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Pensée...


"Mort aux vaches,
vive l'anarchie"
(G. Brassens)

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:56


Dix fois, au moins, que je reçois le même courriel.


Des collègues se mobilisent, semble-t-il, et si l'histoire est vraie, il y a de quoi...

http://www.soseducation.com/p/les-profs-ont-ils-des-droits-au-pays-des-droits-de-l-homme

Ne manquez pas de cliquer sur le lien qui se trouve à la 3ème ligne ; je le tranfère ici : ouvertement insultée
Théoriquement, si vous cliquez dessus,
vous devriez avoir accès à la remarquable  prose de cette classe de terminale.

Vous qui êtes approximativement de la même génération qu'eux ; qu'en pensez-vous ? 

N.B. A propos, est-il normal que je trouve la même réponse dans des copies de candidats
qui n'étaient pas à proximité les uns des autres... du moins lorsque je suis passé dans la
salle 501 voir si l'exercice que j'avais donné ne posait pas de problèmes particuliers.
Télépathie... ou échanges de textos ?
En tout cas, j'ai sous les yeux des réponses identiques, avec non seulement les mêmes
âneries mais encore, cerise sur le gâteau, les mêmes fautes d'orthographe !!!
Je rappelle que si besoin était, il m'est toujours possible de faire faire la correction orale
du travail par l'un d'entre vous, et que s'il devait y avoir une différence notable
entre le savoir de la copie et le savoir des paroles, il y aurait dans l'air
comme un désagréable parfum de suspiscion...
Et pas de : j'ai oublié depuis le jour de la composition écrite.... Merci !

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 11:58

Pour tous ceux qui ne comprennent pas pourquoi  je refuse systématiquement d’aller sur vos sites de papotages en tout genre ou, en prime, il faut remplir un « profil » pour s’inscrire (oui !... bien sûr que l'on peut mettre n'importe quoi...) , allez faire un tour sur…

http://actualite.portail.free.fr/insolite/23-11-2009/heureuse-sur-facebook-une-canadienne-perd-ses-indemnites-de-conge-maladie/  

… et vous concevrez que, par l’intermédiaire des histoires que l’on peut raconter, des images que l’on peut mettre en ligne, ces sites peuvent être un moyen de vous « tracer », de vous « profiler », de vous espionner, bref de porter atteinte à votre liberté… et de vous casser les pieds !

Cela dit, vous observerez en passant que ce lien n’est qu’une illustration de mon opinion sur ces sites. Des années que je n’ai pas été absent de mes cours et donc, me concernant, aucun risque d’être rappelé à l’ordre par un contrôle de la Sécurité Sociale sur la réelle valeur de mon arrêt de travail.

Il demeure le fait qui, en y réfléchissant, fait froid dans le dos sur l'usage éventuellement pervers de l'Internet.

Ceux qui m’invitent très régulièrement à venir rejoindre leur groupe de (pseudo) amis –au sein desquels il me semble de toute manière ne pas avoir ma place- n’ont qu’à me contacter par courriel personnel et, s’ils ne l’ont pas, par ce site ou par mon adresse électronique professionnelle. Cette dernière est facile à reconstituer : l’initial de mon prénom + mon nom + l’adresse commune à tous mes collègues. Un annuaire de l’Université vous donnera toute indication utile pour ce montage.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 05:48

 

Courriels  matinaux que je viens de relever aux aurores (ben oui, j’ai cours ce samedi matin L) m’informant que la saison 6 version française est en souscription sur Amazon.fr… et peut-être ailleurs, je vous laisse le soin de vérifier si besoin est.

Tarif € : 39.99 (livraison gratuite)

Date de parution : 13 janvier (!!!??? sur le plan marketing, cela ne paraît pas très futé ; le Père Noël ne pourra tout au plus ne laisser qu'un bon, mais pas le coffret)

En tout cas, voici le lien de la souscription sur ce site marchand

http://www.amazon.fr/freres-scott-saison-vol-1/dp/B002X8SKL8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=dvd&qid=1258782061&sr=1-9

Au fait ! C’est aujourd’hui la fin de la saison 6 en question sur TF 1 ; non ?

Je constate en passant que rares sont ceux qui me parlent de la saison 7… je me demande pourquoi ! J

 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 14:11

J’avais promis de mettre en ligne au moins un texte qui laisse entendre que la démocratie athénienne était, peut-être, plus… démocratique que nos démocraties contemporaines.


Voici la version intégrale de celui que j’ai cité de mémoire l’autre jour.


Je vous laisse juge ; appréciez-la et, plus encore, critiquez-la...


«  […] Au v° siècle av. J.-C., le visiteur qui se plongeait dans l'animation de l'Agora, place du marché et centre politique de la cité, avait toutes les chances de croiser le sculpteur Phidias, les dramaturges Sophocle et Euripide, l'auteur comique Aristophane ou encore l'historien Thucydide. S'il se rendait à l'échoppe de Simon le cordonnier, à quelques pas de la place vers le sud-ouest, il avait toutes les chances de tomber sur le philosophe Socrate en plein cours avec de jeunes élèves aux noms aussi prestigieux que Platon ou Xénophon. Aucune autre période de l'histoire n'a vu tant de noms illustres vivre au même moment, et encore moins au même endroit.

Ces personnalités étaient le produit de la première et peut-être seule véritable démocratie n’ayant jamais existé. Il n'existait aucun parti politique, aucun homme politique de carrière. Toutes les décisions étaient soumises au vote populaire. Chacun pouvait s'adresser à l'assemblée du peuple. La persuasion était le seul moyen politique autorisé. Tout homme politique impopulaire ou discrédité pouvait être banni pendant un temps. Personne ne pouvait espérer défier la volonté du peuple sans en payer le prix.

