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"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:31

Avez-vous vu sur

http://www.allocine.fr/video/emissions/tueurs-en-series/episode/?cmedia=19326347

(mn. environ 3.22)

 Comment cela mon lien ne fonctionne pas !? Allez alors sur http://www.allocine.fr/video/tueurs-en-series/ et chercher Tueurs en Séries N°196 - Vendredi 06 avril 2012

l’hommage aux Frères Scott / OTH rendu par l’émission hebdomadaire ‘Tueurs en série’ de Allo ciné ?

Cela est fait ‘en égrenant les 9 mots clés d’un chant qui aura duré 9 saisons’ et à l’occasion du tout dernier épisode de la série (‘le dernier lancer-franc’, plaisante la commentatrice J) qui a été diffusé aux EUA le mercredi 4 avril.

A voir... ne serait-ce que pour la nostalgie des épisodes qui commençaient par les fameux monologues de Lucas... et qui ont été bien utiles aux promos qui étaient en quête des mythes véhiculés par OTH.  Si les p’tits jeunes qui arrivent veulent revenir sur OTH, je n’ai rien contre, mais malgré le sourire ravageur et les yeux expressifs de Quinn (Shantel VanSanten –merci pour ce lien trouvé alors que je cherchais le nom de l’actrice qui l’incarne, je l’ignorais-), la photographe qui utilise des APN… mais développe avec révélateur / fixateur / eau dans un labo à éclairage inactinique  (voir ce gag étonnant dans je ne sais plus quel épisode de la saison 8 J… est-ce volontaire… correspond-il à une bulle qui m’a échappé ?), je préférerais, par goût, que vous en restiez aux saisons 1 à 6 incluse J.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 10:55
   
...ou de la subtilité entre le ‘à la manière de’ et le plagiat.
Une page destinée aux anciens… et aux curieux.
Il y a 3 ou 4 ans, alors qu’à la suite de je ne sais plus quelle digression nous en étions arrivés à évoquer Les Bronzés font du ski, qui se souvient de cette discussion plus que vive, mais toujours emplie d’humour et de courtoisie, que nous avions eue sur ce que chante Michel Blanc alors, qu’en pleine nuit, il est perché sur un télésiège ?
Etoile de neige, affirmaient certains…
Mais non, Quand te reverrai-je pays merveilleux, disaient les autres…
Et au milieu de cette foire d’empoigne folklorique, deux de vos camarades et moi-même, qui avions eu l’occasion de regarder ce qui peut faire office de making of du film, tentions de vous expliquer la réalité.
Pourquoi y revenir ?
Tout simplement parce que le hasard a mis sur ma route un exemplaire de la revue Télé 7 jours datant de la semaine dernière (programmes du 10 au 16 mars 2012) et que, page 10, je suis tombé en arrêt sur le passage d’une lettre du courrier des lecteurs signé Marie-Laure (Paris) qui se référait à la récente (re-re-re...)diffusion des Bronzés font du ski sur l’une des chaînes T.V. (TF1, sauf erreur).
Marie-Laure est tombée dans le panneau… et la Rédaction de la revue également, puisque non seulement elle a publié le courrier sans faire un commentaire correcteur quelconque mais que, en prime, elle l’a illustré J.
Je pense que Télé 7 Jours ne m’en voudra pas de scanner le montage qui était proposé d’autant que, en fin de compte, c’est plutôt amusant.
P2190738c.JPG
Image Télé 7 jours – N° du 10 au 16 mars 2012, p. 10
J’engage tout curieux à se procurer l’Edition Collector du film (code ISBN 3 259119 684695), à glisser dans un lecteur le DVD ''Suppléments'', à chercher non dans ‘’Patrice Leconte raconte’’ mais dans ‘’L’après-ski des Bronzés’’. Il se rendra alors aux minutes 14.50 à 15.30
 
Voici ce qu’explique Patrice Leconte :
‘’ Au départ, il (= Michel Blanc) chantait Etoile des neiges […] parce qu’on était sûr que c’était dans le domaine public ou peu s’en faut. Et puis, on apprit que pour chanter Etoile des neiges, il fallait payer très cher et nous on s’est dit plutôt crever que de payer cher. Ce n’était pas nos sous mais on était solidaire du producteur et j’ai demandé au compositeur de la musique de nous faire un ‘à la manière de’, mais autre chose, c’est-à-dire que ça puisse se caller sur Etoile de neiges, mais qu’il chante autre chose. Et donc (Patrice Leconte se met à chanter avec force gestes pour indiquer la ligne de mélodie) ‘’Etoile des neiges’’ est devenue ‘’Quand te reverrai-je ?''...
   
Rapppel :    
Etoile des neiges : Paroles: J. Plante - Musique: F. Winkler Interprète: Line Renaud (1949) paroles et interprétation originale sur  http://gauterdo.com/ref/ee/etoile.des.neiges.html  
Quand te reverrai-je ? : Auteurs compositeurs Pierre Bachelet et Raymond Gimenes, interprété par Michel Blanc (toujours et encore un succès particulièrement en sonnerie de téléphone dans les stations de sports d’hiver chez les Bronzés 2012 J -qui nous fait un remake ?-)   
Ce qu’il y a de prodigieux est que le ‘à la manière de’ est tellement bien ficelé musicalement que j’en connais plus d’un qui, après avoir vu le film et entendu Quand te reverrai-je ? va voir sa mémoire opérer une confusion. Il affirmera alors de bonne foi quelques mois plus tard que Michel Blanc chante Etoile de neiges. Marie-Laure et sa lettre à Télé 7 Jours tendent d'ailleurs à montrer que point n’est besoin d'attendre quelques mois (... à moins qu'elle ne soit au courant et qu'il faille prendre son observation au deuxième degré, comme une bulle destinée à ceux qui savent).    
Je dois à la vérité de reconnaître que j’ai fait partie de ceux qui ont opéré non pas en fin de compte la confusion, mais bien la fusion totale entre les deux chansons. C’est même à la suite d’un stupide pari (je soutenais que Michel Blanc chantait Etoile des neiges... et une bouteille de champagne que j'ai raison !), que j’ai acheté le DVD Collector où je savais trouver l’explication de Patrice Leconte.      
C'est donc avec beaucoup d'à-propos que http://www.bide-et-musique.com/song/864.html note  : Quand te reverrai-je ? Auteurs compositeurs : Pierre Bachelet - Raymond Gimenes (d'après Etoile des neiges)      
… Et ce ‘à la manière de’, tout à la gloire de Pierre Bachelet et Raymond Gimenes, est si bien réalisé que, à ma connaissance, les détenteurs des droits d’Etoiles des neiges n’ont jamais crié Au plagiat !... alors que le ‘à la manière de’ était de notoriété publique…      
De l’art subtile entre le ‘à la manière de’ et le plagiat, vous disais-je…
... L'art de s'exprimer en faisant entendre ce qui n'est pas.
C'est amusant dans un film, mais ce pourrait-être politiquement redoutable.
Ajout du 24/11/2012 : Coucou Monsieur Christophe Dechavanne, vous êtes également tombé dans le panneau !
Hier, vendredi 23 novembre vers 18h30, je passe devant le téléviseur familial à l'heure d' Une Famille en or. Comme j'aime bien le cinéma et que la question était du genre : quels sont les films dont on est certain que les autres les connaissent, je bloque devant l'écran. Une proposition est faite : Les Bronzés font du ski... Et Dechavanne de commenter, oui pourquoi pas en chantonnant 'Etoile des neiges...'
Et une 'victime' de plus de ce 'à la manière de'.
 

Ajout du 7 février 2016... Oui, oui ! Je reviens sur le sujet quelque 4 ans plus tard car vous êtes en moyenne 250 visiteurs / mois à venir voir ce post et il me paraît opportun, compte-tenu de l'importance de la question :), de le tenir à jour ; les occasions de rire, ou même simplement de sourire deviennent tellement rares.

