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"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 15:39

Vous me demandez très régulièrement qui passe sur mon blog sous-entendant, bien évidemment, quels sont les anciens qui y jouent les followers et, sans doute sous-entendant également, serait-il possible de retrouver par l’intermédiaire de votre blog des anciens de promo que l’on a perdu de vue ?

 

Comme je n’ai pas grand-chose à cacher sur ce point comme sur tant d’autres d’ailleurs… et même sur Tout, je puis vous répondre que je reste en contacts assez réguliers par mail / SMS / téléphone avec environ 25 d’entre vous, ce qui n’est pas énorme si l’on considère que, chaque année, j’ai vu passer environ 250 nouveaux élèves.

Ce blog ayant été ouvert en novembre 2007, soit pilepoil 7 ans, on peut considérer que quelque   1 250 d’entre vous (je ne compte pas les nouveaux qui sont entrés en cours de parcours, par contre, je calcule sur 5 ans, puisque je suis parti à la retraite depuis 2 ans) ont eu connaissance directement, ou indirectement, de son existence :)

25  / 1250, cela ne fait pas bézef… environ 2 %  :(

 

Oui. Certes… si j’étais resté en activité, j’aurais connu 500 belles âmes de plus avec, j’en suis intimement convaincu ;), parmi elles des followers acharnés :).

 

J’ai profité de la fin de ce mois de novembre 2014, où ce blog souffle donc sa 7eme bougie, pour faire des captures d’écran des statistiques proposées par Overblog.

J’ai bien sur sélectionné celles concernant le nombre de visiteurs et, par curiosité, celles portant sur le nombre de pages ; je place cette dernière à la fin du billet.

Ne pas oublier de cliquer sur le graphique pour l'agrandir... Oui ! Le résultat n'est pas terrible

Ne pas oublier de cliquer sur le graphique pour l'agrandir... Oui ! Le résultat n'est pas terrible

Vous observerez que, si l’on fait abstraction du pic des 28 et 29 novembre (?? que s’est-il passé !?), ce blog reçoit globalement 50 visiteurs / jour. Il me semble l'avoir dit ailleurs.

 

Qui sont-ils ?

Je crois savoir que j’ai une ‘vingt-cinquaine’ ;) de parents, relations, amis et ex-collègues, ces derniers pouvant également entrer dans la catégorie 'amis'… ou pas :(, qui passent assez régulièrement par ces pages soit, au total, avec mes 25 ex-élèves fidèles, une cinquantaine de visiteurs réguliers à peu près identifiés.

 

Comme il est impensable que ces 50 pingouins ;) passent chaque jour ici, la question s’impose : qui sont ‘mes’ visiteurs ?

 

Puisque c’est finalement l’objectif n°1 de ce post, les anciens qui se baladent sur ce blog et avec lesquels je ne suis pas en rapport seraient sympas de s’identifier ou bien dans les commentaires qui sont à leur disposition en-dessous de cet article, ou bien en me passant un courriel par le biais d’Overblog si, bien sûr, ils n’ont aucune de mes adresses électroniques personnelles.

Je dresserai une liste et la ferai suivre, par courriel personnel, à chacun d’entre vous.

Vous verrez ainsi si vous y retrouver de vieilles ‘potesses’ et de vieux potes.

Le message est lancé.

A vous de faire.

 

Combien peuvent-ils être, ces anciens non identifiés ?

Dix, quinze… allez, soyons généreux en ces périodes d’avant fêtes, et allons-y pour une vingtaine.

Cela porte le total à environ 70.

Pour le reste des mes visiteurs, j’avoue n’en avoir aucune idée…

Le blog du Canard est du type confidentiel (et il l'est -l'était ?- d'autant plus que je rappelle qu'en tout cas au tout début de son existence, bien peu d'entre vous en connaissaient l'existence. Cela m'a même été reproché car j'y ai parait-il donné des indications pour des expos ou dossiers et que je faisais du favoritisme. Puis la rumeur s'est répandue dans les couloirs. J'ignore d'ailleurs quelle a été son ampleur exacte ; je sais seulement qu'à la veille de mon départ à la retraite, plusieurs élèves n'en avaient jamais eu vent).

Quelle est donc cette foule qui s'y balade ?

Bien sûr qu’elle est la bienvenue, mais c’est agaçant de ne pas savoir qui vous rend visite et de rester sur une note de mystère :) d'autant que rares sont ceux qui me passent un message ou laissent un commentaire.

 

Puisque j’ai placé ces statistiques sous vos yeux, je passe rapidement en revu chacun des 10 billets les plus visités en novembre –les seuls désormais inventoriés par Overblog- et rappelle le lien conduisant au texte en cause à la fin de chaque paragraphe.

 

  1. 1212 visiteurs pour les grands yeux de Milla Kunis et d'Alexandre. 

...!? Alors là !?!!!?? Et re !!???

Vous observerez en tout cas que mon ‘addendum’ du 18 octobre (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-les-yeux-vairons-de-milla-kunis-et-d-alexandre-le-grand-109684689.html) indiquant que ce billet attirait quelque 200 visiteurs / mois depuis sa mise en ligne est parfois très loin du compte, particulièrement ici.

Mais qui sont tous ces touristes !?

 

  1. 245 visites pour le post n°1 concernant les capsules rechargeables compatibles Nespresso ; il y a 2 autres billets sur le sujet, mais les ‘visiteurs’ semblent ne pas trop s’y rendre. Ils ont tort. Ils auraient peut-être des surprises ; il y a des liens à la fin du billet n°1, puis du n°2 et je les ai rappelés ci-dessous.

J’ai ma petite idée sur ce ‘score’.

Peu après avoir mis en ligne ce billet, j’avais été en contact avec un revendeur de ce type de capsules. Fort gentiment, il m’avait proposé de faire une remise de 5% à ceux qui commanderaient chez lui en venant de ma part. Je lui avais fort courtoisement répondu qu’avec ma moyenne de 50 visiteurs / jour sur l’ensemble des articles, dont très peu sur ces capsules, ce n’était pas mon blog qui allait lui amener foultitude de clients et donc la fortune.

Je n’ai jamais eu de réponse, mais je veux bien croire qu’il se serve de ce billet (a-t-il refilé le lien à des copains ?:) pour répondre à ceux qui lui demandent si ses capsules fonctionnent.

Bref, je gage sur une page de pub involontaire…et gratos en prime :(

http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/05/nespresso-et-les-capsules-rechargeables-les-boules.html  

Les deux autres billets sont : ici

Le coût : http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/06/nespresso-et-les-capsules-rechargeables-2-le-cout.html

Nouveaux problèmes : http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/06/nespresso-et-les-capsules-rechargeables-3-les-boules-de-nouveau.html

 

  1. 139 visites pour la chanson que chante Michel Blanc lorsqu’il est perché sur son télésiège dans Les Bronzés font du ski… Logique, la saison de ski va ouvrir. Certains, qui se veulent peut-être originaux :), doivent  chercher à mettre à jour les sonneries de leur téléphone / Smartphone et tombent par hasard sur cette page qu’ils lisent… ou pas.

http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-les-bronzes-font-du-ski-etoile-des-neiges-quand-te-reverrai-je-101876256.html  

 

  1. Là, c’est l’inconnu : 109 connexions avec la page d’accueil du blog.

En théorie, cela devrait signifier que je me suis connecté 109 fois (près de 4 fois / jour !... en prime, au mois de novembre, je suis resté environ une semaine sans liaison avec l'internet ce qui donnerait plus de 5 fois / jour) sur mon propre blog…

Oui ! Il m’arrive d’y aller bien sûr pour mettre en ligne un nouveau billet, faire une mise à jour ou encore car un copain (ou l’un d’entre vous) me signale que je n’ai pas été clair ici ou là, qu’il y a une Henormous faute d’orthographe là ou ailleurs (rappel : sur l'orthographe, voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-aaaaaaah-117945447.html et http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-l-orthographe-et-le-francais-aaaaaaah-2-120221548.html ).

Mais n’étant pas narcissique, je ne vais pas contempler ma prose à longueur de journée...

Pour expliquer ce chiffre, je suppose donc que j’ai des followers qui ont mis ma page d’accueil en raccourci sur leur bureau. Mais qui m'aime à ce point !? :)

Quelle autre solution ?

http://le-bosse-fort.over-blog.com/ 

 

  1. Intitulé codifié qui renvoie à un vieux classique (j'entends que le billet est très régulièrement consulté) : les montres Yves Camani… dont les prix affichés ont plus que sensiblement baissé depuis la rédaction de ce billet en juillet 2009.

Lors de sa mise en ligne, il avait essentiellement pour but de répondre à votre curiosité devant la montre un peu ‘bling-bling’ que je m’étais offerte :) –oui ! oui ! elle fonctionne toujours et encore-. J’imagine qu’aujourd’hui ce sont des surfeurs du Net (c’est moins fatiguant que sur les vagues ou sur la neige:) qui cherchent des informations sur les produits de la marque.

http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-34287060.html

 

  1. Mes élucubrations sur Bob Dylan et son Don’t Think Twice it’s All Right ont drainé 75 curieux + 45 (voir § 10)

Etonnant. Dylan est donc toujours dans la course.

120 visites depuis le 11 - 25 novembre où le billet a été mis en ligne. Je n’y aurais jamais cru.

http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/dylan-et-don-t-think-twice-it-s-all-right-me-suis-je-fait-rouler-dans-la-farine.html  

 

  1. Le Père Noël et sa tenue rouge faussement attribuée à Coca-Cola est de retour dans les statistiques.

Normal ; c’est de saison :)

http://le-bosse-fort.over-blog.com/2013/12/p%C3%A8re-no%C3%ABl-et-coca-cola.html  

 

  1. Encore le Père Noël.

Essai avorté sur le ‘mensonge’ perpétré par les parents qui font croire au Père Noël à leurs enfants.

Pourquoi avorté ? Parce qu’un Canard, c’est futé et que bien que mes enfants aient cru au Bonhomme, je ne leur ai jamais menti.

Recette sur http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-pere-noel-pour-ou-contre-62801787.html

 

  1. Dylan de nouveau, mais cette fois-ci avec la célèbre pochette de Free Wheelin’ sur laquelle il a été photographié avec Suze Rotolo, image qui a été ‘relue’ dans le film Vanilla Sky.

56 visiteurs pour un 'post' mis en ligne il y a peu. Ils confirment de nouveau que Dylan est bien toujours dans la course.

http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/pochette-de-free-wheelin-bob-dylan-et-sa-relecture-dans-vanilla-sky-jeu-cherchez-les-erreurs.html  

 

  1. Intitulé codifié qui renvoie à http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/dylan-et-don-t-think-twice-it-s-all-right-me-suis-je-fait-rouler-dans-la-farine.html. J’ignore totalement -et m’en moque un peu ;)- à quoi correspond cet intitulé différent de celui, en clair, du § 6, mais vous comprendrez pourquoi j’ai ajouté 45 visiteurs à ce billet.

 

 

Voilà, les pitchounettes et pitchounets.

 

A++ et si vous avez des observations futées sur ces 'states', ne vous gênez pas je suis toutouille ou tout ouïe, comme vous préférez :)

 

 

Si la curiosité vous motive, voici les secondes statistiques annoncées.

Ne pas oublier de cliquer sur le graphique pour l'agrandir

Ne pas oublier de cliquer sur le graphique pour l'agrandir

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 05:16

 

 

Mise à jour du 16 novembre.

 

Désolé pour ceux qui sont passés sur cette page et qui ont lu le billet que j'avais mis en ligne le 11 novembre.

Je viens de le supprimer, car il contenait une gigantesque erreur... donc ne pas colporter ce que vous auriez pu y lire, et repasser sur cette page d'ici quelque temps.

Quand ?

Je l'ignore.

Il faut que je reprenne le texte, et cela risque d'être long. Je pars demain en Ardèche et puis, surtout, la neige arrive et j'ai les spatules qui me démangent :)

@++

 

 

Voilà, c'est fait - billet mis en ligne le 25 novembre 2014

(j'ai été rapide ; non :) !?)

.

C’est trop mignon ;)

 

Il n’y a que des femmes (bonjour les filles ! Ravi d’apprendre que Marie a eu un bébé ; bizs à toi et au bambin, courage au papa pour te supporter au quotidien :), quant à toi, Sophie, bonne chance pour tes projets professionnels, et bizs également)  pour avoir assez de sensibilité et relever que Bob Dylan avec son Don’t Think Twice it’s All Right est décidément trop vachard avec son ‘ex’, qu’il est incroyable que moi qui suis un ‘gentil’ (sic ; si, si ! :) puisse affirmer que c’est la plus belle chanson d’amour que je connaisse et que mon récent et éventuel revirement fait plaisir à constater. Et de s’amuser comme de petites folles de leurs observations.

 

Je reprends plus doucement pour ceux qui se seraient perdus en cours de route.

 

Dans un post déjà un peu ancien, ‘Bob Dylan et Carla Bruni (bis)’ –(1)-,  http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-bob-dylan-et-carla-bruni-bis-39002303.html, j’avais tenté d’expliquer pourquoi cette chanson me semblait être l’une des plus belles (LA plus belle ?) chanson d’amour que je connaissais.

 

J’y vois et y entends plus encore les cris acerbes de l’amoureux largué comme une vieille chaussette trouée par sa copine réelle ou imaginaire (je vais y revenir) qui, désespéré, mal dans sa peau, avec des nœuds acides et brûlants dans un coin de l’estomac et dans son âme toute entière laisse ses paroles déborder sa pensée en lui lançant et en lui déversant tout et n’importe quoi, à commencer par des vacheries à répétition alors qu’il aurait tout simplement voulu lui crier un ‘je t’aime’ qu’elle ne veut plus entendre… puisqu’elle l’a quitté  même si, dans le texte, c’est lui qui dit partir, probablement dans un sursaut de vantardise imbécile et d’orgueil mal placé d’amoureux meurtri ... When your rooster crows at the break of dawn, Look out your window and I'll be gone, You're the reason I'm trav'lin' on… (en cas de problèmes tant au niveau de la connaissance du texte que de sa signification, vous pouvez bien évidemment vous connecter sur le site de Dylan  http://www.bobdylan.com/fr/node/26063 et, pour une traduction, donner un coup d’œil par exemple sur  http://www.bobdylan-fr.com/trad/dontthinktwice.html )

 

Dans son Bob Dylan, Dictionnaire, Jérôme Pintoux (Camion Blanc Ed., 2013) insiste pour juger sans rémission que ‘c’est une chanson de rupture des plus machos’ (p. 90, et autres répétitions probables –(2)-).

Machisme ?

Où ?

Ma foi, chacun son opinion, mais a priori , j’y vois plutôt une outrance verbale d’un rare cynisme provoquée par une souffrance qui se transforme en une méchanceté bien affutée, bien ciblée et non dépourvu d’humour pour frapper là où elle fera mal : I once loved a woman, a child I'm told, I give her my heart but she wanted my soul

Ouf ! C’est joliment tourné, mais il n’y va pas avec le dos de la cuillère le Bobby, même s’il est possible / probable que tout cela soit à prendre non au premier degré, mais au second et que l’expression parfois proche de la haine signifie en réalité, je me répète à dessein, reviens, je t’aime toujours.

 

A mes yeux, ce texte est beau dans le désespoir de l’amant délaissé qui, pour ne pas pleurer et étaler sans pudeur sa souffrance, préfère hurler comme un chat écorché vif (quelle horrible expression pour laquelle je préfère rester dans l’ignorance de l’origine exacte… surtout si elle correspond à ce que j’imagine !) une douleur parfois proche de la haine.

 

La haine ; l’amour et la haine ont ici ou là parfois des points communs et peuvent entraîner des passions romantiques (… ou pas !). Dylan n’est-il pas ici qu’une illustration de la célèbre phrase de Henri-Frédéric Amiel pauvre cœur, que d'illusions t'ont bercé, que d'espérances t'ont caressé, pour finir par la haine  (dans son Journal Intime à rallonge –plus de 16 000 pages !-) ?

Son texte me rappelle également un peu les rapports conflictuels d’Edevard Munch avec Tulla Larsen qui feront dire au peintre alors que, sauf erreur, il présentait une toile assez torturée (La Mort de Marat, me semble-t-il…), ce combat entre l’homme et la femme que l’on nomme l’amour (pas de références, je suis bien incapable de me souvenir où j’ai lu cela, mais la phrase m’est restée en mémoire sans déformation je l’espère).