Naturellement, ce système présentait aussi des inconvénients. Il arrivait qu'on prenne des décisions injustes et stupides ; Socrate fut d'ailleurs condamné à mort par l'un des tribunaux démocratiques d'Athènes, néanmoins on lui offrit l'opportunité d'échapper à la mort en lui proposant l'exil. C'est son refus de quitter sa ville aimée qui lui coûta la vie. Si les femmes et les esclaves n'avaient pas le droit de voter, il faut considérer le problème dans le contexte de l'époque. Nous ne devons pas juger les sociétés antiques selon nos critères de la fin du xx° siècle. Les Athéniens seraient horrifiés de voir ce que nous qualifions de démocratie. L'esclavage se pratiquait dans toutes les sociétés de l'Antiquité. Nulle part il n'était condamné, pas même dans l'Ancien ou le Nouveau Testament. À son crédit, Athènes était connue pour son attitude extrêmement libérale à l'égard des esclaves. Les femmes menaient une vie confinée d'épouses et de mères, dans des conditions assez proches de celles des cultures non occidentales d'aujourd'hui. Certes, les dramaturges Aristophane et Euripide se firent tous deux les avocats d'une amélioration de leur statut. Néanmoins, même si nous sommes d'accord avec eux, il n'est pas certain que les Athéniennes aient partagé leurs opinions. »

Peter Connolly et Hazel Dodge, La vie dans les cités antiques ; Athènes et Rome

Edition originale Oxford University Press, 1998.

Edition Française, Könemann, Cologne 1998, traduction Françoise Fauchet, p. 9

 

 

Quelques mots de commentaire malgré tout pour reprendre quelques-uns de points qui semblaient vous intriguer.

 

Si l’on parvenait à sécuriser l’Internet, à défaut de réunir les citoyens sur la Pnyx avant d’aller se faire une moussaka avec une bouteille de retsina dans une taberna sympa de la Plaka dirla-da-da-et-tout-ça J, le web pourrait être un moyen éventuel de rétablir des démocraties directes (rappel : la Confédération Helvétique a, depuis longtemps, une bonne part de démocratie directe dans son système politique... sans recours à l'Internet).

 

Si quelques-uns parmi vous veulent reprendre l’idée, il ne leur reste plus qu’à créer un mouvement politique J. Mais ne rêvez pas trop. A Athènes, outre de possibles sessions extraordinaires, une réunion ordinaire avait lieu environ tous les 9 jours.

 

Voyez-vous nos respectables con-citoyens abandonner Koh-Lanta, Secret Story, la Nouvelle star… ou le match de foot prélude au méchoui sur automobiles carbonisées, à moins qu’ils ne préfèrent cette autre rencontre de foot à coups de mains baladeuses face à un arbitre qui devrait, selon l’évidence, se rendre de toute urgence chez un ophtalmologiste ?!!  Soyons sérieux ; il y a des soirées culturelles qui rythment et priment la vie quotidienne. Ai-je une tête à aller perdre mon temps à m’informer sur les réformes et nouveautés qu’il conviendrait de mettre en place, puis à voter les dispositions idoines pour tenter d’améliorer notre société, notre monde ?  

 

Il est tellement plus facile, et plus encore peinard pour l’image que l’on a de ses capacités à imaginer des solutions à nos problèmes, de laisser faire les autres… puis de les critiquer.

 

Oh ! Ce désintérêt ne serait d’ailleurs pas une nouveauté propre aux Français. A Athènes même, on observe que l’on dut admettre que le quorum serait atteint quand seraient réunis sur la Pnyx 6 000 citoyens ; sur quelque 40 000, cela donne -qui dit mieux ?- environ 1 présent pour 6,5 absents, soit encore quelque 85% d’abstentionnistes. Pour motiver les citoyens, les indemnités à l’origine destinées à permettre l’accès aux magistratures des plus démunis, furent étendues à la simple présence à l’Ecclesia et l’on sait que les jeunes recrues militaires se rendaient auprès des flâneurs de l’agora ;  à l’aide de cordes, elles tentaient de les tirer en direction du lieu d’exercice de la démocratie. Aristophane ne s’est pas privé de rire de cette situation.

 

La démocratie athénienne n’a finalement été qu’une parenthèse de l’ordre d’un siècle et demi dans le totalitarisme qui caractérise très globalement l’histoire. Combien de temps les nôtres tiendront-elles ?

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:27


  


Ma dose du 11 novembre et de ce week-end, et je suis loin
d'avoir fini. Alors Dawson attendra...

'Fo ben qu'ils bossent un peu, ces enfoirés de profs !...






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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 17:49


Voici le genre de messages que je reçois depuis quelques temps déjà…

 

 

« Bonsoir à toutes et tous,

 

Je m'en serais voulu de ne pas finir de commémorer ce 11 novembre, symbole de guerre et massacres orchestrés sans vous donner la possibilité de voir et écouter le très courageux témoignage d'une ancienne ministre de la santé de Finlande.

Enfin une personnalité qui n'accepte pas d'être complice de ce nouveau massacre programmé et qui ne mâche pas ses mots.

 

http://artdevivresain.over-blog.com/article-un-ministre-de-la-sante-comme-l-on-en-voudrait--39185219.html

 

ou

 

http://www.youtube.com/watch?v=oKMmuHpXwPY&feature=player_embedded

 

On dit souvent que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts. J'ai envie d'ajouter : plus conscients aussi.

 

Bonne soirée ... et vive la vie !! 

 

Humainement vôtre, »

 

Il y a longtemps que je ne me fais plus d’illusion sur la nature humaine, mais j’ai quand même du mal à croire qu’un gigantesque massacre a été programmé… Des propos similaires circulent sur le SIDA…

Et puis, lorsque votre généraliste qui a récemment soigné quelques cas de grippe A et a vu les ravages qu’elle peut faire et que, compte-tenu de vos antécédents médicaux, il vous engage à vous faire vacciner, que convient-il de faire !?

Le drame avec l’Internet est que l’on ne sait jamais trop où commence l’info de l’intox ; avec ce « machin » il est possible de faire avaler n’importe quoi… !

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 15:53

 

 

Ah non ! Quelle horreur !...

 

 

Hommage à Bob Dylan ce jour dans l’émission dominicale de Michel Drucker (France 2, Vivement dimanche)... Oui-oui, je suivais vaguement : Hugues Aufray y présentait des adaptations qu'il a faites de textes de Dylan, avec relectures (toujours et encore elles) de traductions déjà anciennes*.

Je viens d’y entrevoir Carla Bruni entonner (avec support vocale et passager de Sylvie Vartan) quelques couplets de Don’t think twice it’s all right  laquelle, je crois l’avoir écrit déjà quelque part sur ce blog, est à mes yeux l’une des plus belles chansons d’amour (LA plus belle ?) qui n’ait jamais été écrite.