Je pense qu'il est assez probable qu'il y en a encore un qui s'est fait pièger, et ce "un" n'est pas n'importe qui en matière de sports d'hiver... 100% dégentés !

Jugez-vous même.

Question : Xavier de Le Rue, soi-même, ne serait-il pas à son tour tombé dans le panneau ?

Pourquoi, autrement, chante-t-il Etoile des Neiges, et non pas Quand te reverrai-je ? alors qu’il est sur un télésiège avec un enfant lequel lui donne, en prime, la suite de la chanson ?...

Bonne question, non ?

Voir  http://www.francetvinfo.fr/sports/sports-extremes/video-le-francais-xavier-de-le-rue-descend-la-pente-vertigineuse-de-l-aiguille-du-midi_1302519.html#xtor=AL-54-[video]  mn. O1.43 (vidéo probablement identique disponible sur http://www.redbull.com/fr/fr/snow/stories/1331774676798/xavier-de-le-rue-voie-couloir-mallory-chamonix-pente-video ... et pourquoi ‘probablement’ ? Parce qu’il m’a été impossible de visionner la vidéo sur le site de Redbull en conséquence de quoi je ne sais pas trop…)

Allez, soyons sympas, et accordons le bénéfice du doute à cet acrobate du snowboard -;

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 06:33

 

Je fais suivre les infos.

Si ce n’est déjà fait, vous pouvez voir le Trailer de la dernière saison des Frères Scott : http://tele.ados.fr/news/nouveau-trailer-ultime-saison-freres-scott_article8641.html

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aw_0AM38wD0

 

Par ailleurs, Lucas – Chad Michael Murray –aurait (enfin...) trouvé un rôle dans une série qui ne devrait pas casser trois pattes à un canard  : http://tele.ados.fr/news/chad-michael-murray-role-serie-scruples-abc_article4843.html

     

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:19

Pour ‘’OTH saison 9 Peyton + Lucas : le retour de Leyton -1- ?’’, voir : http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-oth-saison-9-peyton-lucas-le-retour-de-leyton-82347828.html

Nul le Canard !

Il a tout faux… à moins qu’il y ait une nouvelle contre information.

Ce ne serait pas une nouveauté.

 

Enfin bref, il paraîTRAIT que Lucas revienDRAIT faire un tour dans la saison 9 et ultime de OTH, mais que Peyton, elle, ne serait pas au rendez-vous !

 

Sur ce coup là, je n’y comprends plus rien !

 

J’ai dû louper quelques épisodes… ce qui, strictement entre nous, ne m’empêchera pas de dormir, mais si quelqu’un peut m’expliquer, comme ça, juste par curiosité, je suis preneur.

 

Ma source ? http://www.staragora.com/news/les-freres-scott-lucas-revient/431195

 

A+ j’ai un reste de gâteau à terminer…

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 17:45

Il m’est demandé de signaler aux impatients que la saison 4 de Chuck est en précommande (disponibilité prévue début octobre) en Blue-Ray ou DVD VO – STFR

Pour la disponibilité en Blue-Ray,  voir http://www.wbshop.com/on/demandware.store/Sites-WB-Site/default/Search-Show?q=chuck%3A+the+complete+fourth+season+%28blu-ray%29

Pour mention des sous-titres en français : http://www.wbshop.com/Chuck-The-Complete-Fourth-Season-Bluray/1000179185,default,pd.html?cgid=

Opinion personnelle : la série Chuck étant le plus souvent assez mal traduite (… pas tant que How I met your mother qui bat souvent des records !), il est possible de se laisser tenter.

Demeure qu’il y en a pour US$ 49.49 + 20 de port. C pô K.do !!

 

Cette saison 4 est également en précommande chez Amazon.com (USA) en DVD ou Blue-Ray avec mention de sous-titres en français (et espagnol) à US$ 38.99 (DVD) / 44.99 (Blue-Ray) avec des frais de ports variant entre $ 6.48, $ 9.98 et 24.98… selon la vitesse souhaitée pour le transport.

http://www.amazon.com/Chuck-Complete-Fourth-Zachary-Levi/dp/B003R0MF5I/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1314984675&sr=8-1

 

Elle est enfin disponible en précommande en Grande Bretagne (en DVD) chez Amazon.uk http://www.amazon.co.uk/Chuck-Season-DVD-Zachary-Levi/dp/B003ZDNHDQ (aucune mention de sous-titres en français)

Rappel : attention vous ne pouvez être intéressés que si votre lecteur est multistandard… autrement vous ne pourrez pas lire vos DVD / Blue-ray. Pour les ‘’bouchés’’ J qui n’ont toujours pas compris voir par ex. http://www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html?ie=UTF8&nodeId=549870

 

PS. Je sors d'une grande surface dans laquelle je me croyais chez Buy More !!!

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 13:23

Ajout du 7 septembre :

Ne pas manqeur de faire un tour page http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-oth-saison-9-peyton-lucas-le-retour-de-leyton--2--83632771.html

 

Peyton et Lucas feront-ils une apparition, voire plus, dans OTH saison 9, laquelle devrait être la saison finale en 13 épisodes (http://www.melty.fr/les-freres-scott-saison-9-en-janvier-c-est-actu59168.html )  ?

Cela m’aurait semblé être une bonne idée, ne serait-ce que pour satisfaire et remercier les ‘’vieux’’ fidèles de la série et l’achever avec la présence de tous les personnages, mais je doute qu’il en soit ainsi.

Personnellement, vous le savez –et il ne manque pas d’explications sur ce blog pour expliquer la position-, j’ai décroché à la fin de la saison 6.

Certes, j’ai visionné la saison 7 pour le principe et, strictement entre nous, elle m’aurait paru bien morne, creuse et ennuyeuse sans les sourires resplendissants et charmeurs / ravageurs –au choix- d’Alex et, plus encore (à chacun ses goûts J), de Quinn… mais cela est néanmoins un peu léger pour soutenir les péripéties de 22 épisodes.

Ne me demandez donc pas trop ce qu’il peut et pourra advenir dans la saison 8 et encore moins la 9 ; je ne suis plus dans la course. J’observerai simplement que, au niveau du suspens, les meurtres de Quinn et Clay par Kathy n’atteignent pas en intensité le fameux (n’en ajoutons quand même pas trop ! J) coup de fil de Lucas à la fin de la saison 5… (‘’Ze’’ 518 qui, en son temps, m’a valu de noircir quelques pages sur ce blog !)

Bien que l’on trouve ici et là sur la Toile l’annonce possible / probable du retour du couple Leyton (ex. http://peoplette.net/freres-scott-saison-9-chad-michael-murray-hilarie-burton-de-retour/ ; http://www.adobuzz.com/news/32259-les-freres-scott-saison-9-retour-lucas-peyton.html , etc. ), j’en reste malgré tout à la déclaration d’Hilarie Burton selon laquelle s’il lui était proposé de revenir, elle accepterait. Mais, a priori, personne ne semble lui avoir demandé quoi que ce soit http://blog.zap2it.com/frominsidethebox/2010/08/one-tree-hill-hilarie-burton-would-return-if-asked.html... Et à présent que l’essentiel du script paraît bouclé http://luniversdeonetreehill.kazeo.com/Saison-9/Spoilers,a2231028.html, fort heureusement d’ailleurs puisque, à en croire le planning de tournage proposé par le même site web (http://luniversdeonetreehill.kazeo.com/Saison-9/Planning-de-Tournage,a2530816.html), l’épisode 9 ne devrait pas tarder d’être ‘’en boîte’’.

… Et, sauf erreur, toujours aucun spoiler à l’horizon ne nous annonce avoir vu Hilarie ou Lucas zoner du côté de Tree Hill / Wilmington

De toute manière, le retour des Leyton a été régulièrement annoncé, comme s’il était servi aux fans de la première heure en guise d’appâts pour les motiver et, tout aussi régulièrement nous avons eu droit à un ‘’flop’’ et même un ‘’splach’’’’ (http://www.ozap.com/actu/freres-scott-chad-michael-murray-hilarie-burton-retour-saison-9/422994) du style du brun de Gad Elmaleh voulant s’essayer au plongeoir de 10m et se vautrant en un lamentable et gigantesque (… +  douloureux !!!, bien qu’étant plutôt blond, j’ai quelques-unes des expériences du brun et j'écris là en connaissance de cause L) plat !

