t-il ?
 

 

 

Par Mr Canard
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Dimanche 10 février 2008

undefined Oyez braves travailleurs !

J'avais un peu de temps.
J'ai mis le nez dans
Autopsie d'un film, Girl next door.
Je n'ai pas totalement achevé mes délires, mais plusieurs points ont été revus. Cette version a été mise en ligne hier, 9 / 02 / 08, par la WebMiss de ce blog. Merci à elle, et si vous étiez en train d'éplucher la version précédente, il ne vous reste plus qu'à mettre à jour votre lecture... :-)

N.B. Je viens de donner un coup d'oeil rapide au texte fraichement mis en ligne. Il me semble que certains renvois de note ne correspondent pas aux numéros indiqués ; le cas échéant, cherchez un peu en attendant que j'aille vérifier tout cela... Désolé et Merci !




Par Mr Canard
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Dimanche 25 novembre 2007


Pour mes ch'tit(e)s n'élèves qui, les pauvres, ont du travail à "me " faire :

Ne pas manquer d'aller voir Girl nex door info-news du 10/02/08


Mythes & valeurs ;

exemple par l'analyse du film


Girl next door

Un film de Luke Greenfield avec Elisha Cuthbert et Emile Hirsh


Bien que non achevé, mon "grand'oeuvre " :-( destiné à vous servir non de modèle mais, plus modestement, d'exemple est disponible au format Word à
 

http://myfreefilehosting.com/f/6b5ba69a52_0.27MB

(copiez le lien et mettez-le dans votre barre d'adresse à moins que, 
par coup de chance, vous n'arriviez directement au texte en cliquant sur le lien en question)


Je n'attends pas de vous un tel "pavé " (le mien fait une trentaine de pages) mais je souhaiterais que vous arriviez à dégager, sur le sujet que vous avez choisi, une synthèse du type de celle qui est proposée pages 8 - 12. 

Pour l'obtenir, il vous faudra néanmoins procèder à une analyse comparable à celle que vous trouverez aux pages 12 et suivantes (cette analyse n'est pas à rendre, pour ceux qui ont choisi un dossier, ou à présenter à vos camarades pour ceux qui ont préféré la formule de l'exposé). 


Attention toutefois, le paragraphe Les piliers principaux sur lesquels reposent Girl next door (p. 8 - 12) est, dans mes choix de présentation, une ouverture qui peut faire figure de synthèse ;  
mais ce n'en est pas véritablement une
(d'où l'expression utilisée ci-dessus "du type ").
Si vous comparez ces "piliers principaux " avec l'ensemble des valeurs qui sont dégagées par la suite, vous constaterez qu'une synthès finale pourrait être écrite...   

Idée :-)  :  Et si vous la faisiez ? :-(



Bonne lecture... et  bosphorez  bien, mais pas trop quand même !
 

N.B. Il m'est demandé si l'adresse de ce blog est systématiquement
communiquée à chacun de mes élèves...

Zêtes dingues les gens ! Zêtes de grands malades !
J'imagine bien la tête de certains élèves et de leurs parents Q-serrés face aux "horreurs" qu'il y a ici.
Seuls ceux que je juge avoir suffisamment d'humour et de fantaisie connaissent ce site comme étant mien... Les autres peuvent y passer par hasard. Me reconnaîtront-ils ? J'en doute et, à dire vrai, je m'en moque passablement :-)

Relisez la présentation de ma pauvre* "webmasteresse"  (ou Webmiss) : je ne mets ici qu'une partie de ce que je ne peux dire en cours. Or, si je ne le dis pas en cours, ce n'est pas pour aller le claironner sur un blog en hurlant "coucou c'est moi !" ; logique, non ?

En conséquence certains... beaucoup... ne pourront utiliser l'exemple de Girl next door pour leurs travaux. Ils devront se contenter des exemples donnés en TD qui sont comme eux : bien classiques, bien traditionnels, bien conventionnels, bien K-ce pieds (et je reste poli !).
Si vous trouvez que cette discrimination est dommage, veuillez considérer qu'il faut assumer les sociétés imbéciles du
"pédagogiquement correct"
 ; et bonjour la liberté d'expression !



Les autres ? Au taff et payez-vous une éclate !!!
(je parodie ici le style de langage de Girl next door)


* Ma "pauvre"... car à quoi t'es-tu engagée en me poussant à monter un blog dont tu t'occuperais.
En tout cas, je te remercie sincérement du temps, de l'énergie... et de la gentillesse que tu y consacres.



Par Canard
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