Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Défouloir d'un prof
  • : Voir : http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/09/presentation-du-blog-du-canard-mise-a-jour.html
  • Contact

Pensée...


"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

Recherche

Liens

21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:05

Que cherchais-je initialement sur la Toile ? Je ne le sais même plus… la dispersion, tel est bien l’un des dangers de l’internet L, mais je viens de passer par hasard sur les pages de la Certification Voltaire, diplôme garantissant à votre futur employeur que vous êtes capable de rédiger quelques lignes sans qu’elles ne soient truffées de mille et une fautes d’orthographe http://www.projet-voltaire.fr/ ;  http://www.certification-voltaire.fr/  

Et que fait-on à l’école pour que se créent des diplômes orthographiques indépendants de l’Education Nationale, me direz-vous peut-être ?

Et si vous m’ajouter que votre grand-mère qui n’avait que son Certificat d’Etudes ne faisait pas une faute d’orthographe, je vous répondrais qu’il en était de même pour la mienne. Je garde précieusement son livre de recettes de cuisine avant tout par ce qu’elles sont un régal mais, également, pour sa maîtrise du Français. Je connais bien des bacheliers, et même des titulaires d’une licence, voire plus et c’est quand même angoissant L, dont les écrits sont sans doute plus intellectuels qu’un livre de cuisine mais dont la rigueur de la langue n’arrive pas à la hauteur du gros orteil de la prose de ma grand-mère.

Aux chapitres du déni orthographe / grammaire de notre doux pays, ne vous en prenez pas aux enseignants (merci, nous recevons assez avec nos fameuses vacances –sur la question, voir  http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-24368500.htmlque je viens de mettre à jour), mais directement à leur Big-Boss, le Ministère de l’Education et à ses agents, les Inspecteurs, dont certains sont tout à la fois des Terreurs ambulantes et de joyeux rigolos qui ont oublié depuis des lustres de descendre sur le terrain, c’est-à-dire d’entrer dans une classe pour y faire un cours, histoire de faire un état des lieux. Leur rôle essentiel n’est pas de venir voir si les enseignants font correctement leur travail mais, de plus en plus, de vérifier s’ils appliquent les consignes qui sont diffusées dans la Bible du corps enseignant, le B.O. (Bulletin Officiel http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html) et qui, de plus en plus, arrivent directement chez les profs via leur BAL(E) –(boite aux lettres [Electronique])-. Plus le temps passe, plus la liberté pédagogique de l’enseignant disparaît pour laisser place à des méthodes qui leur sont imposées, et concernant l’orthographe, je connais une (ex)collègue qui vient de se ramasser un rapport d’inspection qui va lui coûter un non-avancement d’échelon pour plusieurs années ! Qu’a-t-elle fait ? Partant de la constatation que les employeurs hurlent de plus en plus sur le niveau orthographique des jeunes diplômés, elle a jugé opportun de faire faire 3 dictées (soit 1 par trimestre) à des élèves de Première et, cerise sur le gâteau, a trouvé judicieux d’évoquer ces exercices avec l’Inspectrice qui lui rendait une amicale visite.

Eh oui ! En 2013, prendre 1h30 sur l’horaire d’une classe de Première (il m’a été donné un exemple similaire pour une classe de Seconde) pour faire 3 dictées est une Hénourmouse  faute pédagogique digne des pires châtiments professionnels !

Mesdames et Messieurs du Ministère, Mesdames et Messieurs les IPR (Inspectrices/teurs Pédagogiques Régionaux), savez-vous que –sur demande expresse de mon Doyen- j’ai fait faire des dictées lorsqu’il m’est arrivé de prendre en charge le cours de méthodologie universitaire avec des étudiants de 1ère année (je l’ai même fait une fois avec des Bac + 5 !) ?!!... Et que je connais bien des collègues qui en font autant ?

Il faudra tout de même que, dans ce fichu pays d’incohérences, on se mette d’accord sur la finalité de la formation de nos jeunes.

L’université inclut de plus en plus des cours de méthodologie, de culture générale, de français, de culture / expression et autres noms d’oiseaux pour tenter de pallier les lacunes des jeunes bacheliers.

Est-ce une situation normale et, le cas échéant, à qui la faute ?

 

Mais revenons à ‘notre’ Certification Voltaire, car le choix de Voltaire pour désigner un diplôme orthographique peut prêter à sourire, Voltaire étant en effet connu pour une anecdote que j’ai souvent contée à mes élèves pour les détendre et les amuser.

L’un de ses éditeurs l’aurait contacté pour lui demander son avis sur l’orthographe de certains mots(1) et Voltaire lui aurait fait cette réponse : « vous vous moquez de me consultez sur la ponctuation et l’orthographe ; vous êtes le maître absolu de ces petits peuples-là »(2) !

Vrai toutefois, comme l’observe Jean Duché (2 ibid. avec des exemples), qu’il arriva à Voltaire de se mêler du gouvernement de ces petits peuples-là… mais il demeure qu’il me semble avoir été beaucoup plus soucieux de l’éloquence et de la rigueur du sens des mots que de l’orthographe.  « Les papiers publics et les journaux, observait-il dans Conseils à un journaliste, sont infectés continuellement d’expressions impropres auxquelles le public s’accoutume à force de les relire »(3). Observons en passant que rien n’a changé sous les cieux : voir même, postuler à un poste, pallier à, au jour d’aujourd’hui, etc. et, sous la pression médiatique de notre époque, nous faisons (presque ?) tous ce genre de gags… moi le premier J !

Concernant les gags orthographiques, le premier qui me dit qu’il y a des fautes d’orthographe sur ce blog connait désormais ma réponse : fi donc (expression marquée et outrancière de gigantissime dédain sur mon visage) ! Je vous laisse gérer ces petits peuples-là .

Suite de ce billet -> http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-et-le-francais-aaaaaaah-2-120221548.html

______________

(1) Faut-il rappeler qu’au XVIIIe s. –heureux temps L !-, l’orthographe n’était pas officiellement fixée et ke tou te lé fentêsie é tai pot si ble J ? Parmi ceux qui entreprirent de mettre de l’ordre dans cette joyeuse anarchie orthographique se trouvent les éditeurs (et le texte de Voltaire qui va suivre est sans ambigüité sur ce point) qui, détail pittoresque, n’étaient pas systématiquement (souvent ?) des Français. Pour que se fixent la prononciation, la grammaire et l’orthographe, il faudra finalement attendre qu’ouvrent des écoles destinées au plus grand nombre et, avant Jules Ferry et ses célèbres lois scolaires de 1881-1882, on oublie assez souvent qu’au cours de la Monarchie de Juillet, François Guizot réussit à faire voter la loi du 28 juin 1833. A partir du moment où l’instruction se diffusait, la France fut bien obligée de fixer les règles de ce qui allait y être enseigné à commencer par sa langue. Et comme notre pays  reste sur bien des points un pays aux mentalités passablement méditerranéennes (no comment sur le sens de cette expression J) la logique et la rigueur ne furent pas toujours / souvent (rayer le mot qui vous semble inutile J) au rendez-vous. Orthographe phonétique et simple ou orthographe étymologique et donc savante, voire élitiste car faisant appel au latin et au grec, ces langues mortes dont procèdent quelque 85% de nos mots ? C’est bien Français : la réponse fut à la fois celle que l’on attribue traditionnellement aux Normands (cela nous changera du bassin méditerranéen J) et un jugement de Salomon : p’têtre ben que oui, p’têtre ben que non, nous allons couper en deux : il y aura des mots dont l’orthographe sera phonétique (il n’y en a finalement pas tant que cela me semble-t-il), et d’autres pour lesquels l’écriture reposera sur les racines étymologiques… Et les rigolos qui ont supprimé le latin et le grec à l’école sans faire de réformes orthographiques n’ont pas songé un instant que l’on allait former des générations de gamins proches de la dysorthographie en les coupant de leurs racines linguistiques. Ben oui ! Demandez à un étudiant pourquoi certains mots s’écrivent avec ‘ph’ pour obtenir le son ‘f’, avec ‘th’ tout en conservant le son ‘t’… et vous ne serez pas déçu. Combien de fois ai-je fait de l’étymologie avec mes troupes qui étaient, en prime, le plus généralement passionnées ? Mieux, elles en redemandaient ! L’ennui est que les vieux croûtons crétins  qui ont fait latin / grec deviennent des denrées de plus en plus rares et que, lorsque l'on en a point fait, il n'est pas aisé de commenter avec conviction et entrain contagieux ce type de tableaux pourtant éloquents et amusants... si l'on sait sélectionner ses illustrations http://www.etudes-litteraires.com/prefixes.php.  

... Et si la formation de notre orthographe vous intrigue, je vous engage à jeter un œil sur l’ouvrage de Jean Duché cité à la note 2. Il est déjà un peu ancien et donc difficile à trouver puisqu’il ne semble pas avoir été réédité (à vous les joies de chiner chez les bouquinistes ayant pignons sur rue et/ou un site web) mais, malgré certains passages un peu emphatiques qu’il suffit de sauter, il est facile à lire et contient une mine d’informations.  