Je ne veux pas revenir sur cette vieille querelle concernant les véritables motifs du départ de la série du couple, mais je maintiens, à l’instar d’Anne Roumanoff, que l’on ne nous dit pas tout… et que l’histoire de la grossesse d’Hilarie, qu’elle souhaitait discrète et nécessitant son départ, me paraît insuffisante, douteuse.

Pire, teigne comme je suis, j’irais jusqu’à y voir une justification improvisée a posteriori* faisant preuve d’un bel opportunisme.

Episode 708, mn. 9.49 environ : Rachel vient dire à Dan qu’ils ont battu tous les scores d’audience lors de leur dernière émission. Dan –avec perfidie dans le ton et le jeu, me semble-t-il- émet l’idée qu’il pourrait peut-être demander à Lucas de faire une apparition dans son reality-show, car ‘’je crois qu’il ne fait rien en ce moment’’ (la VF dixit), ’it’s not like he’s doing anything’’ (la VO dixit).

J'ose illustrer malgré le © ?

vlcsnap-2011-03-08-14h51m50s227.png

Comment faut-il prendre cette phrase ?

 

Est-elle sans conséquence ?

 

Est-ce ou non une allusion au départ de C.M. Murray de la série et, le cas échéant, faut-il y voir une vacherie du genre des scénaristes / producteurs & Co. qui règleraient leurs comptes avec un acteur ?

… Un acteur avec lequel ils auraient pu avoir des difficultés**, par exemple du côté du montant de ses cachets au motif que, selon lui, il était indispensable à la série, qu’il était connu, qu’il fallait accepter ses conditions faute de quoi il quitterait OTH sans regret puisqu’il avait plusieurs offres de tournage à la hauteur des son ego (lequeli me semble-t-être assez dégoulinant…) et qui, finalement, s’est retrouvé sans le moindre rôle à se mettre sous la dent http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18592775.html ?

 

A l’époque où fut écrit, tourné puis diffusé ce dialogue (ce qui fait plusieurs mois) la présence de M.C. Murray ne brillait pas en effet sur les écrans, et la situation ne paraît pas avoir changé par la suite à en juger par ses activités depuis 2010 http://www.imdb.com/name/nm0614877/. A la principale exception (pas spécialement notable d’ailleurs) de The Carrier http://www.imdb.com/title/tt1854349/, CM Murray n’a guère été et n’est guère à l’affiche que de téléfilms qui ne marqueront guère l’histoire du petit écran (http://www.imdb.com/title/tt1675312/ :  http://www.imdb.com/title/tt1699746/)

 

J’ai le sentiment très net qu’il s’est passé ‘’quelque chose’’ entre C.M. Murray et la Production d’OTH, qu’il n’y est plus en odeur de sainteté et que de ce fait Hilarie Burton se trouve plus ou moins (peut-être moins que plus) dans le même panier, puisque Peyton est l’épouse de Lucas.

 

J’espère avoir tout faux, mais jusqu’à plus ample informé, le retour même passager des Leyton, je n’y crois plus.

 

 

* Si Allo ciné n’aborde pas les causes du départ d’Hilarie Burton, il en va tout autrement pour Lucas : « Après 6 années de bons et loyaux services, Chad Michael Murray décide d’en finir avec Les Frères Scott. Ne parvenant pas à un accord avec la chaîne pour le renouvellement de son contrat, Murray quitte la série au printemps 2009 […] » http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=94363.html. Quelles étaient exactement les causes du désaccord ? Rien de solide à proposer du côté des réponses**…

** Je laisse au lecteur intéressé le soin de fouiller ce blog pour y trouver toutes les âneries sur le mode conjectures ou pures élucubrations que j’ai pu, en son temps, écrire sur la question ; voir par ex.  

http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-28351862.html

http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-31538491.html

etc… cherchez un peu, il doit y en avoir d’autres !

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:22

Alerte !

Je redoute que Souuuus le soleil n’ait trouvé son maître… ! J… non : L L !!

Certains m’ont annoncé leur intention de se pencher avec beaucoup de courage et de ténacité sur ce que je nommerai par facilité de langage les séries à rallonge qui avaient commencé avec Hélène et les garçons et dont la diffusion d’une nouvelle suite (oui ; encore une !!), Les Mystères de l’amour, a débuté hier sur TMC.

Motivé par une curiosité teintée de scepticisme (pire encore que pour la saison 7 de OTH !), j’attendais, le cœur haletant, le moment ou Nico allait retrouver Jeanne…

Souvenez-vous ; à la fin des Vacances de l’amour, alors que tout baigne pour le couple, Jeanne disparaît dans un accident d’avion.

En réalité, Jeanne est vivante, mais comme elle a été totalement défigurée elle préfère, romantisme à la petite semaine, sortir de la vie de Nicolas, le laissant libre de retourner vers Hélène (allez rechercher tout cela dans les épisodes 516, 517 et 518 des Vacance de l’amour ; AB1 et IDF1 diffusent et rediffusent la série)

Les retrouvailles ont lieu dès le premier épisode des Mystère de l’amour.

J’avais pris une provision de mouchoirs en papier J, me disant que scénaristes et réalisateurs allaient tout faire pour nous la faire romantique à souhait ; la situation n’est pas banale : un homme qui croit morte celle qu’il a aimé (et que, peut-être, il aime toujours) la voit devant lui, bien vivante.

Ah ouais ?

J’avais tout faux –à moins que ce ne se soit eux, scénaristes et réalisateurs, car le début de l’histoire en devient totalement incohérent-. Les retrouvailles sont du genre : mais tu n’es pas morte, ben non tu vois, mais raconte-moi… il n’y a rien à dire, j’étais en prison… C’est à peu près tout ce que l’on apprend.

Il est clair que les scénaristes sont pressés de remettre une Jeanne innocente en prison.

Sans doute ont-ils été frustrés que Nico, dans Les Vacances de l’amour, ait réussi à la convaincre de reprendre goût à la vie et à ne pas payer pour son frère.

L’idée est reprise sans vergogne. C’est lourd, creux et sans intérêt.

Mais le summum de l’inexistence de l’intrigue est ces retrouvailles qui laissent le spectateur stupéfait par le manque d’originalité et de cohérence du scénario. Le lien entre Les Vacances de l’amour et Les Mystères de l’amour n’a pas été fait. Jeanne était tellement défigurée qu’elle portait un masque de grand brulé ; sans un mot d’explication, elle apparaît dans cette nouvelle série toute mignonette et tout fringante.

Si vous êtes sceptiques sur la grande nullité de cet épisode (et, j’en ai bien peur, de toute la série), il est visible (en toute légalité) ici : http://videos.tmc.tv/

Concernant nos réunions : êtes-vous certains de vouloir travailler sur ces séries… J’ai quand même peur que ce ne soit débilitant tant pour vous, enquêteurs, que pour nous, auditeurs ; non ?

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 09:27

La littérature au sens le plus large, le cinéma (y compris les séries TV les plus niaises… comme Les Frères Scott J ah ! j’ai commencé de visionner la saison 7 ; sisisisi !!), la peinture, la publicité… à présent la ‘’bédé’’ ; why not ? (Je dois à la vérité de rappeler que certains ont déjà travaillé sur Astérix)

Si le mythe se définit bien comme une valeur intemporelle et universelle,  ’un récit venu du fond des âges et qui serait déjà là avant qu’un quelconque conteur en entame la narration ‘’ (J.P. Vernant), il est bien évident que vous pouvez vous ‘’attaquer’’ à la bédé.

Ce qui par contre me fait un peu peur est le choix de Tintin et Milou que souhaitent faire certains.