Cette chanson, me semble-t-il, est le cri de désespoir d’un chat écorché vif trahi par l’amour et qui déverse tout son fiel, son venin –et Dieu sait qu’à l’époque Dylan en avait à revendre !- sur celle qui l’a déçu ; il sort de l’état second dans lequel l’avait mis la nébuleuse idéaliste d’amoureux transis dans laquelle il s’était enfermé avec celle qu’il aimait et découvre qui elle est. Exit  le piédestal de la donzelle,  Dylan se retrouve le cul par terre sous une douche glacée ; il hurle que c’est froid, que ça fait mal et que sa souffrance n’est pas supportable !

… A moins qu’il ne lui déverse tout un tsunami de vacheries dont chaque parole a été pensée, pesée, affinée, affûtée mais dont il ne pense pas un mot car il l’aime toujours. Il lui jette alors en pleine face des paroles de feu à l’image de sa déception, de son anéantissement ; le désespoir peut rendre hargneux et méchant. Et Dylan l’est tout particulièrement dans ce poème.

Il se dit que cette chanson fut écrite alors que Dylan était en train de rompre avec Joan Baez (correction du 5 et 13/11/2014 : FAUX ! ARCHI FAUX ! Il s'agissait de Suze Rotolo - voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/pochette-de-free-wheelin-bob-dylan-et-sa-relecture-dans-vanilla-sky-jeu-cherchez-les-erreurs.html et, plus encore, http://le-bosse-fort.over-blog.com/2014/11/dylan-et-don-t-think-twice-it-s-all-right-me-suis-je-fait-rouler-dans-la-farine.html, note 5. Les deux hypothèses sont donc envisageables. Qu’importe d’ailleurs puisque l’on ne cesse de répéter que la lecture d’une œuvre appartient à celui qui la reçoit. Or c’est ainsi que je l’ai toujours reçue, et je ne pense pas être le seul.

Quoi qu’il en soit, il demeure que ce poème exprime désespoir, douleur, révolte, agressivité, violence… et que la chanter avec des arpèges et des vocalises ne peut conduire qu’à un massacre, une trahison ; Carla Bruni ne va tout de même pas dire que son ressenti personnel de Don’t think twice it’s all right est la douceur dont elle vient de faire preuve dans la relecture qu’elle vient de proposer.

Ne chante pas (en public J) Dylan qui veut sans risquer un massacre. C’est dans ce piège évident que vient de se fourvoyer Carla Bruni, et cela m’a fait mal tant pour elle que pour Dylan.

Quand, à la suite à vos réactions,  j’avais pris sa défense lors du concert donné en l’honneur de Nelson Mandela http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-34329936.html, j’avais déjà fait une constatation similaire sur son style trop doux, trop guimauve, trop marshmallow... trop ‘’mièvre ’’ J pour relire du Dylan, et je l’avais comparé à celui beaucoup plus accrocheur et hargneux de Dave Stewart (ex-Eurythmics) avec lequel elle avait chanté en duo Blowin’in the wind.

Ce que je viens d’entendre était pire, ô combien !

Il demeure, à l’adresse des p’tits jeunots qui me demandent régulièrement ce qu’ont les textes de Dylan (ou de Cohen) pour provoquer ainsi mon admiration, mon respect, à moi l’irrespectueux systématique, que Carla Bruni a rendu un vibrant hommage au poète en observant qu’il n’y a pas une phrase, pas un terme dans ses textes qui n’ait été pensé ; comme chez Brassens…

« Tous est bon chez eux, il n’y a rien à jeter » ; Tonton Georges, sans aucun doute aujourd'hui en compagnie de son Vieux Léon,  me pardonnera je l'espère ce plagiat un peu niais.

En tout cas, bravo ! 20/20 à votre dossier Madame Bruni… J’en connais qui, demain, vont envier ce résultat, si vous voyez ce que je veux dire… L. J’y retourne, j’ai encore 5 de vos œuvres à évaluer, et je regrette que ce ne soit pas du Dylan même si, parfois, souvent il faut s’accrocher pour saisir sa pensée (et avoir un giga bon dictionnaire sous la main !) ; lui, au moins, à quelque chose à dire !!! Je ne plaisante pas et ne cherche pas à vous blesser, mais à appeler un chat un  chat… et des horreurs des horreurs. Ceux qui m’ont rendu des travaux dans le courant de la semaine qui vient de s’écouler seront ravis d’apprendre que les notes vont de 5 à 18/20… Pour certains, leur travail est une vaste fumisterie, et bonjour les copier / coller de Wikipedia  que quelques-uns d’entre vous ne savent même pas reformater sous Word ! Prenez-moi pour un charlot si cela vous amuse, mais pas pour un imbécile totalement aveugle…

                                                  Un canard aux yeux agressés par certaines de vos oeuvres
                                                   et aux oreilles démolies par Carla Bruni (... et H. Aufray)

* Ce qui va être dit pour Carla Bruni est également vrai pour certains morceaux interprétés par Hugues Aufray ; ainsi Blowin'in the wind avec des violons me semble sombrer dans la mièvrerie hors de propos, ou alors ces violons doivent être dissonants, à l'image de la plainte, de la douleur exprimée par le texte et la musique... 

 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 13:57

Qui a trainé hier sur AB 1, chaîne TV hautement culturelle, qui avait annoncé une soirée spéciale peur - frisson – épouvante d’Halloween ?

 

Il n’y avait franchement pas de quoi casser trois pattes à un canard*.

 

Le premier film était d’une nullité telle que j’ai fini par zapper ici et là et, lorsque je suis revenu sur la chaîne pour visionner le début du second, voir s’il était aussi bidon que le premier, je me suis fait piéger non pas tellement par l’intrigue, mais par un visage et une voix.

 

Le visage ? Une brune, cheveux courts, qui ne m’était pas inconnue… Subitement j’ai fait « tilt » : Wouuaaahhh ! Nounou Carry ! Jette ton masque, je t’ai reconnue !