Dylan métamorphosé en un Munch de la littérature, ma foi, de temps à autre, pourquoi pas… mais alors avec un désespoir qui n’est pas dépourvu d’humour noir et qui, en tout cas, a l’incommensurable mérite de ne pas vouloir faire rimer amour avec toujours. Il est vrai que ce n’est pas facile en anglais ; il n’y a que le français qui, m’a-t-on dit (je ne peux le vérifier n’ayant aucun don pour les langues), offre ce bien étrange privilège :).

 

D’ailleurs, il le lui dit ce je t’aime toujours, reviens. Mais, bien évidemment compte-tenu de la teneur générale du texte, il en profite pour glisser une nouvelle rosserie : Still I wish there was somethin’ you would do or say To try and make me change my mind and stay.

En prime, il imagine qu’elle l’appelle effectivement, qu’elle le supplie presque même, mais, nouvelle vacherie, c’est lui qui ne veut plus d’elle ; contradiction de l’amoureux qui souffre et ne sait plus exactement où il en est : It ain’t no use in callin’ out my name, gal Like you never did before It ain’t no use in callin’ out my name, gal I can’t hear you anymore.

Je pourrais poursuivre pudiquement et énigmatiquement en indiquant que, pour des raisons personnelles, cette chanson me toucha particulièrement. Mais du fait de mon grand âge (oui… j’en ajoute une couche, vous me connaissez, j’adore l’outrance ironique et/ou provocatrice :), le papy que je suis peut bien à présent livrer à la cantonade l’un de ses souvenirs sentimentaux (est-ce là une initiative qui laisse entendre une ‘papyisation’ de plus en plus galopante ? :(.

 

Don’t Think Twice me toucha d’autant plus qu’à l’époque où la chanson envahissait les ondes et le pseudo-diamant de mon Teppaz, qui n’en était d’ailleurs pas un, il était beaucoup plus perfectionné :)…

... ‘Elle’ avait de longs cheveux blonds soyeux et si doux à caresser ou à s’amuser à coiffer avec ces gigantesques peignes gags qui étaient alors à la mode…

… ‘Elle’ était jolie comme une fleur de mai (l’expression consacrée est plutôt ‘fleur d’avril’, mais je préfère mai ; il y fait plus chaud et il y est plus facile de cueillir un bouquet de 101 roses :)…

… ‘Elle’ était d’une vivacité d’esprit rare, pleine d’humour et, en matière de vannes, je n’avais strictement rien à lui apprendre, c’est même elle qui parfois me clouait le bec ; si ! si !! Et haut la main encore :) !

Elle devait avoir un peu plus de 18 ans, je venais tout juste d’en avoir 17 et ‘cela’ durait depuis environ un an.

Tendrement, nous nous sommes dit au revoir. Je partais pour un stage linguistique de plusieurs semaines à Oxford (toujours aussi snob ; hein ? :).

Situation significative, au fil des jours, la réception de ses lettres (le téléphone cellulaire n’existait pas encore) s’espaça et, lorsque je revins en France, ce dont je me doutais un peu (beaucoup ?) se confirma. Ce traitre de rooster avait chanté : elle m’avait trahi (3) et ne voulait même plus me voir pour quelques mots d’explication. De toute manière, à quoi bon. Elle m’avait trouvé un successeur qui était bien plus âgé que moi, et selon toute vraisemblance, beaucoup plus mur.

Tout était dit sans le moindre mot.

 

Hé oui ! Dans l’art de la drague je ne connaissais pas encore http://m.youtube.com/watch?v=XM_oUJAhKsI. Ne manquez pas d’aller voir ; c’est fabuleux ! :). Le célèbre piège à filles, le truc tabou de Jacques Dutronc est à côté de la roupie de sansonnet,  et je suis certain que si je lui avais présenté cette botte secrète pour la reconquérir, je l’aurais au moins fait rire.

Pour le reste, j’en doute.

Donc, finalement, point de regrets d’autant que la vie a mis sur ma route une compagne avec laquelle j’ai partagé amour et quotidien sans doute beaucoup plus original que ce que j’aurais connu avec ‘Elle’.

 

Au jeu des probabilités il est bien peu vraisemblable que tu passes par ces pages, mais si cela était, t’es-tu reconnue ?

 

Ainsi va la vie…

 

Fin du paragraphe souvenirs nostalgico-romantiques ‘papyèsques’ canardesques.

 

Transfert de ma situation sur celle exprimée par Dylan dans son Don’t think twice  ?

C’est évident, et est également une évidence que tout ceci me conduisit à chérir cette chanson, et sans doute plus encore, à l’idéaliser quitte à la déformer ici et là pour m’y retrouver. Oh ! Ce n’est pas d’une grande originalité, « lorsque nous lisons un texte, qu'il soit contemporain ou ancien, nous relions son sens à notre expérience, nous lui donnons une valeur hors de son contexte d'origine », note avec pertinence Antoine Compagnon (Le démon de la Théorie, Littérature et sens commun, Seuil, coll. La couleur des idées, 1998, réédité en 2014, Poche, Points Essais, pp. 88-89 de l’édition de 1998). Et ce n’est pas là un scoop. Ainsi, le grand helléniste que fut Moses Finley a souligné que, dans l’Antiquité, lorsque les bardes chantaient Homère, il y avait un phénomène d’identification de la part des auditeurs ; ils vivaient les aventures des héros mythiques ‘par procuration, écrit-il avec usage de cette jolie formule (la barbe,  pas de références sur ce coup ! Il faudrait que je farfouille dans ma bibliothèque pour les retrouver ; vous vous contenterez des souvenirs que me livre ma mémoire,  ce doit être dans Le Monde d’Ulysse, 1954, rééd. Paris, Le Seuil, « Points-Histoire », 2000).

 

Les années se sont écoulées.

Comme on ne renie pas ses classiques, j’ai continué à écouter épisodiquement Don’t Think Twice en mettant un peu plus chaque jour entre parenthèses, jusqu’à presque les oublier, les valeurs personnelles que je lui avais attribuées.

 

Puis est venue l’heure de la retraite, l’heure qui permet enfin de faire ce que l’on a pas eu le temps de réaliser avant.

 

C’est ainsi que, curiosité qui allait faire ressurgir une partie du passé, j’ai pris le temps de lire Le Temps des Possibles, Greenwich Village les années 1960, de Suze Rotolo (Naïve, 2009) –je vous rassure, j’ai parfois des lectures plus sérieuses, quoi que ! :)- et que j’ai également pris le temps de regarder Vanilla Sky puis de poser un billet sur ce blog où il est question tant de Suze Rotolo que du film de Cameron Crowe ainsi que de la célèbre photo de la pochette de l’album Free Wheelin’ Bob Dylan  http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/pochette-de-free-wheelin-bob-dylan-et-sa-relecture-dans-vanilla-sky-jeu-cherchez-les-erreurs.html.

 

A la note 4 de ce post j’observe que Suze Rotolo, bien qu’elle se souvienne avec émotion de la passion partagée qu’elle connut avec Bob Dylan, n’en est pas moins lucide et, à ce titre, ne manque pas d’être critique (en ajoute-t-elle un peu ?).

Ainsi, évoquant les rosseries qu’elle adresse à son ‘ex’, j’écris (navré de faire une autocitation, ce qui est un peu prétentieux, mais c’est le plus simple pour la compréhension de ce billet) : « je vous recommande les pp. 270 - 271 où elle lance (et même balance) : " Ce n'est pas parce qu'ils sont extraordinaires dans leur domaine de prédilection que les artistes que l'on admire sont forcément des êtres exemplaires. Ce qui appartient au public, c'est leur art, et rien d'autre" (observation tout à fait similaire à sa p. 262)... Et vlan ! Prends cette flèche pleine de fiel dans ton cœur d'infidèle, car cette pique a pour cadre le récit (très pudique) de sa rupture avec Dylan, un passage (attention ce qui suit est FAUX) qui fait un peu office de réponse à Don't think twice it's all right, ma chanson d'amour préférée... bien que je ne sache plus si elle l'est toujours depuis que j'ai lu Suze Rotolo :(. »

 

Et nous voici au cœur du problème : que vient faire Suze Rotolo dans cette affaire ? Qu’ai-je trouvé (en réalité, ai cru trouver, voir plus loin) dans son livre capable de me faire éventuellement changer d’avis ?

 

Avant de répondre, il me semble opportun de procéder à un  rappel, à vous particulièrement Mesdemoiselles… pardon, Madame et Mademoiselle mes ex-étudiantes (oui, je sais : administrativement, il n’y a plus de (Ma)-Demoiselle, mais je m’en moque, je ne suis pas l’administration :), car nous en  avions abondamment parlé en cours d’histoire de l’art.

 

Rappel de cours pour mes Miss et mes ex-élèves.

En simplifiant au maximum (suivre éventuellement avec le schéma ci-dessous), il est désormais traditionnel de considérer que lorsqu’un destinataire reçoit d’un destinateur un message grâce à un canal quel qu’il soit (peinture, parole du quotidien, traité de philosophie… et même ‘horreurs’ dylaniennes :), cela se fait avec la connaissance généralement incomplète (ben oui ! il faut être franc et réaliste !) du destinataire (et parfois même du destinateur) vis-à-vis du créateur du message et du contexte dans lequel il vit ou a vécu. De plus, cette réception se fait avec la sensibilité du destinataire  laquelle, en prime, peut varier selon son humeur et la vitesse du vent :). Cela correspond à un référent comportant un sens dénoté et un sens connoté, afin de déboucher sur une appréciation… disons, un code qui permettra un retour (feedback)

 

Un peu simpliste ma présentation diront probablement certains.

Certes, mais on s’en contentera et en resterons là.

 

Si le schéma ci-dessous que j’extraits d’un PowerPoint de l’un mes cours peut aider à la compréhension (voilà qui vous rajeunira, les filles :), je le livre bien volontiers ; il correspond à la schématisation de la théorie de Jakobson, une allusion à un vieux problème de sémantique et de sémiologie, plus particulièrement, de polysémie.

Dylan et Don’t Think Twice it’s All Right : me suis-je fait rouler dans la farine ?

Ce schéma permet de réaliser aisément (enfin je l’espère :) que face à un message il peut y avoir différentes perceptions et, s’il y a une pluralité de destinataires, les récepteurs sont susceptibles de ne pas tous entendre la même chose ; le sens connoté de chacun peut provoquer tellement de bruits que chaque destinataire est capable de se jouer sa symphonie ou son vacarme personnel :).

 

C’est là un problème que connaissent bien tous ceux qui usent beaucoup de la parole et Don’t Think Twice peut être entendu au premier ou au second degré. Les deux solutions coexistent ; c’est l’évidence. De ce fait une nouvelle interrogation s’impose : qu’a voulu dire Dylan ? Lors de sa création, l’auteur entendait-il son texte un premier ou au second degré ?

 

Comme  l’a noté Antoine Compagnon (loc.cit, pp. 88 - 89.) les œuvres d'art transcendent l'intention première de leurs auteurs et veulent dire quelque chose de nouveau à chaque époque. […] Si une œuvre peut continuer à avoir de l'intérêt et de la valeur pour les générations futures, alors son sens ne peut pas être arrêté par l'intention de l'auteur ni par le contexte originel.

 

Il y a plus de 50 ans que Dylan a écrit Don’t Think Twice. La chanson est toujours écouté non seulement par des mamys et papys qui ‘nostalgisent’ éventuellement en l’entendant, mais également par des jeunes, une partie des jeunes pour être plus exact, exactement comme il y a 50 ans où seule une partie de la jeunesse écoutait Dylan et l’entendait avec la même double perception, la même polysémie.

 

Dylan passera-t-il à une postérité plus, voire très lointaine ?

Qu’en sais-je ? Ladite postérité répondra vraisemblablement en fonction des critères dégagés par Antoine Compagnon.

Dans l’immédiat, je pense que certains de ses textes (comme certains de ceux de Léonard Cohen) résisteront au temps du fait qu’assez souvent guidé par le talent (le génie ?) son inspiration puise dans des mythes bien classiques et donc bien pérennes dans la littérature, musicale ou non ; idéal de justice, trahison, etc.

 

Jérôme Pintoux, avec pour entrée ‘Textes forts’ (loc.cit., p. 282), a tenté de sélectionner les poèmes dylaniens  qui lui semblent les plus puissants. Seront-ils ceux qui passeront à la postérité ? Possible, mais j’y ajouterais alors au moins le désormais classique, mais toujours aussi bien formulé (simplicité et efficacité apparente, ce qui ne signifie pas, comme chez Brassens par exemple, que cette simplicité n’a pas exigé un lent travail de réflexion lors de l’écriture) Blowin’in the Wind et, bien sûr, Don’t Think Twice… pris au premier ou au second degré. Toutefois comme prise au premier degré la chanson n’offre finalement que très peu d’intérêt, je suis quasi certain que ceux qui nous suivront entendront dans Don’t Think Twice la douleur d’un amant exprimée avec de puissants et remarquables appels notamment à l’hyperbole et l’antiphrase, autrement dit à un sens au second degré, faute de quoi la chanson tomberait dans le cul-de-basse-fosse des ruines du château en Espagne de la ‘zik’.

 

Mais qui a raison, qui a tort dans ce débat sur la divergence d’interprétation du message ?

 

Deux nouvelles pages de PowerPoint d’un ex-cours ; de ces pages qui vous faisaient sourire, les filles. Et je peux bien le dire à présent : si souvent mes montages étaient spontanés, il demeure que j’ai parfois dû me creuser un peu les méninges pour réaliser des enchaînements qui vous amuseraient et capteraient, peut-être, vos esprits vagabonds…

Dylan et Don’t Think Twice it’s All Right : me suis-je fait rouler dans la farine ?
Dylan et Don’t Think Twice it’s All Right : me suis-je fait rouler dans la farine ?

Notez en passant que le ‘qu’a voulu dire l’auteur ?’ n’est pas tout à fait de moi.

 

J’en avais piqué l’idée à Antoine Compagnon (loc.cit., p.15) qui semble sourire de ces questions le plus habituellement lancées par le prof. de français ou de philo (ce qui en aucun cas n’exclut à 100% le prof. d’histoire ! :) et qui ont hanté des générations de potaches. « Comment comprenez-vous ce passage ? Qu'est ce que l'auteur a voulu nous dire ?...». Et j’engage tous ceux qui n’étaient pas du tout, mais alors du tout et plus encore d’accord avec l’une des interprétations donnée par un enseignant à aller jeter un coup d’œil à ce qu’il explique.

Ils tiendront leur vengeance :), même s’ils ne peuvent plus l’exprimer devant l’enseignant en cause :( car il y a longtemps qu’ils ont quitté les bancs de l’école :).

 

Cela dit, quelle réponse à la question ?

 

Aujourd’hui de manière (quasi) unanime, il est traditionnel de proclamer haut et fort que c’est la signification qui prime, autrement dit ce qu’entend chaque lecteur / observateur (et auditeur, bien sûr) : chacun interprète selon sa propre perception de l’œuvre selon le sens dénoté et son sens connoté personnel… Retourner au premier schéma si besoin :).

 

Bien évidemment, la réponse de principe n’interdit en aucun cas de s’intéresser au sens, à la pensée du créateur, et les enseignants (et les chercheurs plus encore) peuvent donc, a bon droit, persister à poser la sempiternelle question à leurs élèves :).

 

Je puis donc la poser ici sans être un diplodocus passé par l’une Portes des Temps Oubliés : à qui et à quoi pensait Dylan en écrivant  Don’t Think Twice ; bref, qu’a voulu dire l’auteur ?

 

Réponse sans ambiguïté : aucune idée… bien qu’il y ait des indices, mais comme ils sont fragiles, laissons tomber.

 

Réponse pleine d’ambiguïtés : probablement (ce n’est donc pas une certitude !) à Suze Rotolo, son grand amour de jeunesse, non lors de leur rupture définitive (comme je l’ai écrit à tort dans la version 1 de ce billet qui a été en ligne sur Overblog du 11 au 16 octobre),  mais alors qu’il était resté seul dans son appartement de West 4th Street, ce qui n’exclut pas bien sûr des déplacements, notamment pour des concerts, et que Suze Rotolo était partie pour plusieurs mois faire des études en Italie.