Hergé, Edgar P. Jacobs (Edgar [Félix] Pierre Jacobs), Jacques Martin mon trio gagnant de ‘’bédéistes’’, bien que cela me chagrine de devoir abandonner l’humour d’un Gotlib ou d’auteurs / dessinateurs comme Goscinny / Uderzo (et de bien d’autres !)

Hergé… LE maître, l’inventeur de la ‘’ligne claire’’ dont on ne saura jamais s’il s’est ou non inspiré de Pierre Puvis de Chavannes (… et ici ou là, des Cubistes, ce qui, dans une certaine mesure revient peut-être au même si l’on considère Puvis de Chavannes comme l’initiateur du cubisme) ; un conteur d’histoire né qui avait en prime l’art du découpage du scénario pour que, à la fin de chacune des pages hebdomadaires publiées, son lecteur restae haletant J jusqu’à la semaine suivante. Les créateurs de série TV en 2 852 épisodes feraient parfois bien de s’inspirer de ses techniques, de ses astuces, de sa maîtrise…

Jacobs… Le maître de l’atmosphère, de l’ambiance.

Du grand art, ici encore !

Jacques Martin… Des scénarios assez souvent creux, mais toujours un travail de fourmi au niveau de la reconstitution de la vie quotidienne, des vêtements, de l’architecture dans l’Antiquité (1), même si j’ai pu critiquer son travail (2), et que je ne suis pas le seul (3).

Martin me fait parfois penser à Sir Arthur Evans qui reste l’auteur de quelques restaurations de Cnossos in situ qui fleurent ‘’bon’’ les productions style pompier d’Hollywood du milieu du XXè s. (… et même plus tardives !). Il demeure que Martin, comme Evans, a eu le culot de les faire et que, considérée globalement, l’œuvre demeure intéressante.

Qu’y puis-je ? J’aime les gens qui ont le culot de faire… ce que les autres (les spécialistes en particulier) ont envie de faire, mais n’osent pas de peur de la critique.

Un exemple ? La musique antique. Elle n’est connue que par des fragments, assez souvent très brefs de surcroît. Il demeure que Grégorio Paniagua, le premier sauf erreur, a eu le culot de reconstituer les instruments de musique de l’époque, celui de travailler avec des musiciens qui découvraient l’usage de ces instruments venus du fond des âges et, enfin, d’enregistrer malgré toutes les incertitudes et inconnues qu’il y avait musicologiquement parlant (4). L’expérience a ensuite été suivie par l’ensemble Kérylos dirigé par Annie Bélis (5). Moralité : nous avons enfin des sons qui donnent une idée de ce que pouvait être la musique et les chants d’antan.

Pour en revenir à mes bédéphiles qui veulent s’attaquer aux mythes portées par l’œuvre d’Hergé, je suis ‘pour’ mais encore faut-il se mettre d’accord sur ce que vous entendez faire.

Solution 1 : vous vous positionnez en lecteurs du XXIè s. et analysez… et je crains que vous ne passiez à côté de thèmes cruciaux à savoir pourquoi Hergé a-t-il particulièrement développée telle ou telle valeur dans tel ou tel album.

Solution 2 : vous travaillez comme nous le faisons depuis désormais plusieurs années en vous intéressant au contexte dans lequel se trouvait l’auteur de la relecture étudiée et, concernant, Hergé, je redoute que vous y passiez des heures…

Ma bibliothèque comporte un nombre relativement important de publications disséquant l’œuvre d’Hergé… et j’en apprends toujours et encore.

Ainsi, s’il est bien connu que le Lotus Bleu fut inspiré par les troubles entre la Chine et le Japon et que, consciemment ou non, Hergé en profita pour remettre au goût du jour certaines valeurs mythiques, j’ignorais totalement que L’Île Noire fut inspirée par un trafic authentique de faux billets, ce qui permit à notre auteur de proposer ses adaptations modèles de 1937 des mythes repris par l’album.

Bref, votre idée de travailler sur Tintin laisse, me semble-t-il (libre à vous de présenter vos critiques, vos suggestions…), le choix suivant.

Travaillez globalement sur le personnage et vous ne manquez pas de consulter Jean-Marie Apostolidès, Tintin et le mythe du Surenfant ,

 http://www.tintinboutique.com/fr/catalogue/editions-moulinsart-11/produit/tintin-et-le-mythe-du-surenfant-fr--221

ou travailler sur 1 ou 2 albums de votre choix, étant entendu qu’il faudra alors rester modestes dans nos ambitions car, pour tenter de percer le contexte de chacune des aventures de Tintin, il conviendrait notamment de consulter les 6 volumes de Chronologie d’une œuvre, et aux prix du volume, il va falloir demander des crédits spéciaux à l’Université… (entre € 245 et 105 l’unité).

http://www.tintinboutique.com/fr/catalogue/editions-moulinsart-11/produit/chronologie-d-une-oeuvre-t1-612

http://www.tintinboutique.com/fr/catalogue/editions-moulinsart-11/?p=2

Ma foi... commençons par digérer les agapes des fêtes et réfléchissons à la question ; de toute manière, il n’y a pas le feu au lac, comme disent mes amis genevois.

 

_________

 

(1)   J’exclus bien sûr de ces propos les Aventure de Lefranc, pour ne songer qu’à celles d’Alix, d’Orion, et autres albums consacrés au monde Ancien.

(2)   Me demander les références si cela vous intéresse. Dans un article destiné à une revue ‘’semi grand public’’, je m’étais passablement excité contre ses reconstitutions du monde mycénien. 

(3)   Voir… voir… L !! Heuuu ! Ben vous attendrez les références ; devant l’armoire où se trouve une copie des publications en cause, avec toute référence utile, est installé le  2.gif  et les décorations de fin d’année organisées avec amour par Sa Blondeur. Vous devrez donc attendre que nous démontions ces installations suaves L !

(4)   Musique de la Grèce Antique, Atrium Musicae de Madrid, Harmonia Mundi 1901015, version CD édité à Arles en 1979 (les curieux rechercheront la version vinyle qui contient un livret riche d’enseignement sur la musique dans l’Antiquité, le travail accompli pour la réalisation de l’enregistrement et les morceaux enregistrés).

(5)   De la pierre au son, Musiques de l’Antiquité Grecque, Distribution Media 7, Production K617069 – M7 865 – DDD, n° ISBN 3 383510 000690

(6)    Jean-Marie Embs, Philippe Mellot et Philippe Godin, Les Archives Tintin, L’Île Noire, Ed. Hergé/Moulinsart 2010. Voir http://www.editionsatlas.fr/p/02151/Les-Archives-Tintin.html?code=t

 

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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 11:57

 

Vrai : Girl next door, autopsie d’un montage (http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-14471517.html) comporte un lien (http://myfreefilehosting.com/f/6b5ba69a52_0.27MB) conduisant à un site hébergeur ; ce lien est devenu inactif.

Cela signifie que le dossier sous Word d’une trentaine de pages qui y avait été déposé pour votre plus grande attention L est devenu inaccessible,  situation tout à fait intolérable d’autant qu’elle ne peut conduire qu’à de futurs « M’sieur j’n’ai pô pu avoir accès alors je n’ai pas pu terminer mon travail ». Oh ! Je l’ai fait avant vous, bandes de fumistes ! 

Il me paraît aujourd’hui  inutile de mettre une nouvelle fois en ligne l’intégralité du texte. Par contre, il me semble bon de faire un copier / coller de la partie qui tentait de définir la notion de mythe.

Je rappelle que le texte proposé ci-dessous date de 2007, que certains des exemples utilisés ont un peu vieilli… et, surtout, je rappelle qu’il est une partie de l’introduction d’une "autopsie" portant sur un teen movie à succès : Girf of newt door, film de Luke Greenfield (sortie 29 décembre 2004)[i]1 avec Emile Hirsh (Matthew, le héros) & Elisha Cuthbert (Danielle, l’héroïne). Ne vous étonnez donc pas que, plusieurs fois, références soient faites à ces deux personnages.