 

La voix ? C’était celle d’une certaine Amber… J’ai cru reconnaître celle de Peyton dans la VF qui était diffusée ; j’en suis même sûr… mais depuis que je confonds les voix françaises de Brooke et Andy, je me méfie…

 

Pour les fans de Carrie (Torrey DeVitto), il s’agissait de Souviens-toi… l’été dernier 3 (euuh ! ce n’est pas chef d’œuvre immortel J)

http://www.programme-tv.net/divertissement/591513-souviens-toi-l-ete-dernier-3/

 

_____________

*Les concierges vexés par l’expression que j’ai utilisée sur http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-dawson-versus-oth-les-freres-scott---1-38511523.html observerons que, pour respecter les traditions, je n’ai pas hésité un instant pas à m’auto-casser les pattes J. Et, à propos d’expressions, j’aimerais bien connaître l’origine de cette histoire de canard ; je la tiens de ma grand-mère d’origine bourguignonne… et je ne l’ai pas entendue souvent.

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:07

 

Dawson versus OTH Les frères Scott 2 :

 Joey-Lucas, Pacey-Peyton et Dawson-Brooke.


Je disais donc, voir http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-dawson-versus-oth-les-freres-scott---1-38511523.html § 5.

Joey = Lucas, Pacey = Peyton, Dawson = Brooke…

Observez le féminisme de la situation dans Dawson, pas dans OTH ; tas de machos J !

 

Joey-Lucas Y Pacey-Peyton, les évincés du triangle amoureux Dawson-Brooke étant projetés dans l’euphorie d’une réussite professionnelle conforme à leurs rêves d’enfant : Dawson se fait connaître par sa série autobiographique The Creek et va enfin approcher Spielberg, ce qui laisse supposer un brillant avenir hollywoodien ; Brooke, elle, a passé la phase de l’espérance puisqu’elle est devenue créatrice de lignes de vêtements et femme d’affaire accomplie (n’en déplaise à sa mère).

 

« Fin » pour Dawson, mais OTH permet d’imaginer une suite. Dawson, comme Brooke (OTH 505 en particulier) prendra conscience de sa solitude affective. Se noyer dans le travail n’est pas une solution définitive même si, on le sait au moins depuis Voltaire, cultiver son jardin est un procédé pour s’étourdir, s’abrutir et oublier toute sorte de problèmes.

 

Brooke s'addressant à un Lucas décomposé par le pseudo-non de Peyton : « Tu te souviens quand j’ai commencé Clothes Over Bro’s ? C’était après notre rupture et j’essayais de guérir mon cœur brisé en m’étourdissant de travail. Il faut que tu fasses pareil à présent…. Il faut que tu deviennes le meilleur écrivain possible…» (505, 33.40 et s.) *.  A noter en passant que Lindsey s'étourdira de travail lorsque, à son tour, elle sera inconsciemment repoussée.

 

Il demeure que (OTH 505, 35.36) Brooke rentre chez elle après la super soirée passée avec son « ex » (vrai que dans la réalité, elle serait super à vivre cette soirée J) et doit affronter sa mère.

Brooke lui dit de se calmer, que la scène qu’elle a surpris de Lucas à ses genoux une bague de fiançailles en mains était une plaisanterie. « Dieu merci, lance Victoria, tu aurais bien trop à perdre ! ». Et Brooke les yeux perdus dans un songe nostalgique murmure : « et Lucas Scott est le seul pour qui j’aurais aimé tout perdre » (« and Lucas Scott was the one boy I might have lost it for »)… Sa mère n’a pas entendu, ce qui ne l’empêche pas de poursuivre : « tu dois te concentrer sur l’entreprise et non sur les garçons avec des bagues ». Brooke réagit quand même : « et l’amour, maman ? ». Réponse : « Le nom de ta ligne ne signifie-t-il pas les vêtements avant les mecs ? ».

Brooke se soumet à la fatalité et va de nouveau se noyer dans le travail. Elle informe sa mère qu’elle est d’accord pour les projets d’avenir qu’elle a élaborés : la ligne haut de gamme, le magazine… Ce débordement d’activités l’étourdira.

 

Compte-tenu de son passé avec Joey, et de la nostalgie qu’il garde au fond de lui, il y a fort à parier que l’on peut transférer les pensées de Brooke sur Dawson, et cela quel que soit son avenir.

 

Joey Y Pacey et inversement ? Oui, certes… mais pour combien de temps ?

 

Le temps qu’ils se découvrent l’un l’autre… Car dans leur histoire, il semble manifeste que si finalement Joey choisit Pacey c’est que tous deux se connaissent bien, mais pas au point de Dawson / Joey qui savent lire dans leurs pensées respectives. Or, l’amour sans mystère, sans imprévu se noie dans la banalité du quotidien ; c’est l’ennui assuré.

 

Joey a donné 5 ans à Pacey pour qu’il la connaisse aussi bien que Dawson lorsqu’elle doit faire remplir un document destiné à ses inscriptions universitaires : demander à quelqu’un qui vous connaît bien de vous décrire. Il lui fait une scène car elle ne voit que Dawson pour réaliser cette dissertation passablement délicate (407, 35.47)

 

Voilà, c’est fait ; imaginons que les 5 années se soient écoulées... et que Joey ait eu raison ( J je connais des gens qui ont vécu des années ensemble et qui ne se sont jamais véritablement connus L)

 

Désormais, ils se connaissent donc bien. Que vont-ils commencer à voir l’un chez l’autre ?

Leurs défauts… d’autant qu’il ne faut pas oublier que Joey évolue dans un milieu intellectuel au top compte-tenu de ses activités professionnelles. Souvenons-nous alors  que ce brave Pacey est parfois / souvent passablement lourd, et qu’il ne semble pas particulièrement enclin à changer.

Episode 409, 26.35. Du fait de ses réussites scolaires, Joey est conviée à une soirée intello-mondaine. La discussion part sur l’architecture. Joey se plante en situant le Musée Guggenheim à Ney York, et Pacey réussit à botter en touche le mal-à-l’aise qui s’en suit en comparant la construction à un artichaut (409, 27.06). Cette construction, il la connaît pour l’avoir vue dans un magazine que reçoit régulièrement son frère et, coup de chance (et non savoir par goût), il en a enregistré l’image… Si les scénaristes ont entendu nous faire comprendre par cette scène que Pacey est capable de s’intéresser aux arts, d’avoir des activités véritablement intellectuelles, il est nécessaire qu’ils revoient leur copie.