Précision : en aucun cas ils n’étaient fâchés ; ils étaient simplement séparés par quelques milliers de kilomètres et s’écrivaient régulièrement (Suze Rotolo donne pudiquement quelques extraits de ces courriers dans son Temps des Possibles, pp. 175 et s. avec en illustration une enveloppe et une lettre de son Bobby chéri)

 

En effet, selon ce que l' « on » croit savoir, Don’t Think Twice it’s All Right fut écrit en 1962, alors que Suze Rotolo était à Pérouse. Dylan, pris sans doute d’un coup de cafard, sombra dans un moment de masochisme romantique et s’imagina qu’elle l’avait quitté… A moins qu’il n’ait totalement imaginé et la jeune-femme, et la rupture ; à âme de poète rien d’impossible.

A observer : les notations faites plus haut selon lesquelles la chanson était destinée à une ‘ex’ imaginaire ou réelle dissimule une réalité assez confuse.

La chanson peut avoir été destinée à une ‘ex’ réelle ou totalement imaginaire, il semble bon d’insister lourdement sur ce point, mais l’on peut, avec assez de vraisemblance, supposer qu’elle s’adressait à une jeune femme qui en aucun cas était une ‘ex’, puisqu’il devrait s’agir de Suze Rotolo. Mais alors, la situation de rupture, elle, est totalement imaginaire.

 

A ma connaissance (si quelqu’un a des ‘infos’, me les faire suivre, ce serait sympa), jamais personne n’a pu faire définitivement pencher la balance en faveur de l’une ou l’autre des solutions  (4).

 

Alors qu’elle était en Italie, Suze Rotolo (loc.cit., p. 177) fait part à ses lecteurs d’une lettre de Dylan dans laquelle il lui dit avoir écrit et enregistré six nouvelles chansons, et il lui précise « tu es dans deux ». Il mentionne Bob Dylan’s Blues et Down the Highway, là où il lance (voilà qui fera plaisir à celles qui pensent que Dylan n’est qu’une grosses brute sans cœur avec ses copines) « Hé vous les filles à deux ou trois balles qui n’avez rien dans la tête, j’ai une vraie nana que j’aime et que j’aimerais jusqu’à la mort, alors dégagez… » (observons en passant l’agressivité, voire l’humour agressif, comme dans Don’t Think Twice, me souffle mon ressenti, mieux : ma signification).

Puis, dans le même courrier, il lui indique qu’ ‘elle est’ également dans une autre I’m in te Mood for You.

Pas de chance, pas un mot sur Don’t Think Twice.

 

Demander la solution à Dylan ? On peut toujours rêver…

Dylan, le mystérieux, il faut d’abord réussir à l’approcher, puis il faut capturer son attention et, même si ces deux conditions sont remplies, selon toute probabilité il ne répondra pas ou lancera une vanne à la Courbet présentant L’Atelier du Peintre : donner des explications assez nébuleuses et terminer par un ‘devine qui pourra’ ! C’est un peu le sentiment qui se dégage de la présentation que fit Dylan de Don’t Think Twice. Il déclara en effet que c’était « une affirmation selon laquelle on peut peut-être se dire à soi-même de mieux se sentir [...] comme si on se parlait à soi-même ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Don%27t_Think_Twice,_It%27s_All_Right. Bref : cette chanson serait une sorte de souffle libérateur de son humeur mausade, de son mal être affectif. C’est soit évident, soit confus, pour ne pas dire 'ésotérique', mais cela ne fait guère avancer le Schmilblic.

A moins que, sait-on jamais, jouant les papys-bavards  (il est né fin mai 1941, il a donc 73 ans), il raconte comment un jour un 'people' lui avait adressé un clin d’œil un peu ambigu, qu’il avait avait traduit en mots ce message et avait considéré « qu’il me l’ait dit ou non n’a pas d’importance. C’est ce j’ai cru comprendre qui compte […] », reprenant alors un souvenir rapporté dans ses Chroniques (Fayard 2005, p. 54).

Ce que j’ai cru comprendre : voilà qui ramène à la prééminence de la signification sur le sens. Dylan considère-t-il qu’il faut appliquer cette solution à ses textes ou se sent-il trahi si l’on applique le principe de la suprématie de la signification ?

A défaut d’une réponse certaine, il faut donc tenter une approche par des moyens détournés.

 

Don’t Think Twice  reposerait sur une ligne mélodique que Dylan aurait empruntée à Paul Clayton. Sauf erreur, il s’agit de Who's Gonna Buy You Ribbons (1960). Il y a sans doute une vague inspiration, mais la mélodie de Dylan est au final bien différente (pour comparaison, la chanson de Clayton se trouve sur http://www.youtube.com/watch?v=k6vxyTM3fO4 ).

Par contre, il est vrai qu’il y a des emprunts au texte du même Clayton, et les trois premiers vers ont un parfum de Bien-Connu. Jugez vous-même “It ain’t no use to sit and sigh now, darlin’ And it’ ain’t no use to sit and cry now, It ain’t no use to sit and wonder why, darlin…”

 

Dylan plagiaire ?

Non, ce ne serait jamais tout au plus qu’une relecture, une adaptation.

 

Si je rappelle cette probable influence de Clayton sur Dylan, c’est que mon imagination m’a toujours incité à me projeter en imaginatio-vision un Dylan tout triste, tout désemparé par l’absence de cette chose la plus érotique qu’il n’avait jamais vue, selon sa formulation qui a fait fortune pour qualifier Suze Rotolo (Chroniques, pp. 280 – 281) et, 100% en mal d’amour de la femme aimée, prendre sa guitare, commencer à jouer Who's Gonna Buy You Ribbons et de se dire mais !!… Mais ?? Et la musique passablement transformée et les paroles lui sont venues en tête sur la base de It ain’t no use to sit and wonder why non pas darlin’, mais babe.

 

Se la joua-t-il alors romantico-agressif avec humour ou romantico-nostalgique cherchant à faire pleurer lui et la jeune femme visée ?

Approuvait-il véritablement ce qu’il écrivait ou s’amusa-t-il avec les mots que lui amenait son vague à l’âme ?

Avait-il à l’esprit Suze Rotolo, une femme imaginaire, une ex-copine… ou que sais-je encore ?!

Bien malin qui pourra répondre.

 

Il demeure que, au cours des jours suivants, il dut interpréter son Don’t Think Twice à son entourage, alors que Suze Rotolo était toujours en Italie. Et cet entourage perçut son mal être car Don’t Think Twice est peut-être / assez probablement visée par ce que rapporte Suze Rotolo.

 

Lors de son retour d'Italie (pp. 191 - 192), elle apprend en effet par des amis communs combien Dylan avait souffert de son absence. « Accusateurs, ils me chantèrent des chansons qu'il avait écrites, qui parlait de sa peine de cœur, et d'autres ballades qui disaient la cruauté d'une femme aimée. Les insinuations malveillantes lancées à mon encontre via des chansons et des paroles par les folkeux du village me blessèrent ».

 

Sauf erreur, je ne vois que Don’t Think Twice qui puisse répondre à sa mention « d'autres ballades qui disait la cruauté d'une femme aimée ».

Il reste qu’elle parle de ‘balladeset que dans les enregistrements de l’époque je ne vois pas non plus d’autres chansons dans lesquelles il est question de la cruauté de la femme aimée. Si elle a noté un pluriel, c’est ou bien que ses souvenirs la trompent (avec simplicité et franchise elle envisage elle-même plusieurs fois cette possibilité dans son ouvrage) et qu’il n’y en avait qu’une, ou bien qu’il y en avait effectivement plusieurs dont certaines qui n’ont jamais été enregistrées. Dans cette dernière éventualité, il devient alors impossible d’identifier avec une relative certitude la présence de Don’t Think Twice dans les chansons qui lui firent mal. Mais si elle en faisait partie, cela laisse entendre qu’elle l’entendit au premier degré puisqu’elle fut blessée… Voilà qui vous satisfera, les filles :).

 

Compte-tenu de la fragilité des hypothèses, il paraît inutile de tenter d’aller plus loin.

 

Demander des explications à son ‘Bobby d’amour’ (je plaisante car je pense que Suze Rotolo n’était pas assez niaise pour nommer ainsi le Bobby en question) était pour elle momentanément impossible puisqu'il était alors en Angleterre et 'quand il fut de retour, écrit-elle, ... nous rattrapâmes le temps perdu".

Point fin, épisodes suivants suggérés et censurés :), Suze Rotolo n'en dit pas plus, et c'est bien dommage non pour les épisodes en question, mais pour les chansons d'un Dylan en mal d'amour.

Elle ajoute simplement (ibid.) qu'elle était très secrète et qu'elle ne sut pas trop comment gérer cette intrusion dans sa vie privée.

Puis elle passe à autre chose car, selon l’évidence, elle était  beaucoup plus intéressée par les nouvelles ‘chansons engagées’ de son chéri, comme Masters of War, que par Don’t Think Twice.

Peut-être lui avait-il ‘traduit’ les paroles en les mettant au second degré, et peut-être même au troisième si le texte inclut des allusions que seuls les deux tourtereaux pouvaient comprendre.

 

Quoi qu’il en soit, Dylan enregistra Don’t Think Twice le 14 novembre 1962 (http://en.wikipedia.org/wiki/Don%27t_Think_Twice,_It%27s_All_Right?oldid=155185582)  et Girl of the North Country, une autre relecture dans laquelle il faut peut-être/ probablement  identifier Suze Rotolo avec ses  « hair hangs long If it rolls and flows all down her breast », l’Italie devenant un lointain pays du nord, qui à l’image de son cœur, était perdu dans un froid glacial,  le 24 avril (http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Freewheelin%27_Bob_Dylan).

Et la photo de la pochette de l’album qui s’en suivit, Free Wheelin’ Bob Dylan, rendit hommage, cette fois-ci sans le moindre doute, à Suze Rotolo http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/pochette-de-free-wheelin-bob-dylan-et-sa-relecture-dans-vanilla-sky-jeu-cherchez-les-erreurs.html (5).

 

Ils restèrent ensemble jusqu’en 1964 (http://en.wikipedia.org/wiki/Suze_Rotolo). Il est toujours possible de se livrer à des pirouettes intellectuelles sans fin pour tenter de savoir si cette chanson imaginant une rupture en 1962 correspondra à une réalité de 1964, lorsque sonnera l’heure de leur vraie rupture, deux ans plus tard.

Mais comment le savoir et puis, quel intérêt… ?

Voilà, les filles…

 

Voilà, visiteur de passage sur ce blog.

 

Je ne me suis pas fait rouler dans la farine par Dylan ; je n’avais fait que l’envisager un instant, dans la note 4 de  http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/pochette-de-free-wheelin-bob-dylan-et-sa-relecture-dans-vanilla-sky-jeu-cherchez-les-erreurs.html alors que j’avais cru, à tort (d’où la disparition de la version 1 du présent billet), que Don’t Think Twice avait été écrit à la suite de sa rupture avec Suze Rotolo, ce qui donnait une toute autre dimension à la chanson du fait que Suze Rotolo fournit quelques éléments sur ladite rupture ; ces éléments  m’étaient apparus comme une sorte de réponse à Don’t Think Twice et Dylan, de même que sa chanson,  n’y apparaissaient alors pas toujours à leur avantage ! 

Je m’étais planté ; je n’ai en conséquence rien dit, rien écrit.

Il y a eu méprise de ma part car la vie des ‘pipeules’ me passe bien au-dessus de la tête et, sur ce coup, j’avais totalement zappé quelques notions élémentaires de la vie intime de Dylan, notamment au niveau de la chronologie.

 

 

Que répondre au final à mes deux ex-étudiantes, deux inséparables dans les amphis comme dans la vie, celles dont il est question dans l’ ‘intro’ de ce billet et qui explique son côté un peu hermétique ?

 

Leur répondre que "la façade d'un immeuble n'appartient pas à son propriétaire mais à celui qui la regarde", phrase qui est citée dans nombre d’ouvrages sur les arts pour signifier que l’observateur a toute latitude pour comprendre ce qu’il ressent face à une œuvre, sans se soucier de la pensée du créateur (6).

 

Après tout, lorsque je contemple une œuvre de Rembrandt, Monnet, Klimt ou Braque, je ne suis pas suivi par un camion de 30 tonnes transportant une bibliothèque (merci les Smartphones, ils sont quand même plus légers et maniables, mais le contenu de l’internet qu’ils véhiculent est-il complet, et les ‘bons’ ouvrages sont-ils accessibles ?) pour tenter de comprendre l’œuvre par le biais des motivations créatrices du peintre, et il est évident que, ici ou là, comme pour la chanson de Dylan, je me suis déjà extasié au-delà du raisonnable devant une toile, une sculpture, ce que je n’aurais peut-être pas fait si j’avais eu à l’esprit toutes les connaissances nécessaires pour juger en connaissance de cause, j’entends l’œuvre dans le contexte de sa création.

 

Mais ce type de jugement spontané, même s’il trahit la pensée créatrice de l’auteur, fait partie du jeu dans l’appréciation personnelle d’une œuvre d’art.

 

Qui me dira quelles étaient les pensées intimes du sculpteur de la Vénus de Milo, du créateur du buste de Néfertiti (surtout s’il s’agit d’un faux !) ou de Shakespeare écrivant Hamlet ?

Le premier choisit-il une coiffure en chignon retenue par un ruban car il rêvait de manger un œuf de Pâques en chocolat :), le second décida-t-il de lui donner des lèvres pulpeuses car il avait pour fantasme d’embrasser la jeune femme si le buste est authentique, ou d'embrasser les $ ramassés s’il est faux, et le troisième songeait-il au décès prématuré de son fils, Hamnet, en écrivant Hamlet ?

 

Et si cette réponse ne satisfait pas, il est toujours possible d’appliquer à la perception de Don’t Think Twice ce que disait sur les comportements pas toujours très cohérents de Dylan un autre des ses amours « j’ai été suffisamment intelligente pour comprendre que je ne le comprendrais jamais ».

Il s’agit de Joan Baez (Joan Baez dans ‘C à vous’ du 16/05/2014, La5 avec Anne-Sophie Lapix ; si besoin était, j’ai dans mes archives un enregistrement de l’émission car le replay encore en ligne http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/videos/dailymotion_x1vm0q7 ne comporte pas l’interview)

 

Bref, concernant Don’t Twink twice it’s All Right (et quelques autres textes d’ailleurs…), il est toujours possible de se répéter don’t think twice it’s all right… et d’en rester là, sans écouter la suite :).

Ne pas y penser car tout est bien ?

Cela rappelle un peu Voltaire et sa culture du Jardin de Joccupe-mon-esprit-pour-ne-pas-y-penser… Avec Dylan, il convient de cultiver le vide de l’esprit en se répétant que tout baigne.

 

 

En dernière analyse, il est à noter que j’ai attribué à Dylan une sorte d’humour, assez souvent noir et même black de ches Black.

Mes référents me le font ressentir dans plusieurs de ses chansons, dont, je l’ai dit plus haut, Don’t Think Twice.

A la réflexion, je me demande si ce n’est pas ma signification de plusieurs de ses textes car, en lisant ses Chroniques déjà citées, je n’ai vu que bien peu d’humour...

 

Vous savez quoi, les filles ? Je me demande si au niveau du sens, vous n’avez pas raison et si Dylan n’a pas écrit Don’t Think Twice en l’entendant au premier degré…

 

Ma foi, c’est comme vous le sentez ; c'est comme je le sens.

A chacun sa signification d'un texte.

 

 

P.S. Je profite de ces propos hésitants qui touchent la polysémie pour rappeler à mes vénérables ex-collègues (je sais que quelques-uns se promènent parfois sur ce blog) de faire très attention aux libellés des exercices qu’ils donnent à leurs malheureux élèves désorientés, car momentanément privés de leur préoccupation Number One : leur Smartphone :).

La polysémie, ou plus modestement ici la ‘bisémie’ :), bref le double sens possible d’un sujet proposé par un enseignant, est toujours possible et c’est généralement en corrigeant –et en constatant la multiplicité de ce qui apparaît au début comme des ‘hors sujet’- qu’on le réalise… lorsque l’on est pas trop borné (salut certains ex-collègues !!! :)

L’aventure m’est arrivée deux ou trois fois.

Je m’en suis sorti en pratiquant la solution la plus simple… et la plus formatrice : présenter la situation aux élèves et en profiter pour dire quelques mots sur la polysémie en question en l’introduisant par le biais des travaux de Ferdinand de Saussure.