Et puis, souvenez-vous que si, dans le langage courant, mythe et légende peuvent être utilisés comme deux synonymes, il en va tout autrement en Sciences humaines. Le mythe est alors la valeur sociale qui est supportée par des récits qui ont assez souvent un fond de réalité mais qui ont été amplifiés tant par l'imagination d'auteurs, qu'ils s'expriment par écrit ou oralement (bardes), que par l'imaginaire collectif ; autrement dit il a été amplifié par des légendes.

 

Extraits de l’autopsie de Girl of next door :

 

Rappel avec un soupçon de « provo » ici ou là en guise d’introduction : qu’est un mythe [ii]2

 

Qu’est un mythe 1 ?

Un mythe est un récit qui véhicule des valeurs si puissantes qu’il « permet à un groupe, une collectivité de s’identifier »[iii]3

Les valeurs en cause ont presque toujours une finalité morale, au sens le plus général du terme ; morale et mythes vont très souvent main dans la main pour se fondre ensemble.

Les valeurs véhiculées sont intemporelles. C’est à ce point que J.P. Vernant n’hésite pas à écrire que tout se passe comme si le mythe était « déjà là avant qu’un quelconque conteur en entame la narration. En ce sens, le récit mythique ne relève pas de l’invention individuelle ni de la fantaisie créatrice [… mais du besoin social][iv]4 ».

Ces valeurs sont également universelles. Retour à J.P. Vernant. « Les mythes […], que Platon nomme des fables de nourrice […] sont un mot grec lié à l’histoire de cette civilisation. Faut-il en conclure qu’en dehors d’elle ils ne sont pas pertinents et que le mythe, la mythologie n’existent que sous la forme et au sens grec ? C’est le contraire qui est vrai. Les légendes hellènes, pour être elles-mêmes comprises, exigent la comparaison avec les récits traditionnels d’autres peuples, appartenant à des cultures et à des époques très diverses, qu’il s’agisse de la Chine, de l’Inde, du Proche-Orient ancien, de l’Amérique précolombienne ou de l’Afrique. Si la comparaison s’est imposée, c’est que ces traditions narratives, si différentes qu’elles soient, présentent entre elles et par rapport au cas grec assez de points communs pour les apparenter les unes aux autres »[v]5

Les collectivités évoluant, mais les valeurs fondamentales restant, le mythe, intemporel, a besoin de l’oralité[vi]6 pour s’adapter, se transformer harmonieusement[vii]7. S’il est figé dans un écrit, il peut être nécessaire de faire des « relectures » provoquant de véritables cassures qui semblent parfois brutales et être de ce fait considérées comme une trahison vis-à-vis de l’auteur.

En 1999, dans un article que je n’ose citer in extenso du fait de l’usage imbécile qui est faite de la propriété littéraire et artistique[viii]8, François Forestier, journaliste critique au Nouvel Observateur[ix]9, présentait la relecture qui avait été faite de Notre-Dame de Paris pour les besoins de la comédie musicale qui venait d’être créée. Il observait comment il avait été possible de plonger chez Hugo pour y puiser des « héros d’aujourd‘hui, parce qu’ils sont de tous les temps », belle référence à l’intemporalité des mythes. Et d’expliquer comment Esméralda devient une sans-papiers, Cosette un enfant de SDF, Gavroche un rappeur, etc. Mais ces identifications n’ont pas été spontanées dans l’évolution du récit ; la non oralité du roman d’Hugo a nécessité un processus d’analyse, de déconstruction et de reconstruction et j’ai vu des collègues littéraires être choqués par ces transformations. Et pourtant…

A noter en passant que, dans son propos, F. Forestier surenchérit sur l’universalité du mythe. « De Paris à New York, des Londres à Bruxelles, on joue Hugo, on danse Hugo, on chante Hugo ». Est-ce le résultat de la musique, de la mise en scène, de la qualité des artistes… ? Sans doute (« perso », je n’ai pas aimé), mais a également contribué au succès la reconnaissance, l’identification de valeurs communes par les spectateurs.

Ce processus d’appropriation identitaire des valeurs et mythes par le spectateur, le lecteur ou l’auditeur est bien connu ; c’est lui qui, en grande partie, fait que l’on « entre » dans une œuvre ou que, au contraire, on la rejette. Car, en amont, son créateur doit avoir su user avec adresse et harmonie des valeurs utilisées, étant entendu que chacun réagira avec sa propre personnalité pour conduire à un « j’aime » ou « je n’aime pas » et que, jusqu’alors, ledit créateur élaborait son œuvre de manière spontanée ou presque. L’Iliade… l’un des plus « grands succès de librairie » (et de récitation devant un public) de tous les temps, cela sur plusieurs siècles, doit sa fortune à une expression versifiée simple et efficace tant au niveau du sens que du rythme et, plus encore, au fait que les valeurs qui sont y véhiculées sont les modèles sociaux du temps ; l’auditoire puis, plus tard, le lecteur pouvaient se projeter dans le récit, au milieu des héros, agir à leur côté… s’identifier[x]10. Ce n’est pas sans raison qu’elle devint une sorte de Bible de l’Antiquité et que les valeurs qu’elle véhicule continuèrent d’assurer son succès dans les siècles qui suivirent.[xi]11

Mais revenons au Nouvel Observateur car, dans le même numéro que celui qui a été évoqué, Jean-Gabriel Fredet proposait une autre analyse sur le même thème : « Quand Disney réinvente Quasimodo ».

Ici encore, suis navré de ne pouvoir inclure l’intégralité de ce texte d’autant que, comme le précédent, il est très court et d’une efficacité redoutable.

 

Qu’est un mythe 2 ?  Suite, mais passage graveleux : je ne sais pas si, dans Girl next door des « ados » se « tripotent » et que c’est honteux, mais il y des adultes qui, eux, se masturbent… pardon, soyons corrects et réservés, pratiquent un onanisme éhonté de  leurs méninges pour mieux séduire les spectateurs petits et grands dans le but des les sodomiser sans aucune gêne et, très franchement, cela me semble encore plus détestable et moralement condamnable !

J.G. Fradet entreprend en effet d’expliquer comment les studios Disney opèrent… (c’est moi, bien sûr, qui vais surligner les passages intéressants pour mon propos)

« La force de nos films, c'est de raconter des histoires enracinées dans un mythe ou une légende populaire". Peter Schneider, patron du département cinéma Disney, le reconnaît : [il y a au niveau de l’élaboration des scénarii une] quête permanente d'archétypes capables d'inspirer au grand public un sentiment d'identification… »

Le but sera alors de faire un « remake » du mythe (ou de l’histoire populaire, ou des valeurs fondamentales) à deux niveaux : un pour les enfants, public déclaré, un autre pour les parents, public accompagnateur, qui, seuls, verront (enfin, on l’espère !) par exemple que le Frollo du Bossu de Notre-Dame (tiens ! encore Hugo !) version Disney ressemble à Pie XII ou qu’Esméralda symbolise la Shoah.

La démarche est intéressante. La lecture d’œuvre à plusieurs niveaux est une prouesse intellectuellement périlleuse et elle mérite le respect.

L’ennui est que tout ce « tripotage » cérébrale, ne se fait pas pour la plus grande gloire de l’Humanité et de cet Esprit qui, dit-on, explique le quelque 1% de différence génétique que nous avons avec nos cousins les grands singes (salut les bonobos et bono-bêtes[xii]12 !).

Non ! Le but est de séduire progéniture et possesseurs du portefeuille familial pour qu’après les billets d’entrée au cinéma, lesdits possesseurs craquent sur les produits dérivés.

J.G. Fredet poursuit, citant lui-même un de ses confrères américain (hé ! hé ! gaffe aux droits d’auteurs !). Pour faire du Bossu de Notre-Dame « un divertissement de masse, Disney a retravaillé son Quasimodo. "Laideur, difformité, personnages prisonniers d'une architecture mystérieuse et inquiétante ne pouvaient donner des produits dérivés très vendeurs", écrivait Paul Goldberg, critique du New York Times ».