Pacey ? C’est le bourru, le grognon un peu solitaire, le révolté contre les conventions qui déborde d’énergie et fait contraste avec Dawson ; Pacey agit et, éventuellement, s’il ne peut faire autrement, réfléchit après… au contraire de Dawson qui, à force de trop penser, a souvent du mal à passer à l’action ; s’il en était autrement, je gage d’ailleurs que, dans une non-fiction, Joey serait restée avec lui !

Il demeure que dans l’une de ces ennuyeuses soirées intello-mondaines, un p’tit jeunot qui ose comparer les formes imaginée par Frank Gehry soi-même pour la fondation Guggenheim à un artichaut (pas vrai, on dirait un pétrolier J) ne peut que faire figure d’iconoclaste et être rejeté, lui et sa compagne. Dans la série, il a la chance d’amuser celui qui fait office de grand-prêtre pour cette soirée, moyennant quoi ceux qui avaient été choqués, que dis-je, outrés (retournez voir le visage des acteurs tous ont ou bien la bouche en cul de poule ou sont bouche ouverte pour marquer leur stupeur !) se croient obligés de suivre le rire du maître de cérémonie.

Bien vu. Chez les snobinards bien conditionnés de ces soirées qui collent des allergies aux quidams qui, un jour ont, déclaré qu'ils se passeraient désormais de ces pitreries grotesques, l’originalité (la vraie, celle qui est l’anticonformisme de leur monde) peut séduire, et la provo amuser. Elle peut même créer une réputation et une admission dans le cercle des initiés dans la mesure où tout bobo standard ne peut être qu’en suivant comme un mouton ceux qui font office de bergers, de référents à l’Intelligence Suprême Révélée. Mais, à dire vrai, sauf si son auteur est véritablement de l’espèce des seigneurs de l’intelligence, cette provocation ne peut faire illusion que pour un temps. Pacey est loin d’être un imbécile, mais n’a rien de l’un des seigneurs évoqués. En conséquence everything must pass, c’est affirmé plusieurs fois dans la série (on l’a même chanté ailleurs)... Après l’illusion, que va-t-il se passer ? 

Même si, un peu plus tard dans le même épisode 409 (26.35 et s.), il est rendu hommage à son humour (en est-ce bien d’ailleurs véritablement, ou est-ce une maladresse, une gaffe, même, qui a eu l’heure de séduire, d’amuser temporairement ?) tant et si bien qu’il lui est présenté le Doyen d’une université prestigieuse et (34.45)qu’il lui est demandé pourquoi il ne s’y inscrit pas, même s’il étonne en louant les mérites de Joey qui l’a transformé et même si ladite Joey le remercie en lui déclarant qu’elle décerne à sa mère une médaille pour avoir élevé un garçon si parfait (39.46), Pacey n’appartient pas au monde professionnel dans lequel pénétrera, évoluera Joey.

Bref, disons-le sans détour, je verrai bien Dawson le retour dans lequel Pacey serait l’évincé et où Joey partirait avec Dawson (J ou L ?). 

Bien gentil le Pacey, mais ce n’est pas une flèche… et c’est pour cette raison que j’avais fini par jouer Dawson contre Pacey concernant le choix de Joey dans le final…

Ma foi… A chacun son point de vue. Personnellement, c'est ainsi que je le sens.


Certains passages de ce qui précède laissent-ils entendre que je doute de la longévité du couple Leyton ; Peyton et Lucas, comme Joey et Dawson, ne se connaissent-ils pas trop bien ?

Pas d’inquiétude : on peut croire en la pérennité de leur couple.
Ils appartiennent à la même sphère intellectuelle, et même s’ils se connaissent bien et plus encore,  ils n’en sont pas à bloquer les échanges entre eux au motif que l’autre a lu dans ses pensées ; jamais ils ne se plaignent d'une telle situation.
Et puis, il y a entre eux une complicité mêlée en permanence d’imprévus, de nouveautés, de jeux, d’humour ; voir la bataille de boules de neige à coup de pâte à cookies trop... salée J, voir le coup de la ligne de démarcation dans l’appartement, voir les grands yeux de Peyton découvrant que Lucas lui a réparé SA Comet , symbole de leur amour…


Plus important encore, ils ont en commun des souvenirs autres que ceux de jouer à Little Nemo** : passer des soirées et des soirées pendant des années et encore des années allongés sur un lit à regarder des films puis entreprendre de les disséquer pour les commenter, c’est quand même un peu limité à la longue ; non ?

Mesdemoiselles (Mesdames ?) qui me lisez, qu’en pensez-vous ?

Personnellement, je conçois que Joey ait préféré celui qui se moque d’elle, celui qui la fait rire de manière directe, franche et simple, celui qui a su la faire rêver notamment en l’embarquant sur un True Love retapé avec patience et amour par un Pacey un peu lourd… Quitte à redescendre plus tard du petit nuage et à retrouver la complicité intellectuelle avec Dawson…

Je pense séparation ? Je pense divorce ?

Oui-oui !... Et j’aimerais bien que vous y pensiez également sans culpabiliser lorsque vous songez à l’éventuelle séparation de vos parents.

On se rencontre un jour, on s’aime…
Quelques années plus tard, il est possible que l’on regarde l’autre en se demandant ce que l’on fait avec lui.
La vie change.
La vie se charge de changer les complices d’hier.
Mais comme dans nos sociétés imbéciles toujours baignées par la morale judéo-chrétienne il reste honteux de divorcer, les anciens amants prennent leurs enfants en otages pensant déculpabiliser s’ils arrivent à leur faire dire que maman est insupportable ou papa un crétin.
Ah ! Tu vois tu le dis toi-même et tu vois donc que j'ai raison de vouloir divorcer...
 

Ne vous laissez pas faire.

Si papa vous remonte contre maman, si maman vous remonte contre papa, vous les appelez tous les deux, vous leur dites que vous les aimez autant l’un que l’autre et qu’ils aient la gentillesse de régler leurs problèmes sans vous mettre au milieu comme une balle en mousse bien tendre qui amortirait les coups. Et dites leur également qu’au lieu de se déchirer, ils feraient mieux d'essayer d’user de leurs bons souvenirs pour se séparer le plus… amicalement possible.