 

(2) J’ai toujours entendu dire que cette anecdote était authentique, mais n’ayant jamais contrôlé moi-même sa véracité, il m’a paru utile d’utiliser le conditionnel. Concernant la réponse de Voltaire, les guillemets et les caractères italiques laissent entendre une citation rigoureuse. C’est que je fais confiance à  l’emprunt que je fais à Jean Duché, Mémoires de Madame la Langue Française, Olivier Orban, 1985, p. 125.

(3) Jean Duché, loc.cit., p. 123

Repost 0
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 07:15
       
J’ai deux (ex)zigotos (= 2 anciens élèves du genre fumistes dans le bon sens du terme = intelligence et réactivité étant au rendez-vous depuis mon berceau, pourquoi me fatiguerais-je à travailler beaucoup puisqu’avec très  peu ou peu d’efforts n’excluant pas des coups de colliers sporadiques si besoin est, j’ai des résultats acceptables ?) qui me harcèlent car je ne leur ai toujours  pas donné des illustrations de l’un de mes bricolages en matière d’optiques photographiques.
Je leur réponds par l’intermédiaire de ce blog en pensant que quelques curieux pourraient être intéressés.
Mon sujet n’est pas ici de me lancer dans le débat suranné de l’utilisation d’optiques destinées à des appareils photo argentiques utilisés sur des boîtiers numériques.
 
Oui : il est préférable d’utiliser en numérique des optiques digitales ; voilà, je l’ai dit, mieux : écrit.
 
Il demeure que beaucoup de ces ancestrales optiques sont utilisables, qu’elles donnent des résultats allant de (très) bons à convenables  (attention : ils peuvent aussi passer par la case résultats pourris : se renseigner avant d’acheter n’importe quoi) et que, pour des longueurs focales que l’on utilise peu, voire exceptionnellement, il peut être sympa d’y recourir : elles sont d’un coût bien moindre que leurs équivalents numériques et on a le plaisir d’utiliser des objets qui sont de véritables mythes : à vous l’esprit du collectionneur ; à vous de chiner des optiques Angénieux, Leitz, Zeiss…
Un exemple ?
Je suis certain de l’avoir déjà dit ailleurs : les longues focales ne sont pas ma tasse de thé.
Et pourtant, je suis là pour évoquer une acquisition assez récente : un 900mm, enfin presque, en réalité environ 840mm, mais on ne va pas chipoter, le marchandage n’est pas encore de saison.
 
Un jour que je triais un placard, je tombe sur mon vieux matériel argentique dont un zoom Canon 100 – 300mm / 1 : 5.6 (à l’époque, une optique de qualité bien moyenne). Je l’avais totalement oubliée.
Idée. Il y a une réunion de famille autour d’une piscine qui est programmée. J’ai largement le temps de faire venir d’Extrême-Orient une bague pour l’adapter sur un boîtier Olympus pour la royale somme de € 17.28, et je vais jouer au paparazzi J en canardant cousins, cousines et leurs enfants.
Résultat ? Je me suis bien amusé en faisant les photos et, en voyant les images, mes victimes furent à leur tour mortes de rire.
… Un 300mm destiné à un 24 x 36, cela donne quelque 600mm au format 4/3 d’Olympus. Je faisais donc des portraits alors que ma parentèle (pas très portée sur la photographie) pensait que j’opérais dans la niaise photo de groupe qui, de surcroît, serait nulle car j’étais assis dans un coin, l’air dégagé, mine de rien, et photographiais de loin. Combien de fois ne m’a-t-elle pas crié de me rapprocher, que l’on allait rien voir sur mes photos ? J
 
C’est à la suite de cet épisode qu’un lointain neveu me téléphone : j’ai une affaire à te proposer. Le père d’un ami a un zoom Angénieux 70 – 210mm  1 : 3.5 qu’il montait sur un Olympus OM 24 x 36. Il a également un doubleur de focale de marque Olympus ainsi que différentes autres optiques. L’ensemble pourri dans un placard, il souhaite s’en débarrasser : es-tu intéressé ?
 
Un Angénieux ?! Si je suis intéressé ? J’le veux mon neveu J  mais ‘balance’ les prix J
 
Nous avons fait affaire à la suite d’une séance de marchands de tapis mémorable, exercice que j’adore, surtout lorsqu’elle se passe quelque part en Orient, dans l’intimité d’une boutique qui sent la poussière des tapis, kilims et autres djidjims ou sumaks avec des relents de thé.
 
Et c’est ainsi que je me suis retrouvé avec quelques optiques supplémentaires dont un zoom Angénieux : tout à la fois un mythe et un vieux rêve de jeunesse…
70 – 210mm en 24 x 36, cela donne 140 – 420mm au format digital 4/3.
Vais-je avoir le culot de monter le doubleur ? C’est une aberration en termes d’optique ? Oui… Rooha… On peut quand même essayer, juste pour voir  ce que donnerait un zoom 280 – 840mm. Le doubleur de focal de l’OM argentique était réputé pour ne pas détériorer la qualité de l’objectif de base, même si c’est une hérésie, on peut essayer ne serait-ce que par curiosité, pour le fun ou que sais-je encore. Je n’aime pas ces a priori qui collent des interdits, cela me rappelle trop le Code de la route dans sa version d’aujourd’hui (1).
 
On y va ?
Et c’est partiiiiii…
 
Petite précision : j’ai profité des quelques rayons de soleil de la journée d’avant-hier pour faire les images qui suivent. L’ennui est que je n’avais pas de pied… Or, faire des photos avec un presque 900mm en s’appuyant sur le chambranle d’une porte fenêtre, ce n’est pas terrible, terrible.
En conséquence ne pas trop s’étonner du léger flou qui apparaît au fur et à mesure que s’accroit la focale…
 
Par ailleurs, la mise en ligne sur OverBlog de photographies nécessite une compression importante de l’image, il est donc inutile de tenter de l'agrandir pour juger d’une partie de sa qualité.
 
P42634785b-25mm-en-4_3-Net.jpg
Commençons timidement par une optique digitale réglée à 25mm c.à.d. approximativement la vue de l’œil humain
   
  P42634786b-Net-Angenieux-70mm-24x26-donc-140mm-en-4_3.jpg
Angénieux sur 70mm, soit 140mm.
   
   
P42634787b Net 70mm avec doubleur soit 300mm en 4x3 
Angénieux 210mm, soit 420mm
   
P42634788n-Net-240mm-24x36-avec-doubleur-soit-480-et-960mm-.jpg   
Angénieux 210mm + doubleur de focal, soit 840mm
 
Ajout du 17 mai :  puis-je agrandir l'image pour continuer à 'zoomer' en 'tirant sur les pixels' comme me le demande l'un de mes rigolos ? Bien évidemment. La prise de vue a été faite en quelque 12 millions de pixels, il est donc possible d'agrandir la photo. L'ennui est que, je le rappelle, j'ai fait cette image sans pied, qu'en conséquence elle est légèrement floue et qu'en l'agrandissant cela ne va pas s'arranger. Refaire une prise de vue ? Bien sûr, mais avez-vous vu le déluge qui tombe du ciel ! Ce sera pour une prochaine fois, mais rappelez-le moi, car c'est certain, je vais oublier.
P42634789Net-240mm-24x36-avec-doubleur-soit-480-et-960mm-en.jpg
    Retour au post du 16 mai
 
P42634792c Net 840mm   
Angénieux 210mm + doubleur de focal, soit 840mm
(Si vous voyez des retouches, vous avez raison : j’ai ôté toutes les inscriptions qu’il y avait sur certains éléments de l’armature métallique de l’échafaudage ainsi que sur le T-shirt du peintre, dans son dos).
   
 
P42634794b-Net-env-400mm.jpg
Angénieux env. 120mm + doubleur de focal, soit env. 480mm
(‘J’suis pô là’ sur la plaque d’immatriculation ? Imaginez qu’une charmante dame ait taxé la voiture familiale pour aller voir son amant et que son mari voit le véhicule photographié le 14 mai dans un endroit où il n’avait aucune raison d’y être ? Je ne veux pas être mêlé à ce type de conflits J)
 
Vous vouliez également (je m’adresse à mes zozios de fumistes, bien sûr) des images réalisées avec le Canon 300mm (soit 600mm en digital).
 
Je vous propose cette dame au beau chapeau qui fait faire bronzette à une viande bien blanche laquelle va très certainement rosir, puis… ‘cramoisir’ (J j’aime assez ce verbe J). Vous savez quoi ? L’humain qui étale sa bidoche sur les plages, ce n’est esthétiquement pas très chouette J… et si vous ne me croyez pas envoyez-moi votre chéri(e) que je l’arrange à la sauce Canard J. Je vous livre ensuite une copine de Sa Blondeur (ma fille) en mode pose entre deux vagues, coude droit négligemment posé sur son surf…. Oui, j’aurais peut-être pu cadrer un peu plus haut ou attendre pour voir si la vague allait éclater dans le champ de mon image, quitte à ‘dézoomer’ un peu. Basta !
 