Hé oui ! Chez Disney l’œuvre cinématographique est devenue un produit de grande consommation. Dans les étals des magasins, nous savions qu’il fallait veiller à ne pas se faire avoir par le « packaging » et autres artifices innombrables destinés à nous faire consommer, mais dans ma candeur indécrottable, j’avais longtemps pensé que les Studios Disney respectaient le monde de l’innocence enfantine[xiii]13.

Le « fric » est désormais partout, et les personnages disneyens sont aujourd’hui pensés, réfléchis, élaborés pour séduire tant sur les écrans que dans les bacs contenant les produits dérivés.

Et J.G. Fradet de conclure que la version du Bossu de Notre-Dame « aura rapporté aux studios Disney plus de 300 millions de dollars... Du bon usage des mythes ! »[xiv]14

Alors… finalement… quel « tripotage » est-il le plus choquant entre celui, sexuel, des « ados » de Girl next door et celui, intellectuel, de manipulateurs de sentiments humains ?

 

Qu’est un mythe 3 (Suite et fin) ?

Du bon usage des mythes

Ils sont partout sans que l’on y prenne garde, ces diables là, et il paraissait important de le rappeler. « Notre vie quotidienne se nourrit de mythe », constatait Roland Barthes. Puis, il poursuivait : le mythe est un système de communication, c’est un message […], une parole qui peut être bien autre chose qu’orale ; elle peut être formée d’écriture ou de représentations […] la photographie, le cinéma, le reportage, le sport, les spectacles, la publicité[xv]15, tout cela peut servir de support à la parole mythique »[xvi]16.

 

Finalement, car c’est à mon sens moins vicieux, roublard et pervers que les manipulations mercantiles des Studios Disney, je préfère l’usage qui a été fait des mythes dans Girl next door même si la « valeur number one » repose sur une évidence éculée (mais néanmoins toujours agréable) : celui de la beauté et de la grâce féminines matérialisées par la plastique avantageuse, les gestes, les regards et les expressions d’Elisha Cuthbert, autant d’éléments procédant du « système de communication » observé par Barthes et qui en illustrent et complètent les exemples qu’il donne[xvii]17.

Ne soyez pas jalouses Mesdemoiselles (aparté destiné à mes élèves). Je n’ai guère de compétences pour juger mais, si j’étais femme, il me semble que je trouverais plutôt « craquant » le héros, Emile Hirsch. Bien que le film soit peut-être plus destiné à un public masculin, les réalisateurs ont pensé à vous ; pas de frustration… même si les mythes en contiennent souvent des références. De toute manière, ce film s’adresse directement à vous pour vous faire « vivre par procuration »[xviii]18  l’aventure amoureuse de Danielle ; c’est sans doute du niveau intellectuel du roman-feuilleton de l’époque de vos mères ou grands-mères, mais pour combien de films pourrait-on faire la même constatation !

Il reste à rappeler que les relectures de valeurs et de mythes (… ou des légendes qui les portent !!) sont d’une banalité évidente dans le monde des arts[xix]19.

En littérature ce sont Camus, qui adapte le mythe de Sisyphe pour montrer l’absurdité de la condition humaine, ou Shelley, qui, lui, utilise le mythe de Prométhée repris par les poètes romantiques, pour décrire la souffrance de l’homme.

En peinture, c’est Manet qui, par Le Déjeuner sur l’Herbe, « relit » Le Concert Champêtre du Titien[xx]20 dans lequel s’observent l’omniprésence divine et quelques fantasmes masculins et qui est une possible reprise du traditionnel mythe du Jugement de Pâris, Jugement qui, de toute manière, inspirera Raphaël quelques années plus tard. Avant Manet, Le Concert Champêtre avait été repris par Watteau. Puis ce seront Monnet, Picasso, Alain Jacquet (inspiré par Warhol et Lichtenstein) et Vladimir Dubosarsky & Alexander Vinogradov qui en proposeront à leur tour de nouvelles lectures très probablement à partir de la transposition de Manet.

Songeons encore à Faust, objet de relectures littéraires depuis l'Antiquité[xxi]21, et qui sera encore relu pour être transposé en « récit musical » par Berlioz, Schumann, Liszt, Gounod, Mahler et d’autres.[xxii]22

Bref : la relecture de mythes n’est pas une originalité[xxiii]23, et l’on souhaitera que l’aient pleinement compris ceux qui, en voyant le thème des présents propos, n’en croyaient pas leurs yeux et vociféraient quelque chose du genre : des mythes et des valeurs authentiques dans ce navet de Girl next door, c’est vraiment du n’importe quoi !

A présent, si les mêmes considèrent que les exemples donnés « volent » intellectuellement trop haut pour le film considéré, il faudra les engager à ouvrir les yeux devant certaines publicités… ou admettre que sont bien des relectures de Faust tant La Beauté du Diable de A. Salacrou et R. Clair (1950) –voilà pour la référence « intello »- que cet autre « navet » (pardon Josiane !) qu’est Ma vie est un enfer, comédie de Josiane Balasko (1991) revue avec un certain humour, ou encore ce « navet authentique » que sont Mes démêlées avec le diable, téléfilm de Thom Eberberth (2001), avec Robert Townsnd. Humour, encore, pour Roman Polanski qui « revisite » le mythe de Dracula.

Concernant la musique, proposons en illustration de relecture la version du mythe de la peur que fit Allan Parsons, lorsqu’il reprit musicalement quelques-uns des contes d’Edgar Poe : The Allan Parson projects, Tales of mystery and imagination Egdar Allan Poe, (20th century records, 1976 pour l’édition originale).

Girl of next door, comme toute création intellectuelle, repose donc sur des valeurs, des symboles, des mythes relus et adaptés à l’histoire.

Voici quelques-uns de ceux qui paraissent essentiels…

 

[… suite du texte ? Me le demander si vous le voulez…]



[i]1 Je « pompe » sans vergogne les infos de http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48397.html … Merci ! Par ailleurs, pour se référer aux séquences du film j’ai, bien sûr, utilisé l’horloge d’un lecteur de DVD. Pour les blondes de passage dans ces lignes (coucou ! ça va ? Attendez, ce n’est que le début ! :-), cela signifie que la mention du style « 59.06 » signifie qu’il faut faire avancer le film jusqu’à la 56ème minutes + 6 secondes pour retrouver la séquence à laquelle il est fait allusion. Le DVD de Girl next door utilisé est une version originale, c’est-à-dire sans coupures –il existe des versions tronquées de quelques passages jugés trop « osés »; Réf. Du DVD : diffusion Foxfrance ; http://shop.foxfrance.com/fr/produit_1_dvdnews_22498.php

[i]2 Moses I. Finley, Le monde d’Ulysse, Ed. de la Découverte, 1986.

[i]3 Moses I. Finley, Le monde d’Ulysse, Ed. de la Découverte, 1986.

[i]4 L’univers, les dieux, les hommes, Seuil, 1999

[i]5 ibidem. Il demeure malgré tout qu’il peut y avoir des évolutions fondamentales dans la valeur que transmet le mythe. Ainsi, la valeur de la « femme fatale » à laquelle il va être fait référence n’avait probablement pas le même sens lorsque Madame Cro-Magnon séduisit Monsieur Cro-Magnon. La relation d’amour entre nos deux ancêtres ne devait pas avoir le même sens qu’aujourd’hui. Ainsi encore, nous verrons plus loin que, dans la Rome antique traditionnelle, celle de la « virtus », le sentiment amoureux était condamné par la morale. La valeur « amour » persiste, mais son contenu évolue.

[i]6 Entendre, bien sur, une transmission orale par des bardes, des troubadours, des aèdes… ou, en tout cas, non figée ; l’usage de l’image comme véhicule du mythe ne met pas les valeurs transmises dans un carcan.