Voilà un nom que les élèves n’oublieront pas de si tôt et, procédant du même niveau intellectuel que la lune qui n’est pas un satellite de la terre (si ! si ! après Nabilla et sa guerre mondiale de 78 – pour ceux qui auraient zappé http://www.youtube.com/watch?v=oHCz4ERTsO0 -, ne pas manquer ce tout dernier scoop bien caractéristique de la culture de ce premier quart de XXIème S. version génération Smartphone http://www.spi0n.com/ch-tis-w9-lune-satellite/), certains pourront demander si ce M. Chaussure est un parent de Mme ou M. ‘Sarenza(.com)’ (non ! non ! ce n'était pas de l'humour, si seulement cela avait été !...  et un enseignant n’invente pas des bulles aussi Hénaurmes, certains élèves particulièrement brillants s’en chargent pour eux ! = :) si vous avez de l’humour, autrement un très sérieux :( !!).

Hé ! C’est un fait établi : il faut toujours relier une connaissance nouvelle avec les acquis de son savoir.

 

(1) ‘bis’, car peu avant j’avais avant mis en ligne ‘Carla Bruni chante Bob Dylan, un scandale selon le Times’, http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-34329936.html

 

(2) Je ne vais pas me transformer en critique littéraire, mais avant de l’acheter, j’avais pensé que ce Dictionnaire devait être un peu à l’œuvre de Dylan ce que le Brassens, poète érudit de Bertrand Redonnet http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-georges-brassens-une-re-decouverte-par-un-gros-nul-119109651.html  est à celle de Georges Brassens. Déception. Ce Dictionnaire mérite d’être feuilleté au titre de la curiosité (non américano-anglophone, et même ‘dylanophone’ s’abstenir :), mais je suis grandement resté sur ma faim. De plus, il est bourré de répétitions (d’où la mention ‘p. 90, et autres répétitions probables’, car il est probable -je n'ai pas encore tout lu dans le détail- que l’auteur doit y revenir ici ou là ; exemple de répétitions ? Voir ‘Joconde’, p. 156, même texte sur près de 2 pages p. 258, et cette illustration est loin d’être la seule). De plus l’ouvrage est un peu fouillis du fait que les entrées du dictionnaire n’ont pas été, à mon sens, préalablement déterminées avec suffisamment de rigueur. On note également des oublis dont un qui m’a un tantinet chagriné. En France, lorsque l’on pense Dylan, une association avec Hugues Aufray s’impose instantanément ; il a largement contribué à faire connaître le poète américain dans notre pays, notamment en osant tenter des traductions –souvent avec Pierre Delanoë- dès 1965 (Aufray chante Dylan, http://www.huguesaufray.com/index.php/styles/33t/394-1965-barclay-80-289-s-33t ), tentative reconduite plus récemment avec Trans Dylan. On peut aimer ou sourire de New Yorker (2009 http://www.huguesaufray.com/index.php/styles/cd/321-2009-532-279-8-new-yorker-cd ), de son introduction, de certains des duos ainsi que du buste de Dylan que Hugues Aufray entreprend de sculpter dans un bloc d’argile sur la pochette du CD (assez reussi, non ?), mais le fait demeure : Dylan et Aufray sont intimement liés. Or, dans le Dictionnaire, se trouve une ‘entrée’ pour ‘Cabrel adapte Dylan’ (p. 64), mais aucune pour Hugues Aufray. Jérôme Pintoux évoque certes Aufray à plusieurs reprises dans son ouvrage, le plus souvent pour critiquer en bien ou en mal ses tentatives de traduction, tout en lui rendant hommage (ex. pp. 90-91), mais cette absence d’entrée à Hugues Aufray me 'chagrine' un peu malgré tout au nom de la réalité dylanienne dans notre pays.

 

(3) J’allais écrire ‘oublié’, mais j’ai préféré ‘trahi’ car cela me permet d’observer que je me suis toujours demandé si, en faisant chanter un coq au lever du jour (When the rooster crows at the break of dawn…), Dylan, dont les textes pullulent de références bibliques, entendait faire une allusion à Pierre et à sa trahison avant que le coq n’ait chanté (pour les nuls du niveau de nombreux candidats de Money Drop, v. par ex. l’Evangile de Matthieu, 26. 69). Ce qui m’ennuie un peu dans cette interprétation est que dans ce cas Dylan s’assimile à Jésus… Oui ! Pourquoi pas… Serait-ce une bulle entre la destinataire de la chanson et lui dont il nous manquerait les ‘clés’ pour la comprendre ?

 

(4) Comment savoir en effet ! Free Wheelin’ Bob Dylan  contient différents titres en rapport avec l’amour et les pistes sont bien brouillées. Ainsi en reprenant Corrina, Corrina entend-il s’adresser à une ‘ex’, à une copine imaginaire, à Suze Rotolo… à moins encore qu’à défaut de sa chose la plus érotique non disponible pour cause de séjour en Italie, il avait trouvé un ersatz ainsi prénommé pour s’occuper… à moins encore qu’il ne lui ait manqué un titre pour boucler l’album !

 

(5) Désolé ! Dans le billet http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-bob-dylan-et-carla-bruni-bis-39002303.html  (j’y ai ajouté une correction) j’avais noté qu’elle avait été écrite à l’occasion de sa rupture avec Joan Baez. Confusion inadmissible ? Tout à fait, et en prime, c’est une évidence compte tenu de la chronologie des amours dylaniens (et ‘joan-baeziens’). Mais je dois avouer que je n’ai jamais été intéressé par les histoires de cœur et d’ 'ailleurs' des ‘people’, d’où ma confusion. Reprenons pour ceux qui sont dans mon cas : la jeune femme qui s’accroche au bras de Dylan sur la photo de la pochette de Free Weelin’ Bob Dylan. Quand à celle contre laquelle se déchaîna Dylan dans Don’t Think Twice it’s All Right poursuivre ou reprendre la lecture de ce billet :).

 

(6) J’avais toujours lu que cette phrase était attribuée à un critique artistique dont, curiosité, le nom n’était jamais précisé. Si j’en crois mon bon copain Mister Google, il s’agirait en réalité d’un proverbe chinois. http://cyberdilou.canalblog.com/archives/2010/10/08/19278181.html  ; http://lacoumette.over-blog.fr/article-la-fa-ade-d-une-maison-n-appartient-pas-a-son-proprietaire-mais-a-celui-qui-la-regarde-50520944.html . J’ignore ce qu’il faut en penser ; un critique artistique, a-t-il un jour repris ce supposé proverbe ?

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:35

 

 

Ajouts des 23 novembre 2013 & 28 juin 2014

Si vous êtes arrivés sur cette page traitant d’un accessoire photographique bien particulier alors que vous cherchez un billet

 

ou bien sur Les yeux vairons de Mila Kunis et d’Alexandre le Grand

ou bien sur les capsules rechargeables pour machines à café Nespresso 

 

c’est que vous venez d’utiliser un moteur de recherche qui a comme un ch'tit 'blème :)

 

L’un de mes correspondants me signale en effet, et je viens de le vérifier, que tel est le cas de la page du moteur de Free  http://search.free.fr/google.pl?page=2&qs=mila kunis alexandre le grand ;  http://search.free.fr/google.pl?page=1&qs=nespresso capsules rechargeables les boules  

 

Mila Kunis et Alexandre, c’est en réalité ici :  http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-les-yeux-vairons-de-milla-kunis-et-d-alexandre-le-grand-109684689.html

 

Les capsules rechargeables sont là :

1. http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/05/nespresso-et-les-capsules-rechargeables-les-boules.html  

2. http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/06/nespresso-et-les-capsules-rechargeables-2-le-cout.html  

3. http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/06/nespresso-et-les-capsules-rechargeables-3-les-boules-de-nouveau.html

 

Bonne promenade ;) !

 

... Et navré de ce hors sujet pour ceux qui étaient sur la bonne page :)

 

 

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Je sais que la tendance de notre monde est à faire du fric tout azimut et que les dieux d’antan ont été remplacés par Fric-foksamousse-partout, que beaucoup critiquent cette situation mais que, dès qu’ils ont la moindre bricole à vendre, ils ne se gênent pas pour en tirer le maximum, quitte à défriser les moustaches de l’arnaque. A titre d’illustrations, voir certaines annonces sur les sites de ventes version papier ou web ; c’est parfois moins cher en neuf dans les boutiques que d’occasion auprès de particuliers.

… Ah Lagaffe ! Que ton émission hautement culturelle, Le juste prix, nous manque J ! Reviens-tu à la rentrée ; dis ?

 

Il y a quelques semaines, alors que je pataugeais toujours et encore dans ma quête à ce qui serait à mes yeux sinon LA  du moins la solution pour numériser mes diapos (oui, oui ! je l’ai trouvée depuis, mais de cela nous reparlerons un autre jour - ajout du 27 août 2013 voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-numeriser-des-diapositives-1-119520237.html), j’avais cherché sur la Toile le mode d’emploi du MULTIBLITZ COLOR DIA-DUPLICATOR, appareil que je voulais tenter d’utiliser et pour lequel je souhaitais contrôler une donnée bien précise. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que si certains l’avaient mis en ligne fort gentiment en anglais (mais peut-être sans respect du copyright… et kiki va en faire autant J ?), certains autres le vendaient sans vergogne en reprint (ici également, bonjour le copyright, ou a-t-il été négocié ?), persistant à massacrer ces pauvres arbres qui ne nous ont rien fait alors que les fichiers, qu’ils soient en ‘.pdf’ ou ce qu’il vous plaira, conviennent parfaitement, évitent des frais de port et la pollution qu’elle engendre du fait du transport(1).

Si vous êtes sceptiques, et sans vouloir balancer quiconque, donnez un coup d’œil à http://www.oldtimercameras.com/ephotozine/stock/Model.asp?Model=15107&ModelPage=true ou http://www.craigcamera.com/ib_m.htm étant entendu que si vous grattez un peu sur la Toile, vous trouverez bien d’autres offres du même ordre ; il y en avait en tout cas, lorsque vers la fin de l’hiver 2 013, je cherchais ce manuel d’utilisation.

Il y a quelques jours, en rangeant et en passant à la benne ce qui envahissait mon bureau et ne se justifiait plus compte-tenu de ma situation nouvelle de retraité -jai quand même viré 14 sacs poubelles de 100 lt., plus de 130 kg !- j’ai découvert au fin fond d’un tiroir (sûr que je l’y avais mis là pour être certain de le retrouver J) le mode d’emploi de mon Multiblitz.

S’il peut être utile à d’autres, sans doute rarissimes, mais alors probablement ravis par cette page de mon blog, le voici dans sa version française. Comme le montre la couverture ci-dessous, l’édition de ce manuel d’utilisation est également en allemand, anglais, espagnol, italien, néerlandais et suédois ; me contacter (pas en suédois… désolé J) si vous le souhaitez dans l’une de ces langues (petits rigolos plein de poils s’abstenir JHé ! Je vais faire faire des scannes au Canard pour occuper sa retraite ! Damien : je connais tes fines plaisanteries… !!!)

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Alors, les utilisateurs potentiels d’un MULTIBLITZ COLOR DIA-DUPLICATOR ; heureux ?

… Non !!??? Vous n’avez strictement rien appris dans ces pages ?

C’est que ce mode d’emploi est comme ses coreligionnaires : il décrit l’évidence…  style la fiche du câble d’alimentation ne se place pas dans vos narines (vrai que désormais il y a 3 plots et que la confusion n’est plus guère possible J, mais vrai également que l’appareil en cause n’a pas de terre et n'en possède donc que 2) mais dans une prise de courant ayant une tension adaptée au matériel. Oh ! Les constructeurs n’y sont pour rien ; voir du côté des consommateurs qui collent leur chien dans le four micro-ondes pour le faire sécher, en retirent un rôti ou de la bouillie et font ensuite un procès au fabricant pour ne pas avoir précisé qu’un four micro-ondes ne peut être utilisé comme sèche-cheveux (2). De ce fait, les entreprises productrices finissent par noter dans leurs manuels d'utilisation des précisions qui, selon l'humeur du jour, font rigoler ou énervent l'utilisateur normal. Observons en passant que plus le temps passe, plus les modes d'emploi sombrent dans ce type de littérature, signe probable de la régression des capacités réflexives de l'humain...  ou de la hargne emplie de mauvaise foi que mettent certains à dénicher le moyen de tenter se faire allouer des dommages-intérêts par un tribunal. Puis-je jouer (mais, peut-être, le suis-je véritablement L) au vieux c**  et proclamer haut et fort que notre monde part totalement à la dérive et que le littoral de la Débilité-Profonde est désormais bien en vue ?... Nous sommes même en train de l'accoster. 

Je suis persuadé que tous ceux qui, gros goulus que vous êtes, se sont jetés sur ce mode d’emploi cherchaient une seule donnée… qui n’y est pas :

    le voltage du flash

Toutefois, si j’avais ouvert ce post en écrivant j’ai le mode d’emploi sous les yeux, j’ai beau regarder les versions française, allemande ou anglaise… il n’y a aucune indication concernant le voltage, qui m’aurait cru ? Qui n’aurait pas hurlé, agacé et agressif, peut-être : file-moi ce mode d’emploi que je vérifie moi-même, espèce de boulet qui ne verrait même pas un diplodocus en train de faire la sieste dans l’étui d’une carte micro SD ?

Tous ceux (dois-je véritablement utiliser un pluriel ? J)qui  ont, avec courtoisie et patience, poursuivi leur lecture jusqu’ici et se demandent quel est au juste le sens de ce billet gagnent ma Haute Considération ainsi que le droit d'en faire ce qu'ils en veulent J et sont invités, comme ceux qui ont parfaitement suivi mon propos, à aller visiter le site précieux sur notre sujet qu’est

http://www.botzilla.com/photo/strobeVolts.html

Si, à la vue du tableau présenté, vous n’imprimez pas que les flashes argentiques peuvent balancer dans votre précieux appareil photo numérique dernier cri prévu pour recevoir le plus souvent entre 6 et 10 volts, selon les modèles (se renseigner si besoin sur la bête de course que vous possédez), une décharge pouvant aller flirter avec les 300V. voir plus (cf. par ex. le Rollei 100 XLC) et ainsi l’exploser… je vous engage au moins à retenir le principe de Haute Dangerosité J de la situation avant que le cousin Gaston, sorti tout droit d’un album d’André Franquin, ne cherche à vous montrer qu’il est inutile de dépenser de l’argent pour acquérir un flash pour votre APN, qu’il en possède un qui fonctionnait très bien sur son appareil argentique et qu’il va vous bricoler le sabot ou la griffe du siècle pour le rendre compatible avec la synchronisation de votre matériel.

Cela pour dire que, lorsque l’on souhaite numériser des dias avec un  MULTIBLITZ COLOR DIA-DUPLICATOR, engin qui était dédié à la photo argentique (mais qui donne des résultats [très] bons / acceptables en numérique… pour en savoir plus sur mon opinion, attendre que je prenne le temps de faire le rapport demandé sur mon opération numérisation de dias J - ajout du 29 août 2013 : voilà, c'est fait   -> http://lebosse-fort.over-blog.com/article-numeriser-des-diapositives-3-119521446.html), la première question que l’on se pose est quel voltage utilise-t-il, question dont on ne trouve pas la réponse dans son mode d’emploi L.  

Cherchez un peu sur la Toile si le cœur vous en dit. Plusieurs sites / forums abordent la question. J’ai en tête que la valeur donnée est de l’ordre de 14 V. (... je vérifie... oui, c'est cela : voir par ex. 'joelpierre' sur http://www.pixelistes.com/forum/nikon-d90-emetteur-et-recepteur-sans-fil-flash-multiblitz-t91434.html), valeur que j’avais moi-même trouvée en utilisant mon voltmètre (3).  Si je n’ai pas gardé le résultat en mémoire c’est que j’avais rencontré dans ma quête à l’information la note de John Kelly, qui a l’air de savoir de quoi il parle, http://photo.net/pentax-camera-forum/00TKb9. Il observe que les voltmètres standards, sont inaptes à mesurer les pics de voltage. Or mon voltmètre est un modèle  Pour-papy-kini-connê-pa-granchose et un flash délivre bien une pointe de voltage, hyper rapide en prime (1/5 000e en général, sauf erreur) ! C’est ce que confirme ‘PapyOctet’ sur  http://forums.futura-sciences.com/electronique/239208-tension-de-declenchement-dun-flash-de-photographe.html.