  W4Net-P7161871.jpg
    W3-P7161841Net.jpg  
         
Votre dernière demande concerne un autre de mes ‘chéris’ ; hé ! le mariage pour tous… est pour tout le monde, moi compris.
Ce chéri-là est un Leica Summicron-R 1 :2/50mm, soit 100mm au format 4/3, idéal pour le portrait.
Navré, je n’ai pas de photo utilisable sur la Toile. Pourquoi le cacherais-je ? Lorsque j’utilise cet objectif, c’est pour mitrailler ma fille, mon épouse, des parents ou amis et je ne juge pas opportun de mettre leur trombine sur ce blog. Tout ce que j’ai à vous offrir, ce sont 2 images faites un jour où je photographiais Sa Blondeur au volant et où, histoire de passer le temps, j’ai fait 2 clichés de l’autoroute (à travers le pare-brise, donc) sur laquelle nous circulions… Passionnant sujet J qui, néanmoins, vous permettra d’avoir une idée de ce que peut donner cette optique montée sur un APN (appareil photo numérique pour les ignares en matière de photo).
 
W1bNet-P7101602-mardi-10-juil.jpg
W2bNet-P7101603.jpg   
   
Une question que vous n'allez pas manquer de me poser : quel boîtier ?... Je ne sais plus trop ; Olympus, bien sûr, ou bien un E-620, ou bien un Pen E-P2 sauf pour les images réalisées avec l'Angénieux (avec ou sans doubleur) pour lesquelles j'ai utilisé un Pen E-P3, le tout en position priorité vitesse.
 
Voilà votre curiosité satisfaite jeunes gens ; bon été si je ne vous revois pas et A++   
 
(1)Et pourquoi d’aujourd’hui ? Parce que lorsque j’ai passé mon permis de conduire le jour de mes 18ans + 1 mois (le minimum légal) à la question quelle vitesse adoptez-vous sur route, la bonne réponse était sauf lorsqu’il y a des limitations, je roule à la vitesse qui me plaît en l’adaptant toutefois à la densité du trafic routier et non je roule à la vitesse réglementaire 110 kh/h sur route, 130 sur autoroute en faisant gaffe de ne pas louper une indication, et sur certaines nationales (au fait, le sont-elles toujours ?) ce n’est pas évident tant les panneaux se suivent, et je tente de ne pas me faire ramasser par un radar vicieux du genre de ceux qui sont en bas d’une descente où, distraction bien humaine, la pente va m’entrainer à un dépassement de l’ordre de 20km/h ce qui fait de moi un danger public (a-t-on le droit d’exiger qu’un policier borné garde ses remarques pour lui, et s’il ne les garde pas, peut-on lui répondre sur le même ton ? Infantiliser et culpabiliser les automobilistes au nom de la sécurité routière pour mieux les racketter, voilà la politique d’aujourd’hui !)     
 
Repost 0
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 07:08

 

Charles de Gaulle… c’était de Gaulle J : joker tant sur la plan de son ego que sur d’autres sujets…

Je ne me souviens pas de débordements déplacés du MOI de Georges Pompidou…

… Alain Poher, Président par intérim, ne m’a pas marqué non plus ; vrai qu’il n’a fait que passer très rapidement.

Valéry Giscard d’Estaing me semble également avoir eu un comportement conforme à la décence que l’on peut attendre de la fonction, même si ses claquements de langue pouvaient éventuellement dénoter une certaine prétention et, pour certains, être horripilants… mais également terriblement amusants, surtout lorsqu’ils étaient revus et corrigés par des sauces mitonnées par Thierry Le Luron J http://www.youtube.com/watch?v=NblNVQ3qKAc : on ne s’en lasse pas J !

Vrai néanmoins que la manière dont VGE quitta l’Elysée pour céder la place à François Mitterrand demeure un grand moment en laissant entendre un solide sens de la mise en scène et un ego blessé plus costaud encore (version courte http://www.youtube.com/watch?v=j0AjgQtPHfk ; discours http://www.youtube.com/watch?v=4BrRVaTa-BI ;). Mais je ne peux m’empêcher, toute opinion politique mise à part, de trouver que l’ensemble eut une certaine allure. Question : est-ce lui qui demanda que l’on jouât La Marseillaise sur un fauteuil présidentiel vide… comme à la dérive J ?

François Mitterrand… ce fut François Mitterrand J : joker de nouveau mais l’audio-visuel s’étant développé depuis l’utilisation de mon joker précédent, je peux, en guise de clin d’œil, en appeler une nouvelle fois à Thierry Le Luron http://www.youtube.com/watch?v=WB-cfUGoZwk.

Jacques Chirac était ce qu’il était mais il n’en demeure pas moins à mes yeux le dernier de nos Présidents à avoir su tenir sa place avec une modestie, peut-être feinte, je l’ignore, je ne le connais pas personnellement, mais paraissant sincère pour quelqu’un qui, comme moi, observait de l’extérieur, en brave pomme J de citoyen.

Puis nous avons eu Nicolas Sarkozy qui, à mes yeux toujours (mais je sais que sur ce coup là je ne serai pas seul J), a perdu les élections en vue d’un second mandat non pas tellement à cause de sa gouvernance, mais bien du fait d’attitudes exaspérantes. Son côté bling-bling-Rollex-Restaurants-de-luxe et yachts-des-copains-pleins-aux-as n’était politico-électoralement pas très futé, et étaient plus encore insupportables ces incessants ‘JE vais vous le dire’, accompagnés de pseudo-tocs déclinés sur le mode petits haussements d’épaules + légers coups de flipper avec la tête, signes du VRP / technico-commercial de base auto-satisfait de la ventes de ses salades… mais peut-être néanmoins un peu mal à l’aise et doutant de lui. J’ai toujours été sidéré qu’un maître de la rhétorique et de la communication n’ait pas tenté d’intervenir pour le lui dire afin qu’il se corrige. Peut-être que notre ex-Président ne voulut rien entendre… à moins que personne n’ait osé lui dire quoi que ce soit, l’ego du personnage dégoulinant de toute part pouvant peut-être se transformer en fureur… ??

A présent, nous avons François Hollande, le Président tellement Normal que ses costards, chemises et cravates semblent tout droit sortis des soldes de Tati et qu’à l’inverse du prétendu Parler Juste de son ex-épouse, il nous assène un  parler qui sonne faux à force d’une floutitude J masquant une incapacité à gérer les VRAIES difficultés du pays. J’avoue que je suis soulé de ‘son’ mariage pour tous et de cette position intolérable qu’il a contribué à répandre : si vous n’êtes pas d’accord avec les idées du PS, c’est que vous avez une mentalité de Cro-Magnon tendance fascisante, sorte de terrorisme intellectuel et politique. Si besoin, lire ou relire BHL lorsqu’il entreprit de définir l’intégrisme et vous obtiendrez un joli sujet d’étonnement. Finalement, sur un autre mode, il ergote tout autant que Nicolas Sarkozy et lui qui se veut à l’opposé de son (ex ?)-rival, il le rejoint bel et bien au royaume du dégoulinage de l’ego.

Je songe à tout cela car, dans le genre j’éclabousse le pauvre monde avec mon MOI, je viens de lire la rubrique Le parti pris de Hervé Gattegno http://www.lepoint.fr/politique/parti-pris/segolene-royal-se-prend-pour-la-premiere-dame-de-la-majorite-14-05-2013-1666278_222.php qui taille un complet veston trois pièces avec, en prime, un splendide ‘nœud pape’ (tiens, elle serait mignonne ainsi vêtue J… pour une photographie qui pourrait permettre un montage par PhotoShopisation, voir la couverture de son œuvre la plus récente, par ex. p. http://actualite.portail.free.fr/france/15-05-2013/cette-belle-idee-du-courage-comment-segolene-royal-prepare-son-retour-aupres-des-francais-et-de-ses-adversaires/ ) à ma pom-pom girl préférée du PS. Si ce qu’il dit est vrai, que Dieu (quel que soit son nom), la Providence ou je ne sais qui ou quoi, nous préserve de la voir un jour en Présidente(1) de notre pays, car j’en suis à me demander si elle ne battrait pas les records de dégoulinage d’ego de tous nos Président de l’exécutif réunis J !

Ah !... Les femmes !!! J

… Vrai, vous commencez à me manquer, les filles ; je ne sais plus à qui envoyer mes vannes reloudes 10 000 % plus macho-que-moi-tu-meurs. Mon épouse ? Ma fille ? Mes amies ? Depuis le temps qu’elles me connaissent, plus moyen de les faire réagir par ces protestations véhémentes qui m’amusent tant : elles savent très bien que je n’en pense pas un mot L, quoi que… J

Allez-y Mesdames (et Mesdemoiselles J), prenez les rênes de tous les pouvoirs mais, en vous affirmant, restez vous-mêmes(2) en vous gardant bien de prendre modèle sur les hommes car vous allez en épouser tous les travers, et certains sont insupportables ; lorsque l’on voit la situation globale de la planète, il n’y a pas toujours / souvent quoi pavaner. Des milliers d’années(3) qu’ils tiennent le pouvoir, ne noircissez pas la situation contemporaine à loisirs sous l’égide des journaleux, mais ouvrez simplement les yeux avec lucidité. Je vous l’ai dit maintes fois : allez sans complexe vers votre ascension intellectuelle, politique, économique, sociale… vous ne risquez pas de faire pire qu’eux.