[i]7 Et c’est bien un peu le même phénomène qui se produit en linguistique où les mots sont réutilisés, adaptés ; en principe, la forme évolue mais la signification, le signe sémiologique, persiste.

[i]8 Qui aura un jour le bon sens élémentaire de considérer que la protection des droits d’auteur (et cela quel que soit le domaine de création) ne doit intervenir qu’à partir du moment ou l’ « emprunteur » n’en est pas un… car, justement, il entend faire commerce, déclaré ou non, des documents utilisés. Il est tout de même étonnant que je puisse, sans crainte, faire une longue citation d’un universitaire,  J.P. Vernant, et que je n’ose reproduire ici la quinzaine de lignes, bien senties, d’un article de presse totalement oublié puisque sa date de parution est déjà lointaine ! Pour ma part, lorsque je lis de longs emprunts faits aux publications que j’ai pu commettre, cela me fait sourire et penser que, finalement, je ne suis pas aussi idiot que j’en ai l’air puisque je suis lu et cité ; salut mon « ego » !

[i]9 L’article de F. Forestier a été publié dans le Nouvel Observateur du 25 février 1999 sous le titre « Comment l’auteur de Notre-Dame de Paris est devenu, un siècle après sa mort, le champion du hit-parade ; Victor Hugo Superstar ».

[i]10 J’ai pris l’Iliade en exemple pour montrer que le phénomène n’est pas nouveau, mais une analyse similaire pourra être faite avec le roman  (ou le film, ou la pièce de théâtre, ou le tableau…) à succès qui sortira demain

[i]11 Faut-il rappeler qu’à la fin du XIIIe s. des autorités religieuses et civiles du sud de l’Italie incitèrent Guido de Columna à mener à bien le projet qu’il avait de rédiger une gigantesque compilation sur l’ensemble des légendes du cycle troyen. Il en résulta l’Historia Destructionis Troja (Histoire de Troie la Grande), souvent appelée Historia Troja (Histoire de Troie) qui fut traduite dans toutes les langues d’Europe car elle devint « la source à laquelle recourraient […] chroniqueurs et historiographes soucieux d’attribuer aux rois de France une ascendance troyenne pour ne pas laisser à la seule Italie cette insigne privilège » (Marcel Thomas, dans son introduction à l’Histoire de la Destruction de Troie la Grant, Draeger, Paris 1973, p. 8)… Car dans les cours d’Occident, on se battit longtemps l’insigne privilège d’avoir une parentèle avec un héros homérique.

[i]12 La bulle est destinée à mes étudiants et étudiantes qui m’ont plusieurs fois décerné le diplôme envié de « Plus grand des bonobos » (c’est vrai ! j’adore ces cousins qui, semble-t-il, ont su véritablement mettre en pratique ce dicton pacifiste « faites l’amour, pas la guerre »… et qui, peut-être, ne se font pas la guerre car ils perdent leur agressivité latente en faisant l’amour)… « Bono-bêtes » est, bien sûr, le féminin de bonobo J.

[i]13 J’ose croire que Walt Disney, l’artiste, le vrai… travaillait, y compris à la fin de sa vie, sans une batterie de psychologues et sociologues à ses côtés. Si d’aventure un lecteur pouvait établir le contraire, bien vouloir me le faire savoir avec ménagement. Merci au nom des quelques illusions qui me restent sur l’espèce humaine.

[i]14 L’article de Jean-Gabriel Fredet, « Quand Disney réinvente Quasimodo » a été publié par Le Nouvel Observateur, 25/02/1999.

[i]15 Qui me fait un exposé sur l’usage intempestif des mythes dans la « pub » ?

[i]16 Roland Barthes, Mythologies, Points, Seuil, 1957. Je fais grâce au lecteur de la chaîne sémiologique décrite par Barthes (dans le langage : signifiant -> signifié -> signe ; en terme de transmission par voie de mythe : le signe du langage devient signifiant -> signifié -> signe), mais mes élèves sont priés de l’assimiler ou je vous colle une "interro" surprise ! Aaaaaaaaah ! Les "interros" surprises ; que de coliques ne m’ont-elles pas provoquées !

[i]17 Je vais être bon prince et illustrer la chaîne sémiologique évoquée ci-dessus puisque sa compréhension pose souvent des difficultés du fait que R. Barthes n’est pas toujours très simple à lire par de jeunes potaches.

Imaginez, Messieurs, que Danielle, la jeune femme qu’incarne Elisha Cuthbert, veuille vous faire une déclaration  (ces demoiselles restent libres d’inverser la scène et si Emile Hirsh ne les séduit pas, qu’elles transcrivent à leur goût).

Si Danielle utilise le langage : le « signifiant » sera la parole, c.à.d. un  « je t’aime » susurré à l’oreille, lequel « je t’aime » sera le « signifié » que vous recevrez dans ladite oreille et que vous « entendrez ». Quant au « signe », il sera constitué par le fait que la jeune femme s’est approchée de votre oreille, éventuellement avec une caresse et des yeux craquants.

Si à présent Danielle entend vous faire la même déclaration en utilisant le langage codé du mythe, tout va reposer sur des référents culturels. Les gestes de tendresse qui étaient précédemment le « signe »  vont devenir le « signifiant » c.à.d. les porteurs du message de déclaration. Le « signifié », le contenu du message, le « je t’aime » non formulé oralement, sera instantanément compris grâce au « signe », c’est-à-dire les références culturelles qui font que chacun sait qu’une femme ne vient pas se coller à l’oreille d’un homme en lui caressant la joue pour lui dire qu’elle va se « repoudrer le nez » (… quoi que !?). Bref, le « métalangage » (Barthes, lequel écrit d’ailleurs méta-langage) peut conduire à une « conversation » au cours de laquelle pas un mot n’a été prononcé, mais qui a été parfaitement comprise.

Sommes-nous d’accord ? Passons donc à un exercice pratique. Communiquer à vos voisins l’idée que le « prof » vous rase un maximum aujourd’hui  en langage articulé puis en métalangage…

[i]18  Cette expression non dépourvue d’humour est de Moses Finley, Le monde d’Ulysse, déjà cité.

[i]19 Il n’y a d’ailleurs pas que le monde des arts qui soit concerné. « Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes et qui pensent. On ne fait que glaner après les anciens et les habiles d’entre les modernes », se « désespérait » déjà La Bruyère en commençant la rédaction des Caractères. Outre le fait que je me sois souvent demandé s’il y avait une raison particulière pour que La Bruyère date l’humanité de 7 000 ans, la pensée qu’il livre débouche directement sur la question des textes premiers et textes seconds, laquelle déborde largement le domaine de la littérature pour envahir l’espace de l’idée première et de l’idée seconde. Ainsi, même ce « bon » fil à couper le beurre, symbole proverbial d’une imagination peu dynamique, est lui-même une relecture (et c’est peut-être là l’origine de sa réputation) du crin à couper les œufs durs connus depuis la haute antiquité ; Platon (Le Banquet, 190c) et Plutarque (Dialogue de l’amour, 24) en témoignent en le prenant de surcroît comme l’exemple type d’une invention peu glorieuse. C’est la satisfactions des besoins par la création de biens et services (au sens économique de chacun de ces termes) qui régit la dynamique humaine, et tout que nous imaginons n’est qu’une relecture de l’invention à finalité identique qui précédait, ces relectures étant orchestrées par l’évolution des sciences et techniques ; la conservation permanente du feu récupéré à la suite d’un incendie naturel fut remplacée par le bâton d’ébonite et le silex, long usage de ce dernier… puis vinrent allumettes, briquets et autres système à piézoélectricité. Concernant la pensée et les arts, la même situation se retrouve. Réaliser que l’on ne fait qu’une relecture en tout et pour tout est un acte d’humilité et de respect envers ceux qui nous ont précédés, l’ensemble permettant de réaliser que nous avons des attaches qui nous font appartenir à cet ensemble que l’on nomme humanité. C’est là une prise de conscience à laquelle devraient procéder les générations de l’Internet, elles qui, grâce à d’harmonieux copier / coller, font  tout ou partie d’exposés, dossiers (…maîtrises et thèses !) en s’attribuant sans vergogne ce qu’elles ont joyeusement pillé sur des sites web. Exposés et dossiers n’ont d’autres buts que de donner à un élève un travail d’analyse, de compilation, de synthèse sur une question précise traitée par d’autres que lui car, à la limite, peu importe ses idées personnelles. Maîtrises et thèses procèdent de la même démarche étant entendu qu’il faudra alors être capable de critiquer pour reconstruire et déboucher ainsi sur des idées nouvelles, du moins en apparence…

[i]20 Semblent de plus en plus rares ceux qui, aujourd’hui, soutiennent encore que cette œuvre serait de Giorgione.