Alors ?

Alors… Ou bien on connait l’électronique et l’on suit, en prenant ses  responsabilités, le genre de bricolages  proposé par exemple par http://rienquepourlesyeux.free.fr/Adaptateur%20de%20vieux%20flash/Adaptateur%20de%20vieux%20flash.htm....

… ou bien on se dégonfle lamentablement et, redoutant d’éclater son boîtier, on cherche une solution dans les déclencheurs radios.

Nul en électronique (navré, ce domaine n’est pas de ma génération et il ne m’est pas très familier du fait qu’à l’âge où les garçons démontent tout pour savoir comment cela fonctionne, la tendance était à la mécanique, pas encore à l’électronique), c’est sans hésitation aucune que j’ai opté pour la seconde solution. J’ai donc acquis, via eBay, un ‘splendide’ (4) Aperture Trigmaster II 2.4G wireless flash trigger dédié Olympus, bien sûr puisque je suis un Olympien J, qui, après marchandage J m’a coûté une quarantaine d’€ avec un émetteur et trois receveurs (on en a profité pour équiper un mini studio ? Oui-Oui-Oui ! J).

Cette solution s’imposait d’autant plus que j’ai dans mes archives de matériel argentique le fabuleux flash annulaire de Cokin, encore nommé Cokin Creative Flash (5), et que j’entendais bien le réutiliser depuis que j’étais passé au numérique. Je ne l’avais jamais fait puisque, conçu à l'époque de l'argentique, il pose un problème similaire de voltage.

 

Il est bien évident que l’utilisation du MULTIBLITZ COLOR DIA-DUPLICATOR en numérique fait perdre les automatismes… et qu’il pose quelques autres problèmes ; voir un post à venir un jour prochain -- ajout du 27 août 2013 voir

http://lebossefort.over-blog.com/article-numeriser-des-diapositives-3-119521446.html . 

Je n’étais aujourd'hui sur ce blog que pour parler du mode d’emploi et du voltage de l’appareil.  

Ma foi, si ce billet a pu être utile aux amateurs de MULTIBLITZ COLOR DIA-DUPLICATOR, j’en serai ravi puisque c'était là mon seul objectif.   

Complément d'informations sur la page   http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-numeriser-des-diapositives-3-119521446.html   

(1)Qui nous calcule le poids de nuisances environnementales d’un tirage papier expédié par La Poste puis d’un document diffusé par l’Internet ?  Car puis-je rappeler aux petits joueurs (dont je fais partie, car je suis sûr que j’oublie certains impacts) que, outre sa consommation énergétique, l’usage d’un PC nécessite des composants informatiques qui, pour être créés, épuisent les matières premières puis qui, devenus obsolètes, vont polluer des sites au Ghana, c’est bien connu depuis que la TV montre des reportages sur la question, ou à la décharge de Guiyu, c’est moins connu, mais la situation y  paraît pire (http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9charge_de_Guiyu ; http://www.maplanetebleue.com/2010/09/12/internet-et-les-ordinateurs-une-reelle-source-de-pollution/). En y réfléchissant, je me demande si, finalement, le tirage papier + expédition n’est pas moins polluant…  

(2) J’avais maintes fois entendu dire que cette histoire était un hoax. Pourtant, je ne la trouve pas répertoriée sur http://www.hoaxbuster.com/  (il me semblait pourtant qu’elle y était) et plusieurs sites web en font état comme étant une débilité authentique ; voir par ex. http://www.savezvousque.fr/societe/proces-insolites.html. Mais ici comme souvent ailleurs, se pose la question de la fiabilité de l’information sur le web L.  

(3) Pour les nuls : comment procéder à la mesure ? http://www.lowcost4dslr.com/tuto/20-measureflashtriggervoltage  

(4) A prendre avec ironie… Ce système est bien banal et, en tout cas me concernant, la synchronisation X annoncée comme étant opérationnelle ne fonctionne pas. Pour utiliser un MULTIBLITZ COLOR DIA-DUPLICATOR j’ai dû faire un super bricolage pour assurer les connexions, voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-numeriser-des-diapositives-3-119521446.html. A observer : mon vendeur, eshow.co.td, s’est montré fort sympathique et ouvert au dialogue tant au niveau du conseil que du marchandage. Mais une fois que j’ai eu le matériel, que j’ai ‘mailé’ plusieurs fois pour signaler que la synchronisation X était déficiente, le webmaster était définitivement aux abonnés absents. Le fric, toujours et encore ; à présent que tu as payé, dégage et dé***...brouille-toi tout seul !  

(5) Pour les minus habens de l'argentique (hé ! chacun son truc !) voir ce super flash sur http://www.mesphotos.lecollectionneur.ch/Macro-exemples/cokin_3-reflector_prof-2.pdf; http://quickblink.com/2011/08/an-unsung-hero/ ;  mode d’emploi en anglais sur http://quickblink.com/wp/wp-content/uploads/2013/06/CokinCreativeFlash.pdf... Ce mode d’emploi ne dit pas, non plus, le moindre mot sur le voltage utilisé par l’appareil !    

 

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 17:43

 

 Bonne et joyeuse apocalypse à chacun

et, accessoirement,

de Joyeuses Fêtes !!!

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 06:24

 

Si je me base sur vos courriels, il semble que la ‘peopolisation’ intensive de Milla Kunis au sourire et aux grands yeux vairons ravageurs relance un débat d’une importance historique capitale J : Alexandre le Grand avait-il oui ou non  les yeux vairons, et sont-elles véridiques ces assertions qui se promènent un peu partout sur la Toile selon lesquelles il y aurait là un point commun entre l’actrice et le Conquérant ?

 

Si j’en crois les rumeurs persistantes Milla Kunis aurait un œil bleu, l’autre marron ; marron-vert, lit-on également. Faute  de TGD [Très Gros Plan] dans les films auxquels elle a participé et que je connais, il est difficile de vérifier ; en tout cas, cette hétérochromie dont la véracité paraît acceptable contribuerait à expliquer l’étrangeté de son regard délicieux J.

 

____________________

 

    Ajout du 2 juin 2013 :   oui, je sais, je suis un gros paresseux, j'aurais pu chercher sur le web.  

Pauline m'indique avec un humour non dissimulé  que l'on voit parfaitement ses yeux sur

http://hdw.eweb4.com/search/mila+kunis/,  et plus particulièrement

p. http://www.apnatimepass.com/mila-kunis-cute-wallpapers-11.jpg

ou p. http://www.superbwallpapers.com/celebrities/mila-kunis-2558/ 

_________________

 

Concernant Alexandre, c’est une toute autre affaire…    

 

Je vous l’ai dit maintes fois, et croyez qu’il m’arrive de le regretter, ma mémoire n’est pas un gigantesque disque dur et j’ai beau fouiller dans mes souvenirs, je n’y trouve nulle trace d’une phrase parlant des yeux vairons d’Alexandre chez les auteurs ‘sérieux’ qui constituent les sources essentielles de nos connaissances sur ce personnage légendaire : Plutarque, Arrien, Diodore de Sicile, Polybe, Quinte-Curce, Lucain, Strabon…  

 

Un oubli de ma part est donc possible, mais j’en doute d’autant plus que ma mémoire –encore elle !-me souffle que cette histoire d’hétérochromie chez Alexandre a pour origine quelques-unes des fantaisies du Pseudo-Callisthène au sujet duquel trouverez l’essentiel ici http://fr.wikipedia.org/wiki/Pseudo-Callisth%C3%A8ne.

 

Callisthène, ‘ le vrai’, semble avoir été un neveu d'Aristote, le précepteur d’Alexandre, avec lequel il fut élevé ; tous deux devinrent amis. Il suivit Alexandre dans ses expéditions et devint son historiographe. Callisthène finira par entrer en conflit avec Alexandre en 327 av. n.è., lorsque celui-ci tentera d’imposer la proskynèse. Alexandre le fera arrêter, jeter dans un cachot puis finalement mettre à mort la même année, car il aurait été mêlé à une vraie conspiration.

 

De l’Histoire d’Alexandre que Callisthène avait entrepris de composer, il ne nous est parvenu que quelques fragments notamment par le biais d’un certain Amyntianus, rhéteur et historien peu connu des II/IIIè s. ap. n.è. et, à peu près à la même époque –soit quelque 5 siècles après Alexandre-, par le Pseudo-Callisthène, auteur alexandrin inconnu qui entend se faire passer pour le vrai Callisthène mais qui, selon toute probabilité, ne l’était pas, ne serait-ce que parce que le côté fable de ses écrits est parfois trop voyant. Il demeure que son Roman d’Alexandre qui emprunte à différents auteurs classiques, semble bel et bien contenir quelques fragments de l’Histoire d’Alexandre du vrai Callisthène (http://www.decitre.fr/livres/le-roman-d-alexandre-9782251339122.html), et que son roman sera à l’origine de toute une littérature qui contribuera à forger la légende d’Alexandre… au-delà de l’histoire, la vraie.

 

Voilà ce à quoi je pensais en farfouillant dans  le monstrueux bazar qui règne dans mon bureau dans l’espoir de mettre la main sur le Roman d’Alexandre du Pseudo-Callisthène pour vérifier s’il y a bien des observations sur les yeux vairons ou non du Conquérant…

 

… Introuvable ! Encore l’un de ces ouvrages que j’ai dû prêter à un ami ou/et collègue avec promesse de me le rendre et que, bien évidemment, je n’ai jamais revu…

 

Je suis donc parti surfer sur le Net dans l’espoir de trouver la réponse que j’avais en tête, et cette démarche m’a conduit à quelques crises d’hilarité.

 

Ainsi, la saisie de vairon(s) + Alexandre sur un moteur de recherche –Google… bien sûr- m’a conduit tout droit sur Wikipedia où j’ai pu me délecter de cette formulation :

 

« Certaines sources[Lesquelles ?] rapportent qu'Alexandre le Grand avait les yeux vairons. »

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9t%C3%A9rochromie

 

«  Certaines sources[Lesquelles ?] » J !!… L’article reste inachevé, les sources n’ont toujours pas été précisées et ce ‘lesquelles ?’ me rappelle ce mot que j’ai bien dû écrire 5 000 fois, 10 000 fois en corrigeant des copies… vos copies, avec pour variantes ‘sources ?’, ‘où avez-vous pris cela ?...

 

Finalement, je suis arrivé sur le site web de Passion-Histoire.net http://www.passion-histoire.net/n/www/  où une page est consacrée aux yeux d’Alexandre http://www.passion-histoire.net/n/www/viewtopic.php?f=38&t=28932

 

Je pense que les auteurs et le site ne m’en voudront pas de procéder à un amical copier / coller de la question et de l’essentiel de la réponse. Merci d'avance :)

 

Question posée par Herminia / Polybe :

 

« Bonjour,
[…]  Je [me] souviens clairement d'avoir lu dans le grand dictionnaire de "Bouquin" sur Alexandre (la partie des sources antiques) qu'un des auteurs de l'époque mentionne les yeux vairons du Macédonien.
Pouvez-vous svp m'aider ? Je pensais que c'était Plutarque, mais je n'en retrouve mot chez lui, peut-être Callisthène ou Arrien ? […] »

   
Réponse donnée par Thersite / Pierre de l’Estoile (c’est moi, le Canard, qui surligne) :  

 

« L'anecdote provient du seul fantasque Roman d'Alexandre du Pseudo-Callisthène, en I.13 (et ce dans toutes les versions que j'ai consultée) : « Il avait […] les yeux vairons, le droit noir et le gauche bleu vert » Cette caractéristique physique remarquable reste inconnue de ses contemporains, et à donc toute les chances d'être une énième invention littéraire du romancier, qui est déjà à l'origine de l'image d'Epinal d'un Alexandre blond vénitien, par exemple. »

   
[…] Je coupe ici la réponse, mais j’engage tout curieux à aller lire la suite tant de la réponse que du débat qui s’en est suivi http://www.passion-histoire.net/n/www/viewtopic.php?f=38&t=28932

Voilà formulée la réponse que j’avais en tête.

 

Si quelqu’un a d’autres sources à proposer, il serait sympa et utile de le faire savoir… et je reconnaîtrai ici tant mon inculture sur un sujet aussi grave Jque la trahison de ma mémoire.

 

Dans cette attente, il me semble opportun de considérer les yeux vairons –un noir, l’autre bleu-vert- d’Alexandre comme une donnée historique douteuse… très douteuse… et même fausse, car compte-tenu dans la culture antique du rôle de la vue (ce n’est pas un hasard si Homère chante que Tirésias était aveugle, ni que la tradition affirme que Homère lui-même était non voyant) et des yeux (voir sur ce point le débat déjà évoqué sur http://www.passion-histoire.net/n/www/viewtopic.php?f=38&t=28932), il peut paraître plus que probable que si Alexandre avait effectivement eu les yeux vairons, cette particularité aurait marqué ses contemporains et qu’elle aurait été transmise au même titre que le fait qu’il avait toujours la tête penchée du côté droit (… outre la statuaire, c’est sauf erreur –et encore la mémoire !- chez Plutarque qu’il faut chercher cette précision).

 

Déçus ?

 

Oui ! Bon ! Je sais !... Je ne suis pas Milla Kunis, mais puis-je vous vous poser une question pour tenter de compenser ?

 

Y a-t-il un point commun entre Alexandre le Grand et moi ?

 

Ma modestie dût-elle en souffrir, la réponse est oui, et plusieurs d’entre vous le savent !

 

Alexandre est mort un 13 juin, ce qui sera, bien plus tard (merci… ma papy-isation n’en est pas encore à ce stade J) le jour de ma naissance J

 

Bonne journée et terminez bien vos vacances.

 

Addendum (quel grand mot pour un modeste post :) du 18 octobre 2014

 

Puisque cette page semble beaucoup attirer (en moyenne depuis sa mise en ligne en 2012 près de 200 visites / mois si je me base sur les statistiques d'Overblog, et j'ai du mal à considèrer qu'il n'y a que vous, mes ex-élèves / étudiants, qui passiez par là ; mais alors qui ? ... Bonjour les 'touristes' inconnus :), j'ajoute une précision.

 

MDR ! PTR ! Le tout XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXL !

 

Je vous donne un scoop, qui n'en est d'ailleurs pas un car je traine cette curiosité probablement depuis plus de 60 ans, mais il n'y a qu'une quarantaine d'années qu'un ami me l'a fait constater.

 

Votre gentil Canard a un point commun avec milla kunis !

Si ! Si ! Si ! :) :)

Et quel point commun ?

Ben son hétérochromie, tiens ; quoi d'autre :) !

 

Vrai que, sauf lorsque je me rase (rarement depuis la retraite :) ou me coiffe, je ne me regarde que très peu dans un miroir d'autant que, en prime, pour voir cette curiosité, il faut que ce soit non seulement un bon jour, mais la bonne heure ; bref, le bon moment.

La 'vaironité' de mes yeux est fantaisiste. Comme mon chat, ce sera si je veux, quand je veux et où je veux, nom mais sans blague ! Je suis un chat / une 'vaironité' libre !

J'avais donc oublié...

... Oublié que certains jours (je crois que c'est en rapport avec la forte luminosité) j'ai l'oeil gauche qui vire du marron / noisette, couleur habituelle de mes yeux, au vert.

 

C'est Sa Blondeur (= ma fille) qui m'a rappelé cette originalité de mon délicat regard de papy, et ceux qui la connaissent (cherchez la sur Facebook si cela vous amuse) peuvent aller lui demander confirmation ; ce n'est pas un canular.

 

Promis. Si un jour le 'phénomène' m'est signalé par quelqu'un qui me regarde, je ferai faire une photo et la mettrai ici.

 

Salut à tous

 

Les yeux vairons de Milla Kunis et… d'Alexandre le Grand

 

Ajout du 25 janvier 2015.

 

Cette page étant la plus visitée de ce blog, il me paraît judicieux d’y renouveler le « Help ! » lancé à mes gentils visiteurs (... toujours flatter dans le sens du poil :).

 

Je connais très, très bien une jeune femme dynamique, compétente et brillante (normal, c’est ma fille :) sur les problèmes climatiques et, plus particulièrement, la compensation carbone.