 

(1) Un débat d’importance à la hauteur des brillantes capacités de notre actuel Gouvernement : conviendrait-il alors de dire Madame la Présidente… ou Madame le Président ? Ah ! Voilà un sujet digne d’occuper le brave peuple…

(2) Allez, je vais vous le confiez une nouvelle fois pour vous faire plaisir : après quelque 25 ans d’enseignement devant un public féminin à au moins 80%, j’affirme que vous êtes dans l’ensemble plus futées que ces gros balourds d’hommes… et j’ose croire que vos efforts pour qu’il en soit ainsi ne sont pas dus au fait qu’ayant été opprimées (n’en ajoutons pas trop quand même J) pendant des siècles vous entendez montrer que vous avez la capacité à être les égales de votre homologue du genre homo masculin. Une fois encore, vous n’avez rien à démontrer. Seuls les niais indécrottables pensent que vous pourriez leur être inférieures. Vivez les filles, prenez les pouvoirs et sortez nous de la *** !

(3) J’ai écrit des milliers d’années et non l’origine de l’humanité. J’affirme une nouvelle fois ici mon intime conviction : avant le néolithique, le statut des femmes ne devait pas conduire à les considérer comme des minus habens tout juste bonnes à donner du plaisir à l’homme, à procréer et s’occuper des enfants, à faire le ménage et la popote, à prier… Bref : les ‘3 K’ de la répartition sociale attribuée à Guillaume II et reprise par les nazis pour définir sans équivoque le rôle de la femme: Kinder, Küche und Kirche (enfants, cuisine et église). Avant le néolithique, les représentations masculines dans l’expression artistique sont exceptionnelles : le monde divin paraît orienté sur des déesses le plus souvent stéatopyges et/ou callipyges, et il paraît assez vraisemblable de penser que les structures sociales devaient en porter la trace. Avec le néolithique, l’Au-delà se masculinise et, probablement, les structures sociales aussi. Qu’a-t-il pu se passer ? Pfffffffft ! Il fallait venir à certains de mes cours… A présent, le guichet est fermé, papy profite d’un retraite qu’il estime bien méritée J.

Repost 0
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 10:20

Je proteste avec l’énergie la plus farouche J contre la décision de Wikipédia de virer sans autre forme de procès Nabilla de ses pages

http://www.ozap.com/actu/nabilla-viree-de-wikipedia-car-sans-interet-encyclopedique/446842

Nabilla ‘sans intérêt encyclopédique’ ?!?!

Ah que si !

Il faut quand même le faire que de réaliser le tour de la planète(1) avec un ‘Allo !...’, geste et formule que j’ai d’ailleurs vu bien des élèves utiliser avant qu’ils ne soient repris par cette demoiselle… Oooops ! Pardon : par cette dame, puisqu’il n’y a administrativement plus de ‘Mademoiselle’ en France (ça c’est encore du grand n’importe quoi !)-(2) qui a, de surcroît, suffisamment le sens de ses intérêts financiers (3) pour déposer auprès de l’INPI la marque  "Nabilla Allo t'es une fille t'as pas de shampoing c'est comme si t'es une fille t'as pas de cheveux" en différentes versions.

http://www.ozap.com/actu/nabilla-depose-son-allo-t-es-une-fille-t-as-pas-de-shampoing-a-l-inpi/446532

Nabilla montre par là quelles sont les valeurs (ne pas oublier l’incongruité qu’il y a à imaginer une fille qui n’a pas de shampoing J !) sur lesquelles repose la société mondialisée de ce premier quart de XXIe s, et à ce titre, elle a bien un intérêt encyclopédique.

 

Ajout du 6 mai. Avez-vous lu l'interview donné par son père ? " [...] elle n'a pas inventé la poudre. C'est un produit de la société de consommation...' et, le pire pour un père : ' [...] ma fille me fait honte..." http://tele.premiere.fr/News-Tele/Le-pere-de-Nabilla-ne-comprend-pas-l-engouement-qu-elle-suscite-3748780

 Ajout du 8 mai. L'interview du père de Nabilla serait bidon -> http://www.staragora.com/news/nabilla-benattia-l-interview-de-son-pere-serait-fausse/463031. Ce n'est pas la première fois que se propage des fakes... et sur des sujets autrement plus sérieux de surcroît. D'où la nécessité de toujors vérifier ses sources et de les indiquer clairement, mais l'on ne va pas se lancer dans un cours de méthodologie L

 

De plus, les médias se sont focalisés sur son ‘Allo !’… et ont finalement zappé cette perle que les meilleurs touristes de la connaissance historique  ne m’ont jamais servie au cours de toute ma vie de prof (et pourtant, croyez-moi, j'en ai entendu !!!) : ‘c’est la guerre mondiale de 78’  

http://www.youtube.com/watch?v=zbLEDs9UhJc, faut-il le rappeler ?

A la place du comité de Wikipédia, je lui aurais demandé une rédaction sur ce conflit et là, nous aurions eu un intérêt encyclopédique majeur : ce qui reste des principaux faits historiques dans la tête d’une élève studieuse et [qui] a travaillé très dur à l’école, elle a même un diplôme d’anglais (sa mère dixit, http://www.24matins.fr/nabila-la-bimbo-nest-pas-aussi-stupide-que-son-personnage-38313)... Etude portant sur les vestiges d’une culture historique scolaire dans sa version suisse puisque, si j’ai bien tout suivi, Nabilla est genevoise et à fait ses études à Genève.

Cela nous aurait changé un peu de taper sur l’enseignement de l’histoire non en France, mais chez nos voisins qui, à en juger par le cas Nabilla ne font pas mieux que nous L… ce serait même plutôt pire ; oui, oui, c'est possible J !

 

MàJ du 31 juillet 2013 : merci à 'Ano Nimes' (sic) qui me signale que Laurent Ruquier ne désapprouverait pas mon billet  -> http://www.youtube.com/watch?v=Vwsp4ZkZuUA

 

1.Avec plus de 50 millions de vues sur les plateformes vidéo (chiffre donné par http://www.ozap.com/actu/nabilla-viree-de-wikipedia-car-sans-interet-encyclopedique/446842), nous devons bien dépasser le cadre de l’hexagone ; non ? Sur ce coup, je deviens xénophobe : qui vient nous piquer la magnificence de notre culture contemporaine ?

2.Pardon pour ma nullité crasse… Je viens d’apprendre que Nabila est mariée avec un certain Thomas. Donc même à l’ancienne mode c’est bien une Dame

3.D’ailleurs, est-ce bien elle ou Jérémy Michalak ? (N.B. je ne suis pas un pro de cette émission débile que sont Les Anges de la Téléréalité, je réagis simplement à la lecture de http://www.ozap.com/actu/nabilla-depose-son-allo-t-es-une-fille-t-as-pas-de-shampoing-a-l-inpi/446532)   

 

Repost 0
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 09:08

 

Il y a quelques jours, le retraité en vadrouille que je suis taxe un PC qui traînait J pour consulter sa messagerie sur la page idoine de son FAI. C’est ainsi qu’il tombe en arrêt devant la publicité située à droite de la page d’accueil...

 

 

 P1103b

 

P1104.JPG

 

Question 1 : l’individu particulièrement cultivé dont le cerveau vide a produit cette ‘pub’ sait-il qu’ un tic n’a aucun rapport avec l’animal qu’il entendait désigner qui, lui, se nomme une tique ?

En cas de doute, consulter le premier dictionnaire qui passe J.

 

... Je passe sur le fait que la phrase est plutôt boiteuse. 'Participez pour une chance de gagner...' Personnellement, j'aurais écrit pour avoir une chance de gagner... Mais nous n'allons pas chipoter. 

 

Question 2 : les deux ‘bestioles’ en cause sont-elles des insectes ?

 

Ben non, pas que je sache…!!!??

 

Pour la tique voir par ex.

http://www2.unine.ch/files/content/sites/labpar/files/shared/documents/TIQUEFR.pdf

 

Pour l’araignée voir http://search.free.fr/google.pl?bloc_searchd’où j’extrais avant tout ce lien qui conduit à une encyclopédie conforme semble-t-il au niveau culturel du publicitaire en cause J : une encyclopédie pour enfant  http://www.kidadoweb.com/encyclopedie-enfants/?p=13

 

Question 3 : ces deux âneries étaient-elles voulues ?

 

Possible ; certains publicitaires n’étant en aucun cas perturbés tant par les fautes de français que celles d’orthographe, pourquoi ne pas chercher à interpeller le surfeur du web par de grossières erreurs de connaissance ?... Mais j’en doute !

 

Il demeure qu’en une époque où l’individu Sigma* considère que La Connaissance se trouve sur la Toile il faudrait peut-être songer de cesser d’y raconter n’importe quoi ; non ?

 

Pour la petite histoire, il est à noter que quelle qu’était la réponse donnée le participant gagnait l’adresse du concessionnaire le plus proche de son domicile...

 

Et puis la barbe ! Si cela vous intéresse, allez voir : http://www.voiture-au-choix.com/

 

Je vous laisse je vais me cultiver en allant voir des 'pubs' télé  (blague dans le coin, il y en a qui sont pas mal...).

 

message.gif  A... P... L... U... S... 

_________________________________

*Pourquoi Sigma ? Parce que Monsieur Lambda commence à me souler ! Mais qui le premier a lancé cette expression de Citoyen Lambda pour désigner le Français-standard-Dupont/d-Durand… comme disait mon prof. de philo.

Repost 0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:09

Rappel :

A la suite de mon premier passage en ces lieux de sinistres mémoire que sont Auschwitz-I et II-Birkenau, je vous avais livré mon ressenti en mai 2011http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-et-birkenau-impressions-d-un-pelerin-1-73491567.html et http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-et-birkenau-impressions-d-un-pelerinage-73460976.html,,  ce 2è lien conduisant à des propos concernant plus particulièrement le ‘tourisme’ et donc ceux du présent post.