Ne m’en voulez pas de revenir sur la question du divorce. J’ai ‘’ramassé ’’ dans les couloirs l’une de vos camarades en pleurs, totalement anéantie par l’attitude de ses parents en plein divorce… Et comme c’est loin d’être la première fois, je craque ! 

Cela dit, pour en revenir à OTH, si Mark Schawhn arrive à faire revenir Peyton et Lucas dans la série et qu’il les fait divorcer*** je lui tords le cou et le passe à la broche pour faire un barbecue avec tous les traumatisés par le divorce de leur parents…

... Je crains malheureusement qu’il n’y ait pas grand-chose à manger L  !

________________

 

* J’espère que vous avez tous observé qu’il y a dans cet épisode une débilité monumentale mais aussi nécessaire que le tiers emmerdeur pour la poursuite de la série…  Brooke est en effet l’Amie tant de Peyton que de Lucas. Comment se fait-il qu’elle ne décroche pas son téléphone pour demander à Peyton de lui donner sa version sur son étrange non ?

Réponse : parce que cela conduirait à lever le quiproquo entre Peyton et Lucas, or ce quiproquo est ce sur quoi repose toute la saison 5 J.

 

** Pour les incultes. Little Nemo in Slumberland est une bédé du début du siècle dernier dans laquelle le héros vit en rêve et toujours dans son lit des aventures fantastiques… Coucou Dawson, ce personnage ne te rappelle-t-il personne ?

 

*** L’usure du couple ? Oui… éventuellement, mais alors le scénariste se projette 10 ou 15 ans après !

Copies conformes dans les situations finales des personnages : 
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 13:05

La barbe !

Vous voulez de la lecture, en voici ; elle est non achevée et non relue…

Assumez mes âneries J !

______

Longus (II-IIIè s de n.è.) rédigea ce qui était probablement une légende ancestrale : l’histoire de Daphné et Cloé. Abandonnés tout bébés et élevés par des bergers, tous deux furent totalement égarés devant les sentiments qu’ils se mirent à éprouver l’un pour l’autre en grandissant au point qu’ils se demandèrent s’il s’agissait… d’une maladie. Mais ils finirent malgré tout par vivre ensemble et se marier lorsqu’ils eurent traversé des épreuves dont ils triomphèrent en retrouvant leurs parents biologiques respectifs (non ! non ! ils n’étaient pas frère et sœur L). Ils s’aimèrent jusqu’à la mort, sens probable des squelettes de crânes qui figurent sur la toile du Titien qui reprend le thème.

Afin de se projeter dans un futur de l’ordre d’un siècle, faisons une relecture du tableau et ajoutons-y un troisième crâne, genre aigle guettant l’heure de dévorer sa proie J. Nous obtiendrons alors Joey, Pacey et, pour le crâne de l’aigle (ou celui d’un vautour si les cyniques préfèrent),  l’évincé du triangle amoureux, Dawson … (pourquoi Dawson guette-t-il ? Il attend son heure ; voir ci-dessous § 6 et http://srv05.admin.over-blog.com/index.phpid=1125756128&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=501256994694).

Je ne sais pas pourquoi en regardant quelques-uns des épisodes de Dawson, j’ai pensé à une relecture ironiquement et volontairement mal digérée de Daphné et Cloé… même si l’histoire n’est pas tout à fait semblable et même si, dans l’épisode 403, les créateurs de la série n’hésitent pas à comparer leur réalisation aux amants de Vérone ; laissent-t-ils entendre qu’ils ont sciemment entendu faire une relecture de Shakespeare ? Avec toute les bulles 
J qu’il y a dans la série, difficile de savoir…

Pour qui a suivi OTH avant de voir Dawson (je suppose donc qu’il en est de même pour ceux qui ont vu Dawson avant OTH J, ce qui est plus conforme à la chronologie des productions), il y a quelques ‘’bricoles’’ qui m’ont ‘’gênées’’ / amusées et dont voici des illustrations (aucune prétention à l'exhaustivité) sur lesquelles je me laisse le droit le plus complet de revenir… (Hé ! Je peux me tromper ou omettre des passages amusants ou importants ; mes honteuses lacunes J sont toujours bien présentes).

1.     Je reprends http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-oth-et-dawson-emprunts-relectures-et-mythes-38097270.html pour corrections

 

Recette de cuisine  

Pour faire un OTH* prenez une brune mignonne au caractère bien trempée, débrouillarde, le cœur sur la main, bourrée de problèmes affectifs (notamment avec ses parents) et une blonde, également mignonne, pleine de souffrances diverses. Elles sont des amies d’enfance. Incorporez au milieu un bellâtre blondinet un peu rêveur, mélangez bien l'ensemble et attendez qu'il entre en ébullition.

Pour faire un Dawson**, prenez une brunette mignonnette pleine de souffrances, amie d’enfance avec un bellâtre blondinet un peu rêveur et prêt à philosopher des heures sur le poids d’une chiure de mouche qui, devenus adolescents, vivent un peu torturés mais malgré tout peinards entre leur passé de gamins et un éveil au monde des adultes, y compris (et peut-être même surtout) l’amour et la sexualité. Incorporez une Jennifer (Jen pour les intimes) blonde, également mignonette, et attendez que l’ensemble entre en ébullition.

Si la préparation culinaire précédente s’avère peu efficace, utilisez la variante suivante. Laisser zoner la blondinette. Conserver la brunette passablement peste, car tout serait si simple si elle se décidait une bonne fois pour toute au lieu de justifier ses hésitations d’ado par une philosophie de concierge*proclamée parfois dans des crises qui frisent la diarrhée verbale éprouvante (voir l’opinion de Christopher au début du 623). Conserver également le blondinet ami de la brunette et incorporez au milieu un copain d’enfance des deux précédents. Attendez que le tout entre en ébullition.

Différence entre un OTH et un Dawson ?
Oh ! Vous pouvez bien sûr, à l’instar de Joey et Dawson, vous creuser les méninges et dissertez pendant des heures si cela vous amuse. Personnellement, je mets le tout dans le même panier.