 

Son projet initial était ou bien de collaborer en tant que salarié ou bien de préparer une thèse sur la base d’une convention CIFRE (http://www.anrt.asso.fr/fr/espace_cifre/accueil.jsp ) avec l’ONG dans laquelle elle a effectué un stage l’été dernier sur la compensation carbone en question.

 

Ce projet semble tomber à l’eau.

Motif budgétaire.

 

Voilà une rengaine qui commence à devenir exaspérante surtout lorsque certains membres de notre gouvernement affirment régulièrement que les problèmes environnementaux sont une des priorités de la politique française et que le secteur est créateur d’emplois.

 

Si par hasard vous-même ou l’une de vos connaissances pouvait être intéressé par sa candidature, il serait hyper-sympa de me passer un mail par le biais de ce blog.

 

Mille mercis d'avance.

 

P.S. Le S.O.S. d’origine a été lancé sur http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/10/reparation-de-windows-microsoft-net-framework-et-publicite.html  et renouvelé page http://le-bosse-fort.over-blog.com/2015/01/noel-vrai-sapin-ou-sapin-artificiel.html .

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 10:39
Ce qu’il y a de bienJ? L ) sur le Web c’est que l’on peut écrire un peu tout et n’importe quoi : tout le monde s’en moque sauf, peut-être, sur ces forums (fora me fait quand même moins mal aux yeux) qui conjuguent à tous les modes et tous les temps le verbe foire-d’empoigner et où l’on s’engueule et s’injurie à qui mieux-mieux. Aucun risque ici : grâce à l’option ‘Vous modérez les commentaires. Seuls les commentaires acceptés seront visibles sur le blog’’ d’Overblog,  j’ai le contrôle total des contestataires, sentiment de pouvoir suprême J ; vous allez pouvoir en juger !
.
Je reviens donc, comme prévu, de Cracovie. Bien sûr, je suis de nouveau passé à Auschwitz, mais de cela, nous parlerons un autre jour. Aujourd’hui, je ne suis sur mon clavier que pour évoquer la Halle aux Draps, nommée par les indigènes Sukiennice (ce qui d’après mes ‘informateurs’ locaux, et après vérification sur http://translate.google.fr/#pl|fr|-mais est-ce fiable ?-, signifie chiffon en polonais).
 
PaC1 P4124314a 2011 pour Overblog
 
Cette halle fut construite entre 1380 et 1400. Elle brula en 1555 et fut reconstruitepar des architectes qui donnèrent surtout dans le style Renaissance ; l’architecture est finalement un mélange assez harmonieux et plaisant d’éléments gothiques, renaissants et baroques. Elle  resta pendant plusieurs siècles un centre majeur du commerce international. On y vendait une grande variété de produits exotiques importés d’Orient ; des épices, de la soie, de la cire, du cuir et des fourrures, etc. On y exportait du plomb, le sel de la mine de Wieliczka – désormais, et à juste titre me semble-t-il, un des hauts lieux du tourisme cracovien http://www.kopalnia.pl/index.php?id_language=5&action=home&&id_location=1 ; http://www.kopalnia.pl/site.php?action=site&urlMain=5,570,1,891,true,&&id_site=570&level=891- et, bien sur du textile, d’où le nom de cette halle.  
 
Bien que le bâtiment ne provoque pas en moi une admiration extatique sans borne, il en impose indiscutablement au milieu de la place de quelque 200m2  qui l’accueille, et son espace couvert aux fausses allures de bazar oriental attire très vite le chineur du fait des dizaines d’échoppes qu’il abrite aujourd’hui… Déception, il n’y a là que de l’artisanat pour touriste bien standardisé, et même si vous entendez faire des emplettes style cadeaux-souvenirs (bijoux en ambre, chaussettes en laine, cuirs, jouets en bois…), votre portefeuille préférera sans aucun doute que vous exploriez les rues alentours ou vous trouverez une production supposée artisanale similaire plus que sensiblement moins chère, avec le plaisir de découvrir un quartier agréable.
 
Il demeure que cette halle est bien pratique lorsque l’on se fait surprendre par la pluie. J’ignore si je suis poursuivi par la guigne, mais lors de mes deux passages à Cracovie quelle quantité d’eau impressionnante n’ai-je pas vu tomber ! Ces douches tombées du ciel dans la chaleur très relative d’un climat continental sont probablement à l’origine de ma constatation selon laquelle bien des Cracoviens semblent attachés à leur parapluie et leurs vêtements de pluie ; même lorsque le matin en vous réveillant vous voyez, ô joie, un soleil aussi resplendissant qu’inhabituel -… une fois encore je me base sur mes brèves expériences personnelles, toutes deux au mois d’avril- et que, touriste imprudent car non averti, vous partez en sifflotant les mains dans les poches, vous verrez bien des indigènes, rusés, avoir avec eux de quoi se protéger si d’aventure le temps changeait.
 
Fort de cette constatation déjà faite l’an dernier, et en conséquence toujours muni depuis d’un mini, mais solide, parapluie pliable dans l’une des multiples poches de mon anorak spécial déplacements dans des zones où la chaleur ne sera probablement pas au rendez-vous (… et la Pologne en fait partie, en tout cas au début du printemps), il faut m’imaginer furieux m’engouffrer pour la première fois de ma vie dans la Halle aux draps par l’une des deux arches qui forment sa porte d’entrée Nord-est –sauf erreur d’orientation (1)-, celle qui est approximativement dans l’axe de la Swietego Jana. J’avais momentanément perdu tout sens de l’humour. Il faisait un… froid de Canard J, une pluie drue venait de commencer à tomber, j’avais les cheveux trempés, de l’eau me coulait dans le cou… et le parapluie pliable évoqué ci-dessus était tellement solide que l’un des clips métalliques qui permet de le déplier refusait obstinément de s’ouvrir. C’est alors que, juste à cette entrée, à la base des pieds-droits des arches, j’eus la ‘révélation’ de pierres à cupules qui me redonnèrent ma joie de vivre.

PaC2 P4030703 2012 pour Overblog
 
PaC3 P4124318 2011 pour Overblog
 
Deux des quatre pierres à cupules (une par base de pied-droit) de la double arche
de la porte Nord-est du Sukiennice. A noter que les blocs dans lesquels les coupes
ont été aménagées sont de couleurs et de nature différentes. S’il devait s’agir
de pierres de récupération, elles n’appartiendraient pas au même ensemble.
 
     

Une cupule est une excavation en forme de coupe auquel l’homme a procédé dans une pierre dépendant d’un ensemble rocheux, une montagne, ou dans une pierre dégagée d’un ensemble rocheux de manière à obtenir un objet mobile, quoi que le poids puisse très vite devenir une entrave à ladite mobilité. La coupe (la cupule) peut être remarquablement formée, ce qui est le cas à Cracovie, ou être un simple ‘trou’ plus que très approximativement semi-sphérique (voir les illustrations dans le second lien qui sera mentionné ci-après). On en connait dans tout l’Occident (voir le lien ci-après) largement entendu puisque le bassin oriental de la Méditerranée est concerné.

 

L’une des plus connues de ces pierres à cupules (‘’s’’ à cupule, car il y a plusieurs coupes sur la même pierre laquelle est de forme circulaire et a un diamètre de l’ordre de 1m) provient du Palais de Malia (Crète) et a été publiée par l’helléniste réputé que fut Fernand Chapoutier. Il l’analyse, avec raison me semble-t-il, comme ayant une fonction cultuelle http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1928_num_52_1_2927# (avec schémas et photographies). Mais cette fonction n’est peut-être pas à généraliser ; c’est ce que fait observer Christian Mandon qui propose également un inventaire non exhaustif mais néanmoins assez complet, et une classification de ces étranges pierres qui sont, en Europe occidentale en tout cas, le plus souvent liées aux civilisations mégalithiques http://racines.traditions.free.fr/pcupules/pcupules.pdf (nombreuses illustrations).

Des pierres à cupules, on en connaît encore en Turquie, notamment à Hattousa, capitale de l’empire hittite, et en Cappadoce. C’est très volontiers que j’en aurais proposé des illustrations si celles-ci n’étaient pas perdues quelque part dans mes archives de diapositives argentiques qu’il faudrait que je trie et que je numérise… et avec lesquelles je ne suis plus familier (d’où mon incapacité à mettre la main dessus rapidement) depuis que je suis passé à la photographie numérique. Autre solution, retourner un de ces jours sur place pour les photographier de nouveau. Je redoute en tout cas de me ‘plonger’ dans ce fonds de quelque 5 000 ou 6 000 diapositives. Puisque Nikon a retiré du marché ses CoolScan diaboliquement efficaces, mais hors de prix, soyons ‘modestes’ pour interroger le lecteur : qui a un Reflecta DigitDia en trop avec, en prime, le logiciel SilverFast-Scansoftware ? A défaut, vous pouvez me faire directement  un chèque de l’ordre de € 1800, je compléterai… Ouaip ! J’ai comme le sentiment confus que ces fameuses dias ne sont pas encore scannées !!

Bref, les pierres à cupules c’est toute une mythologie et vous comprendrez, j‘espère, pourquoi en découvrir quatre -une à la base de chacun des pieds-droits des deux arches de cette porte- me réchauffa le cœur et le corps ; je recouvris très vite mon sourire et je ne sentis plus ni la pluie, ni le froid.

Pendant que je sortais mon appareil photo de la housse hyper étanche dans laquelle il était enfermé (une bête pochette en plastique J) et que, constatant l’évidence, à savoir la faible luminosité, je me traitais d’imbécile d’avoir  jugé inutile de prendre un flash ainsi que le cordon qui permet de le désolidariser de la griffe de l’APN pour produire une lumière frisante, Sa Blondeur (= ma fille -vous savez qu'elle était avec moi si vous êtes un lecteur habituel et attentif, autrement... vous l'apprenez) qui ne comprenait pas trop ma joie et mon étonnement devant ces ‘pierres à trous rappelant des dominos pour géants’’ (La Blonde dixit), avait entreprit une exploration rapide des boutiques de la halle et revenait vers moi en faisant force gestes et commentaires que je n’entendais pas encore. Avait-elle trouvé le bracelet ou le collier en ambre de sa vie ? Non… ce n’est pas trop son genre, quoi que... Elle venait m’expliquer qu’au nombre des boutiques de souvenirs, il y en avait qui vendait des peaux et que certaines évoquaient ou bien du loup ou bien du chien. A juste titre, elle était scandalisée. Cela dit, je suis allé voir les peaux en question et suis incapable de me prononcer.

Que font là ces pierres à cupules ?

C’est ici que vous allez comprendre les raisons de mon introduction. Prenant désormais exemple sur mes élèves, je n’ai pas fait mon travail de recherche et j’écris malgré tout sur ces vestiges : bref, je suis un vrai guignol (je pense que cet aveu va un jour ou l’autre ressortir dans vos bouches J, mais il restera vrai pour moi... comme pour vous) qui entreprend de parler de ce qu’il ne connait pas !

Concernant l’explication cracoviennement touristique de la présence de ces pierres, je me suis contenté de celle fournie par une guide professionnelle qui m’a dit tenir de ses enseignants (… elle a fait la majeure partie de ses études à la célèbre Université Jagellonne) qu’il s’agissait des vestiges d’un système d’antan destiné à interdire aux chevaux de pénétrer à l’intérieur de la Halle aux draps, les cupules permettant de bloquer des poutrelles de bois.

Comme (toujours dans la lignée des travaux de mes élèves) j’ai voulu donner une apparence de sérieux à cet écrit et  j’ai entrepris d’explorer la Toile. Bien des sites louent la beauté de la Halle aux draps, pas un de ceux que j’ai visité ne mentionne l’existence de ces pierres en conséquence de quoi, bien évidemment, pas un n’en donne la moindre explication.

Un travail sérieux aurait exigé que je farfouille alors dans des bibliothèques au lieu de rester mollement les fesses posées sur un siège en face de l’écran de mon P.C. ; un travail m’autorisant à écrire sur la question aurait nécessité  que je contacte des collègues, qu’ils soient ou non cracoviens : par paresse (et manque de temps, mais c’est là le sempiternel prétexte bien facile), je n’ai RIEN fait de tout cela ; pas la moindre recherche autre que sur la Toile, pas le moindre contact.

Un vrai fumiste, un vrai charlot sur ce coup là, le Canard !! J… non : L!

… Et je n’ai absolument aucune hypothèse à formuler si ce n’est que je ne crois pas trop en la solution fournie par la guide cracovienne ; franchement, vous la sentez, vous ?

 
 
PaC4 P4030706b b pour Overblog 

Bien que les blocs de pierre aient été arrondis (retaillés ?) pour former une unité avec chaque pied-droit (2), imaginer la projection de barres / poutrelles qui viendraient se bloquer dans les demi-sphères, dont chacune donne approximativement l'angle d'inclinaison (j’en ai simulées deux sur l’image ci-dessus), laisse sceptique. Même les cupules les plus proches du sol ont, semble-t-il, une projection bien trop haute pour bloquer des chevaux supposés non attachés...

Et que dire de la portée de chaque poutrelle ?

Et pourquoi n’y a-t-il aucun aménagement destiné à recevoir l’autre extrémité de la poutre vers les parties sommitales de chacune des deux arches ?...      

 

 

PaC5 rec P4030707b pour overblog 

... Car dans les parties sommitales, il n’y a rien : pas la moindre trace d’un aménagement quelconque ; regardez vous-mêmes sur la photo ci-dessus.

 

A tort, peut-être, je ne suis pas convaincu.

 

Alors ?...

… Alors quoi ?...  J’ai fini J. Terminé ; plus rien à dire.

Oh ! Finalement, la question est simple : même si l’explication proposée par la guide (… explication que je n’ai même pas vérifiée auprès de l’un/e de ses collègues, alors qu’il m’aurait été très facile de le faire mais je n’y ai pas pensé) devait être satisfaisante malgré mes critiques, ces 4 blocs percés de cupules ne seraient-ils pas des pierres de récupération et, dans un tel cas, connait-on dans la région des cultures qui ont laissé des pierres à cupules ? De prime abord, on pourrait alors peut-être penser à des populations nomades et semi-nomades liées éventuellement à ‘’ces mystérieuses tribus venant de la forêt sacrée de Kufstein au sud du Danube […] Kufstein signifi[ant]  Cuves de Pierre  (http://racines.traditions.free.fr/pcupules/pcupules.pdf, p. 2). Je me souviens avoir assisté à un colloque au cours duquel un chercheur voulaient qu’elles aient migré vers le Nord, alors pourquoi pas sur ce qui deviendra la Pologne ?

 

… A présent, je compte sur la chance pour que quelqu’un qui connait les réponses -ou qui a les éléments en main pour procéder à l’analyse que je n’ai pas faite- ouvre cette page web, qu’il réalise le travail et qu’il me l’apporte sur le plateau de paresse que serait un courriel transitant par Overblog. Alors, toujours à l’instar de mes élèves, à l’aide d’un gracieux copier / coller, je reviendrai sur cette page –ou en ouvrirai une autre- en m’écriant J’ai trouvé… je collerai SA réponse après modification de quelques phrases, de quelques mots et déclarerai que tout baigne au royaume des Canards Glorieux qui taxent sans état d’âme les recherches des autres !

 

… Est-il nécessaire de préciser que je plaisante et que si la réponse devait me tomber du Web j’indiquerais les coordonnées de son auteur, comme il se doit chez les gens qui ont un minimum d’éducation et de respect des autres… Mesdemoiselles et Messieurs mes élèves -ou du moins certains d'entre eux, et ils sont les plus nombreux- verront très bien ce que je veux dire !

_____________________

(1) … désolé, je n’ai pas d’i-phone et n’ai pas d’application pour ça !! J… Nom d’une pierre confite aux cupules, que cette publicité d’Apple m’a gonflé ! De toute manière, même si j’avais eu l’application boussole, je n’aurais pas pu la consulter puisque mon non-i-phone-tout-pourri était totalement inutile en Pologne. Mon super forfait Free à € 2 (devinez celle qui s’est adjugée le forfait à € 15,99 des abonnés Free Box ?) ne permet de capter aucun réseau dès que l’on sort de France ; ça, c’est un peu pénible.

(2) Si, comme je le suggère indirectement par mes critiques, ces blocs étaient des pierres de récupération, on peut s’interroger sur l’usage des cupules par la culture qui les a créées ; l’hypothèse souvent avancée selon laquelle les cupules auraient servi à faire de libations devra être écartée à moins que, bien au contraire, l’un des buts fut de faire tomber un liquide au sol, sur la Terre-Mère par exemple. La position de certaines des coupes interdit en tout cas de retenir le moindre liquide.