Début janvier 2012, quelques-uns d’entre vous m’avaient fait suivre un article qui m’avait conduit à donner mon opinion sur la solution proposée par Alain Finkielkraut selon lequel, face aux dérives provenant d’un tourisme de masse, respecter Auschwitz serait de ne plus s’y rendre  http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-respecter-auschwitz-est-il-de-ne-plus-s-y-rendre-96505161.html

Je vous avais laissé entendre que je reviendrais sur la question à la suite d’un nouveau voyage à Cracovie que je devais effectuer. Or, depuis le mois d’avril 2012 où je suis effectivement revenu de Pologne, je n’ai pas pris le temps de le faire (… ou je n’ai guère eu le temps… même s’il est de notoriété publique que les enseignants ne font strictement rien de leurs dix doigts J - voir dans les commentaires de http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-24368500.html -) alors que, pourtant, je m’étais amusé à me livrer à des observations sans aucun lien avec le sujet puisqu’elles concernaient des pierres à cupules vues à Cracovie (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-pierres-a-cupules-a-cracovie-103507826.html).

La ‘coolitude’ de ma situation nouvelle de retraité (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-le-canard-vous-tire-se-reverence-pour-partir-en-retraite-113478487.html) et quelques demandes de vous, mes ex-élèves, me poussent à reprendre le sujet.

 

 

Les questions sont finalement très simples* :

 

1.      où finit le service indispensable proposé au ‘visiteur’ d’un camp de concentration ou d’extermination pour déboucher sur l’exploitation touristique de lieux qui n’ont rien à voir avec le tourisme classique... et la manne financière qui y est attachée ?!?

 

2.       Où commence l’attitude déplacée du ‘touriste’ lors de la ‘visite’ de ces camps ?

 

La question 1, je ne l’ai à dire vrai jamais abordée de front ; je me suis jusqu’ici contenté, en gros hypocrite embarrassé que je suis, car je ne sais que trop y répondre, de la glisser subrepticement dans la question 2…  bref : d’éluder le problème ; j’aurais dû faire de la politique J !

 

Un touriste mange, boit… et –pardon- évacue ce qu’il a bu et mangé.

Qu’on le veuille ou non, il faut donc mettre à disposition des visiteurs de plus en plus nombreux (près de 4 000 par jour, 1 405 000 en 2011, soit 25 000 de plus qu'en 2010 venant des pays du monde entier**) de quoi satisfaire ses besoins fondamentaux en restauration et en… toilettes, faute de quoi, c’est un fait bien connu, le touriste standard soulagent sa vessie (et plus si besoin) n’importe où.

A Auschwitz-I (et plus encore à Birkenau), en tout cas hors saison estivale, j’ai observé que toutes les structures de restauration étaient relativement éloignées du camp. Discrétion et réserve semblent donc de mise (il y a m’a-t-on dit une cafétéria dans le complexe d’accueil du Musée ; je ne l’ai pas vue soit qu’elle était fermée, soit qu’elle ait été supprimée).

Restent les toilettes qui, à Auschwitz-I (je ne me souviens pas en avoir vues à Auschwitz-II Birkenau, mais je n’y ayant jamais eu une envie urgente, je ne les ai jamais cherchées), sont situées dans les sous-sol de l’entrée couverte du Musée***. Elles drainent une forte concentration d’usagers et lorsqu’il y a des groupes scolaires ou non, et ils sont nombreux,  il y a un bruit qui, sans être proche de l’infernal, n’est pas très respectueux des lieux : ça parle, ça piaille, ça drague, ça rit, ça se bouscule… 

Après tout n’est-ce pas là le monde des vivants, et les vivants de passage dans des lieux de mort doivent-ils se transformer en morts-vivants pour respecter ces lieux de mémoire ?

Je ne sais plus trop… même si ces toilettes sont installées dans une salle d’attente conçue par les nazis pour accueillir les nouveaux détenus***.

 

Le Musée d’Auschwitz, avec beaucoup de courage me semble-t-il, a entrepris de lister les attitudes jugées les plus choquantes et propose des interdits sous la forme d’icônes. S’y ajoutent des indications sur le site web du musée http://en.auschwitz.org/, dont l’essentiel se trouve sur cette page http://en.auschwitz.org/z/index.php?option=com_content&task=view&id=1&Itemid=1

 

A P4060978b compressé a l'entrée du musee sur le parkin

Le ‘code de la bonne attitude’ selon les autorités du Musée, photographié à l’entrée d’Auschwitz-I. Ce type de panneaux est installé sur plusieurs emplacements tant à Auschwitz qu’à Birkenau.

 

 

Voici donc l’un de ces panneaux qui m’avaient passablement interpellé lors de mon premier passage à Auschwitz –je m’interrogeais sur leur utilité réelle- et que je n’avais pas photographié à cause de pluie et de foule installée entre lui et mon appareil photographique.

 

De gauche à droite et de bas en haut : ne pas fumer ; ne pas circuler en automobile (?? sont-ce réellement les visiteurs qui sont ici visés ou le personnel du Musée ?) ni à vélo ; interdit aux chiens (… interdiction bien classique et logique, mais qui n’en contribue pas moins à expliquer pourquoi certains abandonnent l’animal de compagnie pourtant offert avec amour au petit dernier de la famille) ; ne pas visiter en maillot de bains ou en tenue légère (certes, on conçoit le sens, mais il demeure que lorsque je vois la tenue de nombre de mes compatriotes dans nos villes dès le premier rayon de soleil, je m’interroge sur la perception exacte qu’ils peuvent avoir de cette interdiction ;  nous retrouvons le problème de la délimitation exacte de la tenue inappropriée qui avait conduit les Américains à prendre de bien étonnantes mesures http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-decence-indecence-maillots-de-bains-et-pates-de-sable-47972348.html !) ; la curieuse ‘marmite’ qui suit est en réalité un sandwich dans sa version polonaise pour bien évidemment signifier ne pas manger ou pique-niquer (… chaque année, il y a des visiteurs qui le font, information que je tiens d’une guide du Musée) ; ne pas écouter de musique ; ne pas utiliser de téléphone portable (alors là, avec les jeunes générations… no comment !) ;  ne pas utiliser un flash photographique (attention aux appareils 100% automatiques !) ; ne pas promener bébé dans son landau (… faut-il faire comme pour le chien et l’abandonner sur une aire d’autoroute J ?...  En tout état de cause, le Musée déconseille la visite aux enfants de moins de 14 ans, http://en.auschwitz.org/z/index.php?option=com_content&task=view&id=1&Itemid=1).

 

 

B-_-uwaga-copie-1.jpg 

 

Sur le site web du Musée, se retrouvent les mêmes indications reproduites ci-dessus avec quelques variantes.

La première icône fait partie de ces variantes. ‘Keep silence’… Comme cela paraît totalement irréalisable, ne serait-il pas plus réaliste de demander aux visiteurs de chuchoter ?

L’interdiction de manger est ici renforcée par un verre débordant de mousse / de crème chantilly ( ?) avec une paille ; s’agit-il d’interdire de déguster une glace en visitant, ce qui paraît une évidence pour les individus normalement éduqués, s’agit-il d’interdire de boire ? Si c’est la boisson qui est en cause, nous trouverons un sujet d’étonnement plus loin.

Une icône nouvelle : interdiction de visiter avec des bagages. Cela peut prêter à sourire, mais il y a un type de touristes qui a des difficultés à se séparer de ses bagages : celui qui, voyage sac à dos. Le Musée propose-t-il un système de garde ?

A la 4è ligne nous apprenons que, finalement, il est possible de se promener avec une poussette (ou un landau) à condition de rester à l’extérieur des ‘blocks’, et que photographier et filmer n’est officiellement autorisé qu’en extérieur.

Dernière icône, celle placée dans un triangle. Je reconnais n’avoir aucune idée de sa signification. Serait-ce attention aux pickpockets ? Le personnage de gauche paraît assez costaud (faut-il identifier un homme ?), celui de droite plus fluet (faut-il identifier une femme ?)… mais alors que signifie cette main, et que font-ils qu’il convient justement de ne pas faire sur le site ?

 

Malgré mes quelques commentaires amusés, l’ensemble de ces interdictions ne cesse de surprendre, car il ne s’agit en fin de compte que du simple code de conduite que tout individu normalement cultivé / civilisé / réfléchi devrait avoir à l’esprit en pénétrant en de tels lieux.

 

Je l’ai dit et le répète, certaines de ces consignes ne sont pas respectées bien qu’il ne faille pas amplifier la situation outre mesure. Me concernant, j’ai essentiellement noté un peu de bruit, sans que celui-ci ne déborde dans l’irrespect total  et, surtout, le mitraillage photographique déplacé de quelques-uns.

 

Quelques remarques ont déjà été faites dans mes ‘posts’ précédents pour dénoncer et tenter de comprendre ces débordements. Il semble opportun d’évoquer ici Maya Szymanowska qui, écrivant dans Le Point à la fin du mois de janvier 2012, cite une psychosociologue pour laquelle  rires, paroles fortes et photographies inopportunes pourraient être un moyen de compenser l’horreur des lieux.