 

2.     J’ai beau lire que les voix françaises de Brooke et Andie ne sont pas les mêmes, il y a des intonations troublantes de similitudes, notamment lorsque Brooke s’excite et fait la fofolle (dans les 4 premières saisons puisque, après, Mademoiselle se la joue BCBG un tantinet bobo…). Cette voix a plusieurs fois perturbé mon attention, ce qui n’est pas bien grave d’ailleurs.

 

3.     C’est plus fort que soi, dans les scènes extérieures et tant que l’action se situe à Wilmington, on cherche à se repérer. Outre les quais et la jetée malgré tout bien changés entre les deux séries, dans Dawson 317 (mn. 1.20), alors que Pacey conduit Joey à la gare, on reconnaît le pont d’où le pseudo frère de Peyton l’observera. Il m’a également semblé reconnaître le lieu mythique de Peyton et Lucas au bord du lac.

 

4.     Les personnages ? Dans le Dawson316, je crois avoir reconnu le futur Mouth… et, je ne sais plus dans quel(s) épisode(s), il m’a semblé entrevoir celui qui tiendra le triste rôle de Jimmy Edwards.

 

5.     Les copies (quasi)conformes : 322 (mn. 15.15) Pacey écrit sur le mur qu’il a loué pour Joey « demande-moi de rester », comme Peyton poussera un cri déchirant en écrivant sur le sol du terrain de basket du Rivercourt son amour pour un Lucas borné et qui ne veut s'avouer l'évidence.

Copie conforme encore dans les thèmes. Tant dans Dawson qu’OTH il est souvent question de rêves qui deviennent réalité et de seconde chance. Mais je me demande finalement si ce ne sont pas là des récurrences provenant des valeurs de la société américaine. Au niveau des thèmes, Dawson m'a étrangement rappelé Lucas : long, très long à la détente pour comprendre laquelle il aime. Notez que c'est pratique pour remplir les épisodes J.
Copie conforme également dans les situations finales des personnages.

Joey = Lucas, Pacey = Peyton, Dawson = Brooke…
Mais sur cette question, je vais ouvrir une autre page car, c’est là le coeur J… du sujet, et c’est bien le cas de le dire.
Donc, voir :
http://srv05.admin.over-blog.com/index.php?id=1125756128&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=501256994694
 

6.     Les parallèles les plus « pénibles » J m’ont paru être :

 

·         Dans les premiers épisodes, nous avons bel et bien le triangle une brune, une blonde et un brave bougre, Dawson, qui ne sait plus où donner du regard et du cœur (ce qui m’avait fait écrire des méchancetés en intro de http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-oth-et-dawson-emprunts-relectures-et-mythes-38097270.html). Et tant que dure cette situation, nous avons une variante : la blonde, Jen, ne fait pas de cadeau à la brune Joey pour avoir le brave bougre… à la différence de Peyton qui fait taire son amour pour Lucas par amitié pour Brooke ( c’était beau ; non ? J).

 

·         Dawson 213 (mn. 20) : le film autobiographique est-il ou non une ode à l’amour de Dawson pour Joey que seul Jack semble décoder… comme plus tard la Comet sera une déclaration inconsciente de Lucas à Peyton que seule Haley et Lindsey comprendront ? 

Dawson 317 (mn. 28.35) : même situation lorsque AJ lit son poème Cœur brisé et que Joey y voit tout l’amour que ressent son pseudo-chéri pour Morgan ; telle Lindsey, Joey rompt et le pousse à aller voir Morgan.

 

·         Dawson 623 : Joey prépare ses affaires pour aller en weekend avec Christopher et dans le tiroir d’une commode, trouve une bague de fiançailles… Lindsey aura la même surprise dans des circonstances légèrement différentes, certes, mais il demeure.

Interrogation : les Américains sont-ils habitués à acheter une bague de fiançailles avant d’être certains que la jeune-femme de leur pensée acceptera la demande en mariage ? Si les séries US représentent un tant soi peu la réalité, compte-tenu de la quantité de femmes qui refusent, il doit y avoir des affaires à faire dans la bijouterie d’occasion J… et comme la bague n’a jamais été portée, il doit être possible sans difficulté aucune de la refiler pour du neuf à un autre amoureux transis.

 

·         Dawson 623 & 624**) : Jen va mourir mais entend laisser sa fille au soin de son ami homosexuel, Jack (voilà un joli thème à poursuivre). Peyton risquera de mourir du fait de sa grossesse. Jen, comme Peyton, se font filmer ou se filment pour laisser à leur fille leurs souhaits posthumes (pourquoi avoir fait mourir Jen ? C’est triste… J’aimais bien ses « provos ». Serait-ce simplement pour se défouler par les sous-titres commentaires et faire un pied-de-nez à la mort ?)

 

·         Mais le plus éprouvant pour les nerfs des spectateurs est ce que j’ai décidé de nommer désormais –et tant pis si certains déclarent que je deviens vulgaire-  le tiers emmerdeur L : le ou la casse-pieds qui n’a rien à faire là et qui arrive au moment où il va être dit quelque chose d’important, ou que les deux héros vont enfin se faire une révélation qui va changer le cours de l’histoire ou encore qu’ils vont s’embrasser (depuis 30 épisodes qu’on l’attendait, ce baiser !!!). La présence du tiers emmerdeur bloque l’action.

Un exemple ?

Dawson 623 (mn. 1.03). Joey confesse à Jen qu’elle sait très bien avec qui elle veut vivre. Jen lui demande qui est-ce. Joey commence à dire « c’est… » ; et crac ! Dawson ouvre la porte avec un fauteuil roulant pour emmener Jen en extérieur afin de filmer le message qu’elle veut laisser à sa fille (… comme Peyton J, nous l’avons dit déjà). Et nous ne connaîtrons pas la réponse, car les metteurs en scène ont volontairement oublié de reprendre ce passage pour nous la donner et ainsi mieux jouer avec nos nerfs***… L

Pire pour les spectateurs restés dans un suspense insoutenable J, Joey finira par avouer son amour successivement à Pacey, puis à Dawson. C’est d’autant plus insupportable J que, par le biais des commentaires dans les sous-titres, les scénaristes se moquent ouvertement de nous J au niveau du choix que va faire Joey****.