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 15:33

Concernant les poursuites que Tristane Banon a engagé contre DSK, je ne pense pas que, juridiquement, elles conduiront beaucoup plus loin que l’ ‘’affaire américaine avec Nafissatou Diallo’’ ne serait-ce que parce que les faits –s’ils sont authentiques, et laissons à l’enquête en cours le soin de l’établir ou non- correspondent sans doute à une agression sexuelle (dont l’action publique est prescrite, les possibles actes délictueux datant de 2003), mais pas, semble-t-il, à une tentative de viol (qui elle peut faire l'objet de poursuites, la qualification pénale en faisant un crime ; prescription 10 ans).

 

Sur ce plan, paraissent assez clairs les explications notamment de :

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/166416;affaire-tristane-banon-tentative-de-viol-et-agression-sexuelle-ou-est-la-frontiere.html

 

http://www.village-justice.com/articles/Pourquoi-Tristane-Banon-portera-jamais,10249.html

 

Je relève particulièrement cette précision : ‘selon l’article 121-5 du Code pénal, la tentative de crime n’est constituée que lorsqu’elle est manifestée par un commencement d’exécution du crime.

Pour la jurisprudence, il n’y a commencement d’exécution du crime que lorsque les actes commis devaient avoir pour conséquence directe et immédiate de consommer le crime, comme le fait, pour un auteur masculin, d’avoir découvert son sexe et de l’avoir approché de la victime.’’

 

 

Concernant les faits eux-mêmes, le témoignage de la victime n’est pas très clair.

J’avoue être assez perplexe en écoutant la jeune femme expliquer sa mésaventure dans l’émission 93, Faubourg Saint-Honoré, l’émission de Thierry Ardisson, diffusée sur Paris Première

Elle est par exemple visible sur http://www.ubest1.com/?page=video/24962#null.

Il est à observer à la suite de plusieurs chroniqueurs qu’elle y raconte son agression comme s’il s’agissait d’une bonne blague et ne paraît guère traumatisée.

Il est vrai que ce peut être une apparence, une contenance.

Plus curieux est le témoignage qui commence à la minute 2.05.

‘’[…] Je suis arrivée là-bas, j’avais un col roulé noir… alors d’accord… (voix de Thierry Ardisson -sauf erreur- qui plaisante – et l’on peut ainsi juger du ton ‘’grave’’ de l’émission !!-, je suis repartie, j’étais en string, puis elle poursuit)… ça fait peut-être triper les mecs un col roulé noir, mais il faut arrêter. Après, surtout, c’est que ça c’est très, très mal fini puisque l’on a fini par se battre… quand même, ça c’est fini très très violemment puisque je lui ai dit clairement… (intervention d’une voix qui l’oblige à reprendre)…  Ah non on s’est battu au sol, pas qu’une paire de baffe, enfin moi, j’ai donné des coups de pieds, il a dégrafé mon soutien gorge, il a essayé d’ouvrir mon jean (intervention d’une voix qui me semble être celle de Thierry Ardison qui commente amusé et aguiché – on appréciera de nouveau le ton ‘’sérieux’’ de l’émission !!- Ah ! Ça j’adore, suivi d’un commentaire qui me semble provenir de la voix de Roger Hanin répondant sans doute alors à la ‘’fine plaisanterie’’ d’Ardisson Ah ! Tu vois ça c’est de la connerie ­[difficilement audible… sous réserve, donc : c’est… c’est général]  s’il fait ça, il peut faire n’importe quoi)…[…] ''

A noter : les ‘’séductions musclées’’ de DSK sont-elles une réalité ?

Ils sont en tout cas assez nombreux ceux qui le laissent entendre, particulièrement, depuis la mi-mai dernière.

Notons en passant –et avant la mi-mai 2011- le commentaire de Roger Hanin ci-dessus (sauf erreur de ma part dans l’identification de la voix)-, et rappelons qu’il était le beau-frère de François Mitterrand. Si donc cela est vrai, qui était au courant (ou, plutôt… qui ne l’était pas !?). Et jamais personne n’aurait eu l’amabilité de lui faire la moindre réflexion, de lui prodiguer le moindre conseil sur la nécessité de suivre une thérapie ? Curieux monde…

Aujourd’hui, on s’étonne que Michel Rocard fasse le ‘’buzz’’ en lâchant publiquement que DSK a une maladie mentale et qu’il ne maitrise pas ses pulsions

http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/08/29/dsk-est-atteint-d-une-maladie-mentale-selon-rocard_1565102_1522571.html -

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=1TTCzJAyChQ

Me concernant, je me rangerai (une fois n’est pas coutume) à l’opinion de Laurent Fabius qui a rétorqué : ‘’Je ne savais pas que Michel Rocard était un expert médical reconnu’’ http://www.youtube.com/watch?v=1TTCzJAyChQ

… Et revenons au témoignage de Tristane Banon qui devrait bien expliquer comment, étant venue à un rendez-vous avec DSK avec un pull noir à col roulé (de ceux qui excitent tant les hommes !? Je la trouve bien expérimentée et bien catégorique… Messieurs qui me lisez ; votre opinion ?), DSK a réussi à dégrafer son soutien-gorge… si elle n’avait pas ôté ledit pull qui fait craquer les hommes… et si elle bougeait !

Messieurs, je vous invite à faire l’expérience.

Personnellement, j’ai proposé une ‘’partie’’ en 10 points à mon épouse bienaimée… et qui a un solide sens de l’humour (comment autrement pourrait-elle me supporter ? J). Je lui ai demandé de mettre un col roulé (rouge), de s’asseoir à coté de moi et j’ai essayé de dégrafer le ‘’soutif’’ litigieux, d’une main (à deux mains, il me semble que cela laisserait entendre un consentement certain de la ‘’déssoutifée’’ potentielle), avec 2 variantes : sans bouger, et en se débattant.

Dans le premier cas (immobile), j’ai marqué 1 point sur 10… et j’affirme que la chance a joué.

Dans le second (mouvements de défense pas trop violents, merci pour moi), j’ai obtenu le score lamentable de 0/10 !

Messieurs, j’attends vos résultats… mais, dans l’immédiat, et jusqu’à plus ample informé, il me semble –outre le fait que je suis nul- que si DSK a réalisé ce que décrit Tristane Banon, il est véritablement un professionnel hors norme du ‘’dégrafage’’ de soutiens-gorge !

Bref. Il serait bon que Tristane Banon donne des précisions plus rigoureuses à son récit.

Par contre, je suis passablement écœuré que certains utilisent une photographie récupérée on ne sait ni où, ni comment http://mixbeat.com/photo/tristane-banon-se-faisant?context=latest, Tristane Banon se faisant tripoter les seins, (d’autres sites l’ont utilisée avec des commentaires très discutables).

Quel est le but non avoué ou non ? La discréditer, la présenter comme une jeune femme de mœurs légères (sous-entendant peut-être, qu’elle aurait aguiché DSK…) ?

En imaginant qu’elle le soit, en supposant que le jour où a été prise cette image elle ait fait l’amour avec les 2 garçons qui touchent sa poitrine, celui qui est assis à droite, à l’extrémité du canapé… et qu’en prime s’en soit mêlé celui qui a fait la photographie (si j’ai bien suivi, il y a un homosexuel dans le groupe), cela ne regarde personne si elle était consentante.

Le viol qu’il soit tenté ou consommé nécessite une absence de consentement… A priori, elle ne l’était pas dans les faits qu’elles reprochent à DSK. Et outre ce qui a été dit ci-dessus, ces faits, il va falloir les établir…

… Depuis 2003 ce ne va pas être une mince affaire pour les enquêteurs.

Un élément supplémentaire pour penser que l’affaire sera, à mon sens, classée sans suite.

P.S A noter également que Tristane Banon dit avoir consulté un avocat connu peu après les faits, et que celui-ci avait une pile de plaintes le concernant ''comme ça'' (geste des mains montrant une hauteur de bien 50cm) -mn 2.36 du clip précité-. Comment se fait-il que toutes les plaignantes semblent être allées voir le même avocat -ou y en a-t-il d'autres qui ont également des piles de plaintes hautes ''comme ça' ?- et comment se fait-il qu'aucune n'ait poursuivi la moindre action ou ne se soit manifestée à la suite des 2 affaires concernant DSK ?  

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 13:22

C’était prévisible[1] : Cyrus Vance,  le Procureur a abandonné charges et poursuites contre DSK et le juge, Michael Obus, a prononcé ce que l’on peut considérer comme un non-lieu, mais il n’en est pas ‘’blanchi’’ pour autant, et en faisant cette observation, je pénètre de front dans une querelle qui semble partager la France (et sans doute d’autres citoyens du monde), querelle dans laquelle je n’ai nulle envie de rentrer : DSK est-il ‘’blanchi’’ ou a-t-il eu la chance de s’en tirer à bon compte, et reste-t-il suspect ?

Avant toute chose, je vous engage à aller lire de manière attentive et critique les ‘’fameuses’’ 25 pages (ce qui n’est pas gigantesque pour un document de ce type) de la Motion to Dismiss remises par de Procureur de N.Y. au tribunal qui a prononcé le non-lieu et donc la libération de DSK.

Ce rapport, vous le trouverez par ex. :

-          En VO sur http://www.scribd.com/doc/62856715/Strauss-Kahn-Motion-to-Dismiss 

-          En VF sur http://www.rue89.com/2011/08/23/abandon-des-poursuites-contre-dsk-le-document-en-francais-218883(merci aux traducteurs bénévoles, j’avoue que certains passages me paraissaient nébuleux)

 

Ensuite, et seulement ensuite, ce sera à vous, jeunes gens, de forger votre propre opinion et de ne pas vous en laissez (trop) compter par les arguments des uns et des autres, certains -amis de DSK ou simples analystes- allant peut-être un peu vite pour déclarer que le prévenu a été ‘’blanchi’,’ pendant que d’autres (les associations féministes en particulier) criant au scandale et déni de justice.

 

Le comble est qu’il est difficile de dire qui a raison dans ce débat du fait que dans le rapport du procureur –comme finalement dans tout texte !- il est possible d’argumenter dans un sens comme dans l’autre.

 

Parmi l’armada de commentaires qui a été publiée, j’en ai retenu quelques-uns qui me semblent mériter votre attention.

 

-           http://www.maitre-eolas.fr/post/2011/08/09/Affaire-DSK-%3A-pourquoi-une-plainte-au-civilintéressera ceux qui ont des difficultés à saisir le système juridique américain et, particulièrement – plusieurs disent se perdre dans cet aspect de la question-, pourquoi bien qu’ayant été affranchi des poursuites au pénal faute de charges, DSK pourrait être condamné au civil…  autrement dit, comme l’écrit l’un d’entre vous, ‘’être à la fois coupable et non coupable’’ (attention ; la réalité juridique est plus nuancée, plus subtile et la formule, bien qu’elle prête à sourire, n’est pas conforme à l’analyse juridique)

 

-          http://www.lepost.fr/article/2011/08/24/2574492_motion-to-dismiss-au-dela-des-interpretations-ce-que-disent-vraiment-les-autorites-new-yorkaises.html, très critique envers l’avocat de la victime supposée… et c’est à dessein que j’utilise encore et toujours cette expression, car à la suite de ces épisodes juridiques avortés, on ne sait toujours pas si Nafissatou Diallo est victime ou menteuse et manipulatrice, pas plus que l’on ne sait si DSK est coupable ou victime d’une éventuelle manipulatrice.

 

-          http://www.lepost.fr/article/2011/08/24/2574492_motion-to-dismiss-au-dela-des-interpretations-ce-que-disent-vraiment-les-autorites-new-yorkaises.html qui se prononce plutôt en faveur de l’innocence de DSK

 

-          http://actualite.portail.free.fr/france/25-08-2011/dsk-en-zone-grise/ qui, avec une bonne pointe  d’humour, entreprend de montrer que DSK serait peut-être plutôt coupable…

 

Surtout n’allez pas imaginer que je vous donne là LA bibliographie sur l’ ‘’affaire’’. Non ; je ne fais que vous faire suivre des liens d’articles que j’ai rencontrés, ici et là, qui me semblent répondre aux questions que vous vous posez, et me posez.

 

Quant à savoir si DSK est ou non coupable, il ne vous reste plus qu’à vous transformer en jurés et à vous demander où penche votre intime conviction en vous souvenant de deux principes juridiques fondamentaux, car ils sont traditionnellement attachés à la démocratie et qu’ils répondent au respect des droits de l’homme : le doute doit bénéficier à l’accusé d’une part, et il vaut mieux qu’il y ait un coupable en liberté qu’un innocent condamné d'autre part.

Sur ces bases, il me semble personnellement difficile de se prononcer pour la culpabilité de DSK et c’est, finalement, ce qui a motivé le Procureur à proposer au juge d’éteindre l’action publique.

En l’absence de preuves scientifiques irréfutables établissant que le rapport sexuel a été contraint[2], il ne reste que le témoignage accusateur de la supposée victime et celui-là comporte trop de mensonges[3], trop de contradictions, trop de flou et d’incertitudes -nonobstant une part de comédie- pour être crédible : ‘mais à la lumière de notre impossibilité, précisée ci-dessus, d'accréditer le récit de la plaignante, de même que la capacité de celle-ci à mobiliser des émotions pour faire de l'effet, la force et l'effet des preuves relatives à sa réaction immédiate sont grandement diminués’, note in fine le Procureur (traduction http://www.rue89.com/2011/08/23/abandon-des-poursuites-contre-dsk-le-document-en-francais-218883 déjà citée).

Peut-on raisonnablement condamner un homme, qu’il soit DSK ou un total inconnu, sur de telles bases ?

Pour ma part il me paraît évident que c’est impossible.

De là à conclure que si DSK était passé devant un tribunal il aurait été relaxé, et donc véritablement ‘’blanchi’’ (relaxé), il n’y a qu’un pas que j’hésite à franchir… et que, finalement, je franchis même si le Causeur (déjà cité http://actualite.portail.free.fr/france/25-08-2011/dsk-en-zone-grise/) s’étonne, avec raison et humour, qu’en 7 a 9 minutes DSK aurait pu obtenir et exécuter (heu… c’est le terme qui m’est venu à l’esprit, même s’il est discutable, sorry !) une fellation consentie.

Entre 7 et 9 minutes pour convaincre une inconnue de vous en prodiguer une, caser un « hello » suivi d’un « would you be so kind as to suck my dick ? Vigorously please, my daughter is waiting for me and I have a flight afterwards[4], écrit-il.

… Effectivement, il faut le faire et il y a de quoi être sceptique !!

A moins qu’il n’y ait d’autre(s) explication(s) qui n’ont pas d’hypothèse(s) officielle(s).

 

Après avoir réfuté l’idée que DSK aurait payé la jeune femme au motif essentiel qu’il ne l’a jamais dit, Causeur (ibid.) conclut ‘’je suis loin d'être convaincu par le classement de l'affaire […] une femme a peut-être été violée avant d'être humiliée publiquement. Pire, cette femme risque aujourd'hui de perdre son logement et d'être expulsée des Etats-Unis’’.

 

Vrai… et le rapport du Procureur de souligner que la brièveté du rapport est un élément ‘’ suggérant qu'il était peu probable que l'acte sexuel soit le produit d'une rencontre consensuelle’’

Il demeure un dossier non seulement fragile, mais empli d’éléments contradictoires, voire mensongers, qui ne plaident vraiment pas en faveur de la crédibilité de la supposée victime ; … d’où le classement de l’affaire.

 

J’aimerais ajouter qu’il y a dans ledit dossier des zones d’ombre qui gênent ma logique.

 

Il ne m’appartient pas d’en faire l’inventaire et me contenterai d’en souligner deux.

 

Après plusieurs auditions concernant le récit des faits incriminés,  le Procureur note : ‘’ Selon elle, il  [= DSK, bien sûr] a arraché son uniforme, a baissé ses bas, a atteint sa culotte puis … (je coupe, inutile de se vautrer dans des précisions glauques d’autant qu’elles n’offrent aucun intérêt pour mon propos)’’[5]

Ai-je loupé un épisode ?

L’accusatrice laisse entendre une scène violente ; on imagine les vêtements en piteux état, boutons arrachés, coutures, voire tissus déchirés.