 

Dans les bâtiments où sont conservés les effets personnels des victimes, les valises, les prothèses, les cheveux, soigneusement triés par les nazis dans la perspective d'un envoi en Allemagne, les réactions sont imprévisibles : des cris, des pleurs, des rires nerveux*... "Il m'est arrivé de voir les jeunes se photographier sur fond du monticule des prothèses des victimes", raconte Katarzyna Stec, qui a mené des recherches sur le rapport aux photos des visiteurs. Choquant ? La chercheuse souhaite relativiser : "Certains comportements sont dus à une situation de stress et de choc, par exemple parler fort, ou, en ce qui concerne les Coréens, rire à tout bout de champ."

 

Katarzyna Stec a interrogé les jeunes lycéens polonais avant la visite, juste après puis six mois plus tard. Ses résultats montrent que ces adolescents retiennent en priorité l'enseignement historique, et après la visite, ont gardé le souvenir d'une émotion intense. À la suite d'un reportage À Auschwitz, la mémoire étouffée par le tourisme de masse, publié dans Télérama le 14 décembre, Alain Finkielkraut appelait à ne plus aller à Auschwitz pour mieux honorer la mémoire des morts. Une prise de position qui a provoqué une levée de boucliers, pas seulement en Pologne.’

Faut-il visiter Auschwitz ?

http://www.lepoint.fr/monde/auschwitz-pietine-28-01-2012-1424764_24.php

 

Je m’inscris sans réserve dans cette démarche ; il paraît beaucoup plus pertinent de chercher à comprendre l’origine des dérives que de se contenter de les constater, d’accuser sans comprendre et conclure que pour respecter Auschwitz (et les autres camps qui connaissent semble-t-il une situation comparable) il ne faut plus s’y rendre.

 

Parmi ces causes, une me semble fondamentale : l’impréparation du visiteur.

J’en appelle ici au témoignage de Marthe, jeune togolaise qui m’avait laissé un message à la suite de mon ‘post’ http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-et-birkenau-impressions-d-un-pelerin-1-73491567-comments.html#anchorComment.

Bien que je l’ai déjà publié dans les commentaires dudit ‘post’, il me paraît opportun de le répéter ici… sans correction, avec toute la fraicheur orthographique de son auteur(e) ... Oui ! Cela arrive à tout le monde.

 

«  Je viens de découvrir votre article et je peux dire que j'ai pris plaisir à le lire. Toutefois, je tiens à revenir sur certaine chose. Je ne prend pas le contre pied de votre ressenti. Au contraire. J'ai écrit mon billet dans un état bien précis, et pour le comprendre, il faut savoir pourquoi. Je suis togolaise. Pour moi, la deuxième guerre n'était que 3 ligne dans un livre d'histoire. Le mot shoah, je l'ai entendu pour la première fois que dans ce voyage organisé par mon école. Et pour moi, surtout africaine, la deuxième guerre était une réalité abstraite. Je n'avais jamais vu d'image de camps de concentration (Il n'y en a pas dans mes livres d'histoire). Bref, mon billet a été écrit le soir après la visite de Auschwitz. J'en ai voulu à mon école de ne nous avoir pas préparé psychologiquement pour ce que j'allais voir. Et si un seul instant j'avais su que c'est ce à quoi j'assisterai, je n'y serait pas allé. Car pour moi, c'est là ou je vous rejoins, c'est lieux ne devraient pas constituer "un musé" ou n'importe qui pouvait entrer, surtout qu'il y a encore la présence de restes humains. D'ailleurs, quand je suis rentré de ses camps de concentration, je n'en ai publié qu'une seule photo. J'aurais voulu avoir le courage d'en publier toutes celle que j'ai prise, mais je vois derrière chaque cheveux, chaque prothèse, chaque chaussure, chaque valise une personne dont l'âme hantée doit encore trainé dans ses lieux. Et pour moi, le pire a été de nous faire accompagner par des victimes qui pour moi revivraient a chaque mot de la guide, ces moments. Je m'attendais à voir un lieu emprunt d'histoire, mais pas à voir "des restes d'humains". »

 

A lire Marthe, je suis certain qu’elle n’a pas eu un comportement déplacé lors de sa visite mais qui sait si, devant l’horreur de ce qu’elle découvrait, elle n’a pas eu des cris d’épouvante, des commentaires faits à un camarade prononcés un peu trop fort…

Et puis, si je l'entends bien, elle a abondamment photographié puisqu’elle écrit qu’elle n’a pas eu le courage de publier toutes ses photos et elle cite cheveux, prothèses, chaussures, valises.

Autrement dit, elle a eu le réflexe de pudeur non devant les vitrines du ‘Musée’ (je persiste à dire que ce mot est inadapté lorsqu’il s’agit des objets exposés dans les camps nazis), mais une fois rentrée chez elle, en regardant les images.

 

Je finis par me demander si ce type de photos ne pourrait pas s’expliquer par un sursaut de révolte, une sorte de réflexe de cartésianisme du genre ce n’est pas possible, j’hallucine : il faut que je photographie pour vérifier que c’est bien réel.

Pourrait s’y ajouter, ce ne serait nullement incompatible, que le fait d’utiliser un appareil photographique crée une sorte de filtre entre l’observateur bouleversé et l’horreur de ce qu’il regarde. On a écrit mille fois que le téléphone portable-appareil photo est le prolongement de la main, or ne porte-t-on pas la main –avec ou sans appareil photographique- devant les yeux pour se protéger d’une vision insoutenable ?

 

Et pourquoi ne pas demander à Marthe ce qui l’a motivé ?

Je réalise en effet subitement (papy doit avoir des neurones fatigués J) que Overblog offre la possibilité de contacter ceux qui laissent un commentaire.

J’espère qu’elle n’a pas changé d’adresse électronique.

J’en profiterai pour lui demander quelques précisions. J’avoue que j’ai des difficultés à concevoir qu’elle n’avait jamais entendu parler de la Shoah avant son voyage scolaire. De plus, si son programme d’histoire ne comportait pas cette question, comment se fait-il que des collègues lui aient proposé un tel voyage ?

 

Affaire à suivre…

 

Vous pourrez suivre l' 'affaire' en question en vous rendant en bas de cette page et en lisant les commentaires. Vous y verrez comment Le Canard a fait un gag   !

J'ai bien contacté Marthe par courriel et elle m'a répondu...  Mais ce n'est pas une élève scolaire comme je le pensais, mais une jeune femme qui, à l'époque où elle m'avait laissé son commentaire, faisait des études dans une école de journalisme...  

 

 

 

Pour clore ce ‘post’, il me reste à souligner qu’il faut cesser d’accuser les jeunes visiteurs.

Les 'Anciens' n’ont pas toujours l’attitude que l’on serait en droit d’exiger d’eux, de leur âge, de leur expérience.

En avril 2012, j’ai observé des adultes qui parlaient très fort entre eux, qui filmaient les vitrines tout en faisant des commentaires à haute voix sur leurs contenus afin qu’ils soient enregistrés avec les images de leur satanée machine.

Je verrais volontiers là une dérive provenant des médias qui, depuis quelque 20 ans, photographient et filment sans la moindre pudeur, sans la moindre retenue toutes les horreurs de l’actualité ou du scénario qu’ils mettent en images en éclaboussent de sang les écrans de cinéma ou de télévision*.

Il y a quelques jours, je regardais je ne sais plus quel navet sur le téléviseur familial. Une femme s’y suicide avec une arme à feu : trucages et effets spéciaux se crurent obligés de montrer pendant une fraction de seconde le crâne qui se soulevait, la tête qui explosait.

Le comble est que je conçois tout à fait que l’on puisse ‘s’amuser’ à réaliser de tels effets spéciaux. Sur le plan technique, ce doit être passionnant. Mais, objectivement, quelle en est la finalité à l’égard du récit… et n’insistons pas sur la banalisation de la violence ?!

 

Adultes toujours en cause : ceux qui ont ouvert la porte au commerce dans le site même d’Auschwitz-I,  de surcroît juste en face du tristement célèbre ‘block 11’…

P4061008acorrection2 compresse Block 11 et cour entre Block

 Le 'Block 11' est LE passage obligé dans un ‘circuit de visite’ (je persiste à préférer le terme de pèlerinage) d’Auschwitz-I du fait de la densité d’horreurs qui s’y perpétra. Ce sont en effet dans ses sous-sols que furent organisés ce qui compte parmi les premiers essais de gazage de masse par les nazis. Le bâtiment servit encore de prison et de tribunal où se rendaient des jugements expéditifs à la peine capitale qui conduisaient le condamné devant le 'mur noir' que l’on aperçoit sur la photographie par une large porte ouverte dans le mur, au fond de la cour située entre les blocks 10 et 11. Après qu’il ait été contraint de se mettre nu (volonté de lui ôter ses derniers restes de dignité et probablement souci de récupérer ses vêtements), il était bien sûr fusillé.

 

 

 P4061009c compresse et flouté

 C’est donc juste dans l’axe de la porte d’accès au Block 11 –en en sortant, il est impossible de ne pas la voir-, passage obligé pour les visiteurs il convient de le répéter, qu’a été ouverte une boutique. Etait-elle fermée, ne l’avais-je pas remarqué tant j’étais songeur et perturbé ? En tout cas je n’avais pas constaté la présence de ce commerce dans le camp lui-même lors de mon passage en 2011.