[i]21 Doivent relire leur copie tous ceux qui persisteraient à considérer que le thème de Faust est né ex nihilo quelque part en Allemagne aux alentours de 1500 et que, sous la poussée luthérienne, il évoluera jusqu’à la publication, en 1587, du Volksbuch (Le Livre populaire) avant d’être repris en Angleterre par Christopher Marlowe pour connaître bien des relectures avant que, vers 1770, Johann Wolfgang von Goethe s’en empare à son tour pour en faire le chef d’œuvre que l’on sait. Les « pré-Faust » sont nombreux et variés. Micéa Eliade (Histoire des croyances et des idées religieuses II, Payot 1988, pp. 357 sq.) en a trouvé la trace de Faut à Rome, et le thème faustien peut être lu dans bien des mythes notamment ceux de d’Osiris ou de Prométhée. Il se retrouve, christianisé, dans l’Orient Byzantin avec les mésaventures de Théophile d’Adana (cf. par ex. Emile Mâle, déjà cité dans L’Art religieux du XIIIè s. en France, rééd. Le livre de poche, n°4076, p. 469), dont Rutebeuf fera une relecture aux environ de 1260 / 1270, semble-t-il. En Occident, la légende de Théophile s’était répandue, et poursuivait son développement, essentiellement par une relecture iconographique dans les sculptures des églises qui illustrait les aspects protecteur, maternel et miséricordieux de Marie ; il est vrai qu’était éloquente son intervention pour reprendre à Satan le document signé par Théophile. « On ne trouve représenté qu’un seul miracle de la Vierge, toujours le même : le miracle de Théophile », écrit Emile Mâle (loc.cit., p. 469) pour souligner le fait que la légende de Théophile devint LE thème marial par excellence… Ce qui pourrait expliquer les relectures qui se firent en pays germanique sous la poussée luthérienne.

[i]22 Référence est bien sûr faite à La huitième symphonie.

[i]23 Une note pour répondre aux questions qui me sont posées de vive voix dans les couloirs… et qui devrait donc être utile aux lecteurs.

Je suis étonné de l’engouement, de l’étonnement que provoque cette notion de relecture dont la variante la plus banale est aujourd’hui exprimée en franglais sous le terme de « remake ». On « remake », avec plus ou moins de bonheur, tous les jours notamment dans les arts cinématographiques et dans la chanson. Oui, Innocents de Bertolucci (Venise 2003) avec Eva Green, Michael Pitt et Louis Garrel est une relecture qui, personnellement, me semble plus proche des Enfants terribles de Cocteau (et de bien d’autres films d’ailleurs, puisque les jeunes gens entendent souvent vivre dans le réel des situations connues dans les scenarii de films, qu’ils s’y réfèrent et que des extraits des films en cause s’enchaînent dans le film) que de poèmes d’Apollinaire, comme on a pu l’écrire. Oui également, ce même Innocents se présente comme un parcours initiatique où pullulent les symboles et, par certains aspects, pourrait être rapproché de Girl next door. Je ne vais pas disserter ici sur les lignes de la relecture. J’ai cité plus haut La Bruyère, j’aimerais y ajouter cette Pensée de Pascal : « Qu’on ne dise pas que je n’ai rien dit de nouveau : la disposition des matières est nouvelle. Quand on joue à la paume, c’est une même balle dont on joue l’un et l’autre, mais l’un la place mieux. J’aimerais autant qu’on me dît que je me suis servi des mots anciens. Et comme si les mêmes pensées ne formaient pas un autre corps de discours par une position différente, aussi bien que les mêmes mots forment d’autres pensées par leur différente position ».

 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 12:20

Nous y voilà…

Les mythes que va recouvrir / recouvre déjà Michael Jackson ont besoin de supports, de récits vrais ou imaginaires avec une dose de merveilleux, bref : de légendes.

Regardez l’actualité, ces légendes se mettent en place…

-          Le fantôme du chanteur apparaît dans sa maison de Neverland lors d’une émission TV de CNN


. Version courte :

http://www.youtube.com/watch?v=7hpV-NTHgAI&feature=related  


. Version longue : (mn. : 8.20 env pour voir l'ombre du "fantôme")

http://www.youtube.com/watch?v=NvdM5RDnJic&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2E20minutes%2Efr%2Farticle%2F337314%2FCulture%2DLe%2Dfantome%2Dde%2DMichael%2DJackson%2Dhanterait%2Ddeja%2DNeverland%2Ephp&feature=player_embedded


Ajout du 27 juillet.
Jaime bien les fantômes...
Depuis que j'ai mis ce post, MJ a été vu plusieurs fois et je n'ai pas inventorié.
Toutefois, là, je craque ; c'est trop mignon http://actualite.portail.free.fr/people/27-07-2009/le-fantome-de-michael-jackson-conseille-a-amy-winehouse-d-arreter-la-drogue/

-          Le visage de M. Jackson apparaît sur un arbre :

http://www.staragora.com/news/le-visage-de-michael-jackson-apparait-dans-un-tronc-d-arbre/283361

 

-          Son cercueil a disparu… Sur ce coup là, ce n’est pas du paranormal ; c’est la presse qui entretient le mythe sans, peut-être, en avoir toujours conscience.

http://actualite.portail.free.fr/people/08-07-2009/rebondissement-apres-les-obseques-michael-jackson-mais-ou-est-passe-son-cercueil/  

 

-          Michael Jackson serait vivant, il a été vu dans un hélicoptère ; il serait mort dans un accident d’avion, etc.

http://www.20minutes.fr/article/336858/Culture-Michael-Jackson-faux-scoops-et-dementis-alimentent-la-guerre-mediatique.php

 

-          De toute façon, les circonstances de sa mort n’ont pas fini de faire couler encre et salive, selon que les infos seront écrites, ou radio/télédiffusées ; processus comparable que pour James Dean, Marilyn Monroe, Jim Morisson, Kurt Cobain...

Ajout du 10 juillet : et c'est partiiiiiiiii.... (non ! cela se poursuit !!)
http://actualite.portail.free.fr/people/10-07-2009/michael-jackson-ses-medecins-seraient-il-a-lorigine-de-sa-mort/

-          Etc…

 

 

Tout à la fois curieux et passionnant à observer tout cela.

Ce sont en tout cas des événements, des situations qui interpellent sur la manière dont se sont forgées les vies supposées des hommes illustres qu’elles soient contées dans des hagiographies* ou des livres d’histoire…
 
J


*   En une époque où le religieux semble beaucoup préoccuper, ce qui est curieux dans un pays paraît-il laïc, puis-je ajouter aux hagiographies évoquées infra, cela sans déchaîner les passions et les haines, les récits de l’Ancien et du Nouveau Testament des judéo-chrétiens ainsi que le Coran, les Hadiths et autres Dicts et, plus généralement la Sunna de l’Islam ? Si cette assertion provoque des remous mentionnons alors Le Veda ou les Agama. Ceux pour lesquels les traditions qui y rapportées sont sacrées, au même titre que les précédentes, sont généralement beaucoup plus cool… et cela réconcilie un peu avec le genre humain et ses croyances de tout ordre  J ! 

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