Rien de tout cela, semble-t-il.

Dans la suite du rapport du Procureur, il est indiqué que: ‘l'uniforme de la plaignante, qui consiste en une robe et une blouse, a été retrouvé par elle (où était-il ?), à la demande de la police’’. On y prélèvera salive de la jeune femme et des traces de sperme de DSK, preuve de la relation, mais pas de la contrainte… et aucune précision n’est donnée sur l’état des vêtements supposés avoir été arrachés avec violence.

On apprend ensuite que les bas étaient en réalité des collants, que Nafissatou Diallo  en portait 2 paires ( ?[6]), un clair, un sombre. Il n’a pas été trouvé de trace de sperme, mais une déchirure de l’ordre de 7.5cm  à l’entrejambe du collant le plus clair, trou qui pourrait / paraît être le résultat de l’usure du vêtement. Nafissatou Diallo  déclarera pour sa part ‘’qu'elle ne savait pas si ces trous étaient le résultat ou non de la conduite du défendant ou s'ils n'avaient aucun lien avec les faits incriminés’’[7]

J’avoue ne pas comprendre. La jeune femme a-t-elle ou non été agressée et ‘’son uniforme arraché’’, comme elle l’a déclaré ? Dans un tel cas, ses vêtements devraient en porter des traces constituant autant de preuves.

Et puis quels vêtements  portaient Nafissatou Diallo lorsqu’elle est sortie de la suite de DSK pour se rendre… ??? (vaste incertitude dans l’enquête du fait des différentes versions données par la jeune femme)… puis, enfin, vers des responsables de l’hôtel ?

 

Ici, comme ailleurs, on a le net sentiment que la supposée victime a exagéré.

 

De plus, autre point nébuleux du dossier, comment expliquer qu’il ait été trouvé dans la suite 2806 trois autres traces de salive / sperme ne correspondant pas à l’ADN des protagonistes[8] ?

’Ces traces d'ADN non identifiées n'ont pas de lien avec l'enquête’’ conclut le rapport.

Faut-il simplement conclure que plusieurs auteurs de fellations ont joyeusement craché sperme et salive dans un endroit relativement délimité de la suite, comme si les lieux inspiraient  le procédé d’un goût, d’une délicatesse et d’une hygiène pour le moins discutables.

Les couples qui pratiquent l’amour oral ont tous, je l’espère, des procédés autres que cette technique pour le moins étonnante et répugnante.

A quoi correspond cette pratique ? Au nombre des hypothèses qui viennent très vite à l’esprit pour tenter de trouver une explication, ne songe-t-on pas à un réseau de prostitutions agrémenté de maîtres chanteurs ?

 

Ah si Bones et son équipe, Horatio et sa bande, le NCIS et les siens avaient été appelés sur les lieux !

 

… Mais peut-être que je déraisonne à force de regarder trop de navets policiers à la T.V. !

 

Plaisanteries mises à part, que sont ces traces sur la moquette et n’aurait-il pas été nécessaire de regarder si d’autres chambres connaissaient une situation semblable et d’approfondir cette étrange coutume ?

 

Je ne suis convaincu ni par les charges initialement retenues contre DSK, ni par la conduite de l’enquête, ni par ce non-lieu… même si l’attitude de la victime justifie largement l’abandon des poursuites.

 

Le non-lieu est bienvenu, car la justice n’avait guère le choix, mais la situation reste ambiguë sur bien des points et c’est dommage tant pour Nafissatou Diallo que pour DSK.

 

 

NB. Il n’est peut-être pas inutile de renvoyer à quelques-uns des arguments que j’avais fait valoir page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-affaire-dsk-et-que-devient-la-victime-78372702.htmld’autant plus que, depuis que l’affaire est close au pénal, Benjamin Brafman s’est laissé allé http://www.lesquotidiennes.com/soci%C3%A9t%C3%A9/affaire-dsk-pour-son-brafman-nafissatou-diallo-%C3%A9tait-trop-forte-pour-se-laisser-violer.htmla une argumentation de bon sens sur le rapport de force entre un homme de quelque 62 ans et une jeune femme d’apparence plutôt solide en pleine force de l’âge…



[1] Pour ceux qui prendrait le train en marche et qui penseraient que je joue au prophète après coup, voir notamment http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-affaire-dsk-et-que-devient-la-victime-78372702.html

[2] Je ne vais pas reprendre un à un les éléments de l’enquête du Procureur ; reportez-vous à son rapport…Relevons rapidement qu’il a bien été trouvé du sperme appartenant à DSK mais le ‘’timing’’ (pendant et après la relation sexuelle) reste nébuleux ; pas de traces de coups établissant de manière irréfragable qu’il y a eu violence tant sur la jeune femme (les rougeurs relevées sur son vagin ne prouvent pas grand-chose et elle semble avoir joué avec une douleur à l’épaule : ‘’ l'expert ne pense pas plausible que la douleur qui aurait disparu en 48 heures ressurgisse près de 28 jours plus tard’’) que sur DSK et les ‘prélèvements sous ses ongles ceux de Nafissatou Diallo) n'ont pas donné de résultat’’ (elle ne s’est donc pas débattu avec énergie, n’a pas donné de coups, n’a pas griffé… de même que DSK ne l’a pas frappée). ‘’[…] Aucune charge attestant d'une blessure physique ne pourrait être invoquée dans une plainte criminelle ou devant un grand jury’’, note en résumé le Procureur.

[3] Je ne vais pas, non plus, en dresser la liste ; une fois encore, lisez le Rapport du Procureur. Je voudrais simplement attirer l’attention sur le fait que Cyrus Vance  revient sur le coup de téléphone qu’elle avait passé à son ‘’fiancé’’ emprisonné pour trafique de drogue et dont elle avait contesté la traduction. Il a bien été question de l’argent qu’elle pourrait tirer de DSK.

[4] Rappel : en quittant l’hôtel, DSK est allé manger avec sa fille puis est allé prendre son avion.

[5] Cf. le rapport du Procureur : Déroulé de l’enquête ;  A - Enquête initiale et acte d'accusation

[6] Aucune explication sur ce curieux détail vestimentaire dans les propos du procureur… simple habitude, élément de pudeur dans la culture de la jeune femme ?

[7]  Voir § 2. Les preuves physiques et les autres preuves ne permettent pas d'établir un usage de la force ou d'absence de consentement. B. les preuves médicales 3. Les trous du collant

[8] Voir notamment la note de bas de la page 20 du rapport

 

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 08:41

A ceux qui m’ont demandé -et me demandent toujours-  de leur expliquer ce qui se passe dans le monde, je rappelle que l’un de mes collègues, économiste, a organisé une séance informelle sur la question. Si vous n’avez pas tout compris, ou si vous n’avez pu y assister, le hasard m’a conduit sur des pages d’Overblog qui me paraissent dignes d’intérêt.

Il s’agit d’un article très calme, car sans prise de position politique, de Loïc Abadie, « La cause-racines de la crise »

http://tropicalbear.over-blog.com/article-23880822.html.

 

Lisez-le calmement. Il me semble simple, clair et bien pesé.

N’hésitez pas à vérifier le sens de termes comme « low-conso », « low-cost » ou « frugalité ». Bien sûr que l’on en comprend le sens, mais ces mots vont peut-être plus loin qu’on ne l’imagine de prime abord.

La vérification du vocabulaire est d’autant plus simple que l’auteur a pris la peine de relier ces termes à des liens.

Concernant la "frugalité", là encore, n’hésitez à suivre les liens que vous trouverez dans l’article auquel l’auteur a renvoyé. M’ont paru intéressantes les pages

http://www.businessweek.com/magazine/content/08_42/b4104054847273.htm http://www.businessweek.com/magazine/toc/08_42/B4104magazine.htm

Dans ce vocabulaire, une mention particulière pour « l’hiver de Kondratieff », Kondratieff étant un économiste russe qui a fait des observations sur l’évolution de la bourse dans les années de 1920. Il y a observé des cycles qu’il a comparés à des saisons. Loïc Abadie a bien sûr mis un lien sur l’expression.

J’aimerais y ajouter celui-ci : http://www.thelongwaveanalyst.ca/cycle.html. Sur cette page web, vous trouverez un diaporama à la fois simple et compliqué.

Compliqué si vous entrez dans les détails.

Simple –et cela suffit pour contenter une curiosité d’honnête homme [i] du XXIè s.- si vous vous limitez à constater que les cycles de Kondratieff semblent bien se reproduire inéluctablement. Loïc Abadie suggère une explication à la fin de son article : l’homme[ii] oublie les leçons de son histoire et alterne trop vite excès d’optimisme puis excès de pessimisme, négligeant de par sa nature même la sage position intermédiaire.

 

Oui (ce oui est pensif, songeur et empli de perplexité)…

 

… Finalement, puisque l’humanité[iii] oublie les leçons de son histoire, on peut douter de son utilité et l’on peut alors concevoir que l’histoire devienne une matière à option au lycée ; car tel est bien l’intention, si j’ai compris l’esprit de la réforme, de l’actuel Ministre de l’Education Nationale dont je n’ose écrire le nom de peur que tous les grands hommes de la IIIè République ne sortent de leur tombe pour venir l’enfourcher et le conduire chez le Satan de la Honte et de l’Iconoclatie !

 

 « Quand tu ne sais plus où tu vas, retourne-toi et regarde d’où tu viens », dit un proverbe africain (cité par Yves Coppens lors d’une émission TV, réf. à disposition).

Comme j’ai le sentiment que le Ministre dont je n’ose écrire le nom par respect pour ses ancêtres ne sait plus très bien où il va pour tenter de « dégraisser le mammouth » (n’est-il pas amusant L de voir un ministre de droite mettre en pratique la célèbre formule d’un Ministre de gauche, Claude Allègre ?), peut-être faut-il l’engager à utiliser ce proverbe, excellente définition de l’histoire.

 

Peut-être aura-t-il la révélation et concevra-t-il ce que donnera une France coupée de ses racines… et de ses ailes.

 

En tout cas l’histoire permet de comprendre la crise actuelle et, comme le montre l’article sur la « cause-racines » de Loïc Abadie, elle permet également d’avoir des ailes, c’est-à-dire le dynamisme nécessaire à avancer afin que revienne au plus tôt le printemps, et cela que nous soyons ou non dans l’hiver de Kondratieff puisque, c'est bien connu, après la pluie revient le soleil...

A noter que cette dernière idée permet d'espérer qu'il en sera de même du côté du Ministère de l'Education Nationale et qu'après la phase d'obscurantisme et les dark ages culturels que nous traversons nous aurons un retour au Siècle des Lumières.



[i] Oui les filles ! L’honnête femme également, mais n’êtes vous pas dans l’âme fondamentalement honnêtes (ce que l’on peut dire comme âneries pour avoir la paix ! J ) ?

[ii] Oui les filles !... Oh ! La barbe ! Le rêve : n’avoir que des élèvs (non, ce n’est pas une faute de frappe puisque je voulais rendre l’idée d’avoir « des élèves sans ’e ‘ » J MDR J Lol J)

[iii] J Là je vous ai coupé le sifflet, les Miss !

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 10:32

Si l’auteur de ce qui suit me demande de supprimer ce texte…

… ou s’il préfère que j’indique son nom,

ce sera fait dès que j’aurai reçu ses consignes.

En attendant je ne résiste pas au plaisir de contribuer à faire connaître son petit chef d’œuvre J.


Chaque jour, nous recevons tous un lot d’âneries / plaisanteries dans nos boîtes de courrier électronique que Pierre fait passer à Paul, Paul à Marion, Marion à Julie… Et c’est ainsi que j’ai reçu ce qui suit.

D’un côté, le texte me fait sourire mais, d’un autre, il me fait également froid dans le dos… Un peu long ? Peut-être, mais en une époque où les moyens d’informations (… et, parfois, la police ainsi que tribunaux) sont mobilisées pour nous pousser, voire nous contraindre, à faire où ne pas faire, la liberté chérie que chanta si bien Paul Eluard (pour les incultes J http://www.chez.com/bacfrancais/liberte.html) me semble bien menacée.

N.B. En publiant ce texte, je n’entends pas prendre position pour ou contre Edwige, mais évoquer plus largement toute menace contre la Liberté…

 

Fiction ou monde de demain ?

« Voilà à quoi pourrait ressembler  la commande d'une pizza

                                   avec Edwige dans quelques années.

Standardiste :    
Speed-Pizza, bonjour.

Client :    
Bonjour, je souhaite passer une commande s'il vous plaît.


Standardiste :
Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?


Client :
Mon Numéro d'Identification National ? Oui, un instant, voilà, c'est le 6102049998-45-54610.


Standardiste :
Je me présente je suis Habiba Ben Saïd.
Merci Mr Jacques Lavoie.  
Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 av. de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69.
Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01.  
C'est bien ça, Monsieur Lavoie ?
 
Client (timidement) :
oui !!
 
Standardiste :
Je vois que vous appelez d'un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique.
Sachant qu'il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88    
 
Client :
Bon, je le fais, mais d'où sortez-vous toutes ces informations ?
 
Standardiste :
Nous sommes connectés au système croisé Edwige, Monsieur Lavoie.    
 
Client (Soupir) :
Ah bon !.... Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.
 
Standardiste :
Je ne pense pas que ce soit une bonne idée , Monsieur Lavoie.
 
Client :
Comment ça ???...
 
Standardiste :
Votre contrat d'assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d'hypertension et d'un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles.
D'autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé.   
Si la commande est maintenue la société qui l'assure risque d'appliquer une surprime.   


Client :
Aie ! Qu'est-ce que vous me proposez alors ?...

Standardiste :
Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja, je suis sûre que vous l'adorerez.

Client :
Qu'est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?    

Standardiste :
Vous avez consulté les 'Recettes gourmandes au soja' à la bibliothèque de votre comité d'entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le  moteur  '
http://www.moogle.fr " target=_blank<http://www.moogle.fr/>   " target=_blank<http://www.moogle.fr/> 'avec comme mots clés soja et alimentation.   
D'où ma suggestion.
 
Client :
Bon d'accord. Donnez-m'en deux,  format familial.
 
Standardiste :
Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix  prend depuis 2  mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que  la pizza contient, selon la législation, 150 mg de Phénylseptine par  100 g  de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes.
La législation nous interdit  donc de vous la livrer.   
En revanche, j'ai le feu vert pour vous  livrer immédiatement le modèle mini.
 
Client :
Bon, bon, ok, va pour le modèle mini.
Je vous donne mon numéro de carte de crédit.
 
Standardiste :
Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de  payer en liquide.
Votre  solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur20votre lieu de travail.   
C'est ce qu'indique le Credicard Satellis Tracer.

Client :
J'irai chercher du liquide au  distributeur avant que le livreur n'arrive.
 
Standardiste :
Ça ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.   
 
Client :
Mais ?...
Ce n'est pas vos oignons !  
Contentez-vous de m'envoyer les pizzas ! J'aurai le liquide.
Combien de  temps ça va prendre ?
 
Standardiste :
Compte-tenu des délais liés  aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.   

Client :
Comment diable pouvez-vous savoir  que j'ai un scooter ?
 
Standardiste :
Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l'Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu'il a passé le contrôle technique hier et qu'il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix..  
Par ailleurs j'attire votre attention sur les risques liés à votre taux d'alcoolémie.
Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack au Tropical Bar, il y a 45  minutes.
En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous, ni Mlle  Denoix n'êtes en état de conduire.
Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.
 
Client :

@#%/$@& ?# !
 
Standardiste :
Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie.
Je vous informe que notre standard est doté d'un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d'insultes.
Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé.   
Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent.
 
Client (sans voix) :
...
 
Standardiste :
Autre chose, Monsieur Lavoie ?

Client :
Non, rien. Ah si, n'oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.

Standardiste :
Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids.   
Cependant à titre de  dédommagement, je peux vous consentir 15 % de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d'assistance juridique de Speed assurance.
Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce.   
Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie, née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l'achat il y a une  heure à la pharmacie du Canal d'une boîte de 15 préservatifs et d'un  flacon de lubrifiant à usage intime.    
À titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma.
Toutefois veuillez éviter les pratiques susceptibles d'irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.
Bonsoir Monsieur et merci d'avoir fait appel à Speed Pizza.»

 

Alors ; est-ce drôle ou horrible ?

Est-ce de la fiction ou une vision du futur ?

 

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