 

 

 

 P4061009eebis essa compressei

 

 P4061009f compresse

 

Y sont essentiellement  vendus des livres, de la pellicule photographique ( ?... cela laisserait entendre que la boutique existe depuis des années…), des parapluies (que voilà une riche idée J !!) et des boissons…  d’où l’observation faite ci-dessus concernant l’icône visant à éventuellement interdire de boire dans le camp (… ou d’y déguster une glace débordant de chantilly).

 

 

Le tourisme de masse à Auschwitz ?

Je ne sais plus qu’en penser puisque les autorités du Musée elles-mêmes acceptent que soit fait du commerce dans le camp lui-même et que la boutique a été installée en face du ‘block’ le plus visité.

Faut-il y voir une stratégie commerciale authentique et totalement déplacée consistant à déterminer l’emplacement le plus vendeur d’Auschwitz-I…  ou la simple idée de trouver l’endroit le mieux placé pour rendre service aux passants (la vente de parapluies peut être effectivement un véritable service ! J) ?

 

Que ce soit pour rendre service ou par esprit de lucre, je trouve cette idée au moins aussi déplacée que tous les comportements discutables que j’ai pu observer auprès des visiteurs.

 

De plus, si Auschwitz s’ouvre à l’esprit de lucre, pourquoi avoir refusé que Steven Spielberg tourne La Liste de Schindler à Birkenau sous le porche et sur la Bahnrampe (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-lieux-d-arrivee-des-deportes-79062448.html, voir la note ‘* ajout du 9/12/11’) ?

La politique du Musée a-t-elle changé ?

 

 

 

Ajout du 17 février 2016 - Au sujet de l’usage discutable de la photographie dans les camps de la mort, voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/2016/02/auschwitz-je-clique-donc-je-suis.html

 

_______________

*Pardon ex-collègues et autres pédagogues supposés de notre temps de passage sur ce blog, je refuse désormais obstinément de me prendre la tête avec la problématique !... Ah la problématique : quelle innovation !! J… plutôt -> L, oui ! Vive la retraite où je ne connais plus que des problèmes et de simples questions et vous, jeunes gens, reconnaissez que je ne vous ai jamais imposé cette démarche que je trouve passablement stupide, exigeant simplement de vous un questionnement.

 

** http://www.lepoint.fr/monde/auschwitz-pietine-28-01-2012-1424764_24.php. Pour fixer un peu la situation, la Tour Eiffel voit passer 7 millions de touristes par an (http://globometer.com/tourisme-tour-eiffel.php ) et la Joconde en voit défiler 15 000 par jour (http://www.planetoscope.com/Etonnant/314-nombre-de-personnes-qui-admirent-la-joconde-au-louvre.html ). Mais Auschwitz est plus visité que l’Acropole (environ 1.1 million de visiteurs en 2009, moins d’un million de touriste en 2010 http://www.lapresse.ca/voyage/destinations/europe/grece/201105/19/01-4401073-grece-le-site-de-lacropole-ouvert-aux-touristes-onze-heures-par-jour.php)

 

***Jean-François Forges et Pierre-Jérome Biscarat (Guide historique d’Auschwitz, Ed. Autrement, 2011 –ISBN : 978.2.7467.1484.7-, p. 39 –plan- et 41) indiquent que le complexe d’entrée du Musée actuel était un bâtiment d’accueil des détenus comportant notamment des douches et que les toilettes d’aujourd’hui ont été installées dans ce qui fut une Warteraum für Zugänge (salle d’attente).

 

*.Ajout du 14 février. Un chômeur s'immole devant une agence de Pôle emploi à Nantes http://actualite.portail.free.fr/france/13-02-2013/un-chomeur-s-immole-devant-une-agence-pole-emploi-a-nantes/ -> à la TV cela donne l'image de l'Agence concernée + vues insistantes de traces d'incendie sur le sol... Et l'on s'étonne ensuite que certains visiteurs fassent des photos ou du film des fours crématoires reconstitués d'Auschwitz-I ? Pour ma part, j'y vois le même type de démarches absente de toute pudeur, de toute retenue...

 

*Ajout du 26 février.  Concernant les rires, il est peut-être bon de dire une fois encore qu'ils peuvent être une défense face à une situation douloureuse, face à l'horreur. De plus, il n'est sans doute pas inutile de rappeler ce qu'écrivait Hermann Langbein (Hommes et femmes à Auschwitz, disponible notamment dans la collection Texto / Le goût de l'histoire, Tallandier 2011,  pp. 470-471). Pour les besoins d'une enquête, il se rendit à Ramla (Israël) en 1968 pour rencontrer une vingtaine d'anciennes détenues qui avaient presque toutes eu un travail de bureau et qui n'avaient donc pas fait partie des 'derniers échelons de la hiérarchie du camp, [qui avaient été] à l'abri de la faim'. Il constata qu'aucune d'entre elles n'étaient disposer à témoigner car elle s'amusèrent, rièrent et échangèrent leurs souvenirs les plus cocases. Il observe alors comment l'esprit humain qui n'a pas trop souffert -voir p. 470 comment, grâce à un témoignage, il démonte le dicton selon lequel le temps efface toutes les blessures- minimise le passé le plus douloureux au profit des souvenirs capables de faire rire... revenant ainsi à une démonstration du dicton précité. L'esprit humain est une bien étrange machine dont nous n'avons toujours pas percé les secrets. Finalement, sauf cas de visiteurs se racontant les dernières blagues à la mode, les rires des 'touristes à Auschwitz' m'interpellent plus qu'ils ne me choquent.

 

Repost 0
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 09:17

Quel est le témoignage le plus perturbant, le plus poignant sur les conditions de vie dans les camps nazis ?

Une fois encore, il me semble bon de rappeler que je ne suis pas un spécialiste des camps de concentration et d’extermination et que je n’ai pas tout lu, tout entendu et/ou vu (je fais allusion aux reportages).

Dans ce que je connais, l’une des publications qui m’a le plus marquée est sans doute le recueil de dessins anonymes (seule indication : les dessins portent souvent la mention ‘MM’, s’agit-il bien des initiales de l’auteur ?) qui a été retrouvé par hasard en 1947 par un ex-détenu devenu gardien du site  non dans les cendres de victimes de l’Holocauste, comme les manuscrits des Sonderkommandos, mais dans la terre de Birkenau, lors de la réalisation des fondations du Mémorial. Il a été publié pour la première fois en 2011 sous le titre  The Sketchbook from Auschwitz par le Musée d’Auschwitz et je pense que ce dernier ne me tiendra pas rigueur de présenter ci-dessous les pages de couverture de ce document (ses intérêts historiques sont soulignés au verso).

P4061040c-NET.jpg

     P4061040d NET

Je ne n’ai jamais vu cette publication en libraire mais elle est disponible à celle du Musée : http://en.auschwitz.org/m/index.php?keyword=the+sketchbook+from+auschwitz&Itemid=57&option=com_virtuemart&page=shop.browse&Search=Search+in+our+online+bookshop&vmcchk=1&Itemid=57

The Sketchbook from Auschwitz contient la reproduction de 22 feuillets d’un bloc-notes à spirale de 20.8 x 13.5 cm supportant des dessins, ceux-ci ayant été réalisés à raison de 1 ou 2 par page dans un style naïf et parfois (souvent) maladroit*, ce qui les rend d’autant plus touchants.  Ils décrivent bien sûr ce qui a marqué leur auteur dans sa vie quotidienne à Birkenau en une période dont discutent les spécialistes mais qui, en tout état de cause, se situe vers 1943 et donc avant la mise en place de la Bahnrampe (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-lieux-d-arrivee-des-deportes-79062448.html ) en mai 1944 ; s’il en était autrement, il n’y aurait pas de représentations de la Judenrampe parmi ces dessins, représentations dont les principaux éléments ont été placés in situ sur un panneau d’informations par le Musée d’Auschwitz sur lequel je les ai photographiés  (page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-la-judenrampe-lieu-d-arrivee-des-deportes-a-birkenau-2-114993059.html, illustrations 5 et 6) et qui sont partiellement repris sur la page de couverture de The Sketchbook from Auschwitz (voir ci-dessus).

Certaines images sont à la limite du supportable ;  l’image, même lorsqu’elle reste pudique, est sans doute plus évocatrice que les récits écrits.

Le dernier dessin n’est pas achevé. Comme le conclut Jadwiga Pinkerska-Lech dans ses commentaires de The Sketchbook from Auschwitz (p. 111), il est probable que l’auteur a été transféré dans un autre camp ou qu’il a été tué à Auschwitz.

« M.M. » eut-il le temps d’enterrer lui-même ses dessins placés dans une bouteille ; est-ce un camarade qui le fit pour lui ?

... La question reste bien évidemment sans réponse.

 

*Cette maladresse n’est qu’une simple constatation, non bien sûr une critique négative d’autant qu’elle peut en partie s’expliquer par le manque de matériel : le dessinateur avait-il seulement une gomme !?... Mieux : par quel système s’ « organisa »-t-il, pour reprendre le terme familier des détenus afin  de désigner les combines en tout genre auxquelles ils eurent recours pour survivre,  pour disposer de papier, de crayons à papier et même de couleur rouge et bleu (voir par ex. les dessins des pages 6, 12, 20). N’oublions pas non plus les conditions dans lesquelles l’auteur dut travailler : vraisemblablement la nuit dans l’espace ce qui lui servait de lit, à la lumière de… ?? la lune ??...  et avec la peur au ventre compte tenu de ce qu’il risquait s’il était surpris en train de réaliser ces dessins.