Dans le même 623/4, Joey se rend dans le restaurant de Pacey. S’engage une discussion sérieuse qui sera perturbée par deux tiers emmerdeurs… et les sous-titres de commenter que les passage de ces individus ne sont là que pour nous tenir en haleine J.

Des tiers emmerdeurs ? Il y en a plein les films et, plus encore, car elles doivent durer plus longtemps, plein les séries TV. Ils sont une ficelle évidente pour faire du suspens à rallonge à bon compte ;  et ça marche ! Alors pourquoi se gêner.

Oh ! Vous pouvez y aller ! Regardez de nouveau tant Dawson que OTH (et tant d’autres films ou séries !!) et comptez le nombre de fois où intervient le tiers emmerdeur. Je ne sais plus dans quel épisode d’OTH on attend que enfin Lucas se décide à embrasser Peyton, le moment est propice, ouf-enfin-on-y-est-y’en-avait-marre-d’attendre… et vlan ! Au moment clé, arrive un importun (Brooke si mes souvenirs sont bons).

Il demeure qu’il m’a semble que dans Dawson il y avait parfois / souvent abus du tiers emmerdeur, et c’est pour cela que je le relève ici.

 

·         Au-delà d’OTH, dans Dawson 209, Jen(nifer) rappelle un peu Danielle vis-à-vis de Matthew dans Girl of next door, lorsqu’elle entreprend d’initier à la vie Dawson en lui faisant faire des « trucs de dingues » (Danielle). Mais là, ce devrait être de la pompe (pardon de la relecture serrée J) de la part de Girl of next door sur Dawson, puisque le film date de 2003 http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48397.html, alors que la série a été tournée entre 1998 et 2003.

Même observation pour la zik du baiser long à venir de Matthew à Danielle http://www.youtube.com/watch?v=wGtYgb4c2j0, morceau de David Gray (This years love) http://www.youtube.com/watch?v=Eo-tp0JZvUA, que l’on trouve avant Girl of the next door dans Dawson 401 (mn. 36.23), alors que Joey revenant de ses vacances avec Pacey donne une brique de la maison d’Hemingway à Dawson comme souvenir de voyage et symbole de leur amitié à construire sur de nouvelles bases*****.

 

·         … A suivre si besoin

 

 

___________

 

 

*/ ** pour ces notes, voir bas de page de http://le-bosse-fort.over-blog.com/article-oth-et-dawson-emprunts-relectures-et-mythes-38097270.html.

J’ajouterai toutefois pour OTH que le plat me rappelle un soufflé. Il était appétissant et fort présentable mais, depuis la saison 7, il s’effondre lamentablement et irrémédiablement. Un soufflé retombé ; voilà OTH. Pour Dawson le plat me paraît pour l’instant assez sympa… Chapeau pour les bulles dans les dialogues ainsi que dans les sous-titres de commentaires J. Voilà des créateurs qui ne se prennent pas au sérieux ; bravo ! Au fait, j’ai craqué… J’ai fini par visionner le 623-624 car autant pour le triangle d’ OTH je n’ai jamais véritablement douté que Lucas et Peyton finiraient ensemble, autant pour Dawson, je ne savais pas trop compte-tenu de l’envie manifeste de s’amuser avec leurs téléspectateurs qu’avaient scénaristes et réalisateurs J. Voir d’ailleurs les sous-titres dans le final ; il y est expliqué comment eux-mêmes ont hésité sur l’issue de leur histoire et, ce que je veux bien croire, ils ont demandé à l’acteur tenant le rôle de Dawson s’il était d’accord pour que ce soit Pacey qui parte avec Joey ce qui, j’en suis convaincu, a pu paraître frustrant à certains téléspectateurs. Bien joué J et moi je me suis planté, j’avais joué Dawson gagnant (pour mes raisons si cela vous amuse, voir  http://srv05.admin.over-blog.com/index.php?id=1125756128&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=501256994694)

* Toutes mes excuses aux concierges qui me liraient (aux miens en particulier s’ils tombent sur mon le Canard’s blog)… Ainsi vont les expressions.

 

** 623/4 : La version complète de la série dont je dispose ne distingue pas un 623 d’un 624 comme le font certains « pros » de Dawson. Je n’ai qu’un 623 lequel dure 1h42 et, dans les sous-titres ironiques, il est bien question d’un seul épisode pour le final.

 

*** J’ignore ou certains blogs ou sites web ont pris qu’il y avait une réponse ; que Jen terminait sa phrase. Sur « ma » version de Dawson, cette réponse ne figure pas… et si je consulte le script en VF http://dawson-s-creek.hypnoweb.net/episodes/saison-6/episode-625/fille-d-exception.3.2218/  ou en VO, je ne la vois pas non plus http://dawson-s-creek.hypnoweb.net/episodes/saison-6/episode-625/script-l-episode.3.624/. Un copier / coller pour d’éventuels sceptiques.

<< Jen : Hey. Just for the record here, because I feel like I'm a little bit out of the loop on this, who is it that you've always known that you were meant to be with? Is it Colby or is it Petey?

[Knock on door]

Joey: It—

[Dawson comes walking into the room with a wheel chair.]

Dawson : hey, Jo. I've come to kidnap Jen, that is, if you're ready.

Jen: Ready and waiting. Get me out of this bed >>.

 

**** Génial le coup des sous-titres J ! J’ai trouvé que cela avait un côté très Hellzapoppin film qui, même s’il a passablement vieilli (il date de 1941), demeure l’une des références en matière de films déjantés J de l’histoire du cinéma. Ces sous-titres ont permis aux scénaristes de s’éclater, bien que parfois, il y en ait un peu trop (… et qu’ils n’apparaissent pas lors d’une lecture sur PC, en tout cas avec VLC ; j’en ai loupé beaucoup !)

 

***** Est-ce sérieusement une brique arrachée à la maison de l’écrivain ou est-ce une brique achetée dans la boutique souvenirs-arnaques locales… comme il y a quelques années encore, on pouvait acheter à Troie-Hissarlik une écharde du cheval de Troie ? Curieuse idée en tout cas que de laisser entendre à des ados que le non-respect du patrimoine culturel de l’humanité est sans conséquences L

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