Repost 0
3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 06:02

 Il s’agit ici de compléter l’iconographie de ‘Auschwitz : lieux d’arrivée des déportés (1)’ -> http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-lieux-d-arrivee-des-deportes-79062448.html

 En avril 2011, je n’avais pu me rendre à la Judenrampe.

 

J’y suis passé en avril 2012. En voici quelques illustrations d’une qualité discutable puisque, selon une habitude qui semble se fixer J, j’ai droit à la pluie à chaque fois que je vais en Pologne (voir notamment http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-pierres-a-cupules-a-cracovie-103507826.html oui... j'en ajoute un peu puisque je ne m'y suis rendu que deux fois... ). Un intérêt toutefois : mieux réaliser les témoignages des détenus qui ont survécu et témoigné (voir par exemple Primo Lévi, Si c’est un homme), lorsqu’ils évoquent l’infernale boue des camps (Primo Lévi n’était à Birkenau mais à Monowitz, voirhttp://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/3_auschwitz.htmsi la topographie vous échappe) .

 

    P12127861g-_-article-photo-1-_--photo-originale-Auschwitz-P.JPG

 Illustration 1 : ‘wagon souvenir’ et environnement

 

2-_-P4061043-NET.jpg

     Illustration 2 : ‘wagon souvenir’ et environnement. Au fond de l'image, derrière le second pilier d'éclairage, une construction rougeâtre. Il s'agit des ruines d'entrepôts à pommes de terre.

 

3-_-P4061055b-NET.jpg

 Illustration 3 : photo faite depuis la salle de garde du porche de Birkenau. A l’extrême droite de l’image se distingue la maison ocre visible sur l’illustration 2 ; elle permet de situer la voie ferrée à laquelle conduit le chemin de terre. Ce chemin est probablement celui qui est représenté sur le dessin n° 6 avec, en arrière-plan, le porche de Birkenau illustré page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-lieux-d-arrivee-des-deportes-79062448.html. 

 

4-_-Plan-googleearth---NET.jpg

  Illustration 4 : orientation d’ensemble à partir d’une capture d’image faite sur Google Earth.

 

5-_-P4061039-NET.jpg6-_-P4061040a-NET.jpg  Illustrations 5 et 6 : reproductions de dessins réalisés par un détenu anonyme (voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-auschwitz-birkenau-un-temoignage-poignant-114996479.html) illustrant les scènes qui se déroulèrent  dans ces lieux d’apparence anodine et sans intérêt mais aux souvenirs d’épouvante. Elles ont été placées in situ par le Musée d’Auschwitz ; les deux reproductions sont visibles à gauche de l’illustration 1.   

 

Repost 0
2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 13:47

Ce que je pense du mariage pour tous ?

Rien…

Strictement, désespérément rien.

Étant posé le principe que je considère que chacun fait ce qu’il souhaite de ses fesses ( pardon mais je me dois d'être sans ambiguïté), puis-je dire que la question serait le cadet de mes soucis si je n’avais pas le sentiment d’être pris pour un imbécile, un crétin, comme d’habitude…?

 

 … D’abord, l’appellation me chagrine dans la mesure où j’y sens un parfum molièresque saveur Précieuses Ridicules. Car enfin, de quoi est-il question si ce n’est de légaliser le mariage homosexuel. Pourquoi alors le nommer mariage pour tous comme si ses plus ardents partisans avaient peur des mots ; comme s’ils avaient honte de nommer un chat un chat ?  

Mariage homosexuel, c’est pourtant simple à dire ou écrire ; du grec homo, semblable et sexuel… Mariage entre individus du même sexe ; voilà c’est dit et c’est simple et clair.  

Le mariage pour tous est une appellation qui conviendrait à un projet concernant le mariage… pour tous ! Que sais-je… Une sœur épouse son frère, un père épouse sa fille, situations que connut l’Egypte pharaonique.

Ce matin, en allant faire mon marché hebdomadaire, j’ai entendu sur France-info une phrase qui m’a fait hautement sourire. C’était du genre les partisans du mariage pour tous ont… les opposants au mariage gay ont… Chacun reconnaîtra sous ce type de formulations où sont les gentils et où sont les méchants.  

Tout cela est ridicule ; grotesque.

 

Ensuite, j’accuse une  bonne majorité de Français d’être des faux-culs de première classe.  

Si j’ai bien suivi, 65% de mes compatriotes seraient en faveur du mariage homosexuel mais approximativement autant seraient opposés à l’idée d’accorder aux époux le droit de fonder une famille que ce soit par adoption ou par GPA (gestation pour autrui… l'expression 'mère porteuse' me semblait plus empreinte de tendresse et donc plus adaptée au vocabulaire familial, mais qu'y faire ?). J’ai dû zapper : j’ai entendu que l’on discutaillait (par ex. http://actualite.portail.free.fr/france/01-02-2013/le-comite-d-ethique-veut-des-etats-generaux-sur-la-pma/ )  sur l’insémination artificielle dite PMA -procréation médicalement assistée- avec la rage de tout ‘sigler’, probablement pour faire initié et sérieux, mais pas un mot sur une astuce pourtant bien évidente : la possibilité pour un couple de lesbiennes de décider ensemble que l’une des deux sera ‘hétérosexuellement’ infidèle jusqu’à ce que grossesse s’en suive. Et c’est bien cette dernière observation qui me pousse à considérer que l’équité la plus élémentaire (simple idée de réciprocité vis-à-vis des couples homosexuels masculins chez lesquels, malgré la négation récente de la sexualité innée, il paraît délicat, infidélité hétérosexuelle ou non, que l’un d’eux soit ‘enceint’ ) conduit à considérer que s’il y a mariage homosexuel, encore faut-il qu’il y ait possibilité de fonder une famille… autrement quel intérêt que ce mariage ?

… Au fait, au simple titre de la curiosité de l’observateur absolument non engagé dans le débat, qui me donnera les nouvelles définitions de mariage et de famille. Je ne veux pas y revenir (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-le-mariage-pour-tous-si-le-ridicule-tuait-114115617.html), mais la question persiste.

 

Enfin, j’accuse le gouvernement d’entraîner depuis des mois le pays dans un débat sociétal d’une ampleur d’autant plus vaste que les médias font mousser le shampoing à foison pour que soient oubliés les vrais problèmes de notre temps, domaines sociaux et économiques en tête.  

Panem et circenses, écrivait déjà ce ‘bon’ Juvénal. Rien n’a changé sous les cieux… !!

 

Ce que je pense du mariage ‘pour tous ‘ ?

 

Je pense qu’est fatigante toute cette agitation bien inutile et que je préfère aller voir comment un dauphin fait confiance à l’homme pour lui venir en aide http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/en-video-un-dauphin-blesse-demande-de-laide-aux-plongeurs_44244/(… si ce n’est pas un montage).

Réflexe de Pavlov ?

C’est tout à fait insuffisant.

Des espèces autres que homo sont semble-t-il douées d’une pensée sans doute différente de la nôtre mais incluant un lien de causalité ; il paraît délicat de nier les données nouvelles que dégagent les éthologues, et pour cultiver mon jardin à la sauce Candide, ce sujet me paraît beaucoup plus attirant que ‘votre’ mariage pour tous. Chacun son 'truc' dans la vie.  

Bon WE jeunes gens ! 

nuaj.gif

Repost 0
30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 06:58

 

Réaction à http://www.jeanmarcmorandini.com/article-299481-gad-elmaleh-declenche-une-polemique-stupide-sur-twitter.html

A force de tout prendre au 1er degré, je m’étonne qu’aucun des fins penseurs au Q.I. de poulets industriels (… pauvres poulets considérés comme de la nourriture sur 2 pattes !) qui pensent sérieusement que lorsque Gad Elmaleh a déclaré ‘longue vie au Resto du Cœur’ il a voulu signifier quelque chose du genre longue vie à la pauvreté et aux SDF n’aient pas encore réagi à l’image de son blond (grand, aux yeux clairs, etc.) pour l’accuser de prosélytisme nazi du fait que le blond, lui, réussit tout !

Depuis des siècles que les philosophes s’interrogent sur le propre de l’homme je propose une réponse : la connerie !... Oui ! A ce stade de ridicule, je ne peux que devenir grossier.

Il faut vraiment en tenir une dose incroyable pour déformer ainsi tout propos.

J’aimerais bien rester ne serait-ce que 30mn avec ces penseurs de haute volée pour leur montrer comment, dans leurs propres phrases, il est également possible de déformer leurs pensées.    

Ajout du même jour, un moment après

Si vous cherchez une cause pour déverser votre agressivité, au lieu de vous en prendre à ce pauvre (sûr qu’un crétin va penser qu’il ne l’est pas !) Gad Elmaleh, excitez-vous plutôt contre le racket envers les automobilistes. Un lien pour vous défouler

http://www.liguedesconducteurs.org/radars-mobiles-embarques.html

La ‘dame’ qui lit le texte est assez ennuyeuse, mais ce qu’elle dit me semble très vrai.

 

Repost 0